L’Abécédaire illustré de la littérature jeunesse : retour sur une course d’obstacles

par Jean-Paul Gourévitch

     Quand vous avez décidé de vous lancer dans une telle aventure, il y a toujours de bonnes âmes et de vrais amis pour vous décourager : « Tu en as pour 10 ans. », « Aucun éditeur ne te le prendra. », « Et le prix de vente ? Le coût des droits de reproduction ? Tu les as estimés ? »,  « Tu vas te mettre à dos tous les spécialistes. », « Plus tous ceux qui ne figureront pas dans l’ouvrage. » Et le pire, c’est qu’ils ont eu (presque) raison.

 . 10 ans ça suffit …

     Résumons. Parution en 1998 de La littérature jeunesse dans tous ses écrits 1529-1970 (Argos-CRDP de Créteil avec la collaboration du CRILJ), deux ans de ruminations, d’esquisses et de rencontres pour tester la pertinence d’un projet sur la littérature de jeunesse à toutes les époques et dans tous les pays. Première tentative syntéthique, en 2000, via la création de mon site Internet acrostiche  www.le plaisir.net avec un menu LE comme Littérature Enfantine. Mais, aussitôt, afflux de problèmes de gestion du temps, d’actualisation théorique, thématique et technique d’un site qui ne pouvait évidemment pas être exhaustif.

     Changement de cap donc et recentrage vers l’édition d’un livre qui serait à la fois encyclopédique et apéritif. Deux ans de préparation du dit ouvrage pour calibrer un projet fiable avec des pages prérédigées pour donner l’idée du document final. Trois ans de contacts décevants avec plusieurs éditeurs de la place toujours prêts à adhérer à l’idée mais pas à prendre la charge de la réalisation. Et, au final, un éditeur courageux, une équipe de contributeurs-relecteurs actifs, un iconographe-maquettiste inventif, plus trois ans d’aller-retours jours et nuits – je n’exagère pas – pour aboutir à la sortie de l’ouvrage en septembre 2013.

 . Non, rien de rien, non, je ne regrette rien …

     Imaginer de regrouper en un volume de moins de 400 pages toute la littérature jeunesse du XVIe siècle à aujourd’hui en France et dans les principaux pays étrangers avec l’ensemble des auteurs, illustrateurs, bédéistes, thèmes, héros, techniques, journaux, personnes ressources, etc, était un beau pari. Les lecteurs diront s’il est réussi. Il y aura inévitablement des oublis, des impropriétés, des inexactitudes, des coquilles. Plus des crispations sur certains des choix. Sauf qu’ils ont été, le plus souvent, le fait de plusieurs. Ceci dit : j’assume.

     On m’a déjà fait savoir :

 . qu’il n’y avait pas de table des matières : normal, l’Abécédaire fonctionnant selon l’ordre alphabétique.

 . que j’aurais pu séparer les auteurs et les illustrateurs : curieux et où fallait-il donc mettre les auteurs-illustrateurs ?

 . que j’aurais dû l’appeler « Dictionnaire » : mais un autre ouvrage usant de ce mot sortait à la même époque, dans un format et pour un public différent. Et puis, « Abécédaire », c’est un petit clin d’oeil à la littérature jeunesse.

 . qu’on dit littérature de jeunesse ou pour la jeunesse et non littérature jeunesse : beau débat de spécialistes ; je me suis rangé à l’avis de la majorité.

 . qu’il y a trop d’images et pas assez de textes. Voir donc, comme un complément, le Dictionnaire du livre de jeunesse paru au Cercle de la Librairie fin août 2013, gros volume de 992 pages que je ne considère pas concurrent du mien et que je cite dans ma bibliographie.

 . que la BD y occupe trop de place et les contemporains pas assez : mais l’Abécédaire couvre cinq siècles et les contemporains à peine 50 ans.

 . Petit acte de contrition à l’attention des lecteurs …

     J’admets néanmoins que je me suis un peu /beaucoup attaché au passé de cette littérature. Elle est moins connue des générations actuelles comme le montrent les interventions de formation que nous faisons les uns et les autres sur l’histoire de la littérature jeunesse. Dommage de passer à côté de tant de richesses et d’inventivité.

     J’admets encore qu’à vouloir survoler le vaste champ de la littérature de jeunesse à l’étranger, on peut donner le tournis ou perdre le cap.

     J’admets enfin que j’ai donné une place privilégiée à Hetzel aux dépens d’Hachette et des autres éditeurs du XIXe siècle. Question de conviction républicaine ? Pas seulement. Qui d’autre a orienté les auteurs et illustrateurs confirmés (Balzac, Sand, Dumas, Nodier, Grandville, Bertall) vers la littérature jeunesse, les a fait retravailler leurs textes et leurs images, a développé le marketing éditorial, a mis l’image dans le texte mais aussi le texte dans l’image, a inventé la couverture illustrée brochée et popularisé les cartonnages, lutté contre la contrefaçon, légitimé les droits d’auteur et a été, avec Jean Macé, le promoteur de la laïcité avant même que le terme connaisse l’audience que l’on sait ?

     La repentance n’ira pas plus loin. Pour le reste, c’estçuiquil’ditquil’est.

     Bonne dégustation.

 (novembre 2013)

 

Abécédaire illustré de la Littérature Jeunesse, Jean-Paul Gourévitch, L’atelier du poisson soluble, septembre 2013, 336 pages, 35,00 euros

Né en 1941, Jean-Paul Gourévitch est écrivain, formateur et consultant international. Il est l’auteur de près de cinquante ouvrages de nature et de forme très différentes : études, essais sur des problèmes de société, anthologies, romans pour adultes et pour jeunes lecteurs, biographies dont celle d’Hetzel, en 2005, au Serpent à plumes. La littérature pour la jeunesse est l’un de ses centres d’intérêt les plus constants et il a, en toute indépendance, plusieurs fois documenté le sujet. Notons, outre son site et  les anthologies réalisées avec le concours du CRILJ, Images d’enfance, quatre siècles d’illustration du livre pour enfants, chez Alternatives en 1994. Son roman Le gang du métro (Hachette jeunesse, 2000) est interdit de vente, dans ses locaux, par la RATP. A paraitre en mars 2014, Les petits enfants dans la grande guerre aux éditions De Borée.

Hetzel découvreur de Jules Verne (et bien plus encore)

 

    L’année Jules Verne nous offre l’occasion d’une redécouverte, celle de son éditeur Hetzel. C’est Pierre-Jules Hetzel qui a lancé et, pour certains, « inventé » Jules Verne. Aujourd’hui, c’est grâce à Jules Verne qu’on prend la mesure de ce qu’a représnté Hetzel dans l’histoire de l’édition

Hetzel dans son siècle

     Hetzel (1814-1886) est le premier éditeur « moderne ». Il a inventé la marketing littéraire, combattu la contre-façon, mis en place une politique de droits pour ses auteurs avec lesquels il a négocié âprement sur la forme et sur le contenu de leur ouvrage pour obtenir la qualité éditoriale qu’il exigeait.

    C’est aussi un extraordinaire découvreur de talents : outre Jules Verne, il a publié Balzac, Musset, Sand, Hugo, Daudet, Stendhal, Proudhon, Michelet, Erckmann-Chatrian et le premier ouvrage de Zola, les Contes à Ninon. Il a accueilli dans sa maison des textes artistiques ou scientifiques de Flammarion, Guinet, Mendelsohn, Viollet-le-Duc. Il a également fait connaitre aux lecteurs français Andersen, Goethe, Poë, Tourghéniev, Tolstoï.

    C’est un vrai directeur artistique. Les illustrateurs auxuels il fait appel comptent parmi les gloires reconnues du XIXe siècle : Granville, Gavarni, Bertal, Gustave Doré. Mais il mobilise aussi une nouvelle génération de « reporters d’images » – Riou, Férat, De Neuville, Benett, Georges, Roux – pour donner de la vraisemblance aux images des Voyages Extraordinaires de Juless Verne.

    C’est un républicain laïc, avant que le mot laïcité n’entre dans Le Littré, qui a apporté un concours décisif à la fondation de la Seconde Répubique, s’est exilé à Bruxelles après le coup d’état du 2 décembre 1951 jusqu’à l’amnistie de 1859, a milité pour rétablir la concorde entre les Français après les épreuves de la Commune de Paris.

    C’est encore un auteur qui signe P.J. Stahl et qui, dès ses premiers écrits, se signale par des coups de maître : les Scènes de Vie Privée et Publiques des animaux (1840-42) avec la complcité de l’illustrateur Grandville et des plus grands écrivains de l’époque ; le Diable à Paris (1844), ouvrage à tiroirs sur le même modèle ; le Voyage où il vous plaira (1943), fantaisie quasi surréaliste. Mais, après des chroniques romanesques, des essais et des récits moralistes ou autobiographiques, il sa se consacer principalement – et les lecteurs de le revue du CRILJ s’en souviennent – à la littérature de jeunesse.

Hetzel et la littérarure de jeunesse

L’idée maîtresse d’Hetzel qand il fonde en 1843 son Nouveau Magasin des Enfants, c’est de proposer à la clientèle enfantine les œuvres des meilleurs écrivains de son temps : Balzac, Sand, Nodier, Dumas… L’éditeur part en guerre contre la « tisane littéraire », convaincu qu’il faut, quand on s’adresse aux enfants « ne semer que du bon grain… et monter aussi haut que puisse atteindre l’esprit humain ». Persuadé que l’image joue un rôle majeur dans le goût des enfants pour la lecture, il met en place avec Tony Johannot, un procédé qui intègre l’image dans le texte et permet une mise en scène de la page. Son grand projet, quand il rentre d’exil, c’est de créer un journal éducatif pour la jeunesse, son Magasin d’Educatin et de Récréation qu’il lance en 1984 av’ec le concours de Jean Macé, le futur fondateur de la Ligue de l’Eseignement, et… de Jules Verne recruté pour donner une caution scientifique au journal mais qui y donnera surtout, en prépublication, ses romans d’aventures. Ce Magasin sera prolongé par une Bibliothèque d’Education et de Récréation et, pour les plus jeunes, par la collection des Albums Stahl de Mademoiselle Lili, une héroïne due au talent du dessinateur Froelich. Il écrit également lui-même des adaptations-traductions comme les Patins d’argent ou Maroussia.

Hetzel et Jules Verne

     Mais c’est avec Jules Verne qu’Hetzel réalise pleinement son ambition : être, enfin, à l’abri des soucis d’argent, disposer d’un auteur célèbre qui lui fournit deux ouvrages par an, mettre sa griffe personnelle sur les ouvrages que sa maison publie.

    Plusieurs « verniens » ont glosé sur les rapports entre la maison Hetzel et Jules Verne. Charles-Noël Martin a, par exemple, soutenu, que Jules Verne aurait gagné un million et les Hetzel trois fois plus. Il y a ici confusion entre bénéfice et chiffre d’affaires. Au-delà des frais d’impression, de promotion, d’illustration et de distribution que supporte l’éditeur, il faut tenir compte des invendus qui reste à sa charge et du temps qu’il passe à relire et corriger les textes de l’auteur. Du vivant de Pierre-Jules Hetzel, Jules Verne se vend bien mais ce ne sera pas toujours le cas quand son fils Louis-Jules prendra sa succession, et encore moins quand Michel Verne tentera, après la mort de son père, de mettre en forme ses brouillons pour en faire des œuvres. Et Hetzel n’a cessé d’intervnir dans la rédaction de chacun des Voayages Extraordinaires, supprimant lourdeurs et répétitions, demandant ici qu’on rajoute une péripétie, là qu’on transforme un personnage, proposant des aménagement,, modifiant les dénouements et parfois même refusant l’ouvrage comme ce fut le cas pour Paris au XXe siècle, rédigé en 1863, un « livre de débutant » qui devra attendre 1994 pour être publié par Hachette et par le Cherche-Midi.

    En fait Hetzel et Jules Verne qui ont connu au départ de leur carrière des problèmes d’argent ont trouvé leur avantage dans cette collaboration. Le premier a pu faire agrandir et embellir sa maison de campagne à Bellevue et le second a acheté successivement ses trois bateaux, le Saint-Michel 1, le Saint-Michel 2 et surtout le Saint-Michel 3, un bateau à vapeur de 28 mètres de long qui lui permet d’accomplir des croisières en Méditerranée et dans les Mers du Nord.

    Au-delà des arrangments financiers que Jules Verne à plusieurs fois renégocié avec Hetzel, Jules Verne et Hetzel ont contracté un vrai « mariage » – c’est le mot qu’emploie Jules Verne. Mariage qui va élargir l’audience des œuvres pour la jeunesse à l’ensemble du public populaire et qui, conforté par les illustrations et les cartonnages de luxe que la maison Hetzel multiplie, touche aussi la clientèle des amoureux des livres.

    Ce mariage crée une double postérité. Hetzel à joué auprès de Jules Verne le rôle d’un père spirituel qui l’a mis au monde de la littérature. Jules Verne, au fil des années, représente pour Hetzel l’écrivain à succès que Stahl, pris par son destin d’éditeur, n’a pas su devenir.

( texte paru dans le n° 84 – juin 2005 – du bulletin du CRILJ )

 

Né en 1941, Jean-Paul Gourévitch est écrivain, essayiste, formateur, consultant international, spécialiste de l’Afrique et des migrations. Docteur en sciences de l’information et de la communication, il a enseigné l’image politique à l’Université de Paris XII et contribué à l’élaboration de l’histoire de la littérature de la jeunesse et de ses illustrateurs par ses ouvrages et ses expositions. Citons Les enfants et la poésie (l’Ecole 1969), Images d’enfance: 4 siècles d’illustration du livre pour enfants (Alternatives 1994), La littérature de jeunesse dans tous ses écrits 1520-1970 (CRDP Créteil 1998). Une douzaine d’ouvrages pour les enfants dont Le gang du métro (Hachette Jeunesse 2000) interdit à la vente dans l’enceinte du métropolitain par la RATP. Il travaille actuellement à un Abécédaire de la littéarature jeunesse à paraitre en 2013 à l’Atelier du Poisson Soluble.

Revues

86 – NVL est une revue trimestrielle d’information indépendante sur le livre de jeunesse fondée et gérée pendant près de 40 ans sous le titre Nous voulons lire ! par Denise Escarpit qui a passé la main à une nouvelle équipe en 2011. Le CRALEJ, c’est le Centre de Ressources Aquitain pour la Littérature d’Enfance et de Jeunesse qui proipose à tout public intéressé par la littérature pour la jeunesse, outre son fonds documentaire et ses ressources humaines, des animations et des formations, en réseau avec d’autres associations concernées par la lecture jeunesse. Le nouveau site est en ligne.

85 –  Le numéro 506 de juin 2013 des Cahiers Pédagogiques est titré A l’école de la bande dessinée. Il est coordonné par Mélie Jouassin qui accueille les réflexions théoriques, témoignages et propositions de Nicolas Rouvière, Jean-Michel Koch, Mark Armspach, Nicolas Poupon, Erroc et Benoît Peeters. « Mélanger du texte et du dessin pour raconter une histoire, c’est mettre en jeu toutes sortes d’apprentissages. Lire une bande dessinée, en concevoir et fabriquer une, rencontrer des auteurs, c’est entrer dans une pratique culturelle riche d’ouvertures. Un dossier pétillant. » On peut commander ici.  8,50 euros.

84 – Le numéro 12 de la revue Hors-Cadre[s] est paru il y a quelques temps déjà. Il porte sur la narration dans l’album jeunesse et la bande dessinée, avec des artiches de Sophie Van der Linden, Françoise Gouyou-Beauchamps, Pierre Bessagnet, Adèle de Boucherville, Yann Fastier, Philippe-Jean Catinchi, Liliane Cheilan, Marion Dumand et Johanna Marcadé. « Dans le domaine des littératures graphiques – et tout particulièrement dans l’album –, le récit, l’imaginaire, et plus généralement la linéarité et la chronologie s’en sont trouvés pour un temps éloignés des propositions les plus audacieuses. Sans doute parce qu’ils étaient associés dans les esprits à des styles trop conventionnels voire traditionnels. » (Sophie Van der Linden). L’Atelier du Poisson soluble 2013, 44 pages, 12,00 euros, pour s’abonner, c’est ici

84 – Le numéro 12 de la revue Hors-Cadre[s] est paru il y a quelques temps déjà. Il porte sur la narration dans l’album jeunesse et la bande dessinée, avec des artiches de Sophie Van der Linden, Françoise Gouyou-Beauchamps, Pierre Bessagnet, Adèle de Boucherville, Yann Fastier, Philippe-Jean Catinchi, Liliane Cheilan, Marion Dumand et Johanna Marcadé. « Dans le domaine des littératures graphiques – et tout particulièrement dans l’album –, le récit, l’imaginaire, et plus généralement la linéarité et la chronologie s’en sont trouvés pour un temps éloignés des propositions les plus audacieuses. Sans doute parce qu’ils étaient associés dans les esprits à des styles trop conventionnels voire traditionnels. » (Sophie Van der Linden). L’Atelier du Poisson soluble 2013, 44 pages, 12,00 euros, pour s’abonner, c’est ici.

83 – Quelques informations concernant Hergé et Bibi Fricotin dans le numéro 37 (deuxième trimestre 2013) de Papiers Nickelés, mais surtout un article de Théophraste Espitolier titré Les chiens libertaires de G. Williams qui se termine par cette phrase bien sentie : « Des chiens libertaires dans des albums pour lecteurs de 4-5 ans, aux Etats-Unis en pleine guerre froide, il fallait le faire. » CIP 2013, 32 pages, 7,00 euros. Abonnement pour 4 numéros : 28,00 euros (à l’ordre du CIP) à adresser à Papiers Nickelés, 19 rue Eugène Carrière, 75018 Paris

82 – A l’occasion de la remise des prix du concours Invente la couverture de ton livre, publication dans le numéro 85 d’avril-mai 2013 de Paris Mômes, guide culturel des enfants de 0 à 12 ans, de courts articles donnant la parole à quelques éditeurs, directeurs artistiques, illustrateurs et libraires « pour qu’ils nous parlent de la création d’une couverture ». Disponible gratuitement dans de nombreux lieux parisiens. Site de Paris Mômes ici .

81 – Dans le numéro 36 du 1er trimestre 2013 de Papiers Nickelés, un article signé Yves Frémion à propos de l’illustrateur Paul Durand (1925-1977). « Longtemps méprisé des amateurs d’illustration, le prolifique Paul Durand est aujourd’hui de plus en plus collectionné, bien qu’aux antipodes du modernisme. C’est ce qu’on appelle un classique. »,Site de la revue ici. 80 – Planète Jules Verne est une nouvelle revue consacrée à l’actualité de l’écrivain, publiée à l’initiative de l’association des Amis de la Bibliothèque municipale de Nantes. Le premier numéro à paraître au premier trimestre 2013 aura pour thème Jeune public et familles. Renseignements complémentaires au 02 40 69 72 52.

79 – Outre ses habituelles informations et recensions, Libbilyt, publication de la  section belge de l’Ibby, propose, dans son numéro 108 (janvier 2013), en hommage à Mario Ramos récemment disparu, un riche et émouvant dossier ressemblant articles de presse et rémoignages. Si vous êtes intéressé, voir à cette adresse.

78 – Le dossier du numéro 63 de décembre 2012 de Citrouille, titré Ceux qui créent la peur, évoque Tim Burton, Tomi Ungerer, Ramson Riggs et quelques autres. Gratuit dans les librairies du réseau « sorcières ».

77 – Après le traditionnel et très riche numéro de novembre consacré aux meilleures nouveautés de l’année en littérature pour la jeunesse, le numéro 268 (décembre 2012) de La revue des livres pour enfants parle société. « Les rapports que la fiction – ici les albums et les romans – entretient avec le réel sont ambivalents. Et les auteurs eux-mêmes sont porteurs de représentations sur la société, telle qu’elle est ou telle qu’ils aimeraient qu’elle soit. Qu’en laissent-ils passer, de façon consciente ou inconsciente, dans leur œuvre ? L’enjeu est-il le même quand ils écrivent pour de jeunes lecteurs, un public qui ne connaît encore rien à la vie, ni au monde qui l’entoure, un public que d’aucuns ont envie de protéger mais qu’il convient de former, dont il convient d’éveiller la conscience, pour lui transmettre quelques valeurs fondamentales ? Voilà les questions posées dans l’article liminaire de ce dossier. Quatre contributions balaient ensuite le champ des romans ou celui des albums à partir d’entrées concrètes : relations filiales et délitement de l’image paternelle dans les romans, figures féminines dans l’œuvre de Pierre Bottero, représentation des petits garçons dans les albums, autrefois et aujourd’hui, mises en scène du travail et des métiers dans les albums contemporains. En conclusion, un entretien avec Didier Daeninckx, un auteur engagé. » L’article sur le travail reprend l’essentiel de la communication de Laurence Tutello, présidente de l’ASLJ, au colloque Et voilà l’travail ! organisé par le CRILJ en février 2012. Pour s’abonner ou acheter au numéro, cliquer ici.

76 – La dernière édition (novembre 2012) de Takam Tikou, revue en ligne du livre et de la lecture des enfants et des jeunes en Afrique, dans le Monde arabe, la Caraïbe et l’océan Indien est en ligne. A noter le portrait de Neville Alexander, « éducateur et érudit sud-africain qui, après avoir combattu l’apartheid, ce qu’il a payé de dix ans d’emprisonnement, a défendu l’utilisation des langues africaines avec l’anglais dans les apprentissages des plus petits, par la recherche et par des actions sur le terrain en faveur de la lecture. » C’est à cette adresse.

75 – Le numéro 63 de décembre 2012 de Citrouille titré Ceux qui créent la peur    clôt l’année des vingt ans de la revue des Librairies Sorcières dont le n°0 paraissait en janvier 1992. « Vingt ans à porter la voix de librairies spécialisées jeunesse qui promeuvent la littérature jeunesse avec une constance toujours renouvelée et défendent sans jamais fléchir l’indispensable prix unique du livre. Vingt ans de chroniques, de dossiers, de portraits, d’interviews, de sélection. Vingt ans de débats et de prises de position » (Thierry Lenain). Abonnement pour trois numéros : 35,00 euros (Citrouille, service abonnement, Libr’Enfant, 48 rue Colbert, 37000 Tours). Toujours gratuit dans les librairies de l’association.

74 – Le numéro 3895 du 7 décembre 2012 de Spirou est un spécial Noël. Pas un numéro à l’ancienne, quand la famille Dupuis, éditeur très chrétien, exigeait de ses collaborateurs des récits et des gags édifiants, mais une irrévérence nettement plus actuelle. L’imagination est au pouvoir et c’est souvent fort drôle. En kiosque pendant trois semaines, 2,30 euros.

73 – Le titre (provisoire) du prochain numéro de février 2013 de Lire au lycée professionnel est Enseigner la littérature par l’image. Il s’agit de s’intéresser aux adaptations d’oeuvres littéraires au cinéma ou en bande dessinée et à leur utilisation pédagogique. Virginie Chavant, rédactrice en chef, lance un appel à contribution. « Nous recherchons des articles qui décrivent des parcours, des expériences ou des séquences liées à ce sujet, et qui mettent en avant les objectifs, les fondements thématiques, les choix pédagogiques et le caractère transférable, afin qu’ils puissent venir alimenter la réflexion de nos lecteurs. Il peut également s’agir de réflexions théoriques sur le sujet. » Prendre contact  à cette adresse.

72 – Le dossier du numéro 50 de septembre 2012 de Citrouille titré Dire non, s’engager attire l’attention sur Yves Grevet, Charlotte Bousquet, Mikaël Ollivier, Muriel Szac. Intérressante bibliographie sur le sujet. Abonnement pour trois numéros : Citrouille, Service  Abonnement : Libr’enfant, 48 rue Colbert, 37000 Tours. Gratuit dans les librairies « sorcières ».

71 – Le numéro 143 de Lecture Jeune de septembre 2012 restitue les actes du colloque Les jeunes et les inégalités numériques de juin 2012 organisé par Lecture Jeunesse. La Fondation d’entreprise Free est dans le coup. Parmi les articles, notons le plus optimiste, Le numérique, levier de prévention de l’illettrisme, signé Elie Maroun. Un e-dossier complémentaire propose une riche sitographie. Ce numéro : 14,00 euros. Contact ici.

70 – Dossier inattendu mais non moins passionnant que celui du n° 260 de La revue des livres pour enfants (septembre 2011) puisqu’il rassemble études et interviews de scénaristes et de dessinateurs à propos du personnage de Spirou. A noter l’article rétrospectif de Sergio Honorez, directeur éditorial chez Dupuis, et l’importante participation d’Olivier Piffault. Ce numéro : 10,50 euros. L’abonnement à la revue pour les six parutions de 2011 : 57 euros. S’adresser à Marion Breuiller.

69 – Dans l’article d’introduction d’un dossier titré Lecture en cycle 3 : l’apprentissage continuée, cette observation de Sylvie Plane : « La littérature n’est envisagée (à l’école) que comme la connaissance d’un patrimoine, et non comme une expérience intellectuelle offerte à l’enfant. » C’est dans Fenêtres sur cours numéro 360 du 8 novembre 2011. Site du SNUipp ici.

68 – Le numéro 261 de novembre 2011 de la Revue des livres pour enfants est entièrement dédié à la sélection annuelle du Centre national de la littérature pour la jeunesse –La Joie par les livres. « Comme chaque année, est proposée une sélection d’ouvrages, de revues et de produits multimédia (livres-CD, jeux et films), choisis parmi l’ensemble des nouveautés publiées de septembre 2010 à septembre 2011 pour les enfants et les adolescents en France et dans les pays francophones : en Belgique, Suisse, Afrique, Caraïbe, océan Indien, Monde arabe et, pour la première fois cette année, au Québec. Ce choix de plus de 800 titres parmi les quelque 10 000 reçus repose sur l’activité de veille critique menée par le Centre et sur les échanges instaurés avec divers partenaires : il s’agit ainsi de faire émerger les nouveautés les plus intéressantes, celles qui reflètent la diversité et la richesse de la création, celles qui, loin d’être de simples produits de consommation, savent éveiller la curiosité, l’esprit critique, susciter le rire ou l’émotion, enrichir l’imaginaire. » Pour s’abonner en 2012 ou se procurer des anciens numéros, réclamer le bon de commande à cette adresse.

67 – Le numéro 1 de Janvier-Février-Mars 2012 de Crokalire, revue trimestrielle littérature de jeunesse publiée par l’asbl (belge) Contalire, vient de paraitre, cent pages pas moins et une foultitude d’informations, de chroniques et de notes de lecure. Téléchargeable à cette adresse.

66 – Riche parution que ce numéro 31, premier de 2012, des Cahiers Robinson publiés par l’université d’Artois : copieux dossier (coordonné par Eléonore Hamaïde-Jager) consacré à la collection « Page Blanche » et, dans la rubrique Varia, un compte-rendu donnant à lire le parcours militant de Bernard Epin, une évocation d’Hélène Gratiot-Alphandéy récemment décédée, « occasion de méditer sur l’évolution des approches qui renvoie impitoyablement à une sorte d’autre monde devenu illisible » (Francis Marcoin) et un bel article signé Isabelle Olivier et Gersence Plissonneau à propos des éditions Rue du monde. Ce numéro : 16,00 euros. On peut s’abonner et acheter les anciens numéros à cette adresse.

65 – Superbe dossier L’album aujourd’hui dans le numéro 264 d’avril 2012 de La Revue des livres pour enfants avec des articles de Cécile Boulaire, Francine Foulquier, Sophie Van der Linden et Anne-Laure Cognet (avec Marion Bataille citée dans les quatre articles) et les témoignages de Béatrice Poncelet, Hélène Riff, Malika Doray et Olivier Douzou. A noter aussi un compte-rendu de notre colloque de février sur les représentations du monde du travail dans la littérature pour la jeunesse par Christa Delahaye et un riche entretien entre Annick Lorant-Jolly et Béatrice Tanaka. Ce numéro : 11,00 euris. Pour s’abonner, c’est ici.

64 –  Le numéro 6 de cet automne 2011 de Hétérographe, revue littéraire de Suisse romande se définissant comme « la revue des homolittératures… ou pas », est entièrement consacré à la littérature pour la jeunesse : inédits de Claude Ponti, Anne Percin, Thomas Gornet, Cathy Ytak, Jürg Schubiger, Karim Ressouni-Demigneux, etc. Elle propose également des chroniques de livres, une interview de Thierry Magnier, des dessins d’Albertine, et quelques textes à caractère plus scientifique notammant sur le queer dans Le magicien d’Oz. Abonnement annuel pour 2 numéros : 40 CHF pour la Suisse et 55 CHF pour l’étranger, l’abonnement comprenant l’envoi et les frais de port des deux numéros annuels, ainsi que l’adhésion à l’association. Site ici.

63 – L’épais numéro 60 de novembre 2011 de Citrouille fête les 30 ans des Librairies Sorcières : quelques clins d’œil de personnalités du monde du livre pour la jeunesse en ouverture de numéro puis un texte à propos de chacune des librairies par les libraires eux-mêmes à qui a aussi été demandé de mettre en avant trois ouvrages « coup de cœur ».  Actualité oblige, la contribution de Frédéric Mitterand, ministre de la Culture et de la Communication, est passée à la trappe pour être remplacée par un texte protestant contre l’augmentation de la TVA sur le livre. Toujours gratuit si vous allez dans une librairie de l’association, mais vous pouvez vous abonner pour 35,00 euros l’année. Adresse : Citrouille, service abonnements, Libr’Enfant, 48 rue Colbert, 37000 Tours.

62 – Le grand entretien du numéro de décembre 2011 de BSC News donne la parole à Benjamin Lacombe. Des réponses à des questions et beaucoup de belles images. Il y a aussi un article à propos d’Amélie Nothomb et de Catherine Millet qui, à ma connaissance, n’ont ni écrit ni illustré pour les petits enfants. BSC News est téléchargeable à partir de ce lien.

61 – En 2011, les comités de lecture de l’assocation Lecture Jeunesse ont lu 1253 livres pour lecteurs adolescents et en ont chroniqué 223. La llste des vingt titres coups de cœur de l’année écoulée est ici même. L’association, associé à Babelio, propose également l’ensemble des critiques publiées dans la revue de 2005 à 2009.

60 – Dans le numéro 3 de l’année 2011 de Parole, on lira l’article La grande dame de la littérature en couleurs, interview de Janine Despinette par Etienne Delessert. Extrait : « Nous sommes en 2011. Il y a, en littérature comme en musique, des classiques de siècles précédents, qui demeurent comme des trésors de l’humanité, parce qu’ils circulent d’un pays à l’autre, traduits en toutes langues. Et il y a des créateurs contemporains qui font surgir un personnage ou un thème qui s’imposent intrinsèquement, parce que cela va de soi dès la découverte. Dans le manuscrit Imagiers de la littérature en couleurs, je présente en introduction six « créateurs d’univers » dont l’oeuvre m’a frappée dès la première lecture, et dont le travail a eu une influence mondiale sur la littérature pour la jeunesse. Il s’agit de Saint-Exupéry, de Tolkien, Tove Jansson, Fred, Gabrielle Vincent et toi, cher Etienne. Je l’avais écrit il y a une dizaine d’années, et n’ai pas changé d’opinion. » Pour s’abonner, voir avec Sylvie Neeman.

59 – Le numéro 4 de Crokalire d’octobre, novembre et décembre 2011 vient de paraitre. Il fait la part belle aux Rencontre du Salon du Livre de Jeunesse de Namur (Belgique) dont les militants de l’association avaient la charge. Et, comme à chaque fois, de nombreux ouvrages recensés. Téléchargeable gratuitement ici.

58 – Le numéro 261 de novembre 2011 de la Revue des livres pour enfants est entièrement dédié à la  sélection annuelle du Centre national de la littérature pour la jeunesse –La Joie par les livres. « Comme chaque année, est proposée une sélection d’ouvrages, de revues et de produits multimédia (livres-CD, jeux et films), choisis parmi l’ensemble des nouveautés publiées de septembre 2010 à septembre 2011 pour les enfants et les adolescents en France et dans les pays francophones : en Belgique, Suisse, Afrique, Caraïbe, océan Indien, Monde arabe et, pour la première fois cette année, au Québec. Ce choix de plus de 800 titres parmi les quelque 10 000 reçus repose sur l’activité de veille critique menée par le Centre et sur les échanges instaurés avec divers partenaires : il s’agit ainsi de faire émerger les nouveautés les plus intéressantes, celles qui reflètent la diversité et la richesse de la création, celles qui, loin d’être de simples produits de consommation, savent éveiller la curiosité, l’esprit critique, susciter le rire ou l’émotion, enrichir l’imaginaire. » Pour s’abonner en 2012  ou se procurer des anciens numéros, réclamer le bon de commande à cette adresse.

57 – Le numéro 44 de novembre 2011 de la revue bilingue Lettres russes est consacré à la littérature jeunesse avec la collaboration décisive d’Odile Belkeddar. Il sera suivi, début 2012, d’un numéro sur le thème de l’adolescent dans la littérature russe. L’association LRS-Lettres russes, 7 rue Gauguet à Paris, fondée en 1987 par un groupe de spécialistes de littérature russe, s’attache à faire découvrir des textes essentiellement contemporains. Informations, contacts et bulletin de commande sur le site de l’association.

56 – Le dossier du numéro 3/10 de Parole est consacré à la transmision avec notamment un article de d’Isabelle Guillaume à propos de la Grande Guerre, un autre de Sylvie Neeman titré De père en fils et une sélection. A signaler également Le compte-rendu d’une rencontre avec Hervé Tullet. Pour recevoir, demander tarif et procédure à cette adresse.

55 – Petit Ours Brun invite les tout-petits à jouer, chanter et s’amuser en anglais. Et, affirme Bayard Presse, jamais découvrir une langue étrangère n’aura été aussi simple et ludique. Chaque numéro comportera un magazine complet, un CD interactif (avec dessin animé de Petit Ours Brun en anglais et en français), des stickers, des cartes de Memory à collectionner, un feutre de la couleur du numéro. Ceux qui s’abonneront très très vite recevront également en cadeau le « Bus Collector » pour ranger les CD, les feutres et les cartes. Autres informations ici.

54 – Petit Prince Magazine, centré sur les nouvelles aventures du personnage créé par Antoine de Saint-Exupéry et destiné aux enfants de 6 à 11 ans, vient d’arriver chez les marchands de journaux. Edité par Milan Presse, le premier numéro est en vente depuis le 20 octobre. Le contenu narratif et l’univers visuel du magazine sont basés sur les nouvelles aventures du Petit Prince diffusées en série animée sur France 3. Dans ce premier numéro, les enfants revivent l’aventure de leur héros sur la Planète de l’Oiseau de Feu. Chaque numéro sera consacré à une aventure différente, qui se déroulera sur une nouvelle planète à chaque fois : des jeux, des documentaires, des activités, des bandes-dessinées et des tests en lien avec la planète explorée. Les planches de BD permettront au jeune lecteur de suivre l’intrigue de l’histoire et des notes sur le carnet de voyage du Petit Prince ponctueront l’aventure. À la fin de chaque numéro, la rubrique L’univers du Petit Prince embarquera les enfants vers l’œuvre originale de Saint-Exupéry.

53. Le numéro 8 de la revue Hors Cadre[s] de mars 2011 s’intéresse au temps avec des contributions de Sophie Van der Linden, Patrick Borione, Anna-Laure Cognet, Philippe-Jean Catinchi, Marion Durnand, Dorothée Copel, Pierre Bessagnet, Yann Fastier et Liliane Cheilan. A noter également un article titré Les romans graphiques : l’émergence d’un nouveau genre en Suède par Catherine Renaud. Le numéro coûte 12 euros, mais s’abonner pour recevoir les numéros 9 et 10 n’en coûtera toujours que 20. Adresse : Atelier du Poisson Soluble, Hors Cadre[s], 35 boulevard Carnot, Le Puy-en-Velay.

52. Le dossier du numéro 3/10 de Parole est consacré à la transmision avec notamment un article de d’Isabelle Guillaume à propos de la Grande Guerre, un autre de Sylvie Neeman titré De père en fils et une sélection. A signaler également Le compte-rendu d’une rencontre avec Hervé Tullet. Pour recevoir, demander tarif et procédure à cette adresse.

51. Le numéro 136 de décembre 2010 de Lecture Jeunesse est titré L’amour à l’adolescence, de la fiction à la réalité. Au sommaire : le renouveau du roman sentimental pour ados ; « Darkiss » la collection pour ados des éditions Harlequin ; Slash, Yaoï, Boy’s Love, subversion ou renouveau du romantisme chez les adolescentes ; quelle image de la sexualité dans les livres documentaires pour adolescents ; entretien avec Isabelle Clair, sociologue et auteur des Les Jeunes et l’amour dans les cités. Abonnement pour 4 numéros : 42,00 euros. Adresse : Lecture Jeunesse, 190 rue du Faubourg Saint-Denis, 75010 Paris.

50. Le numéro 186 de novembre 2010 de Nous voulons Lire ! est consacré à la littérature de jeunesse hors frontières avec notamment un bel article de Catherine Renaud, docteur en littérature et traductrice, titré Danemark, le pays des albums sans tabous ? A noter également un texte à propos des 30 ans des éditions Cheyne.  Abonnement pour quatre numéros : 47,00 euros. Adresse de la revue : NVL/CRALEJ, Médiathèque de Mériadeck, 85 cours du Maréchal Juin, 33075 Bordeaux, Cedex.

49. Numéro double 52-53 de l’automne-hiver 2010 de la revue Le Rocambole propose un lourd dossier titré Les illustrés pour la jeunesse. Bel article de Jean-Louis Touchant à propos de L’Epatant et communications présentées lors d’une rencontre à Amiens, en 2009, évoquant notamment les journaux Fillette, La Semaine de Suzette, Hurrah, Siroco, Pilote et Vaillant. 352 pages, 27,00 euros.

48. Le prochain dossier Libre parcours de La Revue des livres pour enfants rassemblera six articles de spécialistes de la littérature pour la jeunesse :  approche d’un auteur ou d’illustrateur, d’un genre de publication, d’une œuvre du patrimoine classique et contemporain. L’appel à contribution est ouvert et les copies sont à rendre pour le lundi 9 mai 2011. Renseignements complémentaires et envois auprès de Annick Lorant Jolly.

47. Le dossier du n° 254 de La revue des livres pour enfants (septembre 2010) rassemble études et interviews à propos de François Place. A noter également l’article Autour du CRILJ, une naissance, une disparition dans lequel Francis Marcoin évoque à la fois la création du Centre Robinson et la disparition de Jacqueline Dubois. Ce numéro : 10 euros. L’abonnement à la revue pour les six parutions de 2010 : 54 euros. Chèque à l’ordre de : « Régisseur de la BNF – La Joie par les livres ». Adresse : BnF – Centre national de la littérature pour la jeunesse – La Joie par les livres, service abonnements, 25 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris.

46. Le numéro 2 (hiver 2011) de Bonbek, la revue pour enfants qui rend les parents jaloux, vient de paraître. Pourquoi Bonbek ? « La réponse, vous la vivez au quotidien : des enfants-rois, la famille éclatée, recomposée, mais la famille adulée. Une tendance forte : le mix culture-art-jeunesse-do-it-yourself. Et puis aussi raz le bol des ‘jolies histoires’ tellement ennuyantes, des jeux cuculs et des ateliers plan-plan, des illustrations plates. A croire que, si depuis 30 ans, les enfants comme les parents ont évolué, la presse jeunesse, elle, pas tellement. Alors, forcement, la pilule ne passait plus. » Des images, des textes, des jeux, des ateliers créatifs ou récréatifs, en bilingue français-anglais, dans un style généralement décalé. Une maquette élégante et des propositions dont le second dégré plaira mieux aux 10 ans (et à leurs parents) qu’aux 5 ans. On ne dira pas, en tout cas, que les concepteurs ont choisi de ratisser large. 100 pages, 15,00 euros. En vente en librairies mais aussi en magasins de mode. Abonnement pour 4 numéros : 55,00.

45. Le numéro 7 de la revue Hors Cadre[s] d’octobre 2010 s’intéresse au noir et, déclare Sophie Van der Linden dans son éditorial, « jamais un thème ne nous aura à ce point donné l’impression d’être ancré dans notre époque, une époque vis à vis de laquelle le noir semble être tout aussi agir comme révélateur que comme annonciateur. » A noter également un article à propos de l’illustration pour la jeunesse aujourd’hui en Espagne. Le numéro coûte 12 euros, mais s’abonner pour recevoir les numéros 8 et 9 n’en coûtera que 20. Adresse : Atelier du Poisson Soluble, Hors Cadre[s], 35 boulevard Carnot, Le Puy-en-Velay.

44. Important dossier La littérature pour la jeunesse : une école de vie ? dans le numéro 13 de Raison publique, avec des contributions de Laurent Bazin, Gilles Béhotéguy, Stéphane Bonnery (à propos de l’évolution des modalités éducatives mises en scène dans les albums), Isabelle Charpentier, Michèle Bacholle-Bošković, Isabelle Casta (qui se demande comment grandir à l’ombre de Twilight), Eric Auriacombe, Maud Gaultieret et Edwige Chirouter. Introduction de Sylvie Servoise. en ligne sur le site de la revue. Presses de l’Université Paris-Sorbonne, octobre 2010, 434 pages, 14,00 euros.

43. Après un très beau numéro 223 traitant du thème de la nuit, Griffon consacre son numéro 224 de novembre-décembre 2010 à Eric Battut avec des articles signés par Sandrine Mini, Marie-Thérèse Devèze, François David, Alain Serres et quelques autres. L’abonnement pour cinq numéros : 51,50 euros. Adresse : Griffon, 4 rue Trousseau, 75011 Paris.

42. Le numéro 185 de Nous voulons Lire ! de septembre 2010, sous-titré Littérature de jeunesse en Aquitaine, s’intéresse à Loïc Dauvillier, à Régis Lejonc, à Max Ducos, à Jacqueline Mirande, aux éditions L’Edune et La Maison est en carton. Abonnement pour quatre numéros : 47,00 euros. Adresse de la revue : NVL/CRALEJ, Médiathèque de Mériadeck, 85 cours du Maréchal Juin, 33075 Bordeaux, Cedex.

41. Le  numéro 135 de septembre 2010 de Lecture Jeune est consacré à Jean-Claude Mourlevat. Au sommaire : une rencontre, les thématiques récurrentes, l’amitié de Anne-Laure Bondoux, des propos sur le lecture à haute-voix (« J’ai toujours pris quelques minutes au cours des rencontres scolaires pour lire à voix haute. Quand l’exercice rituel des questions/réponses s’essouffle, je propose ça. Tout le monde aime : les élèves, les professeurs, la documentaliste et moi »), une petite bibliothèque idéale. Abonnement pour 4 numéros : 42 euros. Adresse : Lecture Jeunesse, 190 rue du Faubourg Saint-Denis, 75010 Paris.

40. Le numéro 184 de Nous voulons Lire ! de juin 2010 est consacré au théâtre pour la jeunesse. Le « regard de l’édition » s’intéresse, lui, à Suzie Morgenstern. Abonnement pour quatre numéros : 47,00 euros. Adresse de la revue : NVL/CRALEJ, Médiathèque de Mériadeck, 85 cours du Maréchal Juin, 33075 Bordeaux, Cedex.

39. Dans le numéro 56 de juin 2010 de Citrouille, un dossier Au travail ! qui rassemblent une dizaine d’articles sur un sujet, ma foi, peu souvent traité et qui mériterait certainement un regard sociologique complémentaire. C’est toujours gratuit si vous allez dans une  librairie « sorcière », mais vous pouvez vous abonner pour 30 euros l’année. Adresse : Citrouille, service abonnements, Libr’Enfant, 48 rue Colbert, 37000 Tours.

38. Le numéro 134 de juin 2010 de Lecture Jeunesse est consacré à un panorama de l’édition théâtrale contemporaine à destination des adolescents : rencontres avec les éditeurs de théâtre jeunesse Claire David, Françoise du Chaxel, Emile Lansman, Sabine Chevallier, Brigitte Smadja, Katarina Von Bismarck et Amandine Bergé, avec Sylvain Levay, avec Pascale Grillandini et Catherine Perrot à propos du Prix Collidram, entretiens avec Pascale Poirel, Christelle Merlin et Stéphanie Charpentier à propos des actions de la médiathèque de Villepinte, un article consacré à l’œuvre Suzanne Lebeau sous-titré L’art de repousser les frontières du théâtre jeune public, les impressions de Fabrice Melquiot et plusieurs bibliothèques idéales. Abonnement pour 4 numéros : 42 euros. Adresse : Lecture Jeunesse, 190 rue du Faubourg Saint-Denis, 75010 Paris.

37. Le dossier du numéro 2/10 de Parole est consacré aux livres des tout-petits avec un article de Joëlle Turin, un autre de Nathalie Athlan et une sélection. A signaler également l’article Mia fibla, entre fierté et rejet, signé Bernard Huber, dans lequel on apprend, outre la destinée d’un curieux abécédaire en ladin du Val Gardena et du Val Badia que, contrairement à celle d’autres langues minoritaires, « l’histoire de la littérature de jeunesse d’expression romanche (terme générique qui regroupe le sursilvan, le surmiran, le puter et le vallader) est, elle, bien documentée. » Pour recevoir, demander tarif et procédure à cette adresse.

36. Le numéro 222 de mai-juin 2010 de Griffon est consacré à Martine Delerm qui se charge elle-même de l’éditorial rebaptisé prologue pour l’occasion. Parole est ensuite donnée à Isabelle Finkenstaedt, Evelyne Tranlé, Patricia Delahaie, Fanny Jolly et quelques autres. En prime, interview et dessins de Geoffroy de Pennard. L’abonnement pour cinq numéros : 51,50 euros. Adresse : Griffon, 4 rue Trousseau, 75011 Paris.

35. Le dossier du n° 253 de La revue des livres pour enfants (juin 2010) est consacré à  la littérature de jeunesse en Corée du Sud. A noter également le compte-rendu signé Mariella Colin d’une journée d’études Autour de la Maison Mame organisée en janvier 2010 par l’Université de Tours. Ce numéro : 10 euros. L’abonnement à la revue pour les six parutions de 2010 : 54 euros. Chèque à l’ordre de : « Régisseur de la BNF – La Joie par les livres ». Adresse : BnF – Centre national de la littérature pour la jeunesse – La Joie par les livres, service abonnements, 25 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris.

34. Le dossier du n° 252 de La revue des livres pour enfants (avril 2010) titré « L’économie du livre de jeunesse en France » permetta aux naïfs amateurs de beaux textes et de belles images que nous sommes de comprendre mieux pourquoi il n’est pas nécessaire d’avoir une ambition littéraire ou graphique pour publier des livres. Trois articles parmi d’autres : Les tendances actuels du marché par Charlotte Ruffault, Dix-huit défis stratégiques pour les éditeurs en 2010 par Bertrand Ferrier, Les paramètres économiques d’une maison d’édition par Sandrine Mini. Ce numéro : 10 euros. L’abonnement à la revue pour les six parutions de 2009 : 54 euros. Chèque à l’ordre de : « Régisseur de la BNF – La Joie par les livres ». Adresse : BnF – Centre national de la littérature pour la jeunesse – La Joie par les livres, service abonnements, 25 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris.

33. Plein de choses intéressantes dans le numéro 55 de Citrouille dont un épais dossier sur les Prix Sorcières 2010 et les libres propos de Madeline Roth, Leslie Véga, Claude André, Ariane Tapinos, Frédéric Clément, Franck Prévost, Valérie Dayre et quelques autres. C’est gratuit dans les librairies « sorcières », mais on peut s’abonner pour 30 euros l’année. Adresse : Citrouille, service abonnements, Libr’Enfant, 48 rue Colbert, 37000 Tours.

32. Le numéro 221 de mars-avril 2010 de Griffon est consacré à Marc Cantin ou plutôt à ses amis puisque l’écrivain a choisi, pour cette carte blanche, de nous parler d’eux au lieu de leur demander de parler de lui, comptant bien quand même « qu’à travers eux, vous le connaitrez mieux. » L’abonnement pour cinq numéros : 51,50 euros. Adresse : Griffon, 4 rue Trousseau, 75011 Paris.

31. « Après 20 ans d’existence, Takam Tikou devient une publication numérique gratuite, accessible facilement partout dans le monde. Elle continue à proposer à ses lecteurs un dossier thématique annuel, des bibliographies, ainsi que des articles sur la vie du livre et des bibliothèques en Afrique, dans le Monde arabe, la Caraïbe et l’Océan Indien. Avec des mises à jour régulières et une interactivité plus grande, Takam Tikou souhaite ouvrir, avec ses lecteurs, de nouvelles perspectives d’échanges autour de la littérature de jeunesse. » (Jacques Vidal-Naquet). Le lien est ici.

30. Le numéro 183 de Nous voulons Lire ! de février 2010 vient de paraitre. Il est consacré aux classiques de la littérature de jeunesse. L’abonnement 2010 pour quatre numéros : 47 euros, NVL/CRALEJ, Médiathèque de Mériadeck, 85 cours du Maréchal Juin, 33075 Bordeaux, Cedex.

29. Le numéro 6 de la revue Hors Cadre[s] de mars 2010 s’intéresse à des auteurs qui se sont attachés à la représentation de l’imaginaire des enfants, à commencer par Maurice Sendak, qui après McCay et son Little Nemo in Slumberland traçait une autre voie, en 1963, avec Max et les Maximonstres en figurant les représentations mentales, et non plus les rêves de son jeune héros. À sa suite, Uri Shulevitz en tête, de nombreux créateurs (Nikolaus Heidelbach, Mercer Meyer, Yvan Pommaux) ont approché ces territoires. Retour en arrière sur des albums parus depuis une soixantaine d’années et exemples plus récents au travers d’ouvrages de Kitty Crowther, Suzy Lee, Anthony Browne, Olivier Douzou ou Michel Galvin. Dans la rubrique « A world of images », un portrait kaléidoscopique du livre jeunesse en Catalogne. Le numéro coûte 12 euros, mais s’abonner pour recevoir les numéros 5 et 6 (ou 7 et n’en coûtera que 20. Adresse : Atelier du Poisson Soluble, Hors Cadre[s], 35 boulevard Carnot, Le Puy-en-Velay.

28. Dans le numéro 1/10 de Parole, revue de l’Institut Suisse Jeunesse et Média, notons le compte-rendu d’une rencontre de Ulrike Blatter avec Nathalie Fortier, un article de Denise Von Stockar à propos de Max et les Maximontres et un dossier consacré aux sujets difficiles comportant notamment un bel article signé Eléonore Hamaïde-Jager qui se pose la question de savoir si la Shoah est sujet galvaudé. Pour recevoir, demander tarif et procédure à cette adresse

27. Après trente ans de bons et loyaux services, Books for Keeps, magazine grand public consacré aux livres pour enfants arrête, à partir du mois de mai, sa parution « papier » et devient revue « en ligne ». Ainsi va le monde. Le site est ici.

26. « Les outils numériques de communication et de divertissement offrent à leurs utilisateurs des possibilités technologiques importantes. Les jeunes sont parmi les premiers à se saisir de ces innovations et acquièrent rapidement les compétences nécessaires à leur maîtrise. Au-delà des usages premiers et attendus, ils ont développé par ce biais de nouvelles sociabilités et pratiques. Les différents supports numériques constituent ainsi les nouveaux espaces de la culture jeune, où se produisent les identités adolescentes et où s’affirment des créativités singulières, marquées par l’interractivité. » Dix articles sur le sujet dans le numéro 133 de mars 2010 de « Lecture jeunes » titré Nouveaux espaces d’expression et de création adolescentes : jeu vidéo, blog, téléphone portable. Abonnement pour 4 numéros : 42 euros. Adresse :  Lecture Jeunesse,  190 rue du Faubourg Saint-Denis, 75010 Paris.

25. Le numéro 220 de janvier-février 2010 de Griffon est consacré à Anne Herbauts qui, se souvient Jean-Hugues Malineau dans son éditorial, aboie parfois, le soir, chez elle, pour que les gens pensent qu’elle a un gros chien. L’abonnement annuel coûte 51,50 euros pour cinq numéros. Adresse : Griffon, 4 rue Trousseau, 75011 Paris.

24. Dans le numéro 182 de novembre 2010 de Nous voulons lire ! plusieurs articles consacrées à la philosophie, un article de Denise Escarpit concernant Jules Verne et, bien sûr, les recensions habituelles. Ce numéro : 12 euros. L’abonnement 2009 pour quatre parutions : 47 euros, NVL/CRALEJ, Médiathèque de Mériadeck, 85 cours du Maréchal Juin, 33075 Bordeaux, Cedex.

23. Pour le dossier de son numéro 132 de décembre 2009 titré « Portraits d’adolescents en littérature de jeunesse », l’équipe de Lecture Jeune a proposé la lecture de sept romans à Daniel Delbrassine, Marion Poussier, Gérard Mauger, Benoît Virole, Carine Tardieu, Tony Di mascio, Françoise Bellanger et Cécile Robin-Lapeyre, leurs avis convergeant et divergeant à la fois. Abonnement pour 4 numéros : 42 euros. Adresse : Lecture Jeunesse, 190 rue du Faubourg Saint-Denis, 75010 Paris.

22. Le numéro 219 de novembre-décembre de Griffon est consacré à Pierre Cornuel qui, dit Annie Piétri dans son éditorial, « est né du voyage, de son regard caresse le monde et de ses pinceaux la toile. » L’abonnement annuel coûte 51,50 euros pour cinq numéros. Adresse : Griffon, 4 rue Trousseau, 75011.

21. Comme chaque année, le Centre National de la littérature pour la jeunesse – La joie par les livres propose sa sélection d’ouvrages, de revues et de produits multimédias pour la jeunesse choisis parmi l’ensemble des nouveautés éditées de septembre 2008 à septembre 2009, 800 titres parmi les 10000 reçus. C’est dans le numéro 249 de La Revue des livres pour enfants qui vient de paraitre. Ce numéro : 10 euros. L’abonnement à la revue pour les six parutions de 2009 : 54 euros. Chèque à l’ordre de « Agent Comptable de la BnF ». Adresse : BnF – Centre national de la littérature pour la jeunesse – La Joie par les livres, service abonnements, quai François Mauriac, 75706 Paris, cedex 13.

20. Dans le numéro 3/09 de Parole, revue de l’Institut Suisse Jeunesse et Média, un beau dossier consacré à la photographie dans les livres pour enfants avec des articles signés Janine Kotvika, Michel Defourny, François David, Cécile Desbois et Tieri Briet. Pour recevoir, demander tarif et procédure à cette adresse.

19. Dans le numéro 181 de septembre 2009 de Nous voulons lire ! plusieurs études consacrées à l’environnement et, bien sûr, les recensions habituelles. Ce numéro : 12 euros. L’abonnement 2009 pour quatre parutions : 47 euros, NVL/CRALEJ, Médiathèque de Mériadeck, 85 cours du Maréchal Juin, 33075 Bordeaux, Cedex.

18. Le numéro 54 de novembre 2009 de Citrouille s’intéresse à la littérature pour la jeunesse italienne, donne la parole aux libraires du réseau Sorcières et propose sa sélection de titres récents et de « livres de fonds ». Gratuit dans les librairies “sorcières” et 30 euros pour trois numéros si on s’abonne. Adresse : Citrouille, service abonnements, Libr’Enfant, 48 rue Colbert, 37000 Tours.

17. Peut-on tout dire dans les livres pour enfants ? En attendant quelques réponses versus France à la fin de ce mois, il est possible d’emprunter en bibliothèque le numéro 3, volume 47, juillet 2009, de Bookbird, revue publiée par l’Union Internationale des livres pour enfants (IBBY). Réponses contradictoires à une question pas simple, ici  documentées par Patrick Shannon, Niklas Bengtsson, Cherie L.Givens, Peter Sis et Olga Maeots. Présentation de Bookbird exactement .

16. Sur le portrait de couverture du numéro 218 de septembre-octobre de Griffon consacré à Robert Bigot, François Place n’a pas loupé la sourire malicieux de l’écrivain. Il y a aussi de beaux articles à l’intérieur. Ce numéro : 9,90 euros. L’abonnement annuel coûte 49 euros pour cinq parutions. Adresse : Griffon, 4 rue Trousseau, 75011 Paris.

15. A lire dans le numéro 107 de septembre 2009 des Actes de Lecture, revue trimestrielle de l’AFL, La doudou-fiction, stimulant article d’Yvanne Chenouf, transcription d’une conférence prononcée à la bibliothèque municipale de Compiègne à l’occasion d’une manifestation … sur le doudou. Ce numéro : 10 euros. Abonnement quatre numéros : 36 euros. Adresse : Actes de Lecture, 65 rue des Cités, 93300 Aubervilliers.

14. Le dossier du n° 248 de La revue des livres pour enfants (septembre 2009) est titré « Quelles médiations pour les 8-12 ans en bibliothèque jeunesse ? » Parmi les nombreux aspects abordés, celui des accueils de classe en bibliothèque. Ce numéro : 10 euros. L’abonnement à la revue pour les six parutions de 2009 : 54 euros. Chèque à l’ordre de « Régisseur de la BNF – La Joie par les livres ». Adresse : BnF – Centre national de la littérature pour la jeunesse – La Joie par les livres, service abonnements, 25 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris.

13. Le numéro 131 de septembre 2009 de Lecture Jeune propose, pour les accros de fantasy, un riche dossier à propos de Pierre Bottero : entretien, portraits de lecteurs, analyse de la réception de l’œuvre, invités (Erik L’Homme, auteur, et Gilles Francescano, illustrateur), bibliothèque idéale personnelle et quelques autres articles. Abonnement pour 4 numéros : 42 euros. Adresse :  Lecture Jeunesse,  190 rue du Faubourg Saint-Denis, 75010 Paris.

12. Le dossier de numéro 53 de juin 2009 de Citrouille est consavré à l’exil ou plutôt aux exils. Treize articles dont une interview d’Alki Zey par Ariane Tapinos. Yann Moulier-Boutang, spécialiste des migrations, à qui la rédaction a confié une dizaine d’albums et de documentaires, tient des propos sans appel dont il ressort que les livres pour la jeunesse, évitant le politiquement correct, parlent avec plus de pertinence de ces questions que la littérature destinée aux adultes. Toujours gratuit dans les librairies “sorcières” et 30 euros pour trois numéros si on s’abonne. Adresse : Citrouille, service abonnements, Libr’Enfant, 48 rue Colbert, 37000 Tours.

11. Le dossier du numéro 130 de juin 2009 de Lecture Jeune se pose la question de ce qui fait rire les adolescents. A retenir que la réponse n’est pas simple et que les jeunes ont plus souvent l’occasion de rire dans les bandes desinées et sur Internet qu’avec un roman. Abonnement pour 4 numéros : 42 euros. Adresse :  Lecture Jeunesse,  190 rue du Faubourg Saint-Denis, 75010 Paris.

10. Les revues Lire au collège et Lire au lycée professionnel que publie depuis fort longtemps le CRDP de l’académie de Grenoble passent en ligne. Pour ceux qui ne sont pas encore habitué à ce langage, cela signifie qu’il n’y a plus d’édition papier et qu’il faut s’abonner sur Internet pour recevoir sur son ordinateur. L’abonnement annuel est de 20,00 euros pour l’une ou pour l’autre des publications et il est aussi possible d’acheter « à l’article ». Dans ce cas, c’est 1,00 euro l’article. Pour s’abonner, cliquer ici.

09. Un beau dossier dans le n° 180 de juillet 2009 de Nous voulons lire ! puisqu’il s’agit des actes de la Journée d’études du 19 novembre 2009 organisée par l’Université Montesquieu de Bordeaux IV pour débattre, universitaires et écrivains rassemblés, de la question Ecrire pour les enfants, écrire pour les adultes ? L’abonnement 2009 pour quatre numéros : 47 euros, NVL/CRALEJ, Médiathèque de Mériadeck, 85 cours du Maréchal Juin, 33075 Bordeaux, Cedex.

08. Pas de dossier dans le n° 247 de La Revue des livres pour enfants, mais l’habituel « libre parcours » de juin rassemblant six textes experts sur des sujets variés. Parmi eux, Les Etats-Unis vus par les livres pour la jeunesse français (Isabelle Guillaume) et Arthur Rackham dans les jardins de Kensington (François Fièvre). Ce numéro : 10 euros. L’abonnement à la revue pour les six parutions de 2009 : 54 euros. Chèque à l’ordre de « Régisseur de la BNF – La Joie par les livres ». Adresse : BnF – Centre national de la littérature pour la jeunesse – La Joie par les livres, service abonnements, 25 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris.

07. Sous le titre « Théâtre Jeunesse Côté Texte », Annie Quenet a coordonné pour Griffon un stimulant dossier. Il y est question de Suzanne Lebeau, de Nathalie Papin, de Fabrice Melquiot et de plusieurs autres. Il y a même des extraits de textes. Un article sur les collections existantes clôt fort pratiquement le dossier. L’abonnement annuel coûte 49 euros pour cinq numéros. Adresse : Griffon, 4 rue Trousseau, 75011 Paris.

06. Le numéro 179 d’avril 2009 de Nous voulons lire, « revue d’information, de critique et de réflexion sur le livre d’enfance et de jeunesse » vient de paraître. Sandra Beckett, Isabelle Roussel-Gillet, Régis Lefort et Bernadette Poulou nous y parlent de Jean-Marie Gustave Le Clézio et Denise Escarpit de Oskar Editions. Ce numéro : 10 euros. L’abonnement 2009 pour 4 numéros : 47 euros, NVL/CRALEJ, Médiathèque de Mériadeck, 85 cours du Maréchal Juin, 33075 Bordeaux, Cedex.

05. Le dossier du n° 246 de La revue des livres pour enfants (avril 2009) est consacré à « L’art, le livre et les enfants » : pour mieux connaître l’offre de livres et de revues d’art pour la jeunesse, pour rendre hommage à ceux qui renouvellent régulièrement cette offre, pour s’interroger aussi sur les usages et les médiations autour de ces livres auprès des jeunes publics. Ce numéro : 10 euros. L’abonnement à la revue pour les six parutions de 2009 : 54 euros. Chèque à l’ordre de « Régisseur de la BNF – La Joie par les livres ». Adresse : BnF – Centre national de la littérature pour la jeunesse – La Joie par les livres, service abonnements, 25 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris.

04. Quoique faisant sa couverture sur les images pieuses, le numéro 20 de Papiers Nickelés de 1ier trimestre 2009, consacre un article à Philippe Dumas et un autre à Guy Sebran. Ce numéro : 6,00 euros. L’abonnement pour 4 numéros : 24,00 euros. Chèque à l’ordre du CIP (Centre International de l’Imagerie Populaire et du Patrimoine sur Papier) à envoyer à Jacques Bisciglia, Les Erables, 36 rue de Picpus, 75012 Paris.

03.  Hors Cadre(s), observatoire de l’album et des littératures graphiques, publie son n° 4 et il y a du pop-up dans l’air, du rabat qui se déplie dans le paysage. « Ce sont, précise Liliane Cheilan, tous ces albums dans lesquels l’image peut se dilater ou, à l’opposé, se cacher derrière elle-même que nous avons souhaité évoquer. » Le numéro coûte 12 euros, mais s’abonner pour recevoir les numéros 5 et 6 n’en coûtera que 20. Adresse : Atelier du Poisson Soluble, Hors Cadre(s), 35 boulevard Carnot, Le Puy-en-Velay.

02. Plein de choses intéressantes dans le numéro 52 de Citrouille qui vient de paraître dont un épais dossier sur les Prix Sorcières 2009 et les libres propos de Leslie Véga, Claude André, Olivier Anselme, Ariane Tapinos, Céline Guilbaud et Thomas Savary, tous libraires spécialisés jeunesse. C’est gratuit dans les librairies « sorcières », mais on peut s’abonner pour 30 euros l’année. Adresse : Citrouille, service abonnements, Libr’Enfant, 48 rue Colbert, 37000 Tours.

01. Le numéro 216 de la revue Griffon est paru. Il est consacré à Jean-Paul Gourevitch qui, il y a quelques années, peaufina trois numéros spéciaux du bulletin du CRILJ pour nous dire la littérature de jeunesse d’Erasme à la seconde guerre mondiale. L’abonnement annuel coûte 49 euros pour cinq numéros. Adresse : Griffon, 4 rue Trousseau, 75011 Paris.

Cela n’engage que moi

       Jean-Paul Gourévitch, je le connais depuis 1969. Il n’est pas au courant. Jeune enseignant dans une école française en Tunisie, attentif aux débats qui aboutiront au plan de réforme de l’enseignement du français à l’école élémentaire et titilllé par ce qu’il était dit de la poésie, je me procure Les enfants et la poésie que viennent de publier les Editions de l’école. L’étude me trouble car l’auteur n’est pas loin de conclure, contre le mouvement que je crois voir s’amorcer, que poésie et école sont peut-être bien incompatibles.

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   De retour en France, je ne rencontrerai finalement Jean-Paul que peu de fois. La plus importante sera lorsque, pour l’édition 1992 du Salon du Livre pour Enfants et Adolescents de Beaugency, il réalisera l’exposition « 150 ans d’illustration pour les enfants ou les tribulations de l’image 1800-1950 ». Travail remarquable et, qu’on se le dise, l’exposition est toujours empruntable.

      J’aime, chez Jean-Paul Gourévitch, le goût qu’il a de la recherche du texte rare,  de l’image inédite, du document qui, notamment dans le domaine de l’histoire de la littérature de jeunesse, vient compliquer la doxa des discours dominants. A cet égard, le recensement qu’il fit pour trois numéros spéciaux du bulletin du CRILJ, parcourant son sujet d’Erasme à la seconde guerre mondiale, en est la parfaite illustration. Textes de références et discours d’accompagnement tissent une histoire des livres pour enfants  qui, préférant le document référencé à la glose incertaine, échapppe aux simplifications douteuses et aux significations univoques. La lecture en continu des trois fascicules est un vrai régal et, pour les curieux d’aujourd’hui, la mise à jour parue dans la collection Argos du CRDP de l’académie de Créteil sous le titre La littérature de jeunesse dans tous ses écrits, court jusqu’en 1970. Un peu avant, en 1994, Images d’enfance, publié aux Editions Alternatives, déroulait une synthèse de quatre siècles d’illustration du livre pour enfants particulièrement stimulante où, par exemple, preuve nous était apportée qu’au XIXième siècle, l’image, déjà, faisait du marketing.

      Parmi les travaux plus récents de Jean-Paul Gourévitch, j’ai un faible pour Mémoires d’enfance paru aux éditions Le pré aux clerc en 2004. Citations d’écrivains et images de la collection Jacques Gimard se confrontent en huit thématiques impeccables. Ecrits et représentations ne sont pas toujours d’accord. C’est très bien comme cela. Le compilateur apporte en outre, dans les éditoriaux de chaque chapitre, les éléments qui permettent au lecteur de comprendre que « le discours sur l’événement rhabille les acteurs en dénudant l’action ». C’est quand même autre chose qu’un énième « beau livre » sur la nostalgie sûre d’elle-même des temps d’avant.

 (  « Griffon » n° 216 – mars-avril 2009 – Jean-Paul Gourévitch )

 

Maître-formateur récemment retraité, André Delobel est, depuis presque trente ans, secrétaire de la section de l’orléanais du CRILJ et responsable de son centre de ressources. Auteur avec Emmanuel Virton de Travailler avec des écrivains publié en 1995 chez Hachette Education, il a assuré pendant quatorze ans le suivi de la rubrique hebdomadaire « Lire à belles dents » de la République du Centre. Il est, depuis 2009, secrétaire général du CRILJ au plan national.