2020

 

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Vacances obligent, le site du CRILJ s’accorde une pause, même si nous n’avons pas, cette année, le prétexte de dire que nous émigrons à Avignon. Nous ne verrons pas, dans la Chapelle des Pénitents blancs, Le Joueur de flûte, des frères Grimm, adapté et mis en scène par Joachim Latarjet, et nous n’aurons pas à tirer au sort pour savoir quelle version du Petit chaperon rouge nous accueillera dans le off. Reprise du fil d’actualité le mercredi 2 septembre 2020. Si vous souhaitez continuer à nous écrire, c’est possible tout l’été, à cette adresse.

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DERNIÈRE MINUTE – Sur le site de Strenæ, revue en ligne consacrée aux recherches sur les livres et objets culturels de l’enfance, un appel à contribution pour un dossier titré Objets culturels de l’enfance à l’école primaire : quels liens possibles entre la recherche en littérature de jeunesse, la définition des corpus et les pratiques enseignantes ? dont les directrices scientifiques sont Hélène Weis et Florence Gaïotti. Le détail est ici. Date limite pour l’envoi des propositions : mercredi 30 septembre 2020.

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (17) – A la Galerie Glénat, 22 rue de Picardie à Paris, depuis le mardi 23 juin et jusqu’au samedi 1ier août 2020, mise en place d’une exposition A bicyclette rassemblant des œuvres originales d’Olivier Balez, Fred Blanchard, Max Cabanes, Lucia Calfapietra, Elisa Caroli, Yannick Corboz, Nicolo Giacomin, Fiammetta Ghedini, Kalonji, Kanako, Nicolas Keramidas, Julien Loïs, Emmanuel Lemaire, Wandrille Leroy, Stan Manoukian, Thierry Martin, Julie Maroh, Martoz, François Maumont, Merwan, Pistrice, François Ravard, Lionel Richerand, Andrea Serio, Ronan Toulhoat, Didier Tronchet, Vince, ainsi que des photos, des maillots, des objets de collection. « La pratique du vélo est devenue un sujet essentiel des préoccupations des citadins, et c’est l’occasion de nous souvenir que le vélo a toujours fait partie de notre vie : les ballades familiales lorsque nous étions enfants, les champions du tour de France à la télé, les vacances avec les copains ! Plus que jamais populaire, chacun a le vélo qui lui ressemble : le sportif et son vélo de course, la parisienne et son vélo Hollandais, le bobo et son fixie, l’enfant et son tricycle, l’amoureux de la nature et son VTT. Mais, tous éprouvent cet incroyable sentiment de liberté à vélo. » Site de la galerie ici.

ÇA BOUGE – Le groupe Madrigall (holding du groupe Gallimard avec quinze maisons d’édition dont Flammarion depuis 2012, neuf librairies, des filiales de diffusion et des structures de distribution) devient actionnaire majoritaire des éditions Sarbacane dirigées depuis 2003 par Frédéric Lavabre. Ce dernier souligne que la maison qu’il a créée conservera sa liberté éditoriale tant sur le choix des auteurs que dans la façon de les accompagner. Restent à leur poste Emmanuelle Beulque, directrice éditoriale pour les albums, et Tibo Bérard, éditeur des romans. Au catalogue, parmi d’autres : Serge Bloch, Davide Cali, Max Ducos, Axl Cendres, Catherine Meurisse, Rébecca Dautremer, Clémentine Beauvais, Bertrand Santini, Alex W. Inker et Lucas Harari.

REVUE – Le dossier de numéro 98 de la revue Spirale (juin 2020), coordonné par l’Agence quand les livres relient, est titré La grande aventure de monsieur bébé. « Pourquoi inscrire les arts et la culture dans nos vies quotidiennes ? Et pourquoi le revendiquer pour les tout-petits dès leur naissance ? Pourquoi défendre pour chacun la nécessité de chanter, lire, danser, peindre, dessiner, photographier, filmer, écouter ou jouer de la musique, rencontrer le théâtre, découvrir des musées, parler, jouer, tout autant que manger, dormir, bouger, toucher, caresser, babiller ? » S’agissant du livre, on lira les articles signés Joëlle Turin, Isabelle Hochart et Aude Petit-Dubousquet (Des livres et des bébés : un dispositif d’éveil artistique et culturel), Colin Sidre, Mina Bouland et Katy Feinstein (qui s’entretient avec Édouard Manceau). Éditorial : Patrick Ben Soussan.  Erès 2020, 15,00 euros.

PRIX – Pour la treizième année consécutive, le Prix Nord Isère des jeunes lecteurs récompense cinq auteurs de la littérature jeunesse, grâce à l’investissement des enseignants et des bibliothécaires du territoire Nord Isère. Cette année, 867 classes, soit 22 310 élèves de la maternelle au collège étaient inscrits pour choisir leur livre préféré parmi les quatre de leur sélection. […] Avec le confinement, peu d’entre eux ont pu lire et élire les quatre livres de leur sélection. Néanmoins, des votes ont pu être organisés par les enseignants et les bibliothécaires, en bibliothèque ou à l’école, avant et après le confinement, ou bien en ligne, par mail ou via un formulaire sur Internet. 1 385 jeunes ont pu ainsi exprimer leur préférence parmi les 20 livres en lice. ». Lauréats 2020 : Maternelles : Choupette, arrête ! de Sibylle Delacroix (Casterman, 2018) ; CP/CE1 :  J’en rêvais depuis longtemps d’Olivier Tallec (Actes Sud, 2018) ; CE2/CM1 : Mercredi c’est Papi! Emmanuel Bourdier et Laurent Simon (Flammarion Jeunesse, 2018) ; CM2/6ième : Un été d’enfer de Véra Brosgol (Rue de Sèvres, 2019) ; Adolescents : L’espoir sous nos semelles d’Aurore Gomez (Magnard, 2018).

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (16) – Depuis le mercredi 17 juin et jusqu’au samedi 12 septembre 2020, au Musée de poche, 41 rue de la Fontaine au roi à Paris, mise en place d’une exposition La belle équipée : vacances rêvées qui rassemble originaux, croquis préparatoires et jeux fabriqués et peints à la main inspirés du livre La Belle équipée de Sophie Vissière (hélium, 2020). « L’été approche à grands pas. Trois amis envoyés en colonie de vacances se retrouvent privés de sortie canoë pour mauvaise conduite à la cantine. Peu importe, portés par leur esprit d’équipe et leur soif d’aventure, les enfants décident de construire eux-même leur navire. […] Réalisées entièrement aux pochoirs, les illustrations portent magnifiquement ce récit d’aventure où la débrouillardise, l’amitié et l’imaginaire sont des ressources inépuisables. » Site du musée ici.

THÉÂTRE – Du 1er au 30 juillet 2020, le Théâtre de la Ville à Paris propose, à l’Espace Cardin ou au Théâtre des Abbesses, cinq spectacles jeune (et tout) public. A savoir : Les Séparables, de Fabrice Melquiot (du 1er au 4 juillet, dès 7 ans), Alice traverse le miroir, toujours de Fabrice Melquiot (du 7 au 12 juillet, dès 8 ans), Venavi ou pourquoi ma sœur ne va pas bien, d’Olivier Letellier (du 7 au 11 juillet, dès 7 ans), Udo, complètement à l’est, de Métilde Weyergans et Samuel Hercule (du 16 au 19 juillet, dès 8 ans) et une création, J’ai trop d’amis, de David Lescot (du 22 au 30 juillet, dès 10 ans). Gratuit pour les moins de 14 ans et les soignants, 10,00 euros pour les autres. Réservation obligatoire ici ou au 01 42 74 22 77.

REVUE – Vient de paraitre le numéro 12 (2020) de la revue Romanesques titrée  Littérature de jeunesse et romanesque. La responsabilité de cette livraison a été confiée par la CERCLL (Centre d’études des relations et contacts linguistiques et littéraires) de l’université de Picardie-Jules Verne à Anne Besson et Francis Marcoin. Contributeurs : Aurélie Adler, Vivien Bessières, Anne Besson, Chloé Brendlé, Amélie Calderone, Isabelle Rachel Casta, Edgar Dubourg, Florence Gaiotti, Eléonore Hamaide-Jager, Francis Marcoin, Mathieu Messager, Christine Prévost, Christophe Reffait, Lisa Romain, Marie Sorel, Hélène Stoyanov, Guillemette Tison et Sébastien Wit. Garnier 2020, 249 pages, 29,00 euros. Version numérique disponible sur le site de l’éditeur.

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (15) – La Pièce, 3 rue de Metz à Paris, établissement spécialisé dans les escape games propose une plongée dans l’univers d’Alice au pays des Merveilles. « Vous êtes coincé dans le bureau du révérend Dogson, connu sous le nom de plume de Lewis Carroll, et vous avez une heure pour tout fouiller, résoudre des énigmes et sortir de la pièce. Il va donc falloir faire un tour du côté du Pays des Merveilles et se confronter à ses mystères pour pouvoir sortir du bureau de l’écrivain. » Le site de l’établissement est ici.

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (13) – Laurence et Bernard Chapelle, propriétaires, aidés par Thomas Volatier, l’homme qui sait tout faire, peaufinent la réouverture, le mardi 14 juillet 2020, du Château des rêves de La Ferté-Fresnel (Orne). Au programme de cet été : une plongée dans l’univers d’Alice au pays des merveilles avec expositions, animations, spectacle, en intérieur et en extérieur. Il y aura des diners gastronomiques et des nocturnes. Site du château ici.

REVUE – Le numéro 11 de juillet-septembre 2020 de la revue Les arts dessinées alterne, comme pour chacune des parutions du périodique, articles très illustrés et actualités. Ce trimestre, plusieurs propositions ciblent la littérature jeunesse. Outre deux pages recensant une petite vingtaine de nouveautés, signalons les interviews de Nathalie Fortier par Frédéric Bosser, de Pierre Cornuel par Janine Kotwica, de Soledad Bravi par Isabelle Delorme, de Fred Bernard par Cathia Engelbach. L’incontournable article à propos d’Albert Uderzo est signé Alain Duchêne. Janine Kotwica rend aussi hommage à Massin dans un article très documenté. Les treize dessins confinés de Martin Jarrie regardent plutôt du côté des adultes. Ce numéro : 14,95 euros. Sommaire détaillé et conditions d’abonnement ici.

POÉSIE – Pour fêter les quarante ans de l’éditeur, la Bibliothèque municipale de Lyon (Rhône) et Cheyne éditeur invitent à découvrir, du mercredi 15 juillet au samedi 30 janvier 2020, à la bibliothèque de la Part-Dieu, 30 boulevard Marius Vivier Merle, l’exposition Sous les mains de qui aurait l’audace : Cheyne, éditeur en poésie et typographe depuis 40 ans. « Acteur majeur de la création et de la diffusion de poésie contemporaine, Cheyne éditeur incarne un modèle d’indépendance et participe de la diversité littéraire au pays de l’exception culturelle. La Bibliothèque municipale de Lyon, par sa mission de soutien à la création littéraire, ne pouvait manquer l’opportunité de distinguer ce parcours singulier dans le cadre d’une exposition qui retrace les quarante ans de la maison, ponctuée de plusieurs temps forts parmi lesquels des rencontres, des lectures et des spectacles. Une expérience immersive pour saisir au plus près la fascinante mécanique du métier d’éditeur, du choix du manuscrit à la rencontre des lecteurs, en passant par la fabrication du livre. » Au catalogue de Cheyne éditeur, de nombreux recueils de poèmes pour la jeunesse. Informations complémentaires ici.

REVUE – Titré Spirou et les trente glorieuses (1945-1975), le numéro 3 de Historia BD (juin 2020) revient sur le travail de Franquin en mettant en perspective l’œuvre du scénariste (et dessinateur) belge avec les évènements de l’époque et l’air du temps. Une vingtaine d’articles courts très illustrés. Le magazine se termine par une rubrique rendant compte de bandes dessinées à caractère historique parues récemment. Autres numéros : Astérix et la véritable histoire de la guerre des Gaules (octobre 2019) et Lucky Luke, le Far West du crime et de la justice (janvier 2020).

REVUE – Le numéro 174 (juin 2020) de Lecture jeune est consacré au travail. « Quand les jeunes pensent à leur travail futur, quels sont leurs rêves, leurs ambitions ?  Aspirent-ils aux mêmes professions que les générations précédentes ? Sont-ils davantage indépendants, en quête de sens et de bien-être que leurs parents qui, eux, cherchaient la sécurité avant tout ? Et dans les livres pour adolescents, quelles représentations du monde du travail retrouve-t-on ? Quelles questions et réflexions sur ses valeurs soulèvent-ils ? » Sommaire complet ici. Prix de ce numéro : 14,00 euros. Abonnement annuel pour quatre numéros : 48,00 euros.

PRIX – Le roman Pierrot et Miette, héros des tranchées de Sophie de Mullenheim (Fleurus, 2018), a reçu, au titre de 2020,  le Prix Renaudot des benjamins organisé par la Communauté des communes du Pays loudunais en partenariat avec la Ville de Loudun et l’association des Amis de Théophraste Renaudot. Les CM1 et CM2 qui ont voté « ont été sensibles aux liens qui unissent un garçon et sa chienne, réquisitionnée pour être chien-messager sur le front de la Grande Guerre. » La proclamation du prix a eu lieu vendredi 26 juin au musée Renaudot, en présence des élus et organisateurs, avec une retransmission en direct sur les réseaux sociaux.

REVUE – La revue dBD qui rend compte de « l’actualité de toute la bande dessinée » regarde parfois du côté de la jeunesse et de la presse jeunesse. Dans le numéro 144 (juillet 2020) qui vient de paraitre, aux côtés des affriolantes pin-up de Romain Hugault, un article signé Alain Duchène à propos de Floyd Gottdredson, collaborateur de Walt Disney et dessinateur du personnage de Mickey dès 1930, un interview de Zep par Frédéric Bosser où le dessinateur parle confinement et déconfinement, un autre où Pascal Pierrick, (heureux) rédacteur en chef de Picsou Magazine pendant trente années, répond aux questions de Christian Marmonnier. Ce numéro : 8,90 euros. Sommaire complet et abonnement ici.

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (12) – Après Alice, le Marsupilami et Petzi (ourson d’origine danoise), le Château de Saint-Maurice, route de Chablais à Saint-Maurice (Suisse), « un lieu d’histoire(s) et d’exposition(s) dédié aux histoires en dessin », propose une prestigieuse exposition consacrée à Pinocchio : deux cents documents, des objets, des installations, des projections, des illusions d’optiques, des créations poétiques et, cerise sur le gâteau, vingt-cinq interprétations du pantin imaginées par des illustratrices, illustrateurs et bédéistes suisses (Anna Sommer, Thomas Ott, Zep, Frederik Peeters, Haydé, Emmanuelle Houdart, Catherine Louis, etc). « L’exposition dans son entier [permet] une relecture de l’histoire de Pinocchio, bien au-delà de la représentation qu’en avait fait Disney. De quoi s’émerveiller et replonger un peu dans notre enfance. » Site du château ici.

PRIX – Le Prix Rennes Ille-et-Vilaine 2020 a été attribué à Snap Killer de Sylvie Allouche (Syros, 2019). « L’autrice nous livre un thriller sur la violence impitoyable des adolescents et la solitude des victimes de harcèlement. Comme dans le premier tome [des enquêtes de la commissaire Clara Di Lazio], l’écriture agrippe dès les premières pages. […] Vous ne lâcherez pas ce livre avant d’avoir trouvé le coupable. » (librairie Au Moulin des Lettres).

ÉPIDÉMIE (193) – Parmi les séquences du rendez-vous La Comédie continue ! que propose quotidiennement la Comédie Française tant que l’établissement ne pourra pas à nouveau jouer dans ses salles, l’une, Les acteurs parlent aux enfants, s’adresse aux plus jeunes. Pour entendre, en général fort bien dits, une centaine de contes (à ce jour) de nombreux auteurs dont Grimm, Perrault, Andersen, Pierre Gripari, Marcel Aymé et même Marie Colmont, c’est ici, dans le SoundCloud de l’établissement. Au même endroit, les enregistrements de deux autres séquences titrées Les comédiens repassent le bac français, en direction des lycéens, et J’peux pas, j’ai français, en direction des collégiens. Il s’agit désormais d’enregistrements audio.

REVUE – Le numéro 11 des Cahiers de la BD (qui devait sortir en mars) parait en ce mois de juin 2020. Au sommaire : un dossier thématique consacré à la BD d’humour (grâce notamment à Bernard Joubert qui a retrouvé quelques trésors cachés issus, pour la plupart, de la presse jeunesse), une interview exclusive de Joe Sacco, les petits secrets de l’atelier de Peyo et quelques autres petites et grandes choses, pas trop jeunesse. 180 pages, 40 pages, 12,90 euros.

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (11) – Partir en livre, manifestation organisée par le Centre national du livre (CNL) à la demande du ministère de la Culture, s’adapte au contexte actuel. Pas d’évènement physique, mais des propositions numériques quotidiennes, nombreuses et diversifiées sur Facebook, Twitter, Instagram et YouTube, entre le mercredi 8 et le dimanche 19 juillet, dates initiales de l’évènement. Franck Riester commente : « Je suis heureux que cette grande fête du livre pour la jeunesse, qui chaque année connaît un réel succès, se renouvelle cet été grâce au numérique et dans le contexte que nous connaissons, pour transmettre toujours davantage le plaisir de lire. » Des précisions ici.

RENCONTRE – Le jeudi 2 juillet 2020, à 18 heures, la librairie Tartinerie de Sarrant (Gers) reçoit Frédéric Lisak, fondateur de la maison d’édition Plume de carotte dont les livres pour petits et grands sont mis à l’honneur en juillet et en août. « Parce que la nature est un immense terrain de jeu où les possibilités de découverte, d’usage et d’émerveillement sont infinies, Plume de carotte cherche depuis 2001, au travers de ses publications, à ouvrir les regards à ses richesses et à transmettre la passion de ses fondateurs pour la botanique et la relation étroite entre les plantes et les hommes ». Site de l’éditeur ici.

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (10) – Au Musée Regards de Provence, avenue Vaudoyer à Marseille (Bouches du Rhône), du mercredi 1ier juillet au dimanche 29 novembre 2020, mise en place d’une exposition Blachon, en liberté ! « pour donner de la légèreté et de la poésie à l’atmosphère ambiante et aborder des sujets de notre vie quotidienne sous un angle divertissant et décalé. » Plus de soixante-dix dessins illustrant les thématiques chères à l’illustrateur humaniste, poète, rêveur et voyageur. « Ses personnages ont des corps grassouillets, des formes boudinées, des volumes rondouillards. La morphologie du blachomme est enveloppée, car circonscrite par un trait précis, prise dans un contour. Blachon excelle dans la multitude, dans l’analyse des postures et expressions de foules incroyables, une profusion rabelaisienne pointilleuse. Son côté obsessionnel et son souci du détail aboutissent à des fresques où rien n’est laissé au hasard. » L’illustration de l’album Le chat et le diable (que James Joyce écrivit en 1965), parue en 1990 chez Gallimard jeunesse, c’est Roger Blachon.

BINGO –  A l’occasion de l’anniversaire de la naissance d’Antoine de Saint-Exupéry, la radio périphérique RTL informe ses auditeurs : « Le Petit Prince s’est vendu à des centaines de millions d’exemplaires. C’est encore aujourd’hui le deuxième livre le plus vendu au monde après la Bible (probablement 400 millions d’exemplaires). En France, on en est à 14 millions depuis 1946. Difficile de compter car il y a des pays où le livre est tombé dans le domaine public, mais pas encore sur les deux plus gros marchés : les États-Unis jusqu’en 2034 et en 2033 pour la France. Les chiffres de l’édition sont secrets, mais pas ceux des produits dérivés qui sont gérés, eux, par les héritiers de St-Ex. Des produits dérivés qui ont rapporté plus de 150 millions d’euros de chiffre d’affaires, un parc d’attraction en Alsace, un film d’animation sorti en 2015 qui a signé le record absolu pour un film d’animation français à l’international avec près de 20 millions d’entrées, sept opéras et des comédies musicales. »

PRIX – Le Prix des Lecteurs du Mans et de la Sarthe, organisé par le département de la Sarthe, la Ville du Mans et l’association La 25e Heure du Livre dans le  but de développer la pratique de la lecture chez les jeunes de 13 à 16 ans, vient d’annoncer, via une vidéo, le livre lauréat de l’édition 2020. Il s’agit de roman Cœur battant d’Axl Cendres (Sarbacane, 2018). Jo Witek, lauréate en 2019, a adressé un émouvant hommage à   l’autrice décédée brutalement en octobre dernier à l’âge de 38 ans. Le Prix T’aimes Lire créé, il y a cinq ans, par la librairie spécialisé jeunesse M’Lire de Laval (Mayenne), vient d’être attribué au même ouvrage.

DISPARITION – Milton Glaser, graphiste, typographe et designer américain, est décédé le vendredi 26 juin 2020 à l’âge de 91 ans. Il restera dans l’histoire de la communication visuelle comme celui qui, dans les années 1960 et 1970, élargira les possibles, accueillant et détournant à la fois la culture pop de son temps. Ses affiches, ses couvertures de livres, ses maquettes de magazines et de journaux, ses pochettes de disques, ses logos (pour une marque de bière comme pour la ville de New York) ont marqué leur époque et sont restés dans les mémoires. Ne citons ici que le poster promotionnel qui accompagna la compilation Bob Dylan’s Greatest Hits (1967) où une chevelure ébouriffée aux couleurs psychédéliques flamboie au-dessus de la silhouette noire du chanteur. De nombreux fans accrochèrent dans leur chambre cette représentation iconique. Les réalisations du Push Pin Studio (que Milton Glaser créa, en 1954, avec Seymour Chwast, Reynold Ruffins et Edward Sorel) inspirèrent l’éditeur Harlin Quist dont les choix graphiques empruntèrent largement à l’esthétique de ces temps de contre-culture. De nombreux albums pour enfants doivent, indirectement, beaucoup à Milton Glaser. L’image ci-dessous, signée Nicole Claveloux, illustre l’album Alala, conte de Guy Monréal qu’Harlin Quist publie en 1970.

REVUE – Le dossier du numéro 224 de juin 2020 de NVL (Nous voulons lire) que publie le CRALEJ est titré Philosopher avec les enfants. Des articles signés Bernadette Poulou, Florence Louis (La philosophie pour tous, retour d’expérience), Claudine Charamnac Stupar, Laurence Breton (La philosophie et les philosophes dans l’édition jeunesse), Janie Coitit Godfrey et quelques autres. « La philosophie, on a grand tort de la peindre inaccessible aux enfants. Puisque la philosophie est celle qui instruit à vivre et que l’enfance y a sa leçon comme les autres âges, pourquoi ne la lui communique-t-on pas ? La philosophie a des discours pour la naissance des hommes comme pour la décrépitude. » (Montaigne). 14,00 euros. Informations complémentaires ici.

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (9) – Pour la dix-septième fois, Rue du Monde organise, en partenariat avec le Secours populaire français, L’été des bouquins solidaires, opération qui permet d’offrir un livre à des milliers d’enfants qui ne partent pas en vacances. « Il s’agit d’un geste particulièrement important, cette année, avec 500 000 décrocheurs scolaires, la mise en veille des bibliothèques pendant de longs mois, et la perte du fil, parfois ténu, qui relie les enfants au livre, notamment dans les quartiers populaires. » (Alain Serres, fondateur de Rue du Monde). Jusqu’au 15 août 2020, chaque nouveau titre de la nouvelle collection « Totemkili » acheté en librairie permettra à l’éditeur d’offrir un ouvrage à un enfant privé de vacances. En raison de la situation sanitaire, le Secours populaire français, contraint de renoncer à sa traditionnelle et festive Journée des oubliés des vacances, organisera, à travers tout le pays, des centaines de Journées bonheur avec visites culturelles, spectacles, grands jeux, rencontres avec des sportifs, etc.

FRAIS DE PORT – La délicate question des (prohébitifs) frais de port pour l’envoi postal de livres devrait être prochainemnt examinée par les ministères compétents. Une vieille demande des éditeurs, notamment indépendants, va-t-elle aboutir favorablement ? Affaire à suivre.

PRIX – L’International Crystal Kite Award, seul prix littérature jeunesse décerné par des auteurs et des illustrateurs, est organisé, depuis 2011, par l’américaine Society of children’s book writers and illustrators (SCBWI). Le choix est fait parmi les livres publiés en Europe, en Afrique et en Amérique du Sud au cours des douze derniers mois. En 2020, c’est l’ouvrage Swisstory : the Untold Bloody and Absolutely Real History of Switzerland écrit par l’auteure américano-suisse Laurie Theurer et illustré par Michael Meister (Bergli Books, 2019) qui est récompensé. Site de l’association ici.

LE MONDE D’APRÈS – Les Écrivains associés du théâtre (EAT) nous écrivent : « Nous avons, [le jeudi 18 juin 2020], co-signé avec plusieurs associations nationales de création jeune public et d’éducation artistique et politique des courriers à l’intention des ministres de la Culture, de l’Éducation Nationale et de l’enseignement supérieur.  Forts du travail partenarial de nos associations réunies, nous demandons donc aux trois ministères concernés, au-delà des dispositifs mis en place pour le mois de juin et l’été, qu’ils s’engagent ensemble et avec nous dans un travail de concertation pour que la rentrée prochaine reste celle de tous les possibles. » Site des EAT ici.

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (8) – Le Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis a une proposition à nous faire : « Comme nombre de travailleurs et d’écoliers, nous avons regagné nos bureaux et la joie simple de se retrouver. La même qui nous pousse à vous inviter à célébrer ensemble cette fin d’année scolaire, avec une performance littéraire vidéo inédite qui réunira les artistes et les enfants qui ont participé aux projets d’EAC (Éducation artistique et culturelle). Rendez-vous le mardi 30 juin 2020, à 15 heures, pour visionner en direct, sur notre site, cet orchestre unique d’auteurs et autrices, lecteurs et lectrices, qui nous feront prendre la clef des champs ». Point de départ ici.

STATUETTE  – Le Molière jeune public 2020 a été attribué par la profession au spectacle La Petite sirène mis en scène par Géraldine Martineau au Studio-Théâtre de la Comédie Française. « Géraldine Martineau adapte le conte d’Andersen en alexandrins libres et imagine une forêt musicale de coraux. Le parcours d’émancipation de celle dont la danse éblouira les humains et qui sera confrontée à l’éveil du sentiment amoureux, à la peur des adultes et à la violence du monde, est une ode à la différence. Il ouvre un champ de réflexion sur les parts de soi que l’on est capable de transformer pour plaire à autrui. Géraldine Martineau privilégie la poésie à la lecture d’une morale punitive du conte. En devenant fille de l’air, la sirène acquiert, nous dit-elle, une nature pleine d’une bonté naturelle, peut-être plus proche de la sienne, et peut ainsi continuer sa découverte du monde et des éléments. »  Personnage-titre interprété par Adeline d’Hermy. A partir de 7 ans.

CONTROVERSE – Pour ceux qui peinent à suivre. Quatre auteurs queers (Owl Fisher, Fox Fisher, Drew Davies, le quatrième souhaitant rester anonyme) ont coupé les ponts avec l’agence littéraire londonienne The Blair Partnership qui les représentait ainsi que, depuis 2011, J.K. Rowling, cette dernière ayant refusé de publier un communiqué de soutien aux droits des personnes trans. « Cette décision n’a pas été prise à la légère et nous sommes tristes et déçus de devoir en arriver là. La liberté d’expression ne peut être respectée que si les inégalités structurelles empêchant les mêmes chances pour les groupes sous-représentés sont remises en doute et modifiées. »

ÉGALITÉ – La Charte des auteurs et des illustrateurs jeunesse organise, le lundi 5 octobre 2020, à la Bibliothèque publique d’information (BPI), Centre Georges Pompidou, 19 rue Beaubourg à Paris, des États généraux de l’égalité en littérature jeunesse « pour dresser un bilan et trouver des moyens d’agir. » L’association invite « chaque acteur·rice du secteur à la réflexion, mais surtout à l’action. L’idée : réfléchir ensemble et questionner la façon dont chacun et chacune, dans sa pratique professionnelle, envisage les évolutions possibles, sans jamais rien imposer. » Programme détaillé à demander à cette adresse. « La crise sanitaire nous oblige à la prudence et au respect des règles de distanciation. Le nombre de places est donc limité mais pourra être augmenté si les conditions d’accueil évoluent. Il est donc impératif de s’inscrire et de le faire dans un délai raisonnable. La participation à l’évènement est gratuite. » Fiche d’inscription ici.

ANNIVERSAIRE – C’est au couple franco-américain Annette Tison et Talus Taylor que l’on doit la création des Barbapapa. Il se raconte que c’est lors d’une promenade au parisien Jardin du Luxembourg que tout a commencé. Talus, qui ne comprend pas bien le français, entend un enfant réclamer un « Baa baa baa baa » à ses parents. Il demande à sa compagne ce que veut le petit garçon. Elle lui explique qu’il s’agit d’une friandise faite de fils de sucre, le plus souvent rose, enroulés autour d’un bâton de bois. Plus tard, attablés au restaurant Le Zeyer, Annette Tison et Talus Taylor dessinent sur la nappe des personnages en forme de poire. Barbapapa est né. C’était en mai 1970 et Barbapapa, Barbamama, Barbidou, Barbouille, Barbabelle, Barbidur, Barbotine, Barbibule et Barbalala ont cinquante ans. Le premier album, titré sobrement Barbapapa, est paru à l’école des loisirs en 1970. Les droits appartiennent aux Livres du Dragon d’or depuis 2003. Trente traductions, cent dessins animés.

CINÉMA – Le film d’animation  La Petite Taupe aime la nature rassemble trois aventures de Taupek, personnage bien connu de l’illustrateur et réalisateur tchèque Zdeněk Miler. Titres des trois aventures : La Petite Taupe et le chewing-gum, La Petite Taupe et la télévision, La Petite Taupe en ville. Zdeněk Miler « décédé en 2011 raconte dans ces courts métrages les aventures de la petite taupe avec beaucoup de grâce et d’humour sur le thème de l’écologie et du respect de la nature. C’est pédagogique et efficace avec un beau graphisme et une bonne bande-son. Il conviendra à un très jeune public à partir de 2 ans. » Sortie en salles : lundi 22 juin 2020. Bande annonce ici.

ÉPIDÉMIE (192) – Le Bureau des lecteurs, cycle de lectures qui défend la qualité du théâtre contemporain pour la jeunesse, est une nouvelle séquence du rendez-vous La Comédie continue ! que propose la Comédie Française tant que l’établissement ne pourra pas jouer à nouveau dans ses salles. Le samedi 27 juin 2020 : Noircisse de Claudine Galea, lecture dirigée par Sylvia Bergé et Laurent Muhleisen avec Claire de La Rüe du Can, Jean Chevalier, Élissa Alloula et Clément Bresson (à partir de 10 ans) et Pronom d’Evan Placey, lecture dirigée par Pierre Louis-Calixte avec Thierry Hancisse, Françoise Gillard, Claire de La Rüe du Can, Julien Frison, Yoann Gasiorowski, Élissa Alloula et Claïna Clavaron (à partir de 13 ans). Le dimanche 28 juin : Chiot de garde de Peer Wittenbols, lecture dirigée par Nicolas Lormeau avec Florence Viala, Nicolas Lormeau, Anna Cervinka, Pauline Clément et Julien Frison (à partir de 8 ans) et Ce que vit le rhinocéros lorsqu’il regarda de l’autre côté de la clôture de Jens Raschke, lecture dirigée par Aurélien Hamard-Padis avec Nicolas Lormeau, Sébastien Pouderoux, Birane Ba et Élissa Alloula (à partir de 9 ans). C’est à 16 heures 30 et c’est pour petits et grands.

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (7) – Le Victoria and Albert Museum à Cromwell Road, Knightsbridge, à Londres, propose, à partir du samedi 27 juin 2020, Alice : Curiouser and Curiouser, exposition consacrée à l’univers d’Alice au pays des merveilles. Ambitionnant d’offrir une approche approfondie de l’œuvre de Lewis Carroll, l’exposition propose de découvrir l’ensemble des créations artistiques qu’a pu inspirer son univers fantastique au fil des siècles. Des beaux arts au cinéma, en passant par la mode ou la photographie, elle réunie plus de 300 pièces et documents qui rendent compte de l’impact qu’a eu Alice au pays des merveilles dans l’art et sur notre imaginaire. « Découvrir pourquoi [Alice au pays des merveilles] est une source d’inspiration infinie pour certains des esprits les plus créatifs du monde a été une aventure extraordinaire. Nous sommes impatients d’accueillir des visiteurs de tous âges dans le pays des merveilles magique et hallucinant d’Alice, pour imaginer leur propre monde de l’autre côté du miroir. » (Kate Bailey, conservatrice en chef du théâtre et du spectacle vivant au Victoria and Albert Museum).

REVUE – Le numéro 16 de la revue en ligne Strenæ vient de paraitre. Le dossier thématique (dirigé par Sibylle Lesourd assistée d’Hélène Weis) est titré Expériences théâtrales et idéologies : les conditions d’émergence du théâtre pour la jeunesse en Europe. A noter, parmi neuf articles traitant de sujets jusqu’ici peu documentés, celui de Laurianne Perzo intitulé Retour sur un ancien dogme : former le spectateur de demain. A signaler, parmi les articles complémentaires, celui de Alice Laforêt consacré à la production culturelle pour la jeunesse au prisme du dépôt légal. Numéro à lire ici.

EXPOSITION – Le Wolf, 18/20 rue de la Violette à Bruxelles (Belgique) propose, depuis le  samedi 20 juin et jusqu’au dimanche 13 septembre 2020, une exposition du Service général des lettres et du livre de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Un thé avec Gaya, consacrée à Gaya Wisniewski, lauréate 2019 du Prix de la première œuvre en littérature de jeunesse, et à son album Mon bison et Chnourka (MeMo, 2018). A partir de 3 ans. Informations complémentaires au 02 512 12 30.

PRIX – Le palmarès du trente-et-unième Prix des Incorruptibles a été dévoilé. Plus de 120 000 jeunes lecteurs et jeunes lectrices ont choisi leurs huit livres préférés : Maternelle : Papa coin coin ! de Rosalinde Bonnet (Circonflexe, 2018) ; CP : Où tu vas comme ça ? de Gilles Bizouerne et Bérengère Delaporte (Didier Jeunesse, 2018) ; CE1 : ll n’y a pas de dragon dans cette histoire, de Lou Carter et Deborah Allwright (Circonflexe, 2017) ; CE2/CM1 : L’incroyable histoire du mouton qui sauva une école de Thomas Gerbeaux et Pauline Kerleroux (La Joie de lire, 2018) ; CM2/6e : Jefferson de Jean-Claude Mourlevat (Gallimard Jeunesse, 2018) ; 5e/4e : Le mot d’Abel de Véronique Petit (Rageot, 2018) : 3e/Lycée : Deux secondes en moins de Marie Colot et Nancy Guilbert (Magnard jeunesse, 2018) et Le dossier Handle de David Moitet (Didier Jeunesse, 2018).

CONTROVERSE – Le moins que l’on puisse dire, c’est que les propos équivoques voire discriminatoires de J.K. Rowling sur la transidentité font polémique. Après les condamnations publiques de Daniel Radcliffe, Emma Watson et Rupert Grint, acteurs des films consacrés à la saga « Harry Potter », des employés des éditions Hachette UK refusent de travailler à la fabrication du nouveau livre de la romancière. Hachette UK réagit : « Nous sommes fiers de publier The Ickabog, le conte de fées pour enfants de J. K. Rowling. La liberté d’expression est la pierre angulaire de l’édition. Nous croyons fondamentalement que toute personne a le droit d’exprimer ses propres croyances et pensées. C’est pour cela que l’on n’effectuera jamais de commentaire sur les opinions personnelles de nos auteurs et nous respectons le droit de nos employés à avoir une opinion différente. Nous ne forcerons jamais nos employés à travailler sur un livre qui les dérange pour des raisons personnelles, mais nous mettons une limite entre ça et refuser de travailler sur un livre parce qu’ils ne sont pas en accord avec les positions de l’auteur en dehors de ses écrits. C’est contraire à notre perception de la liberté d’expression. »

THÉÂTRE – Le Théâtre 14, 20 avenue Marc Sangnier à Paris, établissement municipal, assure (de nouveau et il aura été le premier) sa mission de service public. Il propose, depuis le mardi 2 et jusqu’au dimanche 28 juin 2020, trois fois par jour, pour un maximum de 10 spectateurs par représentation, Elle pas princesse, lui pas héros de Magali Mougel, mis en scène par Johanny Bert. Le théâtre 14 « entend proposer une activité artistique à destination des familles confinées dans des espaces réduits et dans des conditions souvent difficiles, particulièrement dans le sud de Paris et le quartier de la porte de Vanves. Nous souhaitons contribuer à soulager les parents de la charge qu’a été pour eux d’assurer une scolarité à domicile, participer à la reprise d’une activité intellectuelle et artistique chez les enfants et seconder les établissements scolaires. » A partir de 8 ans. Site du théâtre  ici.

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (6) –  À l’occasion des 75 ans de Fifi Brindacier, une comédie musicale, produite par Björn Kristian Ulvaeus, ancien membre du groupe pop tendance  disco ABBA, Pippi at Circus (Fifi Brindacier au cirque), sera présentée en première mondiale le vendredi 26 juin 2020, par le Cirkus Cirkör, au Cirkus, une arène située à Stockholm dans le parc Djurgården. Olle Nyman, directeur général de la Astrid Lindgren Company est enthousiaste : « Imaginez-vous être dans le public et assister à la découverte du cirque par Fifi Brindacier, c’est totalement irrésistible ! Ce sera très amusant, car on sait déjà qu’elle ne peut jamais rester assise à sa place, elle veut toujours jouer. » Le spectacle sera présenté tout l’été. Réservation ici.

BEN VOYONS – La Fondation Antoine de Saint-Exupéry vient, toute seule, de décider que le 29 juin, date anniversaire de la naissance d’Antoine de Saint-Exupéry, serait désormais une journée internationale (sic) dédiée au Petit Prince. En anglais : The Petit Prince Day. Extrait du communiqué de la Fondation : « Dans un contexte mondial où se multiplient les crises et les tensions, les messages [en lien avec le Petit Prince] trouvent actuellement auprès du grand public une résonance toute particulière. Grâce à sa force évocatrice et sa capacité d’inspiration pour construire ensemble un avenir meilleur, l’appropriation de chacun au Petit Prince est riche et multiple. Il ne manquait plus qu’une journée internationale pour la célébrer . » L’organisme invite petits et grands à partager sur les réseaux sociaux leur histoire avec le célèbre petit bonhomme avec des textes, des dessins, des vidéo. Renseignements pris, il semblerait qu’une journée Babar, Harry Potter ou Tchoupi ne soit pas à l’ordre du jour.

CONCOURS – La finale nationale des Petits champions de la lecture, la huitième, se décline sous la forme d’une web-série de vingt-trois épisodes vidéos diffusés depuis le mardi 16 et jusqu’au mercredi 24 juin.2020. Les quatorze lecteurs, finalistes de chaque région de France métropolitaine et d’Outre-Mer, liront devant une caméra un extrait de l’ouvrage qu’ils ont choisi parmi une sélection de romans de littérature jeunesse. « Durant trois minutes, ils nous partageront un moment d’émotion, un passage drôle ou marquant. » Le jury, composé notamment de journalistes, du chroniqueur François Morel et d’une ancienne petite championne, visionnera ces vidéos et évaluera, à l’aide d’une grille d’évaluation, les lectures des champions. Pour suivre, c’est ici et ici.

EN LIGNE  – Le Centre national de la littérature pour la jeunesse (CNLJ) propose une sélection de ressources numériques pour la jeunesse accessibles, certaines gratuitement, sur ordinateur, smartphone et tablette : des applications, des jeux vidéos, des ebooks, des livres audio, etc. « Des ressources pour lire, écouter, jouer, rêver, s’évader, des ressources que nous aimons et avons envie de partager avec vous. » Si plusieurs de ces ressources sont gratuites continuellement, d’autres sont offertes momentanément en lien avec le confinement et l’épidémie actuelle. C’est ici.

REVUE – Le numéro 141 (juin, juillet et août 2020) de LibbyLit que publie la section belge francophone de l’Ibby vient de paraitre. Si la part principale est toujours réservée aux recensions de nouveautés, il est à noter qu’améliorant, trimestre après trimestre, la maquette de la publication et enrichissant son sommaire, le simple bulletin d’il y a quelques années est devenu une vraie revue from belgium. Dans ce numéro, un dossier à propos de Marie Colot, lauréate du Prix Farniente et un chapitre No culture No future qui documente la question. Site de la section ici.

PRIX – Les lauréats de la 16e édition du Prix des lycéens et apprentis de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur ont été dévoilés. Près de 1000 jurés ont élu Éric Plamondon, dans la catégorie roman, pour Taqawan (Quidam, 2018) et, dans la catégorie bande dessinée, Fred Bernard et Benjamin Flao pour Essence (Futuropolis, 2018). « Le Prix littéraire des lycéens et apprentis de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur a été créé en 2005. Il est le précurseur des prix littéraires en France, qui à l’échelle d’une région, s’adresse à un large public de jeunes adultes dans le cadre de leur formation initiale. Il a pour but de sensibiliser les lycéens à la création écrite et graphique contemporaine, d’éveiller leur créativité tout en leur donnant des clés sur les métiers du livre. »

ÉPIDÉMIE (200) – Pendant le confinement, à Montauban (Tarn-et-Garonne), l’association Confluences a impulsé le projet Une histoire au bout du fil qui a permis à vingt-deux familles comprenant quarante enfants entre 4 et 11 ans de bénéficier gratuitement de la lecture d’histoires, par téléphone et en direct, par la comédienne toulousaine professionnelle Nathalie Vidal. Une maman explique : « C’est un moment spécial qui casse la routine et même l’ennui. Grâce à ce rendez-vous, on se retrouve tous en famille, autour du combiné pour écouter une histoire, drôle, touchante, intelligente. Nathalie nous emporte dans son interprétation, tout le monde est captivé. Les enfants ont aussi eu besoin de faire des dessins de cette expérience et nous les envoyons à Nathalie pour la remercier. » Un partenariat avec l’Union départementale des associations familiales (UDAF) et le Centre social de Montauban. Fin de l’opération dans quelques jours.

THÉÂTRE – Le Théâtre de la Tête Noire de Saran (Loiret) a invité un auteur cinéaste à suivre son projet Lire et dire le théâtre en famille(s). « Thierry Thibaudeau, réalisateur, s’est emparé de cette  proposition, afin de créer un objet unique, sensible et singulier. Cette œuvre cinématographique permet la visibilité de ce projet intimiste, de garder une trace de l’éphémère et de créer un lien entre les familles participantes en les inscrivant dans une dynamique commune. » Pour visionner le film, c’est ici.

REVUE – Le numéro 85 (printemps 2020) de Citrouille, revue des Librairies « sorcières » est exceptionnel à plus d’un titre. C’est le premier dont Thierry Lenain, désormais en retraite, n’est pas rédacteur en chef. Trente ans de bon boulot. C’est la premier de Maison Swada qui prend la succession (à la rédaction en chef et à la création graphique) et, dès son premier opus, c’est un coup de maître (ou de maîtresse) : superbe maquette, aérée, graphiquement impeccable, rubricage clair et pertinent. Dans ce numéro : un dossier présentant les lauréats du Prix Sorcières 2020, des compte-rendus de rencontres, des recensions. En fin de numéro, Julia Chausson dévoile huit secrets d’ateliers et la page se donne à lire comme un futur rendez-vous régulier. Gratuit dans les Librairies Sorcieres. Pour d’abonner, s’informer ici.

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ  (5) –  Le Musée Hergé, 26 rue du Labrador à Louvain-la-Neuve (Belgique)  propose, depuis le 1ier juin et jusqu’à la fin de l’été, une exposition temporaire consacrée aux voitures représentées dans les aventures de Tintin. « En voiture avec Tintin permet d’observer à la fois le souci de la précision dans la reproduction de bolides contemporains de l’auteur, ainsi que les petits détails différenciant les voitures des albums de celles de la réalité. », Dominique Maricq, spécialiste de l’œuvre d’Hergé, explique : « La représentation de l’automobile est omniprésente dans l’œuvre d’Hergé. « La voiture peut parfois ne faire qu’une apparition discrète, mais elle participe souvent au dynamisme de l’action et peut parfois devenir presque un personnage en tant que tel lorsqu’elle prend part à une course-poursuite s’étalant sur plusieurs pages.«  Site du musée ici.

PARUTION – Récemment paru Fredric, William et l’Amazone de Jean-Marc Lainé et Thierry Olivier. « Entre les années 1930 et 1950, au cœur d’une Amérique troublée en recherche d’elle-même, deux figures emblématiques de la culture populaire s’opposent : Fredric Wertham et William Moulton Marston. Le premier, officiant comme expert psychiatre auprès de la justice, mène une campagne de dénonciation à l’encontre des comic books pendant que le second, travaillant dans l’industrie du divertissement et auteur de ‘Wonder Woman’, en défend les mérites pédagogiques. Au fil de l’histoire, au travers de ces deux personnages, d’un kiosque et des passants qui l’entourent, se dessine le reflet d’une société américaine. Fredric, William et l’Amazone retrace l’évolution des comic books et décrit le portrait d’une Amérique traumatisée, de la grande dépression à la paranoïa maccartyste de la Guerre froide, en passant par la seconde guerre mondiale. Il parle d’une Amérique frappée par la figure des tueurs en série puis par la grande peur du communisme. » Glénat 2020, 112 pages, 19,95 euros.

CINÉMA – Pour les raisons que nous savons, le Festival international du film d’animation d’Annecy propose un accès inédit à ses contenus. « Passionnés d’animation, amateurs, professionnels ou grand public, bénéficiez de l’offre Festival de l’Annecy 2020 Online, pour profiter de toute la sélection officielle, des works in progress, making of, leçons de cinéma, preview et cartes blanches. Tous les contenus seront disponibles ici, dès le 15 juin 2020, et visibles à tout moment jusqu’au 30 juin, à l’exception de live programmés et disponibles ensuite en replay. » Il faudra toutefois s’inscrire (s’accréditer) pour la somme moyennement modique de 15,00 euros. Une dizaine de courts métrages jeune public en compétition. Occasion unique également de voir, en avant-première française, The Tiger Who Came to Tea d’après Judith Kerr. Site du festival ici.

SOUTIEN – La filière du livre devrait recevoir 82 millions d’euros des ministère de l’Économie et des Finances  et de la Culture. Franck Riester explique : «  Ces nouvelles mesures ont deux objectifs principaux : en premier lieu, soutenir les librairies indépendantes, réseau dense de professionnels, qui sont le poumon économique de la chaine du livre. Ensuite, accompagner les maisons d’édition qui sont les garantes de la vitalité et de la diversité éditoriale française. » Il est précisé, à cette occasion, que la filière a déjà bénéficié d’un apport de 230 millions d’euros. Des précisions ici.

CRILJ – Comme nombre d’autres associations, le Centre de recherche et d’information sur la littérature pour la jeunesse n’a pu, jusqu’à ce jour, tenir son assemblée générale annuelle. Le bureau a pris la décision de la reporter au mois de septembre, à une date qui sera communiquée ultérieurement. Les visiteurs de ce site qui ont omis de régler leur cotisation 2020 (ou qui souhaitent adhérer pour la première fois) peuvent le faire en cliquant ici.

LE MONDE D’APRES – Le Théâtre de la Ville et le magazine Télérama organisent, du lundi 15 au vendredi 19 juin 2020, cinq journées de débats titrées L’urgence des alliances. « La crise du coronavirus nous a mis au pied du mur. Après la sidération et la peur peut surgir la discorde et le ressentiment ou la refondation et l’audace. La mobilisation de toutes nos ressources pour penser ensemble l’après-Covid, armés de propositions concrètes. » La cinquième journée, sous titrée Culture et éducation, réunira, le vendredi, à 14 heures, Laurent Bayle, directeur de la Philharmonie de Paris, fondateur de la Philharmonie des Emmanuel Ethis, président de la Haute autorité de l’éducation artistique, Rachel Khan, comédienne et danseuse, co-directrice de La Place, Sophie Marinopoulos, psychologue et psychanalyste, spécialiste de l’enfance, Gilles Pecout, recteur de l’académie de Paris, Robin Renucci, comédien et metteur en scène, directeur des Tréteaux de France, Thomas Jolly, metteur en scène, directeur du CDN Le Quai à Angers, Hortense Archambault, directrice de la MC93 à Bobigny. Animation : Fabienne Pascaud. En ligne et en direct ici, ici et ici.

PRIX – En raison de la crise sanitaire, la traditionnelle journée de remise du Prix littéraire des lycéens et apprentis de la région Sud n’a pas pu avoir lieu le mercredi 19 mai. Pour la remplacer, l’Agence régionale du Livre Provence Alpes Côte d’azur a développé un musée virtuel ouvert à tous qui offre à voir et à entendre  une restitution de tous les travaux réalisés pendant l’année par les jurés, des performances et clins d’œil de tous les auteurs du Prix 2019-2020, un film Lauréats où seront officiellement proclamés les lauréats des prix du roman, de la bande dessinée et du concours d’écriture. Rendez-vous à partir du 15 juin sur ici même.

TANT PIS – Vous rêvez parfois de posséder (ou d’offrir à un de vos enfants anglophones) un exemplaire de Harry Potter and the philosopher’s stone publiée par Bloomsbury en 1997 ? Deux difficultés : le nombre d’exemplaires, 500 pas plus, et le prix d’achat puisque, au jour d’aujourd’hui, l’estimation est de l’ordre de 60 000,00 euros, en état neuf ou presque neuf. Troisième difficulté : 300 des 500 exemplaires de la première édition ont été achetés par des bibliothèques qui n’ont pas la moindre intention de s’en défaire.

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ  (4) – Bruxelles, ville berceau de l’école de Marcinelle et du Journal de Spirou, est jalonnée de statues de Gaston, de Lucky Luke, de Spirou, du Marsupilami et de quelques autres encore. Placées aux carrefours et lieux importants de la ville, elles sont des repères pour les habitants et des lieux de rendez-vous pour les visiteurs et autres touristes. Elles sont aujourd’hui, pour la plupart, dans un état critique, voire déplorable. Dupuis, éditeur du journal, propose à la ville de leur rendre leurs attraits en remplaçant certaines vieilles statues par de nouvelles installées en de nouveaux endroits : un Spirou tout neuf accueillera les voyageurs à la sortie de la gare, un Lucky Luke juché sur son Jolly Jumper sera installé au Palais des expositions. Un nouveau Marsupilami et un nouveau Gaston ont vu leur arrivée ralentie, pour cause de coronavirus. La nouvelle statue du Marsupilami, techniquement impressionnante, est très attendue.

ÉPIDÉMIE (199) – C’est en Belgique. Carl Norac, écrivain, notamment pour la jeunesse, est, pour deux années, Poète National. Une de ses missions est d’écrire, durant son mandat, douze poèmes liés à l’actualité ou à l’histoire du pays. Pour son deuxième texte, il avait pris à bras le corps le sujet du coronavirus. « Traité avec douceur, caractère et une pointe d’humour, Carl Norac nous offre ainsi quelques mots de poésie qui apaisent les angoisses de ces jours difficiles. » Le texte complet est ici et en voici la fin : « J’ai attrapé la poésie./Avec, sous les doigts, une légère fièvre,/je crève d’envie de vous la refiler,/ comme ça, du bout des lèvres. »

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (3) – À Shanghaï, plus grande ville de Chine, un parc à thème, le Smurfs Indoor Theme Park dédié aux personnages de Peyo, a ouvert ses portes le vendredi 29 mai 2020. Construit en deux parties, une intérieure et une extérieure, c’est le plus grand au monde : 20 000 m², la reproduction du village avec des maisons-champignons de la taille de vraies maisons, des Schtroumpfs à taille humaine, des feuilles géantes, des jeux de lumières, des animations. Le parc a été installé au Sheshan National Tourist Resort, un district de la ville dédié au tourisme et l’un des endroits les plus visités.

LECTURES – Simone, la voix de la SNCF, ne signale pas seulement les retards et suppressions de trains. Elle lit aussi pour les enfants et pour les grands. Pour les plus jeunes, des nouvelles de la série « Le Petit Nicolas » (ton très enjoué), des contes de Charles Perrault et de Christian Andersen. C’est ici.

ÉPIDÉMIE (198) – Information un peu ancienne, mais rigolote quand même. Les ventes de l’album de Tony Ross I Don’t Want to Wash My Hands ! ont, dans les pays anglophones, augmentées de 2000 %. Paul Black, d’Andersen Press, explique : « Les ventes que nous avons effectuées de février à mars 2020 répondent à une demande sans précédent. Nous avons dû faire une réimpression immédiate et précipitée de l’ouvrage. […] De toutes les directives que nous avons, se laver les mains est la chose la plus importante que nous puissions faire pour empêcher la propagation du virus. Les enfants se laveront peut-être les mains avec plus de facilité et d’enthousiasme si l’action est incarnée par un personnage qu’ils connaissent et apprécient. » Le personnage en question est Little Princess (Petite Princesse) et l’album est publié en français chez Gallimard sous le titre Lave-toi les mains !

REVUE – Le dossier du numéro 312 de La Revue des livres pour enfants est titré L’Afrique, un continent et ses livres. « Ne portons-nous pas tous un peu d’Afrique en nous, plusieurs Afrique même, tant le continent est vaste et son histoire, longue. Au XXIe siècle, notre mémoire reste hantée par la colonisation. Celle-ci a laissé en héritage les grands problèmes africains d’aujourd’hui que ne combattent ni la plupart des chefs d’État ni les puissantes organisations internationales L’Afrique, pourtant, est riche d’une multitude de cultures. Et elle est forte de ses hommes, de ses femmes, de ses enfants : de leurs volonté et vitalité, de leurs initiatives et élans. Nous avons aimé montrer ce dynamisme qu’illustrent aussi le livre et la presse jeunesse africaines. » Articles très informatifs sur un sujet que peu d’entres nous maitrisons. A noter aussi la judicieuse recension par Marie Lallouet du livre de Maria Candea et Laélia Véron Le Français est à nous ! Petit manuel d’émancipation linguistique (La Découverte, 2019). Pas moins de dix hommages dans ce numéro pour des acteurs du livre pour la jeunesse disparus récemment : Hubert Mangarelli, Massin, Claire Brétécher, André Chéret, Zaïma Hammache, François Dermaut, Denise Millet, Uderzo, Tomie de Paola, Bernard Epin. Ce numéro : 12,50 euros. On peut s’abonner pour 64,00 euros et recevoir les six numéros annuels. C’est ici.

PRIX – Marie Colot et Nancy Guilbert sont lauréates du Prix Farniente au titre de 2020, avec Deux secondes en moins (Magnard jeunesse, 2018). Le Prix Farniente, créé en 2000 par la Ligue des familles, est attribué par un jury d’adolescents de 12 à 16 ans. Site du prix ici.

LIBRAIRIE – La Fête de la librairie qui devait se tenir en avril, à l’occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, aura bien lieu cette année le samedi 13 juin 2020. Cette manifestation qui réunit 480 libraires indépendants devrait être « urgemment développée vers les jeunes publics. » Marie-Rose Guarniéri, fondatrice de La Librairie des Abbesses à Pris donne son sentiments : « Malgré cette épreuve indescriptible et inédite et la fermeture des librairies pendant deux mois, l’Association Verbes a pensé qu’il était très important que les 480 libraires français, belges, luxembourgeois et suisses francophones qui font cette journée restent bien unis et profitent de ce rassemblement pour faire un état des lieux de la situation des libraires et librairies après ces quatre semaines de réouverture. »

GROS SOUS – La Charte des auteurs et des illustrateurs pour la jeunesse, déconfinée, fait connaitre ses recommandations tarifaires 2021 pour les rencontres et pour les signatures. C’est ici. On peut s’étonner que l’organisme fasse apparaitre un montant pour les signatures (187,99 € net pour une journée et 113,42 € net pour une demi-journée), alors que l’usage est que chaque organisateur négocie directement avec les auteurs et les illustrateurs invités et que les rémunérations des dédicaces sont arrêtées, au cas par cas, en fonction des temps de présence et des rencontres préalables. « Il n’y a pas de règles fixes car les évènements sont trop différents. » précise la Fédération des salons et fêtes du livre de jeunesse.

ÉPIDÉMIE (197) – L’association Fébus, organisatrice du Festival de Gavarnie (Hautes-Pyrénées), annonce l’annulation de l’édition 2020 qui devait se dérouler du vendredi 24 juillet au mercredi 5 août. Alain Perpétue, président, explique : « Le déplacement et l’installation d’un public pouvant atteindre 2 000 personnes par soir ne nous paraît pas envisageable avec les possibilités humaines, matérielles et organisationnelles qui sont les nôtres. Leur sécurité sanitaire ne pourrait pas être assurée. » Il faudra patienter jusqu’à l’été 2021 pour découvrir, au cœur du Cirque de Gavarnie, Alice au pays des merveilles écrit, mis en scène et scénographiée par Céline Texier Chollet.

PRIX- Le Grand Prix de l’Imaginaire est le prix français le plus ancien encore en activité, depuis 1974, et le plus prestigieux consacré aux littératures de l’Imaginaire. Le jury, composé d’amateurs et de professionnels de différents horizons, distingue chaque année les romans et nouvelles francophones et étrangers les plus marquants à la fois pour leurs qualités littéraires, leurs ambitions et leurs originalités. Il récompense également essais, traducteurs, illustrateurs et littérature jeunesse. Dix lauréats en 2020, dont côté jeunesse : roman jeunesse francophone : L’Arrache-mots de Judith Bouilloc (Hachette jeunesse, 2019)  ; roman jeunesse étranger : La Faucheuse, tomes 1 à 3, de Neal Shusterman (Robert Laffont, 2017, 2018 et 2019). Prix spécial pour l’exposition Tolkien, Voyage en Terre du Milieu de la Bibliothèque nationale de France.

OPPORTUNITÉ – Une librairie tchèque éphémère ouvre ses portes, du jeudi 4 juin 2020 jusqu’à la mi-juillet, au Centre tchèque, 18 rue Bonaparte à Paris. Une centaine de références dont des livres pour la  jeunesse, des livres illustrés, des bandes dessinées. « Pour la première fois dans l’histoire, toute la littérature tchèque disponible en français sera accessible dans une librairie à Paris. » Jiří Hnilica, directeur du Centre tchèque de Paris)

EXPOSITION – La British Library, 96 Euston Road à Londres, a accueilli, de début octobre 2019 à fin février 2020, une exposition Harry Potter : une histoire de magie. Ce fut la foule. Cette exposition est désormais disponible en ligne, gratuitement, en six langues, Des documents à foison, des objets magiques, des illustrations inédites, des activités, des conférences. L’entrée est ici.

MONDE D’APRÈS – Le Parti Socialiste publie sur son site un texte signé par Olivier Bianchi, secrétaire national chargé de la culture, et par Juliette Mant et Clément Sapin, délégués nationaux chargés de la culture, appelant à « Rebâtir une politique publique du livre » qui demande, en particulier,  qu’en cette période l’aide des pouvoirs publics se fasse sous forme de subventions exceptionnelles et pas seulement sous forme de prêts. Parmi les autres points évoqués : l’instauration d’un tarif postal national préférentiel pour les envois de livres. Texte complet ici.

REVUE – En couverture du numéro 12 (année 2020) de la revue Bananas chère à Évariste Blanchet, une image de pantin signé Luciano Bottero pour saluer l’édition aux éditions Courette du Pinocchio adapté et dessiné par le maître italien, connu chez nous, au moins par les plus anciens, pour son Pépito. Le riche sommaire de la parution évite, par ailleurs, toute allusion à la bande dessinée pour la jeunesse. Bananas 2020, 112 pages, 12,00 euros.

PRIX – Les Prix Sorcières 2020 attribués par les Librairies Sorcières et par l’Association des bibliothécaires français ont été annoncés : catégorie Carrément beau mini : Les choses qui s’en vont de Beatrice Alemagna (éditions hélium, 2019) ; catégorie Carrément beau maxi : Cap ! de Loren Capelli (éditions courtes et longues, 2019) ; catégorie Carrément passionnant mini : L’arrêt du cœur ou comment Simon découvrit l’amour dans une cuisine de Agnès Debacker et Anaïs Brunet (éditions MeMo, 2019) ; catégorie Carrément passionnant maxi : L’estrange malaventure de Mirella de Flore Vesco (école des loisirs, 2019) ; catégorie Carrément Sorcières fiction : Le dernier roi des loups, l’histoire vraie de Lobo le loup et Seton le chasseur de William Grill, (Sarbacane, 2019) ; catégorie Carrément Sorcières fiction : Dans tous les sens de Philippe Nessmann, Régis Lejonc et Célestin (Seuil Jeunesse, 2019).

EXPOSITION – Initialement programmée du lundi 24 février au samedi 30 mai, l’exposition Petite voleuse de mémoires consacrée à l’artiste suisse Béatrice Poncelet que propose la médiathèque Françoise Sagan, 8 rue Léon Schwartzenberg à Paris, est prolongée jusqu’au dimanche 13 septembre 2020. « Cette présentation permet de découvrir le processus de création d’une artiste dont la démarche occupe une place singulière dans l’histoire du livre pour la jeunesse, à travers la présentation de maquettes de ses livres, dont deux inédits et un en cours de création, et de dessins originaux. C’est encore une fois l’occasion de documenter le travail de ‘coulisses de la création’, en exposant la genèse des albums, du travail enchevêtré du texte et de l’image à la création d’une maquette échelle 1 sous forme de gigantesque leporello de plusieurs mètres de long, à la reprise, page par page, des illustrations originales utilisées par l’éditeur pour fabriquer l’album qui sera commercialisé. » Visites guidées en petits groupes chaque samedi. S’inscrire ici.

PERRAULT – « En 1861, paraît chez l’éditeur Hetzel une édition hors du commun des Contes de Perrault, illustrée par Gustave Doré. Comment a émergé ce projet d’illustration des contes ? Qu’est ce qui explique le succès de l’ouvrage ? Ghislaine Chagrot, spécialiste des contes au Centre national de la littérature pour la jeunesse (Département Littérature et art), vous emmène à la découverte de l’imaginaire de Gustave Doré, à travers une illustration de la Belle au Bois dormant, celle du prince découvrant la princesse encore endormie. » C’est sur le Facebook de la Bibliothèque nationale de France (BnF), exactement ici.

PARUTION – Paru il y a quelque temps L’effet livre : métamorphose de la bande dessinée de Sylvain Lesage, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Lille. Présentation de l’éditeur : ‘Longtemps perçue avec méfiance, la bande dessinée est aujourd’hui sortie des enfers culturels et a acquis droit de cité de l’école à l’université, des librairies aux bibliothèques, du Louvre au Grand Palais.  Cette place, la bande dessinée l’a acquise en France notamment en prenant le virage du livre dès les années 1960. En quoi le basculement de la presse vers le livre a affecté en profondeur les manières de créer, de transmettre et de lire la bande dessinée ? Comment l’album a participé à l’émergence d’une nouvelle culture graphique ?  Lorsque la bande dessinée adopte l’album comme support, on voit émerger de nouvelles formes narratives. De la série de bande dessinée au roman graphique cet ouvrage analyse l’avènement d’un standard éditorial, l’album cartonné en couleurs, et la façon dont ce format bouleverse les métiers de la narration en images.  La conquête de l’espace du livre et de la librairie a offert à la bande dessinée une légitimité ; elle a aussi contribué à la doter d’une mémoire, forgeant un canon des littératures graphiques. » Presses universitaires François Rabelais 2019, 432 pages, 32,00 euros.

PRIX – Les lauréats du Prix littéraire des lycéens, apprentis et stagiaires de la formation professionnelle 2019-2020 de la Région Île-de-France sont les suivants : Paris : Jean-Claude Grumberg pour La plus précieuse des marchandises (Le Seuil, 2016) ; Seine-et-Marne : Pascal Bresson et Hervé Duphot pour Simone Veil  l’immortelle, (Marabout, 2018) ; Yvelines : Yamina Benahmed Daho pour De mémoire (L’arbalète/Gallimard, 2019) ; Essonne : Michèle Gazier pour Le Nom du père, (Le Chemin de fer, 2018) ; Hauts-de-Seine : Joseph Ponthus pour À la ligne : feuillets d’usine (La Table Ronde, 2016) ; Seine-Saint-Denis : Gilles Marchand pour Des mirages plein les poches (Aux Forges de Vulcain, 2018) ; Val-de-Marne : Estelle-Sarah Bulle pour Là où les chiens aboient par la queue (Liana Levi, 2018) ; Val-d’Oise : Jophie Divry pour Trois fois la fin du monde (Noir sur Blanc. 2018) et Pierre-Henry Gomont pour Malaterre (Dargaud, 2018).

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (2) – L’Association pour le développement du théâtre amateur en Périgord noir (Adéta) organisera, du lundi 20 au lundi 27 juillet 2020, à la Maison des arts de la scène, 89 avenue de Selves à Sarlat (Dordogne), la troisième édition de son chantier théâtre jeunesse. La comédienne Isabelle Gazonnois encadrera le stage, limité à six participants âgés de 13 à 18 ans. Il ne sera pas possible cette année d’assister à une représentation en vrai et les stagiaires travailleront sur des captations vidéo et des extraits du Barbier de Séville de Beaumarchais. Tarif : 80 euros. Renseignements complémentaires et inscriptions auprès d’Antoine Heijboer, à cette adresse ou par téléphone au 06 77 92 75 77. Il faut faire vite.

PRIX – 750 élèves de l’enseignement secondaire romand ont décerné le Prix BD Zoom 2020 (qui vise à mettre en valeur la vitalité et la richesse de la bande dessinée romande tout en stimulant le goût pour la lecture) à Tom Tirabosco pour son ouvrage Femme sauvage (Futuropolis, 2019). Compte tenu des directives sanitaires liées du moment et de la fermeture des classes, le vote final a dû été réalisé à distance. Les auteurs finalistes (Pierre Schilling, Frederik Peeters et Tom Tirabosco) se sont prêtés à l’exercice des nouvelles technologies en élaborant des capsules vidéo s’adressant aux élèves dans le but de réactiver leur intérêt, de relancer une dynamique créative et de les aider à déterminer leur vote. Plus d’informations sur le Prix BD Zoom ici.

THÉÂTRE – Au programme du dimanche 7 juin 2020 du rendez-vous La Comédie continue ! que la Comédie Française propose quotidiennement depuis le 30 mars (et, depuis quelques jours, selon un planning allégé), La Pluie d’été de Marguerite Duras mis en scène en 2011 par Emmanuel Daumas avec Claude Mathieu, Éric Génovèse, Christian Gonon, Marie-Sophie Ferdane, Jérémy Lopez et Adeline d’Hermy. Ce n’est certes pas un spectacle destiné prioritairement au jeune public, mais voir en famille, capté au Théâtre du Vieux-Colombier, cet élargissement romanesque de l’album Ah ! Ernesto de Marguerite Duras (paru initialement, en 1971, chez Harlin Quist/François Ruy-Vidal, avec des illustrations de Bernard Bonhomme) est une opportunité à ne pas négliger. « Je ne retournerai plus à l’école, déclare Ernesto à sa mère, parce que, à l’école, on m’apprend des choses que je ne sais pas. » Attention : c’est à 14 heures. Le programme complet de la semaine du lundi 1ier au dimanche 7 juin est ici.

SORCELLERIE – France Culture diffuse les samedi 6 et dimanche 7 juin 2020, de 14 heures à 18 heures, une lecture de Harry Potter à l’école des sorciers de J. K. Rowling (Gallimard jeunesse, 1998) par l’acteur et écrivain Bernard Giraudeau. Cette rediffusion est une manière pour la radio de marquer « son soutien au monde de l’édition », en maintenant « la littérature de jeunesse au centre de ses priorités. » (communiqué France Culture)

CORPORATISME – La Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse et l’Alliance des agents littéraires français apportent leur soutien à Joan Sfar. Voici le communiqué de l’AALF : « L’Alliance des agents littéraires français (AALF) apporte tout son soutien à l’auteur Joann Sfar pour que la Société des gens de lettres (SGDL) renonce à la plainte qu’elle entend porter contre lui. Par cette menace de plainte à l’encontre d’un président d’honneur d’une association d’auteurs, la dite Société des gens de lettres esquive le débat ouvert par Joann Sfar sur la question délicate de la représentation des auteurs en France et de la distribution rapide des fonds d’urgence du Centre national du livre (CNL) et des sociétés de gestion collective dédié aux auteurs. Les agents littéraires sont les témoins directs des carences de la représentation collective des auteurs et s’associent à tous ceux qui souhaitent en débattre. »

PRIX – Seuls huit établissements ont participé cette année au concours des collèges de la ville de Bondues (Nord). Six prix ont été attribués, mais pas remis au salon du livre, annulé. Quatorze détenus de la maison d’arrêt de Sequedin ont joint leurs textes à ceux des collégiens de la métropole. Consigne d’écriture  : « Un événement réel ou imaginaire s’est produit dans votre ville. Vous êtes chargé(e) d’en rédiger l’article dans le journal régional. »

ÉPIDÉMIE (196) – Le Eric Carle museum of picture book art d’Amherst (Etats-Unis) présente Art in place : social distancing in the studio, exposition que l’établissement met en ligne pendant la fermeture temporaire du musée. Commissaires : Mo Willems, auteur et illustrateur, et Ellen Keiter, conservatrice en chef. Des images récentes de vingt-et-un illustrateurs et illustratrices d’albums dont Beatrice Alemagna. Il a aussi des photographies d’ateliers et du texte. L’exposition est ici. Mo Willems est optimiste : « La science va nous sortir de là et l’art va nous sortir de là. » Le site du musée est à cette adresse.

DISPARITION – Franck Prévot, écrivain, est décédé le mercredi 27 mai 2020. Il avait 52 ans. Il aimait à dire qu’il avait commencé ses études d’écriture dès le cours préparatoire  grâce à des enseignants férus de littérature pour la jeunesse qui lui apprirent à lire avec Petit-Bleu et Petit-Jaune. Il sentira toutefois le besoin de passer un baccalauréat scientifique. Ce sera ensuite une école supérieure de commerce et un IUFM, avec, entre les deux, des voyages (dont un, de 18 mois, en Indonésie, dans un village où il créera, avec les habitants, une association de défense de l’environnement). Ne pas omettre une peu probante expérience comme employé dans une banque. Franck Prévot sera professeur d’école, à Valence, pendant une dizaine d’années avant de faire du travail d’écrivain son activité principale. Premiers livres : Tout allait bien (Le buveur d’encre, 2003) et Un amour de verre, illustré par Stéphane Girel (Le Rouergue, 2003). Il a publié depuis une trentaine d’ouvrages aux éditions Le Baron Perché, Grandir, Thierry Magnier, Nathan, Rue du monde, L’édune, HongFei Cultures, La maison est en carton. A signaler : Lumières : l’Encyclopédie revisitée (1713-2013) avec des illustrations de Julia Wauters, Charles Dutertre, Albertine, Rascal, Vincent Pianina, Jean-François Martin, Clotilde Perrin, Régis Lejonc, Tom Schamp, Janik Coat et Martin Jarrie (L’édune, 2013), publié pour le tricentenaire de la naissance de Denis Diderot et qui fera l’objet d’une exposition. Franck Prévot aimait rencontrer ses jeunes lecteurs pour des ateliers d’écriture et des lectures dessinées. Dernier ouvrage : La vraie vérité sur le secret de la maitresse illustré par Amandine Laprun (Nathan, 2019). Quand on l’interrogeait sur lui-même – ce que le CRILJ avait eu l’occasion de faire à Beaugency, lors d’un salon du lvre – il expliquait volontiers qu’il aime les enfants, les gens et son jardin, son chat gris et son poisson rouge qui est bleu, courir le monde en bateau, à pied ou en poésie, s’inventer dix d’histoires par jour, parler des livres avec ceux qui les font et avec ceux qui les lisent, jouer avec les mots même quand c’est difficile. « Franck écrivait des histoires et de la poésie. Ses textes lus par mille gens, ceux-là voulurent le rencontrer. Il aima ces gens et ces rencontres. Elles lui donnèrent mille occasions d’inviter qui le voulait à écrire sa poésie. Et chacun devenait poète en sa présence. Mais aujourd’hui est vide. Jusque-là, Franck faisait vivre ses textes auprès des lecteurs petits, grands ou vieux et autres émerveillés. Désormais, c’est à ses textes de faire vivre sa voix. Franck a choisi sa manière de donner. Avec la même liberté, nous recevons, reconnaissants. » (Loïc Jacob et Chun-Liang Yeh, HongFei Cultures)

C’EST FAIT – Plusieurs expositions fermées pour cause de confinement ont réouvertes leurs portes, avec des conditions d’accès et de parcours modifiées : Time is Tomi au Musée du Temps de Besançon (Doubs),  Sempé en liberté, itinéraire d’un dessinateur d’humour à l’Atelier Grognard de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), d’autres aussi, certainement; qui n’ont pas communiqué à ce propos. Nicolas Surlapierre, directeur du Musée du Temps donne son sentiment : « On avait tellement envie d’ouvrir qu’on était prêts à beaucoup de sacrifices. J’ai la conviction qu’il fallait qu’on réouvre. Quand on a distingué services essentiels et non essentiels, et que j’ai compris que la culture n’allait pas faire partie des services essentiels, j’ai accusé le coup. » Le Musée Hergé de Louvain-la-Neuve (Belgique) est ouvert.

ÉPIDÉMIE (195) – Quelques semaines après les librairies, ce sont les bibliothèques qui nous font savoir qu’elles sont à nouveau ouvertes ou qu’elles le seront très bientôt. « C’est parti. Dans le respect des consignes sanitaires, les équipes des bibliothèques et médiathèques proposent à nouveau un service de prêts de documents. À partir de cette semaine, plusieurs BiblioDrives vont ouvrir leurs portes dans les grands équipements qui ne peuvent accueillir du public. Les bibliothèques rouvriront progressivement dès le 2 juin, sauf empêchement technique de dernière minute. » (les équipes des Bibliothèques de Toulouse).

THEATRE – Un message de Scènes d’enfance-ASSITEJ France : « Pour célébrer les auteurs jeunesse et adolescents de l’association, nous avons décidé de mettre en avant, chaque jour, un fragment vidéo/audio d’un de leur texte ou une adresse aux enfants. Du jeudi 28 mai au vendredi  5 juin 2020, nous vous enverrons tous les jours, à 18 heures, un lien pour découvrir la ou les vidéo(s) du jour. » Voici le lien envoyé le 28 mai.

CORPORATISME – Guillaume Nail annonce qu’il démissionne de la présidence de la Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse. « Pendant l’exercice de mon mandat de président, la Charte a tenu le cap : éviter les attaques personnelles, se garder d’entrer dans les intrigues ou tentatives de manipulations, ne pas répondre aux luttes intestines qui ne visent qu’à défendre des intérêts de chapelle ou d’égo. Seulement des débats sur le fond, avec des choix décisifs et forts, mais toujours clairs et argumentés, en toute transparence et avec bienveillance, tant que possible. Et une ligne unique : la défense absolue des intérêts des auteurs et des autrices et du collectif. C’est ce qui m’a toujours animé depuis que j’ai intégré la Charte : ne jamais faire primer les intérêts personnels, un quelconque besoin d’exister ou une soif de pouvoir. Refuser de céder aux phénomènes de cour (parfois même, de cour de récréation), voire aux combats de coqs, qui parasitent les échanges sur le fond et ne répondent pas à mes aspirations. […] Je ne me reconnais plus dans les modalités de fonctionnement de l’écosystème dans lequel l’association que je préside évolue. […] Merci à toutes celles et ceux que j’ai pu croiser au fil de ces années – trop courtes. Au plaisir de vous retrouver, mais cette fois en tant qu’auteur, et militant individuel convaincu de la nécessité d’une défense absolue, intègre et efficace des auteurs et des autrices. »

EAU DANS LE GAZ – Joann Sfar, dessinateur de bandes dessinées adultes et jeunesse, président d’honneur de la Ligue des auteurs professionnels, a, dans l’émission du samedi 23 mai 2020 de On n’arrête pas l’éco, sur France Inter, poussé un franc coup de gueule contre la Société des gens de lettres, qui, dit-il, ne « redistribuent rien du tout » des aides devant revenir aux écrivains. A retrouver ici. La SGDL porte plainte auprès du procureur de la République, dénonçant « avec fermeté des méthodes qui desservent les auteurs et les actions menées par des associations sérieuses œuvrant de longue date pour les défendre et leur porter assistance. » Joann Sfar persiste et qualifie le procès qui lui est intenté de honte. Il exhorte les auteurs : « Ne fermons pas notre grande bouche. »

ENSSIB – Attention, c’est quasi fini : « Les Presses de l’Enssib se sont associées à l’initiative d’ouverture élargie des publications sur OpenEdition Books durant la période de confinement en proposant une consultation en ligne de l’ensemble du catalogue jusqu’au 31 mai 2020. » Dernières parutions : Décoder les fausses nouvelles et construire son information avec la bibliothèque coordonné par Salomé Kintz et Éducation critique aux médias et à l’information en contexte numérique coordonné par Sophie Jehel et Alexandra Saemmer. Collection Papiers. Catalogue complet des publications ici.

AU REVOIR – Thierry Lenain, écrivain pour la jeunesse, cofondateur et ancien rédacteur en chef de la revue Citrouille, annonce qu’il n’écrira plus. Il s’explique, dans le quotidien  La libre Belgique, auprès de Laurence Bertels : « Je n’ai pas de fibre particulière par rapport au statut d’écrivain et de la littérature, que je respecte, bien sûr, mais je suis plutôt dans l’accompagnement parental. L’objectif de mon activité d’adulte est d’accompagner les enfants. Je suis grand-père, depuis cinq ans, et j’ai commencé à écrire, en tant que grand-père, pour ma petite-fille, Sofia. Ce travail-là ne devrait avoir qu’un temps, car être grand-père, cela n’a qu »un temps; Tout prend donc fin de manière cohérente, pour me permettre d’avoir quelque chose de plus concentré sur l’endroit où j’habite, de travailler localement, de ne plus appartenir au milieu du livre. […] Le confinement a précipité cette réflexion. Dans mon dernier livre, La dernière année, le Père Noël, qui a offert tant de cadeaux aux enfants, décide qu’il en a assez, et veut travailler dans un orphelinat. A un moment, il faut passer à autre chose. »

PRIX – Le Syndicat professionnel de la critique théâtre, musique et danse décernera prochainement ses prix au titre de 2020. Guère de spectacles destinés au jeune public dans la (longue) liste qui circule ici et là. Notons, dans la catégorie « Prix Georges-Lerminier (meilleur spectacle théâtral créé en province) », L’amour vainqueur d’après Grimm, mis en scène par Olivier Py, et, dans la catégorie « Meilleure création d’une pièce en langue française », L’enfant océan d’après Jean-Claude Mourlevat, mis en scène par Frédéric Sonntag.

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (1) – Comme plusieurs autres parcs d’attraction, le Parc Spirou de Monteux, dans le Vaucluse, département en zone verte, vient d’annoncer qu’il rouvrait ses portes le samedi 20 juin 2020. Daniel Bulliard, directeur du parc, précise : « Nous avons besoin de trois bonnes semaines pour tout mettre en place. Que ce soit les protocoles de visites, le recrutement de nos saisonniers et leurs formations aux gestes sanitaires. » Un protocole complet sera peaufiné et soumis à la préfecture du Vaucluse dans les prochains jours. Le Parc Astérix, en région parisienne, est actuellement en zone rouge et le président Macron s’est inquièté personnellement du Puy de Fou sis à Epresses, en Vendée (également département zone verte), ce qui, à tout le moins, aura tenu lieu de publicité gratuite.

ÉPIDÉMIE (194) – Dans une pétition qui vient d’être rendue publique, la filière du livre interpelle le président de la République, réclamant à l’Etat « une politique résolue de soutien à l’offre, subventions, prêts, exonération de charges sociales et de taxes […] et une amplification ponctuelle de la demande, avec des commandes massives par les bibliothèques et des opérations d’envergure liées au Pass-Culture et au Chèque Lire. » Toute la chaine (auteurs, traducteurs, illustrateurs, éditeurs, imprimeurs diffuseurs, distributeurs,, libraires) a été frappée et la perte liée à la situation actuelle est chiffré par l’inter-profession à hauteur 500 millions d’euros. « L’État se doit d’empêcher l’effondrement de cette filière vitale pour toute notre société [qui] tient sa force des talents et des structures les plus divers. […] Vous avez eu raison d’inviter les Français à lire pendant cette période de confinement. Aidez-nous maintenant à ce qu’ils puissent continuer à le faire à l’avenir, au nom des mêmes valeurs de qualité et de diversité, en maintenant en vie un secteur fragile, aujourd’hui en grand péril. »

CRILJ – Une page consacrée à Janine Despinette, critique de littérature pour la jeunesse née en 1926, longtemps administratrice du CRILJ, vient d’âtre mise en ligne sur l’encyclopédie libre et collaborative Wikipédia. Nous avons avec plaisir apporté notre aide à la rédactrice de l’article en lui communiquant nombre d’informations dont elle ne disposait pas. La photographie a été offerte par Nicolas Bianco-Levrin, illustrateur et cinéaste. Le lien est ici.

ÉPIDÉMIE (193) – Pendant le confinement, Régis Lejonc a tenu son journal. Titre exact :  Journal graphique d’un illustrateur confiné. Faisant confiance à l’auto-édition, il le met à la disposition de tous via la plate-forme de financement participatif Ulule. Si ce futur collector vous intéresse, c’est ici. Souscription à partir de 12,00 euros. Date limite : mercredi 10 juin 2020.

HERGÉ – Une pétition est ouverte demandant que soit repris le projet Hergé, le feuilleton intégral initié par Casterman et Moulinsart en 2015. Devant rassembler l’ensemble des œuvres d’Hergé telles qu’elles furent publiées dans Le Petit Vingtième, Cœurs Vaillants, Le Soir et le journal Tintin, ainsi que les créations graphiques qui s’y rattachent, des couvertures aux bandeaux-titres et tout autre matériel graphique, l’ensemble devant être enrichi d’un important appareil critique signé Jean-Marie Embs, Philippe Mellot et Benoît Peeters, spécialiste du bédéaste belge. Initialement prévu en douze volumes à paraître entre 2015 et 2021 à raison de deux publications par an, le projet est au point mort depuis 2018 et seuls cinq volumes sont disponibles. « Les éditions Casterman et Moulinsart se doivent de tenir leurs engagements et de respecter leurs lecteurs. Nous leur demandons dès lors de se remettre au travail et d’achever Le Feuilleton intégral. » La pétition est en ligne ici et il est possible d’ajouter son nom jusqu’au dimanche 7 juin 2020.

LIVRES SONORES – « Depuis un an, les éditions Le port a jauni publient des livres sonores bilingues en français et en arabe, en libre accès sur notre site afin que chacun et chacune puisse les écouter, ici, là-bas, à la bibliothèque, chez soi, de l’autre côté de la mer. Pour les découvrir, cliquez sur livres sonores, choisissez votre titre, puis écoutez le son (en-dessous des images qui défilent). Vous pouvez les faire connaître et les partager librement. S’ils sont en libre accès, nos livres sonores ne sont pas gratuits à réaliser. Vous pouvez nous aider et soutenir notre travail éditorial en rejoignant à cet appel à financement participatif. Merci aux premiers contributeurs. » Le site de l’éditeur est ici.

VENT MAUVAIS –  Mis à mal, il y a quelques semaines, par la faillite de son distributeur français Presstalis, nouvelle difficulté pour le journal Spirou. Son imprimeur courtraisien, Hoorens Printing, entreprise familiale qui imprimait le journal depuis vingt ans, est en cessation de paiement, mettant soixante-dix salariés en chômage. Une vingtaine d’entreprises graphiques belges, dont Hoorens Printing, avaient récemment publié dans la presse une lettre ouverte exhortant à commander des imprimés belges afin de protéger l’économie locale. Les équipes de Spirou trouveront-elles un autre imprimeur pour que l’hebdomadaire soit au rendez-vous mercredi prochain ?

A HAUTE VOIX – La Journée suisse de la lecture à voix haute, projet de l’Institut suisse Jeunesse et Médias (ISJM), aura lieu le mercredi 27 mai 2020. Pour aider à la patience, l’organisateur a mis régulièrement en ligne des vidéos d’autrices et auteurs de Suisse romande lisant des extraits de leurs livres pour enfants et adolescents. C’est ici.

ADOLESCENTS – « Numook est un dispositif innovant, à la carte, qui permet aux adolescents de renouer avec la lecture en créant collectivement un livre numérique qui allie texte, son et image. Fondé sur la coopération, Numook développe la cohésion d’un groupe, apprend à s’écouter et à débattre. Il met le numérique au service de la lecture, de l’écriture et de la création (technique, artistique, littéraire) et vise à donner aux jeunes confiance en eux, en les rendant acteurs. Pour en savoir plus, c’est ici. Le projet démarrera à la rentrée de septembre et durera toute l’année scolaire. Les pré-inscriptions pour 2020-2021 se feront jusqu’au 30 juin 2020. La fiche est  ici. (l’équipe de Lecture jeunesse).

REVUE – Le numéro 163 de Hop ! (fanzine trimestriel mitonné par Louis Cance depuis 1972) nous est livré en ce mois de mai 2020. Il est, comme à l’ordinaire, bouuré d’informations documentant mituculeusement le domaine de la bande dessiné d’hier et d’aujourd’hui. L’invité du numéro est l’illustrateur et scénariste Marc Westerlain, pour un dossier de quinze pages signé Jean-Jacques Lalanne. Ce numéro : 8,00 euros. Réclamer le bon de commande et la liste des numéros parus à cette adresse.

ÉPIDÉMIE (192) – Une initiative dessinée parmi d’autres. L’illustratrice Aurélie Chien Chow Chine, a conçu, pour affichage, une planche de dessins mettant en scène sa fameuse licorne qui, of course, respecte comme il convient les consignes sanitaires. C’est ici.

DISPARITION –  René Moreu, illustrateur et peintre, est décédé le samedi 16 mai 2020. Il avait 99 ans. Né à Nice, fils d’un décorateur étalagiste, René Moreu travaille dans l’imprimerie dès sa quinzième année, avant de s’engager dans la résistance. A la libération, il apporte une aide technique à la publication du mensuel militant pour la jeunesse Le Jeune patriote, rejoint l’équipe du quotidien La Marseillaise et participe à la création des éditions Vaillant, aux côtés de Madeleine Bellet (qu’il épousera) et du scénariste Roger Lecureux. Il est rédacteur en chef du l’hebdomadaire Vaillant entre 1945 et 1949. Bien que malvoyant à la suite d’une maladie rétinienne contractée en 1943 (et dont il guérit partiellement en 1953), René Moreu dessine beaucoup, dans un style clair et coloré, immédiatement lisible. Il crée deux mensuels destinés aux très jeunes lecteurs, Riquiqui les belles images (1950) et Roudoudou les belles images (1951) et il collabore à Pipolin les gaies images, entre 1957 et 1963. Il est maquettiste pour Miroir du cyclisme durant l’année 1961 et pour L’almanach de L’Humanité entre 1967 et 1986. Il illustre de nombreux ouvrages pour la jeunesse, aux éditions La Farandole où il met des images sur des textes de Luda (Contes du Grand Nord, 1954 ; Les maitres de la forêt, 1958), de Jean Ollivier (Quand la neige tombe, 1959, réédition chez Circonflexe en 2005 ; Aventures des quatre mers, 1964), de Pierre Gamarra (Chansons de ma façon, 1962 ; La Mandarine et le mandarin, 1970), ainsi que pour les éditions Nathan et Flammarion. En 1971, René Moreau s’était assis dans les coins-lecture des classes de Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire) aux côtés d’enseignants de la ville et de Jean Ollivier. Les deux hommes sortirent tellement enthousiasmés de ces rencontres qu’ils décidèrent d’écrire ensemble un livre pour les enfants de la commune. C’est ainsi que naîtra  Qui donc est Boomj ? (La Farandole, 1974). Il signera, en 1983, à La Farandole, Arnal, une vie de Pif,  biographie de José Cabrero Arnal, républicain espagnol et déporté, créateur du personnage de Pif le chien. A compter des années 1960, René Moreu se (re)met à la peinture, entamant là une sorte de deuxième carrière. Il s’inscrit dans la lignée de l’art brut, rejoignant la revue L’Œuf sauvage et le mouvement artistique L’œil singulier. Nombreuses expositions personnelles et collectives. Deux ouvrages documentant le travail de peintre de René Moreu : Je sais un artichaut encore plus beau qu’un porte-bouteilles (éditions des Vanneaux, 2008) et, à paraitre en juin 2020 chez Actes sud, L’Œil nu : que la nature soit peinture, ouvrage collectif (très) illustré. Le président de la République Emmanuel Macron a salué, par voie de communiqué, « l’engagement de l’homme et le talent de l’artiste », adressant « ses condoléances émues à sa famille, à ses proches et à tous ceux dont l’enfance a été égayée par ses illustrations ».

PARUTION – Vient de paraitre Monstres fabuleux : Dracula, Alice, Superman et autres amis littéraires d’Alberto Manguel. Traduction : Christine Le Bœuf. Présentation de l’éditeur : « Du Petit Chaperon rouge à Dracula, en passant par Alice, Faust, Don Juan, Robinson Crusoé, Superman, Sindbad le marin, ou encore Frankenstein, l’un des plus éminents bibliophiles nous invite à retrouver les personnages légendaires de la littérature mondiale. En véritables compagnons, ils émergent des pages pour nous guider sur le chemin de la vie et nous livrer leurs enseignements sur l’amour, l’amitié, le deuil, l’existence. Composé de trente-huit courts portraits illustrés par l’auteur, ce livre talisman nous emmène à la découverte de l’essence de personnages inoubliables, des grandes questions qu’ils incarnent, et fait entrer leurs parcours en résonance avec les enjeux du monde actuel. » Actes Sud 2020, 279 pages, 22,50 euros.

ÉPIDÉMIE (191) – Professeure titulaire à la faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal, Françoise Armand invite, sur la plateforme en ligne Elodil, enfants et parents à lire et à écouter en une vingtaine de langues des albums de littérature pour la jeunesse publiés par les éditions La courte échelle et Les 400 coups. C’est expliqué ici, gratuit jusqu’au 30 juin 2020, mais accessible uniquement au Québec.

ÉPIDÉMIE (190) – Interrogé par la députée Modem de la Mayenne Géraldine Bannier, lors d’une séance de l’Assemblée nationale du mardi 19 mai 2020, Franck Riester, ministre de la Culture, annonce une enveloppe de 100 millions d’euros destinée à venir en aide aux éditeurs. Juste avant que l’industrie du livre rende publique une pétition demandant à l’État une aide… de 500 millions. On attend les réactions de la profession.

ÉPIDÉMIE (189) – Ada Uderzo, épouse d’Albert Uderzo, et sa fille Sylvie se joignent à l’hommage national aux personnels soignants des hôpitaux français. Elles offrent cinq planches originales à l’occasion d’une vente aux enchères caritative organisée par Artcurial à Paris le mardi 26 mai 2020 : trois planches d’Astérix (estimation : entre  80 000,00 et 120 000,00 euros chacune), une planche de Tanguy et Laverdure (estimation : entre 60 000,00 et 100 000,00 euros) et une planche d’Oumpah-Pah (estimation : entre 40 000,00 et 60 000,00 euros). Les fonds collectés seront reversés à la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France. « [La galerie] Artcurial est heureuse de promouvoir cette vente évènement qui témoigne de la générosité d’Albert Uderzo, l’un des plus grands dessinateurs de l’histoire de la bande dessinée du monde. » (Eric Leroy, expert BD chez Artcurial)

REVUE – Vient de paraitre, sous la direction de  Philippe Blondeau et Noëlle Benhamou,  le numéro 47 (avril 2000) des Cahiers Robinson titré Roald Dahl, la fabrique d’un imaginaire. « Ce numéro porte sur un des auteurs pour la jeunesse les plus lus aussi bien à l’école que dans le domaine privé. Le succès des livres de Roald Dahl tient en grande partie à l’efficacité d’un imaginaire à la fois singulier et riche de résonances universelles, qui mêle habilement les registres, oscillant toujours entre l’humour et la cruauté, entre le réel et le surnaturel, entre la morale et la dérision. C’est le travail de cet imaginaire, si reconnaissable et si séduisant par ses ambiguïtés, que l’on se propose ici d’interroger. Il s’agit d’en explorer les origines, l’élaboration et le fonctionnement, selon des perspectives historiques, génériques et thématiques. On s’intéresse également à ses transpositions au cinéma par de grands réalisateurs. En s’appuyant à la fois sur les œuvres pour adultes et sur les œuvres pour la jeunesse on explore les diverses formes d’intertextualité, les stratégies développées en fonction des publics et des médias, ainsi que la question des genres et des registres. Enfin, on met l’accent sur des données biographiques qui trouvent des échos insistants tout au long de cette riche production. » Des contributions signées Isabelle Rachel Casta (Jungle de fer et toits dans la nuit : Dahl, l’amer chocolatier), Noëlle Benhamou, Virginie Douglas (Roald Dahl et le nonsense), Marie-Claude Hubert, Christine Prévost, Yannick Bellenger-Morvan, Justine Breton, Yvon Houssais, Philippe Blondeau (Roald Dahl à l’école), Béatrice Finet (La revanche des enfants). Artois Presses Université, 188 pages, 16,00 euros. Bon de commande à télécharger ici.

PRIX – Les Écrivains associés du théâtre (EAT) annoncent les textes sélectionnés en 2020 par leur Comité de lecture Jeunesse présidé par Philippe Gauthier. Pièces lauréates : Pingouin (discours amoureux), de Sarah Carré, et Le pays des glaces, d’Ariane Louis. Textes ayant également retenu l’attention du comité : Sous la lune à la fraise, de Veronica Boutinova, Les mauvaises graines, d’Isabelle Charaudeau, Quand t’as un mental de castor, tu construis quand même des barrages, de Céline Chollet, et Sans ma fille, de Joseph Danan. Page dédiée ici.

MAGAZINE – En deuxième cahier de son numéro double 485-486 de mai-juin 2020, Lire propose un Spécial Astérix de cinquante pages que les mordus ne manqueront pas de lire en détails, même s’ils savent déjà l’essentiel. Test : qui se souvient que, dans Astérix et la Transitalique, de Jean-Yves Ferry et Didier Conrad, paru en 2017 aux éditions Albert-René, l’un des champions de courses de char romain s’appelle Corinavirus ? En kiosque, 8,90 euros.

GALERIE – La Galerie Jeanne Robillard, 106 rue de la Folie Méricourt à Paris, nous informe : « Un dessin minutieux aux feutres. Fanny Ducassé nous régale une nouvelle fois avec les originaux de Une nuit à pas de velours, l’un de ses derniers albums publié aux éditions du Seuil Jeunesse (2019). De l’aventure nocturne, du rêve, du ciel étoilé, de l’amitié, encore de belles propositions de cette talentueuse illustratrice, à découvrir sur notre site et sur rendez-vous dans nos locaux. » Les illustrations sont ici.

PARUTION – Vient de paraitre La chanson dans la littérature d’enfance et de jeunesse, ouvrage proposant treize études réunies par Florence Gaotti et Éléonore Hamaide-Jager. « De bouche à oreille, de recueils en roman, sur la scène ou sur la toile, la chanson pour enfants, circule, se fixe dans des livres pour la jeunesse, surgit dans les œuvres dramaturgiques adressées au jeune public, se transforme au fil des époques, des pays, des médias. À partir de corpus très variés – du XVIIIe au XXIe siècle, en France mais aussi dans des espaces culturels aussi divers que le Japon, la République Tchèque ou les États-Unis, dans les recueils, les albums, les romans, les textes de théâtre ou sur scène –, les études rassemblées dans cet ouvrage mettent en évidence la diversité des modalités de circulations et d’inscriptions des chansons au sein de la littérature pour enfants et adolescents. Des chansons dont les mouvements et les métamorphoses interrogent le lien entre l’oralité qui en fait leur essence, les supports écrits qui les modèlent ou les fixent, les images qui les reconfigurent, les voix qui les(ré)inventent, les corps qui les incarnent. Ces études montrent tout particulièrement comment les chansons peuvent renouveler la littérature adressée à la jeunesse et contribuer à tracer le territoire en mouvement de la culture de l’enfance. » Artois Presses Université 2020, 242 pages, 19,00 euros.

PRIX – Le Prix littéraire des collégiens 2020 attribué par les élèves des collèges de Rimouski (Québec) a été attribué à Shuni de Naomi Fontaine (Mémoire d’encrier, 2019). « Elle avait l’écoute facile. Le jugement absent. J’avais la parole continue. Nos rêves de gamines en commun. Elle n’avait jamais peur dans la forêt, même en plein nuit. J’avais la certitude qu’elle me protégerait des ours parce qu’elle était la fille du pasteur et que ses prières seraient exaucées, contrairement aux miennes, moi, fille de personne. Lorsqu’elle est partie, on s’est promis de s’envoyer des lettres. Mais on ne s’est jamais écrit. On avait peu à se dire, tout compte fait. »

ÉPIDÉMIE (188) – Le samedi 28 mars 2020, Artcurial, maison de ventes aux enchères, devait mettre à l’honneur André Franquin, Hergé, Uderzo, Moebius, Enki Bilal, Frank Pé et Gotlib. La vente qui a été reportée devrait se tenir le samedi 23 mai 2020 si les conditions sanitaires le permettent. Parmi les œuvres phares : La Pirogue, dessin réalisé à l’encre de Chine par Franquin pour la couverture du recueil Spirou n°49 publié le 1er avril 1954 (estimation : entre 350 000,00 et 450 000,00 euros) et un dessin du Sceptre d’Ottokar réalisé pour la couverture du Petit Vingtième, publié le 1er décembre 1938. (estimation : entre 250 000,00 et 350 000,00 euros).

ÉPIDÉMIE (186) – La Bibliothèque nationale de France (BnF), travaille, en lien avec le ministère de la Culture, à un plan de reprise progressive de ses activités. La première étape, en cours, permettra de préparer les bâtiments en vue de l’accueil des personnes, puis de reprendre le dépôt légal. La réouverture des salles de lecture aux lecteurs sera progressive et concernera en priorité l’accès aux collections patrimoniales. Le calendrier précis et les modalités de réouverture seront communiqués mi-juin. La programmation culturelle (expositions, conférences, spectacles, visites) reprendra en septembre. Dans l’attente, usons et abusons des services à distance et de la riche offre numérique de l’établissement. Point de départ ici.

ÉPIDÉMIE (185) – Quoiqu’annulée, l’édition 2020 du festival du livre pour la jeunesse Les éclats de lire du Vigan (Gard), se tient, du jeudi 14 au dimanche 17 mai, « dans votre salon, en chaussons et slips décontractés. » L’équipe organisatrice propose, entre autres choses, « de découvrir en ligne les portraits de dix auteurs invités : Alfred, Ronan Badel, Ramona Badescu, Anouck Bois Robert, Anne Brouillard, Anne Cortey, Laëtitia Devernay, Olivier Ka, Sylvain Levey et Louis Rigaud. »  La programmation et autres informations sont disponibles sur le site officiel et la page Facebook du festival.

COLLOQUE – L’appel à communication pour le colloque Habiter dans la littérature pour la jeunesse organisé les vendredi 5 et samedi 6 février 2021 par le Centre de recherche et d’information sur la littérature pour la jeunesse (CRILJ) est prolongé jusqu’au samedi 30 mai 2020. Les propositions sont à envoyer à cette adresse. L’appel est ici.

ÉPIDÉMIE (184) – Le comité exécutif de l’IBBY (International board on books for young people) reporte son 37e congrès programmé initialement à Moscou, du samedi 5 au lundi 7 septembre 2020. Nouvelle date : septembre 2021.

ÉPIDÉMIE (183) – Nous recevons de nombreux messages de librairies, jeunesse ou pas, qui souhaitent faire savoir qu’ouvertes depuis le lundi 11 mai 2020, elles sont respectueuses des consignes sanitaires obligatoires ou de simple bons sens : port du masque pour le personnel et pour les clients, lavage des mains avant d’entrer dans la librairie, gel hydro-alcoolique mis à disposition, limitation du nombre de personnes dans le magasin, attente à l’extérieur acceptée avec distance d’au moins un mètre entre chaque personne, etc. « Un vrai bonheur et plaisir de pouvoir à nouveau vous accueillir chez nous, de vous voir, d’échanger et de rire avec vous, de vous conseiller. » (Libr’enfant, Tours).

PRIX – Créé par la librairie L’ange bleu de Vendôme (Loir-et-Cher), le prix Chimère que décernent collégiens et lycéens distingue chaque année depuis neuf ans, deux romans liés à la littérature de l’imaginaire (fantasie, fantastique, horreur, science-fiction) pouvant être lue par des jeunes lecteurs de 11 à 18 ans. Les lauréats 2020 sont, dans la catégorie des 11-14 ans, Signe particulier: transparente de Nathalie Stragier (Syros, 2018) et, dans la catégorie des 15-18 ans, Iskari (T.1) Asha, tueuse de dragons de Kristen Ciccarelli (Gallimard jeunesse, 2017). Dossier de présentation du prix ici.

C’EST TA VIE – Un courrier de Thierry Lenain : « Bonjour. Je me permets de vous signaler que, dans le cadre de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, j’offre jusqu’au lundi 18 mai 2020 le téléchargement gratuit du PDF d’un extrait de C’est ta vie, l’encyclopédie qui parle d’amitié, d’amour et de sexe aux enfants (la moitié de l’ouvrage, les pages concernant les sentiments et les relations). Le PDF est téléchargeable ici. Bien à vous. »

ÉPIDÉMIE (182) – L’artiste suisse Jean-Baptiste Bouleau dit Jybe propose aux petits comme aux grands un jeu qui consiste à deviner qui sont les personnages qui se cachent derrière des briques. Le concept graphique utilisé par Jype est tiré d’une ancienne publicité Lego. L’idée est de représenter de manière minimaliste des personnages de bande dessinée et de pop-culture avec un empilement (plutôt joli) de briques de couleurs. Pour découvrir quel personnage est représenté, il suffit de cliquer sur l’empilement pour recevoir des indices, puis la réponse. Moyennement facile. C’est ici.

ÉPIDÉMIE (181) –  J.K. Rowling, auteure de la saga « Harry Potter », a fait don d’un million de livres (112700,00 euros) à deux associations caritatives pour les victimes les plus touchées par la pandémie de coronavirus. L’argent ira aux associations Crisis qui aide les sans-abri et Refugee qui vient en soutien des victimes de violence domestique.

ÉPIDÉMIE (180) – Des propositions destinées aux jeunes spectateurs dans la généreuse recension de captations théâtrales régulièrement mise à jour par le site spécialisé Théâtre contemporain. Notons : Pinocchio, texte et mise en scène de Joël Pommerat, Les trois brigands de Tomi Ungerer, mis en scène par Isabelle Friand, Les petites reines, de Clémentine Beauvais, mis en scène par Justine Heynemann, La Tente, de Claude Ponti par la Compagnie du Sarment, L’Amour vainqueur, d’après les frères Grimm, mis en scène par Olivier Py, 20 000 lieues sous les mers, d’après Jules Verne, mis en scène par Valérie Lesort et Christian Hecq, 7 d’un coup, écrit et mis en scène par Catherine Marnas, L’Enfant Océan, de Jean-Claude Mourlevat, adapté et mis en scène par Frédéric Sonntag. D’autres spectacles, quoique pas spécialement jeunesse, peuvent, parfois, être également proposés aux spectateurs en herbe. La liste complète est ici. C’est gratuit.

ÉPIDÉMIE (179) – Les médiathèques et bibliothèques sont autorisées à rouvrir à compter du lundi 11 mai 2020. Mathilde Chauvigné, directrice déléguée aux livres et à la lecture publique du conseil départemental d’Indre-et-Loire qui gère 125 établissements, donne son sentiment :  « Il y a de très petites bibliothèques qui ne font pas plus de 40 m2 et qui sont gérées par des bénévoles et de plus grands établissements comme la médiathèque de Montlouis-sur-Loire, très récente et qui compte deux étages. Il faut donc prendre en compte les spécificités des lieux pour commencer à penser la réouverture. De nombreuses équipes de bénévoles nous ont appelés pour savoir comment procéder. Beaucoup sont des retraités, donc des personnes fragiles. Le conseil, avant tout, est la prudence. Il n’y a pas d’obligation à ouvrir, c’est une autorisation. Il faut prendre le temps. » A Tours, Christine Beuzelin, adjointe à la culture, estime qu’il faut compter dix jours pour la décontamination des livres.

ÉPIDÉMIE (178) – En prolongation des déclarations d’Emmanuel Macron du mercredi 6 mai relatives aux intermittents du spectacle, le Haut Conseil à l’éducation artistique et culturelle que coprésident Franck Riester, ministre de la Culture, et Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, travaillera, jusqu’à fin mai, à la création d’une plateforme de mise en contact des artistes et de l’Éducation nationale. Parole de ministre : « Nous [ouvrons] les écoles à partir du 11 mai d’une façon différente. Saisissons-nous de cette opportunité unique pour […] faire en sorte que tous les artistes qui vont bénéficier d’une sécurité sur le temps long puissent retrouver cette envie d’aller au contact des jeunes. » (Franck Riester). Les intermittents s’interrogent : « Est-ce qu’il s’agit d’une contrepartie à l’année blanche ? Ce serait inacceptable. Et puis, on est dans les écoles et les quartiers depuis longtemps. Parole, ils découvrent nos métiers ! » (Loïc, comédien).

ÉPIDÉMIE (177) – Avec en légende Des applaudissements pour les soignants, le numéro du mercredi 13 mai 2020 du Journal de Spirou met le personnel des hôpitaux à l’honneur  avec une illustration de couverture pleine page et toute en blouse signée Philippe Bercovici, dessinateur de la série « Femmes en blanc » que scénarise Raoul Cauvin depuis 1986 et dont le quarante-deuxième (et dernier tome) paraitra en juillet prochain chez Dupuis.

ÉPIDÉMIE (176) – Au programme du mercredi 13 mai 2020 du rendez-vous La Comédie continue ! que la Comédie Française propose quotidiennement depuis le lundi 30 mars 2020, Chagrin d’école d’après Daniel Pennac, un seul en scène conçu et interprété par Laurent Natrella. C’est à 18 heures 30. Pour les enfants déjà un peu grands. Point de départ ici.

MONDE D’APRÈS – Un appel rédigé par Valérie Cussaguet (Les fourmis rouges), Laurence Faron (Talents hauts), Loïc Jacob et Chun-Liang Yeh (Hongfei), Christine Morault (Memo) et Jean Poderos (Éditions courtes et longues), signé, au dimanche 10 mai 2020, par plus de 120 éditeurs indépendants. Extraits : « Depuis des années, la vitalité de l’édition française a pris le visage d’une surabondance heureuse et insouciante, matérialisée par une offre pléthorique prétendument désirée et sans pour l’environnement et qui inonde les librairies, noie une production éditoriale de qualité, plus audacieuse, mais moins visible, écourte toujours plus la vie des livres, intensifie les retours et le pilonnage des ouvrages non vendus, et accentue finalement la précarité des artistes. […] Nous, maisons d’édition indépendantes de livres pour la jeunesse et pour les adultes, refusons cette sombre fatalité et aspirons à faire de ce moment de fragilité une force favorable à l’établissement de bonnes pratiques au service du livre, de la culture et plus largement de la société. Il est plus que temps de comprendre que, dans le commerce du livre aussi, les bons gestes existent, qu’ils sont à pérenniser et à généraliser faute de quoi la vitalité et la diversité du monde du livre déclineront. » Le texte complet et la liste des signataires est ici.

ÉPIDÉMIE  (175) – Les amateurs de bandes dessinées – disons ceux qui aiment en savoir plus sur leur lecture favorite – ne manqueront pas d’aller faire un tour sur le site de la Cité internationale de la BD et de l’image d’Angoulême : des visites virtuelles dans les collections du musée, des pastilles sonores documentaires, trois cents trente vidéos. Les enfants pourront, juste pour rire, en cliquant sur le bon lien, télécharger le masque du Spirit, justicier créé par Will Eisner, et l’imprimer. Point de départ ici.

ÉPIDÉMIE (174) – « Amies lectrices, amis lecteurs. Pour cette huitième semaine, nous vous proposons deux nouveaux (et derniers) textes : Loulous, de Marie Bernanoce (à partir de 9 ans) et Inventaires de Philippe Minyana. Ces ouvrages vous sont rendus disponibles provisoirement, avec l’accord de leurs auteur·rices, en attendant que vous puissiez les retrouver chez votre libraire local préféré·e. Les titres des précédentes semaines sont toujours accessibles ici. Ils sont disponibles en ligne jusqu’au 15 mai. Vous pourrez ensuite les retrouver en librairie, tout comme l’ensemble de notre catalogue. » (l’équipe des éditions Théâtrales, Carole, Charlotte, Gaëlle, Mahaut et Pierre)

ÉPIDÉMIE (173) – Le site CocoVirus.net créé, à l’initiative du Centre hospitalier universitaire de Bordeaux, par Marguerite de Livron, psychomotricienne et illustratrice, et par son frère Paul, ingénieur, est d’une belle richesse. Il mérite largement le détour et c’est ici. Les aventures de Coco le virus sont imprimables en A4 en français, anglais, allemand, italien, espagnol, arabe, russe et néerlandais. En prévision d’un retour en classe, pour certains enfants, à partir du mardi 12 mai 2020, l’équipe (bénévole) de CocoVirus.net propose une page spéciale « rentrée scolaire » évolutive. C’est ici.

ÉPIDÉMIE (172) – Le Musée des Confluences de Lyon propose des contes écrits et lus par Angelina Galvani, pour rencontrer baleine et petites bêtes. C’est ici, en SoundCloud. Des histoires offertes par la conteuse Cathy Dupuys, de la compagnie La caravane bien lunée. C’est ici, sur YouTube. La radio Pomme d’Api, pour les petits et leurs parents, c’est, tout au long de la journée, des chansons, des comptines, des histoires, des poèmes. C’est ici. Trois affiches à imprimer et à épingler dans la chambre des enfants qui n’ont toujours pas compris ou qui oublient trop souvent. De la part d’Antoine Dole, de Mortelle Adèle et de Bayard jeunesse. C’est ici.

ÉPIDÉMIE (171) – Une proposition d’Isabelle Sauer, collaboratrice d’ACCES, auteure de L’enfant du bananier illustré par Cécile Gambini (Didier Jeunesse, 2011) : « Conteuse à voix nue, je n’ai que des mots, des mots qui donnent à voir. Pendant cette période si particulière, j’ai décidé de soutenir les parents à la recherche d’activités pour leurs enfants et d’offrir des séances de contes hebdomadaires. Vous pourrez assister à ces dernières en visio. » Il faut s’inscrire et le point de départ est ici.

ÉPIDÉMIE (170) – « Chers parents. Chez Georges nous pensons fort à vous avec votre joyeuse marmaille à la maison. Alors, chaque jour, nous vous donnons rendez-vous avec une activité gratuite à proposer à vos enfants ou à faire avec eux ! Des bricolages, recettes de cuisine, coloriages, expériences, exercices de yoga ou de gym, paper-toys issus d’anciens numéros de Georges et de Graou et que nous sommes très heureuses de partager. Prenez soin de vous toutes et tous. » Point de départ ici.

ÉPIDÉMIE (169) –  Un communiqué du Centre national du livre : « Dans le contexte actuel de crise sanitaire et en raison des incertitudes qui y sont liées, notamment en termes de calendrier, le Centre national du livre (CNL), en concertation avec le ministère de la Culture, redéfinit l’édition 2020 de Partir en Livre, la grande fête du livre pour la jeunesse, prévue du 8 au 19 juillet. Tout en annulant les événements programmés dans le cadre de Partir en livre, le CNL maintient les subventions accordées aux structures labellisées et proposera à tous les Français une offre numérique consacrée au livre jeunesse et à la lecture. » PDF explicatif détaillé à partir de cette page.

ÉPIDÉMIE (168) – Gallimard jeunesse a ouvert une Biblimobile. Les textes offerts sous forme numérique s’adressent aux 8-12 ans. On s’inscrit, on choisit et on reçoit, sous deux jours, dans sa boite mail. Une quinzaine d’histoires inédites signées Jean-Claude Mourlevat, Erik L’Homme, Jean-Philippe Arrou-Vignod, Susie Morgenstern, François Place et quelques autres. C’est ici.

ÉPIDÉMIE (167) – Le mercredi 6 mai 2020, Emmanuel Macron, chemise blanche et  manches retroussées, a acté le principe d’une prolongation automatique des droits des intermittents (techniciens et artistes) jusqu’à l’été 2021. Ajoutant toutefois : « Je n’aime pas cette idée d’une année blanche parce que ça laisse entendre qu’on ne fait rien. […]   Il faut enfourcher le tigre, le dompter. […] Nous avons des écoles que l’on va progressivement rouvrir. Utilisons cette période pour faire une révolution de l’accès à la culture et à l’art. […] Si les intermittents sont prêts à donner une à deux heures par semaine, on va trouver le moyen de les comptabiliser. […] Ma conviction en faisant cela, cette fameuse année blanche, c’est que je vais donner suffisamment confiance pour que quasiment on n’en ait pas besoin. On va donner, avec beaucoup de projets, les heures qui permettront à tous les artistes et techniciens de ne pas activer le dispositif. » Dans la foulée, le président de la République française rêve « d’un été apprenant et culturel » où les jeunes des quartiers défavorisés assisteraient à des répétitions dans les théâtres. « On va changer leur vie si on arrive à faire ça. » Cet appel aux intermittents à se tourner vers le péri-scolaire et les colonies de vacances laisse la profession dubitative.

ÉPIDÉMIE (166) – À titre d’exemple. Boulogne-sur-Mer (Pas de Calais) a été, comme d’autres villes l’ont déjà été ou le seront bientôt, destinataire d’un millier de livres offerts par l’État dans le cadre du dispositif Cités éducatives. Ces ouvrages (romans, bandes dessinées. albums, documentaires) sont destinés aux enfants de 5 à 12 ans de quartiers prioritaires de la ville. Deux ou trois ouvrages par enfant ont été distribués, le lundi 4 mai 2020, via le Plan de réussite éducative. « Une initiative qui a pour but de favoriser la lecture et d’entretenir les actions éducatives pendant et après la période de confinement. »

PRIX – Le prix BOP organisé par la Foire du livre jeunesse de Bologne et l’Association des éditeurs italiens en partenariat avec l’International Publishers Association  récompense des éditeurs pour la jeunesse qui se sont distingués par leurs compétences professionnelles. Les lauréats 2020 sont les suivants : Europe : Camelozampa (Italie) ;  Afrique : African Bureau Stories (Ghana) ;  Asie : Jieli Publishing House (Chine) ; Amérique du Nord : Les 400 coups (Canada) ; Amérique centrale et Amérique du Sud : Alboroto Ediciones (Mexique) ; Océanie : Windy Hollow Books (Australie). Annonce virtuelle ici.

ÉPIDÉMIE (165)  – Un communiqué du Ministère de la Culture : « Dans le contexte actuel de crise sanitaire, le ministre de la Culture, Franck Riester a décidé de prolonger l’Année de la bande dessinée jusqu’au 30 juin 2021, facilitant ainsi le report des manifestations et événements ayant dû être annulés. En raison du respect indispensable des mesures sanitaires qui permettront d’endiguer la crise, près de 350 événements de l’Année de la bande dessinée n’ont pu et ne pourront se tenir, depuis début mars et d’ici septembre 2020. Afin que tous les événements prévus ou à venir au gré des initiatives qui continueront d’émerger puissent voir le jour et rencontrer leur public, l’Année de la bande dessinée se poursuivra six mois au-delà de la date de clôture initialement fixée. BD 2020, lancée le 30 janvier 2020, est donc prolongée jusqu’au 30 juin 2021 : c’est au final une année et demie qui sera consacrée au 9e art, pour tous, partout en France et à l’international. »

ÉPIDÉMIE (164) – La campagne #lescontessolidaires initiée par le Secours populaire français vise à amener partout livres et lecture. Elle a reçu le soutien de cinquante personnalités (parmi lesquelles Patrick Poivre d’Arvor, Alessandra Sublet, Pénélope Bagieu, Stéphane Bern, Isabelle Carré, Matthieu Chedid, Helena Noguerra, Juliette Armanet, Lou Doillon). C’est ici, sur Instragram.

ÉPIDÉMIE  (163)  –  François David, auteur, poète, et éditeur, fait quotidiennement la lecture : « En ce temps singulier, je place ici, à midi, jour après jour, l’enregistrement sonore d’extraits de livres tantôt publiés chez Møtus, tantôt chez d’autres éditeurs, tantôt un texte dont je suis l’auteur, tantôt le texte d’un autre auteur, tantôt ce sont des poèmes, tantôt des nouvelles ou des contes, tantôt en littérature jeunesse, tantôt pour tous les lecteurs ». C’est ici, sur le site des éditions Møtus.

CONCOURS – Le concours Révélation livre jeunesse de la Société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques (ADAGP) a été créé en partenariat avec la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse « afin de valoriser et d’encourager le travail des créateurs émergents, travaillant ou résidant en France. » Une somme de 5 000 euros, un portrait filmé et diffusé sur le site d’Arte ainsi qu’une présentation dédiée sur les cimaises de l’ADAGP constituent la dotation de ce prix. En juin 2020, un comité de présélection composé d’un(e) auteur/autrice chartiste et d’un(e) libraire sélectionnera 15 auteurs/autrices, répondant aux critères d’éligibilité suivants : auteur/autrice complet sur le livre sélectionné (dessin + texte) ; travaillant ou résidant en France ; ayant publié professionnellement trois albums maximum dont au moins un entre le 1er juin 2019 et le 31 mai 2020. La fiche d’inscription est ici et elle est à retourner à cette adresse avant le jeudi 25 juin.

ÉPIDÉMIE (162) – Lettre de la Quarantaine est un projet de l’université de Santa Catarina (Brésil). L’idée est d’inviter les enfants entre 5 et 12 ans à écrire une lettre (ou de réaliser un dessin, un collage, une photo, une vidéo) dans laquelle ils évoquent l’expérience du confinement. Chaque participant qui envoie une lettre en recevra une en retour, écrite par un autre enfant. Le projet a pour but premier d’encourager la communication entre les enfants. Les lettres (et autres productions) seront analysées par une chercheuse universitaire et donneront lieu à une publication collective. Envoi avant le dimanche 31 mai 2020. L’ensemble des informations est rassemblé ici.

ÉPIDÉMIE (161) – Face à ce qu’elle considère comme une cacophonie, la Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse tire (une fois encore) la sonnette d’alarme : « Le récent abondement par des organismes de gestion collective d’un fonds d’aide réservé aux auteur·rices ne doit pas faire oublier le problème de fond : les guichets mis en place, qu’ils soient transversaux ou sectoriels, restent inadaptés et difficiles d’accès, tant par leurs critères d’éligibilité que par leur étonnante complexité et la lourdeur administrative qu’ils imposent aux principaux·ales intéressé·es. » Quelqu’un lisant par-dessus mon épaule me souffle, qu’en cette période, c’est bien le seul endroit où il y a cacophonie.

ÉPIDÉMIE (160) – « Le confinement ne change pas grand chose pour moi, puisque je suis toujours un peu incarcéré dans mon travail. La seule différence c’est que je dois me faire une attestation de sortie quand je balade ma chienne, et aussi supporter les inconséquences du petit caporal et de sa troupe si bête de jean-foutres et de branleurs. Mais je ne suis pas le seul. » (Jacques Cassabois). Jacques a mis en ligne quelques textes ici. Il promet, pour le vendredi 8 mai 2020, un discours d’André Malraux.

PRIX – L’Ibby (Union internationale pour les livres de jeunesse) annonce, à l’occasion de la Foire du livre pour la jeunesse (en ligne) de Bologne (Italie), les lauréats de ses prix 2020. Les lauréates du Hans Christian Andersen Award sont l’auteure Jacqueline Woodson (USA) et l’illustratrice Albertine (Suisse). « Jacqueline Woodson a écrit de très nombreux ouvrages, pour tous les âges, albums et romans qui présentent tous un langage lyrique, des personnages puissants et un sentiment d’espoir constant. Albertine a illustré avec une grande précision, une belle collection d’albums à plusieurs niveaux d’interprétation, vivants et pleins d’humour. » Les lauréates du iRead Outstanding Reading Promoter Award sont Marit Törnqvist (Pays-Bas) et Zhu Yongxin (Chine). « Marit Törnqvist est une écrivaine et illustratrice qui a développé des programmes de lecture pour enfants mettant l’accent non seulement sur l’histoire, mais aussi sur l’expérience de la lecture elle-même et sur l’encouragement des enfants à raconter et illustrer leurs propres histoires. Zhu Yongxin est un universitaire qui a consacré sa vie à des recherches et des activités liées à la promotion de la lecture, y compris des formations et des programmes pour les enfants des zones rurales, les enfants ayant des besoins spéciaux, les personnes vulnérables et celles qui vivent dans des régions reculées de la Chine. » La lauréate du Asahi Reading Promotion Award est l’association Casa Cuna Cuenteros de Buenos Aires (Argentine). « Casa Cuna Cuenteros est un groupe de bénévoles passionnés qui conçoivent et mettent en place des activités de lecture et des lectures de contes dans un hôpital pour enfants de la ville de Buenos Aires. » Vidéo de la conférence de presse virtuelle ici.

ÉPIDÉMIE (159) – Un courrier de Séverine Vidal : « Bonjour. Il y aura une classe virtuelle mercredi 6 mai 2020, à 17 heures, organisée par le Canopé des Hauts de France. Une rencontre et des échanges autour de mon travail. C’est ouvert à tous, il suffit de s’inscrire pour participer, écouter et/ou poser des questions. Le lien est ici. N’hésitez pas à partager. Amitiés. »

ÉPIDÉMIE (158) – Les éditions Rageot proposent un concours d’écriture collaborative destiné aux collégiens qui leur permettra de partager une aventure littéraire à distance. Véronique Petit, autrice du Mot d’Abel et de Vivre ses vies, a imaginé le début d’une histoire s’inspirant de la situation actuelle. Aux écrivains en herbe d’inventer la suite. Date limite : dimanche 31 mai 2020. A gagner vingt, dix ou cinq romans. Point de départ ici.

ÉPIDÉMIE (157) – La Société française des intérêts des auteurs de l’écrit (Sofia) renforce ses premières mesures de soutien aux ayants droit et partenaires et demande qu’une réflexion soit menée avec tous les acteurs de la filière pour compenser les pertes de revenus à moyen terme des auteurs et autrices de livres dues à la crise sanitaire. Sont actés une aide d’urgence aux auteurs et aux editeurs, un versement anticipé des droits de copie privée, le maintien des aides aux festivals et manifestations littéraires, un report des échéances des librairies et des autres fournisseurs de livres. » (communiqué de la Sofia). Le détail est ici.

ÉPIDÉMIE (156) – Au programme du mercredi 6 mai 2020 du rendez-vous La Comédie continue ! que la Comédie Française propose quotidiennement depuis le lundi 30 mars 2020, Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry mis en scène d’Aurélien Recoing (avec Christian Blanc, Christian Gonon, Benjamin Jungers et Suliane Brahim). Point de départ ici.

DISPARITION – Georges-Jean Arnaud, écrivain, est mort le dimanche 26 avril 2020. Il  avait 91 ans. Sous son nom ou usant de pseudonymes (Saint-Gilles, Gil Darcy, Frédéric Mado, Gino Arnoldi, Ugo Solenza), il est auteur de 416 livres relevant de la littérature de genre voire de la littérature de gare : science-fiction, policier, roman noir, espionnage, aventure, horreur et érotisme. « En moyenne, j’écrivais une quinzaine de livres par an. » Il doit sa présence dans ce fil d’actualité à un seul livre, La fille de verre, petit polar qu’il écrivit en 2003 pour la collection « Rat noir » dirigée chez Syros par Natalie Beunat et François Guérif. Au fil d’un suspense fort bien mené, l’ouvrage évoquait, outre l’aide humanitaire qui est au cœur du récit, les méfaits de la drogue et le trafic d’enfants. Il était illustré par Jacques Ferrandez.

ÉPIDÉMIE (155) – « En complément des nouvelles mesures transversales prises par le Gouvernement et en concertation avec les professionnels de la chaine du livre, le conseil d’administration du CNL a adopté le jeudi 30 avril deux axes de mesures :  l’abondement des aides exceptionnelles d’urgence aux auteurs (+ 1 million d’euros) et aux éditeurs indépendants (+ 350 000 euros) et l’élargissement ou la levée de certains critères d’éligibilité afin d’augmenter le nombre de bénéficiaires potentiels. La délibération du conseil d’administration prévoit en outre un nouvel assouplissement des conditions d’octroi des aides du CNL à l’intention des bibliothèques et associations pour le développement de la lecture auprès de publics spécifiques. » (communiqué de Centre national du livre). PDF explicatif détaillé à partir de cette page.

ÉPIDÉMIE (154) – La Foire du livre pour enfants de Bologne (Italie) qui devait, in vivo, attirer, du 12 au 15 avril 2020, l’habituelle foule des professionnels du monde entier, s’ouvre en ligne ce lundi 4 mai. Elle se terminera le jeudi 7. Aucun problème pour se loger. Le programme est ici : des conférences, des séminaires, des annonces de prix, des expositions (dont une consacrée à Gianni Rodari), des masterclasses, des interviews, du streaming, etc. Une page du site de la Foire donne accès à du contenu spécialement mis en ligne pour cette édition. C’est ici.

ÉPIDÉMIE (153) – « Amies lectrices, amis lecteurs. Pour cette septième semaine, nous vous proposons deux nouveaux textes : Prince Lepetit d’Henri Bornstein (à partir de 9 ans) et Urbi de Marine Auriol. Ces ouvrages vous sont rendus disponibles provisoirement, avec l’accord de leurs auteur·rices, en attendant que vous puissiez les retrouver chez votre libraire local préféré·e. Les titres déjà mis en ligne sont toujours accessibles ici. Ils sont disponibles jusqu’au 15 mai. Prenez soin de vous et à la semaine prochaine. » (l’équipe des éditions Théâtrales, Carole, Charlotte, Gaëlle, Mahaut et Pierre).

ÉPIDÉMIE (152) – La (quasi) intégrale de la série télévisée d’animation « Les belles histoires du père Castor » est ici. 149 vidéos quand même. Plus de vingt ans d’âge.

ÉPIDÉMIE (151) – Des lectures en ligne dans le Facebook de la Bibliothèque municipale d’Angers (ici), dans le Dropbox de la librairie Page d’encre d’Amiens (ici), sur le site de La Compagnie du rêve d’Angers (ici), dans le Soundcloud de la compagnie Les belles oreilles de Grenoble (ici), quelques histoires racontées par des lecteurs bénévoles de Seine-et-Marne de l’association Lire et faire lire (ici) et un atelier de lecture proposé, en Facebook, par Le Petit Ney, café littéraire associatif géré par des habitants du XVIIIème arrondissement de Paris (ici),

ÉPIDÉMIE (150) – Les maisons d’édition pour la jeunesse Hemma, Langue au chat, Gründ, Les livres du dragon d’or, Poulpe Fictions, 404 éditions et Slalom se regroupent et proposent des ressources gratuites pouvant convenir aux enfants de 1 à 12 ans : chansons, recettes, coloriages et même propositions plus pédagogiques. C’est ici, sur le site du groupe Éditis.

ÉPIDÉMIE (149) – Glénat enrichit son offre et propose trois mini-aventures extraites des livres-jeux de sa collection « Escape ». C’est ici.

ÉPIDÉMIE (148) – Le Musée du Louvre propose des contes aux enfants autour de cinq de ses œuvres les plus emblématiques : Le vol de la Joconde, L’expédition en Égypte, Les tribulations d’une dame de pierre, L’épopée du Régent et La Vénus sortie de terre. Récit : Emmanuelle et Benoît de Saint-Chamas. Illustration : François Place. « À la fois édifiantes et ludiques, ces pépites de quelques minutes enchanteront nos chères petites têtes blondes avides d’histoires passionnantes. » C’est ici.

DISPARITION – Jean-Claude Pertuzé, graphiste, illustrateur, auteur, scénariste et  dessinateur de bande dessinée, est décédé le dimanche 26 avril 2020. Il avait 70 ans. Jeune garçon, il accumule livres et articles concernant les arts et la peinture et il épate ses copains par son habileté à reproduire de sa main gauche mouvements, expressions et situations. Brevet et baccalauréat en poche, il s’inscrit, pile le jour de ses 18 ans, à l’École des Beaux-Arts de Toulouse. Ses premiers travaux : des illustrations pour l’édition du dimanche de La Dépêche du Midi. Sa maîtrise du graphisme le conduit chez Bouquet, à Auch, puis dans l’univers publicitaire à Toulouse chez PBC. À partir de 1974, il publie de courtes bandes dessinées dans des fanzines (dont le Haga de Jean-Paul Tibéri), puis dans les magazines Circus, Métal hurlant et Heavy Metal où il développe son goût pour le fantastique et l’ésotérique. Plus l’humour, ne pas oublier l’humour. Une part notable de son œuvre est consacrée à la Gascogne, sa région d’origine, avec un intérêt marqué pour le folkloriste Jean-François Bladé dont il adapte en bandes dessinées les Contes de Gascogne (auto-édition, en 1977, Humanoïdes Associés, en 1980, et Loubatières, en 2000). En 1984 et pendant presque un an, il écrit des textes sur le thème des contes et des légendes mis en ondes quotidiennement dans l’émission Le crayon voyageur de Sud Radio. Le 19 juillet 1987, il monte au sommet du Vignemale, 3298 mètres, point culminant des Pyrénées françaises, pour y écrire et y dessiner, en vingt-quatre heures, Le jour du Vignemale, un portfolio de 32 planches de bandes dessinées publiées par Loubatières, en 1987, et en 2011, dans une version nouvelle, en couleurs, sous le titre Vignemale, l’autre jour. À signaler aussi une trilogie érotico-agricole (Galipettes, en 1985, Culbutes, en 1987, et Capotages, en 1994), plusieurs fois réédités. Jean-Claude Pertuzé a illustré une centaine d’ouvrages dont une quinzaine de livres pour enfants dont il est auteur des images et, assez souvent, du texte. Il illustra notamment Michel Piquemal (Les Petites Mains et Gros Louis chez Epigones, en 1994), Claude Marti (Trencavel, chez Loubatières, en 1999), Gérard Boutet (Pierrot et le secret des cailloux à feu, aux éditions Le Patio, en 1999), Geneviève Noël (Malika la petite indienne, chez Milan, en 1999). Son album Rampono (Loubatières, 1992), histoire d’un ogre végétarien que les parents appellent quand les enfants ne veulent pas finir leur soupe, reçoit, en 1993, le Prix Beaugency (du livre le plus drôle de l’année). Sa vie durant, Jean-Claude Pertuzé continuera à exercer son métier de graphiste, réalisant des illustrations pour de nombreuses publications (Les clés de l’actualité, Mikado, Pyrénées magazine, Généalogie française), des affiches pour des festivals de théâtre et de musique, des dessins « en direct » pour des entreprises et des collectivités. Il avait, dans le Loiret, de nombreux amis. Pour la huitième édition du Salon du livre pour enfants et adolescents de Beaugency (1993), il avait réalisé, en catimini, une affiche superbe (devenue collector) détaillant la façade de la mairie grouillant de personnages échappés de livres. Anecdote : l’apprenti de l’imprimeur, croyant bien faire, déchirera l’original en petits morceaux une fois le tirage terminé.

ÉPIDÉMIE  (147)  – La lettre d’information de l’Agence quand les livres relient du 29 avril 2020 s’ouvre sur un éditorial de Christian Bruel, membre du bureau de l’association. En voici la fin : « Nous n’avons nul besoin d’écrans occupationnels. Ni d’emplâtres pédagogiques à vocation universelle, sans sel, sans aspérités, consensuels. Au contraire. La période peut être un creuset pour d’authentiques partages débarrassés de toute rentabilité, pour des affleurements de mémoires enfouies, pour la transmission intra et extra familiale d’affects, de manières d’être au monde, de savoirs et de savoir-faire. Mettons nos richesses en commun sur la Toile, créons et faisons vivre de véritables réseaux sociaux où nos pratiques font levier. Et prenons appui sur la littérature et ses albums. Défendons et soutenons les créateurs et toutes les modalités d’accès aux livres. Car oui, les livres relient.  D’ordinaire déjà, les albums proposaient du temps, de l’espace et du sens qui, sans eux, nous auraient fait défaut. Le trouble qu’ils portent et leurs horizons divers s’avèrent vitaux dans la période. Faisons connaître ces objets transitionnels de première nécessité tout en respectant les droits des créateurs, partageons-en des lectures sages ou échevelées avec nos proches. Et plus largement discutons-en, faisons notre propre miel, disputons-nous. Nous sommes vivants, petits et grands, bien vivants. » (Christian Bruel, éditeur, auteur, formateur). Pour lire éditorial et lettre en entier, c’est ici.

ÉPIDÉMIE (146) – Dis, PapiTili, tu nous lis un livre ? est le nom de la chaîne de podcasts que Thierry Lenain a ouverte le vendredi 27 mars 2020. « J’ai commencé à écrire des livres pour enfants il y a longtemps, quand je suis devenu papa. Pour ça, j’ai utilisé mes doigts en tapant sur le clavier d’une machine à écrire. Aujourd’hui je suis toujours papa, mais également PapiTili ! Et les livres pour enfants que j’ai écrits avec mes doigts, j’ai maintenant aussi envie de les partager avec ma voix. Alors j’en ai enregistrés quelques-uns ici. Et j’en ajouterai régulièrement. » C’est ici.

ÉPIDÉMIE (145) – En raison des contraintes du moment, l’association arrageoise Colères du présent ne peut organiser son Salon du livre d’expression populaire et de critique sociale des vendredi 1er et samedi 2 mai 2020. Mais l’équipe organisatrice n’a pas baissé les bras et elle a, vite fait bien fait, mis en ligne un site tout neuf sur le thème du monde d’après. Les auteurs, illustrateurs, conteurs, comédiens, universitaires qui devaient être présents à Arras ont, pour l’occasion, proposé des productions qui sont, depuis jeudi, accessibles ici. Parmi les contributeurs : May Angéli, Catherine Zambon, Bernard Friot, Séverine Vidal, Chiara Armellini, Julien Dufresne-Lamy, Thierry Moral. Il y aura un vrai direct sur le site le vendredi 1er et le samedi 2 mai. Le prix Ados en colère du salon 2020 (attribué par un jury composé de 500 collégiens et lycéens) a été annoncé le jeudi 30 avril. La lauréate est Axl Sandre, décédée en octobre 2019, pour Cœur battant (Sarbacane, 2018). Un mot, ce matin 1er mai, de son éditeur : « Axl connaissait bien la colère. Elle était, profondément et sincèrement, une révoltée. En révolte face aux injustices subies par les adolescents homosexuels, par exemple, et plus généralement face aux brimades subies par celles et ceux qui n’entrent pas dans la norme, ainsi qu’elle l’évoque dans plusieurs de ses romans et particulièrement dans Cœur battant. »

REVENDICATION  – Dans un courrier en date du lundi 20 avril 2020, l’association L’Autre livre (qui rassemblent 250 éditeurs indépendants), interpelle Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, et Franck Riester, ministre de la Culture, leur demandant la mise en place « d’une mesure très concrète et très simple pour nous aider maintenant et demain : aligner les tarifs postaux du livre sur ceux de la presse et supprimer la tranche maximale de 3 cm pour l’envoi d’un livre. » Pour mieux comprendre cette demande récurrente : l’envoi postal d’un livre de 250 pages pesant environ 300 grammes coûte 5,83 euros en lettre verte, soit plus d’un quart du prix du livre. L’envoi d’un livre dépassant 3 cm d’épaisseur doit se fait obligatoirement par Colissimo au prix de 7,14 euros HT.

ÉPIDÉMIE (144) – Le Centre national du livre (CNL) a, au titre de l’État, délégué la distribution des aides aux auteurs à la Société des Gens de Lettres (SGDL). L’enveloppe est d’un million d’euros et la commission ad hoc a commencé son travail d’examen des dossiers. Refusant d’y participer, la Ligue des auteurs professionnels explique sa position : « Ce travail étant bénévole, et nos membres étant eux-mêmes des auteurs et autrices précaires, ils ne peuvent, en plus, travailler gratuitement pour ce dispositif social qui devrait incomber à l’État. Cela questionne de façon générale la façon dont le bénévolat est systématiquement demandé aux artistes auteurs, par l’État lui-même, supposé être exemplaire. »

ÉPIDÉMIE  (143) – Sous le titre Un jour, un jeu, Gallica ouvre, sur son blog, une rubrique qui proposera quotidiennement une activité pour les enfants réalisée à partir de ses collections. Le mardi 28 avril, c’était un mémory du Petit Chaperon rouge, le mercredi 29, un jeu des 7 erreurs avec une image extraite du Voyage de Babar. C’est ici.

ÉPIDÉMIE (142) – « Dans le contexte actuel, il nous parait plus raisonnable d’annuler la prochaine journée du séminaire La rencontre bébé-album-adulte lecteur : une créativité relationnelle prévue le jeudi 14 mai 2020 […] Nous aurions tant aimé entendre Maya Gratier, mais nous vous promettons que nous la réinviterons sans tarder. […] Prenez soin de vous. » (l’équipe de Lire à Voix Haute Normandie).

ESCRIME – La fleurettiste Astrid Guyart, quand elle ne se prépare pas pour les Jeux olympiques de Tokyo  – qui auront lieu, peut-être, en juillet et août 2021 – et quand son activité d’ingénieure aérospatial chez ArianeGroup lui laisse un peu de temps, écrit des livres pour les enfants. Elle vient de publier Jo, tout feu tout glace, cinquième tome de la collection « Les incroyables rencontres de Jo » qu’illustre Olivier Loyen. « Je voulais offrir [à ma nièce] un livre sur le sport, mais en librairie, à part sur le foot, ça n’existait pas. Du coup, je me suis dit que j’allais lui écrire des histoires sur le sport et ses valeurs. Quand j’ai commencé à écrire, c’était une vraie bulle d’air. Ça m’a permis de me reconcentrer avec les valeurs de l’escrime et du sport en général. Au fil des années, c’est devenu un vrai plaisir personnel que j’occupe pendant mon temps libre, comme n’importe qui irait au cinéma ou à une exposition. » Cherche-Midi 2020, 48 pages, 9,90 euros.

ÉPIDÉMIE (140) –  Franck Riester, ministre de la culture, répercute sur son compte Twitter : « A partir du 11 mai, les médiathèques, les bibliothèques et les petits musées pourront rouvrir leurs portes dans le strict respect des règles sanitaires. A contrario, les grands musées, qui attirent un grand nombre de visiteurs hors de leur bassin de vie, les cinémas, les théâtres et les salles de concert, où l’on reste à la même place dans un milieu fermé, ne pourront pas rouvrir le 11 mai. »

ÉPIDÉMIE (139) – En cette période, bibliothécaires, libraires et simples particuliers multiplient les lectures à haute voix sur leurs réseaux sociaux professionnels ou personnels. Plusieurs nous ont interrogé sur la légalité de cette pratique certes sympathique mais dérogeant aux textes régissant le droit d’auteur. La réponse le plus claire à cette question : il faut, pour chaque livre lu, contacter l’éditeur et obtenir une autorisation. La réponse ci-après des éditions Didier Jeunesse apporte quelques précisons : « Nous autorisons de nombreuses lectures en cette période exceptionnelle et inédite, par esprit de solidarité, et afin de conserver le contact avec les professionnels du livre et les lecteurs. Aussi, cela permet aux personnes confinées avec leurs enfants sans livres à la maison, de pouvoir maintenir un lien avec la lecture. Pour autant, nous n’autorisons pas toutes les initiatives, les accords sont délivrés au cas par cas. Si un auteur refuse que son titre soit lu sur les réseaux sociaux (ce qui n’est pas encore arrivé), nous n’irons pas à l’encontre de sa volonté. Nous demanderons, bien entendu, à ceux qui ont obtenu une autorisation de retirer leurs vidéos à la fin du confinement. »

ÉPIDÉMIE (138) – Les coloriages de Louise Lawler, photographe, proposés gratuitement sur le site du Museum of Modern Art (MOMA) à New York, reprennent des dessins en noir et blanc de l’artiste, qui revisitent plusieurs de ces clichés. On y retrouve des œuvres de Lucio Fontana, On Kawara, John Baldessari et Jeff Koons puisque « les photographies de Louise Lawler s’intéressent toujours à la manière dont les œuvres sont mises en scène dans les musées, les collections privées, les galeries et les maisons d’enchères. » Le projet du MOMA est né d’une collaboration avec l’illustrateur canadien de livres pour enfants Jon Buller. Les dessins sont ici, en PDF.

DISPARITION – Per Olov Enquist, écrivain, dramaturge, scénariste, essayiste et journaliste suédois, est décédé le samedi 25 avril 2020. Il avait 85 ans. Figure marquante de la littérature scandinave, il fut aussi champion de saut en hauteur, manquant de peu la qualification pour les Jeux olympiques de Rome en 1960. Alors étudiant à l’Université d’Uppsala, il  consacra sa thèse aux romans policiers de Thornsten Johnsson. Per Olov Enquist connut de longues années alcoolisées qu’il vécut dans l’impossibilité d’écrire pendant près de treize ans : « J’étais un homme qui essayait de boire jusqu’à en mourir. » Per Olov Enquist est auteur d’une trentaine d’ouvrages mélant histoire ténébreuse du monde et biographie personnelle mélancolique et tonitruante à la fois : théâtre, nouvelles, scénario (sur l’écrivain norvégien Knut Hamsun), essais sur le sport, biographie (celle de l’écrivain August Strindberg), romans pour la jeunesse. Grand prix de littérature du Conseil nordique en 1969, ses écrits ont été traduits dans des dizaines de langues. C’est Actes Sud qui, en 1985, publie un premier texte de l’écrivain, L’extradition des Baltes, paru initialement en 1968, ouvrage documentant un scandale de l’après-guerre, quand le gouvernement de la Suède renvoie en Union soviétique des réfugiés militaires originaires des pays baltes qui avaient combattu, malgré eux ou pas, dans les rangs de l’armée allemande. Son roman Le médecin personnel du roi, qui narre la folie du roi Christian VII de Danemark, reçut, en 2001, le Prix du meilleur livre étranger. Per Olov Enquist a écrit deux ouvrages pour les jeunes lecteurs : De tre grottornas berg, en 2003, traduit par Marianne Ségol-Samoy et Karin Serres sous le titre Grand-père et les loups (La joie de lire, 2008) ; Den tredje grottans hemlighet, en 2011, traduit par Marianne Ségol-Samoy et Karin Serres sous le titre La montagne aux trois grottes (La joie de lire, 2011). Dans Une autre vie, autobiographie parue en Suède en 2008 et en France en 2010, Per Olov Enquist raconte sa jeunesse solitaire dans l’extrême nord de la Suède auprès de sa mère institutrice, veuve, luthérienne rigoriste qui rêvait pour lui du séminaire. « Je suis né dans une famille où la Bible était très présente. Et où l’on pense que si Dieu vous a donné un talent, vous en êtes responsable. Or, j’ai beau être humble, je suis conscient que la chose que je sais faire, c’est écrire. Il m’arrive même de me dire que je suis plutôt un bon écrivain. Pour un médiocre plumitif, voyez-vous, il n’y aurait guère d’enjeu. Mais quand on pense qu’on a du talent et qu’on ne l’utilise pas, alors c’est là qu’on tombe dans l’alcool. C’est comme si la voiture et le moteur n’étaient pas connectés. »

ÉPIDÉMIE (137) – En Loire-Atlantique, les Francas distribuent des livres aux enfants des familles bénéficiaires de colis alimentaires. « Pour occuper [les enfants], quoi de mieux que la lecture. » estime Bakari Marenga, bénévole militant des Francas de Nantes, qui, pour se protéger est équipé d’une visière réalisée avec une imprimante 3D.

ÉPIDÉMIE (136) – Plutôt que de soutenir directement les artistes-auteurs, l’État les contraint à aller frapper aux portes de guichets privés décidant eux-mêmes de ce qu’est un artiste-auteur professionnel éligible aux aides d’État. Des ruptures d’égalité inimaginables dans n’importe quelle autre profession. Quatorze organisations professionnelles (dont la Charte des auteurs et illustrateur pour la jeunesse) ont écrit au Président de la République. Elles réclament un guichet unique. « À l’heure où le confinement est l’occasion pour les Français et Françaises de redécouvrir l’importance primordiale des livres, des images, des films, de la musique, de la culture, notre pays ne doit pas oublier que ces œuvres sont les créations d’êtres humains, bien vivants. Nous ne demandons rien de plus que l’accès à des droits comme tous les autres professionnels. Il appartient à l’État de prendre ses responsabilités pour soutenir sans faille le secteur de la création, constitué de l’ensemble des créateurs et des créatrices. »

STREAMING – L’école des loisirs et le studio de podcasts international Paradiso s’associent pour mettre à la disposition de tous une sélection d’albums à écouter sur les plateformes de streaming telles que Deezer ou Spotify. Plusieurs dizaines de titres sont (ou seront) au programme choisis parmi les grands succès de l’éditeur. Pour s’entendre dire les mos de Grégoire Solotareff, Stéphanie Blake, Pierrick Bisinski, Alex Sanders, Claude Bonjon, Kimiko, Geoffroy De Pennart et d’autres encore. Paradiso explique : « Nous partageons avec l’école des loisirs cette conviction commune que raconter et écouter des histoires s’inscrit dans une démarche familiale aussi utile aux parents qu’aux enfants. De plus, à l’heure où il est tentant de laisser les enfants passer du temps devant des écrans, il est opportun de leur offrir des alternatives ludiques, qui en appellent à leurs sens et à leur imaginaire au-delà des images en mouvement. » Avec la couverture de l’ouvrage en bonus.

ÉPIDÉMIE (134) – Au programme du mercredi 29 avril 2020 du rendez-vous La Comédie continue ! que la Comédie Française propose quotidiennement depuis le lundi 30 mars 2020, La princesse au petit pois d’après Hans Christian Andersen adapté et mis en scène par Édouard Signolet (avec Elsa Lepoivre, Georgia Scalliet, Jérémy Lopez et Elliot Jenicot). Point de départ ici.

ÉPIDÉMIE (133) – L’École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques (Enssib) propose ses ressources numériques en accès gratuit. Pour l’accès au catalogue des Presses de l’Enssib, c’est ici et l’accès aux contenus de formation est . Une occasion rare de formation initiale et continue pour les professionnels du livre.

EPIDÉMIE (132) – Sur Radio classique, chaque mercredi, une histoire est racontée par Elodie Fondacci, accompagnée d’extraits d’œuvres de musique classique. C’est ici, sur le site de la radio (où les fichiers pouvent être téléchargés) ainsi que sur les plateformes de streaming tels que Spotify et Deezer.

SCOOP –  Un nouvel « Astérix » dans quelques mois, scénarisé par René Goscinny et dessinée par Albert Uderzo, est-ce possible ? Oui puisque paraitra, le 21 octobre 2020, aux éditions Albert René/Goscinny-Uderzo, l’album Le Menhir d’or. Tirage de 100 000 exemplaires pas moins. Oui donc, mais d’une certaine manière seulement, puisqu’il s’agira de l’exhumation d’un livre audio distribué par la marque Philips en 1967. Le héros de l’histoire en est le barde Assurancetourix qui veut absolument que son talent soit reconnu par le jury du Concours des Bardes Gaulois en remportant le Menhir d’or, récompense suprême du gaulois télé-crochet. L’album sera vendu 9,99 euros et une version audio à 1,00 euro sera également disponible.

ÉPIDÉMIE (131) – Dans l’attente d’une réouverture, de plus en plus de librairies proposent une vente en drive selon des modalités pouvant varier d’un magasin à l’autre. Voyez ce qu’il en est pour votre échoppe préférée.

ÉPIDÉMIE (130) – L’illustratrice Dorothée de Monfreid fait dans le toutou. Neuf propositions de petits jeux rigolos. C’est ici. Les éditions Voce Verso propose régulièrement des activités expliquées pas à pas et graphiquement très abouties. C’est ici. Le journal Biscoto (qui avait, dès le mois de mars, ouvert sa bibliothèque gratuite) élargit régulièrement ses propositions. Des bidouillages et des numéros gratuits. C’est ici. Des activités créatives signées Nathalie Pauliac et Julia Chausson sont proposées sur le site des éditions A pas de loup. C’est ici. Les éditions Cambourakis ouvre une chaine YouTube rassemblant des interviews, des recettes de cuisine, des quizz pour cinéphiles et des lectures jeunesse. C’est ici.

ÉPIDÉMIE (129) – « Amies lectrices, amis lecteurs. Pour cette sixième semaine, nous vous proposons deux nouveaux textes : Ravie de Sandrine Roche (à partir de 10 ans) et Médée black de Michel Azama. Ces ouvrages vous sont rendus disponibles provisoirement, avec l’accord de leurs auteur-rices, en attendant que vous puissiez les retrouver chez votre libraire local préféré-e. Les titres déjà mis en ligne sont toujours accessibles  Ils sont disponibles ici jusqu’au 15 mai. Prenez soin de vous et à la semaine prochaine. » (l’équipe des éditions Théâtrales, Carole, Charlotte, Gaëlle, Mahaut et Pierre).

ÉPIDÉMIE (127) – Franck Riester, ministre de la Culture, a adressé, vendredi 24 avril 2020, un message aux bibliothécaires dont les établissements sont fermés au public depuis le 14 mars. Principalement des remerciements pour avoir tenu bon et une incitation à développer les ressources numériques. « Nous veillerons aussi à ce que le développement des ressources numériques s’accompagne d’un maintien des achats de livres imprimés auprès des libraires, car la solidarité entre ces deux réseaux de diffusion de livres est au cœur de ma politique. » Le travail est en cours, a précisé le ministre, pour encadrer les réouvertures des bibliothèques qui devront se faire avec méthode. Message complet ici.

ÉPIDÉMIE (126) – Le mensuel “Notre temps”, magazine à destination du public senior que publie le groupe Bayard, fait classique mais sérieux. Papi et mami sont invités à proposer à leurs petits-enfants : Les malheurs de Sophie, Les contes d’Andersen, Les contes du chat perché, Alice au pays des merveilles, Le voyage de Nils Holgersson à travers la Suède, Les quatre filles du Docteur March, Vingt mille lieues sous les mers, L’appel de la forêt, L’île au trésor, Charlie et la chocolaterie, Le seigneur des anneaux, Le Comte de Monte-Cristo, Les trois mousquetaires, Agatha Christie et Conan Doyle.

DISPARITION – Claude Evrard, comédien, acteur au théâtre et au cinéma. est décédé le 20 avril 2020, victime du coronavirus. Il avait 86 ans. Son duo poético-humoristique avec Philippe Avron lui valut, dans les années 1960-1970, un joli succès dans les cabarets de la rive gauche, à Bobino, à l’Olympia, ainsi qu’à la télévision. Il doit sa présence sur ce fil d’actualité  à sa participation, en 1963, au film d’Albert Lamorisse Fifi la plume que beaucoup d’enfants allèrent voir, en famille ou avec leur classe. Une novélisation illustrée de photographies est parue chez Hachette à la sortie du film et en « Renard poche » de l’école des loisirs en 1977.

REVUE – Le numéro 10 d’avril-mai-juin 2020 de la revue Les arts dessinées alternent, une nouvelle fois, articles et actualités (très nombreuses, les actualités). Pas très jeunesse. On lira toutefois un long entretien de Pierre Mornet par Frédéric Bosser. Sommaire détaillé et conditions d’abonnement ici.

ÉPIDÉMIE (125) – Jean-Luc Muller, spécialiste de Vaillant et de Pif gadget, lance Confiné gadget : le journal des lecteurs les plus captifs, manière ludique de proposer une sélection des contenus réservés ordinairement aux souscripteurs de son projet sur l’histoire et les auteurs des deux emblématiques revues. Le numéro 1, au format PDF interactif, a été e-mailé aux abonnés (et seulement aux abonnés) le samedi 18 mai 2020. Parmi les documents : un bel interview de Carali, l’homme des jeux. Quatre numéros sont annoncés plus un numéro spécial « bourré d’informations et de documents à visionner ». Le numéro 2, disponible le samedi 25 avril, évoquera Rahan  et André Chéret récemment disparu. Les personnes intéressées et non-abonnées peuvent écrire ici, à Jean-Luc Muller et voir avec lui.

ÉPIDÉMIE (124) – Flammarion jeunesse propose, en partenariat avec le quotidien Le Parisien,  un  concours s’adressant aux enfants à partir de 5 ans. Une seule question : Comment vois-tu le jour d’après le confinement ?  « Les candidats ont jusqu’au jeudi 7 mai pour finaliser leur œuvre. Les plus geeks pourront la poster sur Facebook ou Instagram avec les tags #lejourdapres et #flammarionjeunesse. Pour les autres, rien ne vaut une bonne adresse mail, soit lejourdapres@flammarion.fr. Un jury composé des autrices Marie Pavlenko et Magdalena, des illustrateurs Olivier Latyk et Barroux et d’une journaliste du Parisien auront ensuite la lourde tâche de désigner trois gagnants chez les 5-6 ans, trois chez les 6-10 ans et trois chez les 11 ans et plus. Bonne nouvelle : tous les participants seront récompensés. » Point de départ ici.

DANS LE POSTE – Une nouvelle adaptation en film d’animation de Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll. La série, titrée « Alice et Lewis », est dédiée aux 4-7 ans. Elle est diffusée chaque dimanche, depuis le 5 avril 2020, sur TF1, dans Tfou, à 7 heures 45. Les 52 épisodes de 11 minutes sont produits par les studios Blue Spirit. Réalisation :  Bernard Ling. « Alice est ici une petite fille d’aujourd’hui, tout aussi impertinente que son illustre modèle. Elle aime l’école et le hockey. Mais, ce qu’elle préfère, c’est filer à l’anglaise pour retrouver son copain Lewis, le lapin. Il suffit d’un tour de clé magique et la voilà transportée dans un univers chatoyant, où la pluie tombe parfois à l’envers, les cactus-câlins vous serrent dans leurs bras, où l’on joue une partie de croquet avec la despotique Reine de coeur, une balade sur le dos du Chat du Cheshire. » Une série pétillante, aussi positive que lumineuse, et qui dépoussière le monde de l’enchantement, estime l’hebdomadaire spécialisée Télé Loisrs.

DISPARITION – Gene Deitch, animateur, réalisateur, producteur et auteur de bande dessinée américain est décédé le vendredi 17 avril 2020 à Prague (République tchèque) où il résidait depuis 1959. Il avait 95 ans. Gene Deitch avait débuté comme dessinateur indépendant pour l’aviation nord-américaine avant d’être recruté par l’armée pour y recevoir une formation de pilote. Dans les années 1940 et 1950, il travaille dans l’animation publicitaire et reçoit, à ce titre, la médaille d’or du Art Directors Club de New York pour des films qui peuvent désormais être vus au Musée d’art moderne de New York (MOMA). Gene Deitch fut sélectionné plusieurs fois pour les Oscars du cinéma : en 1958, pour Sidney’s Family Tree, en 1961, pour Munro et, en 1964, pour Here’s Nudnik et How to Avoid Friendship. C’est Munro, film racontant l’histoire d’un petit garçon rebelle enrôlé dans l’armée malgré son jeune âge, qui recevra l’Oscar du meilleur court-métrage dans la catégorie animation. « Lorsque vous obtenez l’Oscar, vous passez soudainement de personne à quelqu’un et j’ai commencé à recevoir toutes sortes d’offres pour faire plus de films. » En 1961 et 1962, Gene Deitch réalise, à sa façon, pour Metro-Goldwyn-Mayer, treize épisodes de la série « Tom et Jerry » et, pour Rembrandt Films, vingt-huit épisodes de la série « Popeye the sailor ». Il réalise également, en 1966, la première adaptation cinématographique de The Hobbit de J.R.R. Tolkien. Gene Deitch a travaillé comme directeur artistique à la 20th Century Fox où il créa les personnages de Sidney l’éléphant, Gaston le crayon, Clint Clobber et Terrible Thompson. Pendant près de 40 ans, jusqu’à sa retraite en 2008, Gene Deitch collabora avec les studios Weston Woods (fondé en 1953 par Morton Schindel) où il transposa très fidèlement en films d’animation de nombreux  livres pour enfants parmi lesquels Where the wild thing are, de Maurice Sendak, Doctor De Soto, de William Steig, Harold and the Purple Crayon, de Crocket Johnson. Edition française partielle dans les années 1990, chez Gallimard jeunesse, en cassettes VHS difficiles à trouver aujourd’hui. DVD (zone 1) disponibles chez Scholastic. En 1997, à la Biennale d’animation de Bratislava, Gene Deitch avait été récompensé du Prix Klingsor pour l’ensemble de son œuvre et il avait reçu, en 2004, le Winsor McCay Award pour l’ensemble de sa carrière et sa contribution à l’animation.

ÉPIDÉMIE (123) –  La compagnie La lune rousse, 11 rue de Dijon à Saint-Herblain (Loire-Atlantique), « développe la pratique et la connaissance des arts du récit, ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler littérature orale, pratique très ancienne en même temps que, nous le croyons, d’avant-garde. » Le salon d’écoute de la compagnie propose des chansons, des histoires, des extraits de spectacles et, sous l’intitulé C’est pas pour dire, un riche ensemble de reportages et d’interviews de conteurs. Pour – c’est selon – les amateurs de contes, les médiateurs et les enfants. Point de départ ici.

EXPOSITION – Le Natural History Museum de Londres, Cromwell Road, South Kensington, propose, pour sept mois, en partenariat avec Warner Bros et la BBC, une exposition Fantastic beasts : the wonder of nature consacrée aux animaux de l’univers de J.K. Rowling mis en parallèle avec notre faune ordinairement moldu. « Une spectaculaire célébration de la science et de la nature, riche en surprises et en découvertes incroyables. Il sera impossible de quitter les lieux sans avoir envie d’en apprendre plus sur les merveilles de notre planète et les moyens de la protéger encore plus. » (Clare Matterson, responsable des visiteurs du Muséum). En accompagnement : un documentaire de la BBC, Fantastic beasts : a natural history, produit avec le Muséum et Warner Bros. Narrateur : Stephen Fry. Entrée libre et gratuite. Tournée internationale envisagée.

EPIDEMIE (122) – A l’occasion de la Journée mondiale du livre du 23 avril 2020, les éditeurs pour la jeunesse de Belgique, l’Association des éditeurs belges (ADEB), le Centre de littérature jeunesse de Bruxelles et la Foire du livre de Bruxelles s’adressent aux parents, aux grands-parents et aux enseignants et lancent, avec l’appui de la Fédération Wallonie-Bruxelles et sous le Haut Patronage de Sa Majesté la Reine, l’initiative #toutlemondelit. « En cette période particulière, prenez le temps de lire avec votre enfant 15 minutes, tous les jours. Instaurez ce petit rituel. Offrez-vous ce moment d’évasion, de complicité, de calme, de découvertes. Testez les bienfaits d’un quart d’heure de lecture quotidien. Et, surtout, conservez cette bonne habitude par la suite. » Il y un site qui propose un communiqué de presse et une boite à outils. Il est ici.

ÉPIDÉMIE (121)  –  Sur le compte Facebook des éditions Rue du monde, Alain Serres fait de la conjugaison gratuite, laïque et solidaire : « JE ne possède ni imprimante docile près de la cheminée ni wifi à fibre optimisée. TU n’as pas de papa qui mesure les compléments placés avant ni de maman qui accorde les quadrilatères oubliés loin derrière. IL ou ELLE n’a pas de jardin où laisser gambader sa biocuriosité. NOUS avons bien une gomme à estomper les inégalités mais, dans notre école fantôme, elle est confinée. VOUS êtes les maîtres et les maîtresses à distance qui tentez de conjuguer pour eux le verbe égaliser-les-chances ILS ou ELLES vous tirent leur chapeau, laissant s’élever de leur cerveau le rêve d’une autre France pour toutes et chacune de ses enfances. » Le compte est ici.

ÉPIDÉMIE (120) – Les éditions Glénat offre jusqu’au mardi 11 mai 2020 (sic), un album-CD par semaine de sa collection « Marlène Jobert raconte ». A lire ou à écouter gratuitement pendant le temps du confinement. Le programme est ici.

ÉPIDÉMIE (119) – Confiné dans la banlieue bruxelloise, Morgan Di Salvia, rédacteur en chef du magazine Spirou, continue à publier le journal chaque semaine. « L’équipe de la rédaction est certes confinée. Nous avons changé d’imprimeur, notre routeur n’est plus le même. Mais Spirou tient bon. Jusqu’à présent, nous réussissons depuis cinq semaines à faire le journal à distance. C’est un numéro d’équilibriste. Nous sommes lessivés. Mais nous mettons toute l’énergie nécessaire pour qu’il sorte. Malgré les délais aléatoires de la poste, et les mille et une difficultés surgies de l’obligation de réaliser un journal de bande dessinée à distance. En réalité, j’y ai presque mis un point d’honneur. La seule interruption qu’a connue le magazine Spirou en 82 ans, ce fut pendant la seconde guerre mondiale. » Pendant le même temps, par ailleurs, nombre d’auteurs de bandes dessinées investissent, chacun à leur manière, les réseaux sociaux.

ÉPIDÉMIE (118) – Ce mercredi, le Salon du livre jeunesse virtuel met en ligne, pour la semaine du 22 au 29 avril 2020, un programme renouvelé et des activités inédites parmi lesquels les rubriques La boîte à histoires et Dis, comment tu lis ? Point de départ ici.

PRIX – L’appel à contributions pour le Prix graphique 2021 qu’organise l’Institut Charles Perrault est en ligne. Pour cette année, le texte à illustrer est un proverbe africain : « Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur. » Date limite pour l »envoi des œuvres : dimanche 31 janvier 2021. Les informations nécessaires sont rassemblées ici.

ÉPIDÉMIE (117) – Les numéros récents et plus anciens de Bookbird, publication de l’Union internationale pour les livres de jeunesse (IBBY – International board on books for young people), sont disponibles gratuitement (jusqu’au 31 mai 2020) sur le site de l’université Johns Hopkins, « afin que toute personne engagée dans des études ou des recherches dans le domaine de la littérature pour la jeunesse ne soit pas gênée dans son travail en raison des problèmes actuels avec les services postaux. » Le lien est ici.

PRIX – La sélection du trente-deuxième Prix des Incorruptibles a été établie par 124 comités de lecture rassemblant 1200 professionnels du livre et de l’éducation. Elle est  ici. Au même endroit, le bulletin d’adhésion et la grille des tarifs.

REVUE – Le dossier du numéro 223 de mars 2020 de NVL (Nous voulons lire) que publie le CRALEJ est consacré aux mythes grecs en littérature jeunesse. Des articles signés Bernadette Poulou, Régis Lefort (« Qu’est-ce qu’un mythe ? »), Anne Besson (« À quoi sert la mythologie en fantasy pour la jeunesse ? »), Janie Coitit Godfrey et Claudine C. Stupar. Confinement oblige (ou presque), le PDF du numéro est disponible gratuitement ici.

ÉPIDÉMIE (117)  – Depuis le mercredi 15 avril 2020, la Youle compagnie, dont le siège social est à Rouen, propose des lectures de textes littéraires via le combiné ou le smartphone. Les comédiens « ont chacun sélectionné différents textes afin de les partager, dans un moment intime et individuel. […] Tous les publics sont les bienvenus, les personnes seules comme les familles. » Pour les adultes, un choix de poésie, de pièces de théâtre, de romans et de contes. Pour les plus jeunes, des contes, des albums et des romans  (Matilda de Roal Dahl, Hansel et Gretel des frères Grimm, Les contes de la rue Broca de Pierre Gripari, Crictor de Tomi Ungerer, La chèvre de monsieur Seguin d’Alphonse Daudet, etc). La lecture dure environ 15 minutes. Appels entre 14 heures et 17 heures, certains jours dont le samedi. Renseignements et inscriptions au 02 76 08 80 88. Un partenariat avec le réseau des bibliothèques de Rouen. Point de départ ici.

ÉPIDÉMIE (115) – Au programme du mercredi 22 avril 2020 du rendez-vous La Comédie continue ! que la Comédie Française propose quotidiennement depuis le lundi 30 mars 2020, La Petite sirène d’après Hans Christian Andersen, adapté et mis en scène par Géraldine Martineau (avec Jérôme Pouly, Adeline d’Hermy, Danièle Lebrun, Claire de La Rüe du Can et Julien Frison). C’est à 18 heures 30. Point de départ ici.

ON A EU CHAUD – Kevin Fallon, 30 ans, a été placé en détention dans la prison de Rikers Island, mis en examen pour les chefs d’accusation de menace terroriste et de possession criminelle d’une arme. Il menaçait de faire sauter, à Central Park, la statue d’Alice au pays des merveilles : « Cela va faire mal. Aucun de vous n’est en sécurité. » Trois bombes à tuyau ont été retrouvées dans son appartement, vides et hors d’usage, ainsi que des munitions pour fusil et des couteaux attachés ensemble. Construite en 1959 par José de Creeft, la sculpture représente Alice, le Chapelier fou et le Lapin blanc. C’est l’une des statues les plus appréciées des visiteurs du parc, particulièrement par les enfants qui ont le droit de l’escalader.

PARUTION – Vient de paraitre, sous la direction d’Anne Schneider, La littérature de jeunesse, veilleuse de mémoire en Europe : les grands conflits du XXe siècle en Europe racontés aux enfants. « Comment parler de la guerre à des enfants alors que les parents n’osent pas aborder le sujet ? C’est le défi relevé par la littérature de jeunesse: son objectif de transmission et d’éducation explique qu’elle investit autant cette thématique. Dans ce volume, la seconde guerre mondiale est largement abordée comme sillon matriciel de la présence de toutes les guerres dans les romans ou les albums pour la jeunesse. L’évocation du conflit à travers toute l’Europe (Italie, Grande-Bretagne, Irlande, Allemagne, Espagne, Pologne, Tchécoslovaquie, France) met en avant les silences des adultes face aux incompréhensions des enfants, mais aussi les formes de violence cruelles engendrées par la guerre, tandis que les révolutions et conflits contemporains (Portugal, Grèce, Irlande, Rwanda) rendent la nécessité du souvenir et de la commémoration encore plus palpable. À l’heure de la disparition des témoins de la Shoah, alors que la réflexion sur la transmission d’un devoir d’histoire est d’actualité, en particulier en Europe où la résurgence des discours totalitaires est préoccupante, la littérature de jeunesse européenne a pour fonction, en plaçant l’enfant au cœur de la narration, d’être veilleuse de mémoire. » Presses universitaires de Rouen et du Havre 2020, 280 pages, 21,00 euros.

EPIDEMIE (114) – En six semaines, le chiffre d’affaires du secteur de la librairie a chuté de 95% et le recul moyen des ventes est de 50%. Les librairies indépendantes sont les plus impactées mais les grandes surfaces et les ventes en ligne ne se portent pas beaucoup mieux. C’est la thématique tourisme et voyages qui souffre le plus (-72%). La littérature a, elle, perdu 33% de ses acheteurs. Seul le parascolaire progresse (+56%). Les librairies rouvriront-elles le mardi 11 mai prochain ?

ÉPIDÉMIE (112) – Les éditions Didier jeunesse ont mis en ligne une boite à outils plutôt bien remplie (textes, podcasts, chansons du jour, coloriages). C’est ici. Proposition complémentaire : une liste titrée « Vos initiatives » mise à jour régulièrement par l’éditeur. C’est .

ÉPIDÉMIE (111) – Les Éditions animées offrent une quinzaine de coloriages. C’est ici. Les Éditions Soleil proposent, elles, des lectures (dont les séries « Il était une fois l’homme » et « Il était une fois la vie ») ainsi que des activités (des coloriages, mais pas que). C’est .

ÉPIDÉMIE (110) – On peut, de temps en temps, se rendre sur les pages Facebook de Claude Ponti et de Benjamin Chaud ainsi que sur le blog d’Hervé Tullet. C’est ici, ici et ici. On peut aussi enquêter avec Benoit Jacques. C’est .

ÉPIDÉMIE (109) – Marie Richeux, écrivaine, productrice sur France-Culture de l’émission du soir Par les temps qui courent, est très « école des loisirs ». Elle lit ici, plutôt bien, des albums de la maison. Elle montre aussi les images. La chaine Tu peux me lire une histoire ? est plus éclectique. C’est ici.

EPIDEMIE (108) – Catherine Crowther, dite Kitty Crowther, c’est sur Facebook, en anglais, et c’est ici. L’éditeur québécois Les 400 coups compose des cadavres exquis chaque mercredi, sur Instragram. C’est ici. La compagnie Confitures et Cie a récemment enregistré une version en français et langue des signes de l’album Ouvre-moi ta porte de Michaël Escoffier et Matthieu Maudet (école des loisirs, 2014) et ça s’écoute ici.

ÉPIDÉMIE (107) –  « Du théâtre dans le jardin, au balcon, à la fenêtre » grâce aux éditions Théâtrales, société coopérative d’intérêt collectif : « Amies lectrices, amis lecteurs. Pour cette cinquième semaine de confinement, nous vous proposons deux nouveaux textes : Anatole et Alma, de Sabine Tamisier (à partir de 10 ans) et deux textes de Roland Jean Fichet, Voix au bord du fleuve Congo et D’où ? Ces ouvrages vous sont rendus disponibles provisoirement, avec l’accord de leurs auteur·rices, en attendant que vous puissiez les retrouver chez votre libraire local préféré·e. Les titres déjà mis en ligne sont toujours accessibles. » Les lectures offertes des autres semaines sont ici, en page d’accueil.

ÉPIDÉMIE (106)  –  La librairie pour la jeunesse indépendante Books of Wonder, 18 West 18th Street à New York (USA), organise régulièrement, dans ses locaux, des moments de lecture très suivis. C’est actuellement, ouvert à tous, sur son compte Instagram. Prochains rendez-vous : samedi 18 et dimanche 19 avril à 11 heures 30, heure locale. Le compte est ici.

DISPARITION – Luis Sepulveda, écrivain chilien, est décédé le jeudi 16 avril 2020, victime du coronavirus. Il avait 70 ans. Militant à quinze ans au sein des Jeunesses communistes puis au Parti socialiste, il est arrêté en 1973 par le régime du général Augusto Pinochet. Emprisonné pendant deux ans et demi à Temuco, dans une prison pour opposants politiques, il voit, en 1977, sa peine commuée en exil. Il quitte définitivement le Chili. Retrouvant sa première femme, la poétesse Carmen Yañez, torturée sous la dictature, l’écrivain s’établit, en 1996, à Gijón, dans les Asturies. Luis Sepulveda est l’auteur d’une vingtaine de romans, chroniques, récits, nouvelles et textes pour enfants traduits dans une cinquantaine de pays. Son œuvre, qu’il avait choisi d’écrire du côté des perdants, est marquée par l’empreinte de ses combats et de leurs inévitables désillusions. Le roman Le vieux qui lisait des romans d’amour (1989), fable écologique que son auteur inscrit au cœur de la forêt amazonienne, est publié chez Métailié, en 1992, dans une traduction de François Maspéro. Autres traductions en trente-cinq langues et adaptation au cinéma par Rolf De Heer, en 2001. Citons également, toujours chez Métailié, La Fin de l’histoire, en 2016, thriller politique s’appuyant sur les réalités chiliennes des années 1970-2000, et cinq ouvrages pour les jeunes lecteurs : Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler, traduit par Anne-Marie Métailié (Métaillé, 1996) ; Histoire du chat et de la souris qui devinrent amis, traduit par Bertille Hausberg (Métailié, 2013) ; Histoire d’un chien mapuche, traduit par Anne-Marie Métailié, (Métailié, 2016) ; Histoire d’un escargot qui découvrit l’importance de la lenteur, traduit par Anne-Marie Métailié (Métailié, 2017) ; L’histoire d’une baleine blanche, traduit par Anne Marie Métailié (Métailié, 2019). Les quatre derniers ouvrages sont illustrés par Joëlle Jolivet. « J’ai toujours soutenu ceci, qui est une évidence : lire fait du bien. La lecture ouvre et réveille la sensibilité qui nous permet de mieux comprendre la vie et tout ce qui se passe. Il n’est pas question ici de dire que lire nous rend plus intelligents, nous sommes tous intelligents pour le meilleur et pour le pire. Lire donne à l’intelligence ce petit plus qui relève de l’intelligence émotionnelle. »

REVUE – Le numéro 140 de mars-avril-mai 2002 de Libbylit, revue trimestrielle de littérature pour la jeunesse éditée par la section belge francophone de l’Ibby propose, outre les habituelles recension d’ouvrages et  revue de presse, un dossier coordonné par Laurent Givron consacré à l’illustratrice Martina Aranda. Site de la section belge francophone ici.

ÉPIDÉMIE  (105) – Il y a quatre ans, Philippe Archer, illustrateur, a sollicité Michel Arbatz, auteur-compsiteur-interprète, pour un projet de version décalée du Petit Poucet à éditer sous forme de livre CD. De leur collaboration est né le conte musical (et cosaque) Pouchniok. Ce projet une fois achevé – un livre de 80 pages avec une quarantaine de planches originales et un audio de 38 minutes – n’a rencontré que les démissions successives de deux éditeurs. « Plutôt que de le laisser attendre dans les limbes, nous avons décidé, avec l’accord des auteurs, de mettre en accès libre, le temps du confinement la version audio du récit écrit par Michel Arbatz, dit et chanté par lui avec sept chansons originales et quelques emprunts au groupe Sondorgö. Nous espérons qu’il donnera à tous les enfants confinés des temps de rêverie pour s’échapper, ainsi qu’un répit à leur parents – à qui il n’est pas interdit d’écouter. » (Compagnie Zigzags). C’est ici.

ÉPIDÉMIE (104) – Par l’entremise d’une cinquantaine d’organisations non gouvernementales actives dans le secteur humanitaire et de plusieurs institutions des Nations Unies, plus de 1700 enfants, des parents, des aidants et des enseignants du monde entier ont pu s’exprimer sur la manière dont ils faisaient face au coronavirus. La scénariste et illustratrice Helen Patuck a lu l’ensemble de ces témoignages puis a écrit une histoire propre à venir en aide à des enfants de 6 à 11 ans issus de milieux et de pays différents. L’ouvrage, Mon héroïne c’est toi, explique, grâce à Ario, créature fantastique d’un bel orangé, comment les enfants peuvent se protéger et protéger leurs proches. « L’UNESCO soutient avec fierté cette initiative et nous y voyons un exemple de la contribution que le monde artistique peut faire au bien-être et à la résilience de tous.  […] Afin d’atteindre le plus d’enfants possible, ce livre sera largement traduit. Il est [ce 10 avril] déjà publié en six langues et plus d’une trentaine d’autres versions sont en cours de réalisation. Il est mis à disposition en ligne et sous la forme d’un livre audio. » (Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO). 15 langues ce jeudi 16 avril. C’est ici.

ÉPIDÉMIE (103)  – Bernard Coulange, animateur de l’incontournable site BD oubliées, ne chôme pas : « J’espère que le confinement se passe bien pour tous. Pour passer le temps, plusieurs éditeurs vous proposent de lire gratuitement en ligne certains de leurs albums. J’ai ajouté cette page sur le site pour répertorier toutes ces offres. Si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à me les signaler pour que je complète cette page. » Le contact est ici.

ÉPIDÉMIE (102)  – Une proposition des éditions Glénat : « Choisissez un mot qui vous fait rire, par sa signification, sa sonorité et écrivez-en une courte définition. Pas une dissertation ou une copie du dictionnaire mais plutôt une occasion de s’amuser à jouer avec les mots, leur sens, leurs lettres, leurs sons à la manière de Brigitte Labbé, l’auteure de la collection « Le livre des mots qui ». Le texte se rapprochant le plus de l’esprit de la collection sera illustré et publié dans « Le livre des mots qui font rire », à paraître à l’automne 2020 et son auteur recevra 10 livres. » Page dédiée sur le site de l’éditeur ici. Pour participer, utiliser cette adresse.

PRIX – Le Prix graphique 2020 attribué par l’Institut Charles Perrault devait être remis lors du trente-septième Salon du livre jeunesse d’Eaubonne, ce qui n’a pas été possible. Le lauréat est Don Tancredo pour une vidéo à découvrir ici.

ÉPIDÉMIE (101) –  France Culture a mis en ligne une liste de près de trente propositions : « Nous avons choisi pour vous des fictions destinées à la jeunesse. Il y en a pour tous les âges. Tintin ou Astérix en version sonore, des contes, des fictions en musique, des histoires pour s’endormir, d’autres pour la journée. De quoi s’échapper avec joie grâce à l’imaginaire. » C’est ici.

ÉPIDÉMIE (100)  – Depuis le mardi 14 avril 2020, chaque jour, dans l’édition papier et sur le site de Ouest-France Presse Océan, une page de Chozafères signée Claude Ponti. « Vous savez, moi, ça fait 40 ans que je suis confiné. Je travaille de chez moi. Alors je ne suis pas dépaysé. Je voulais faire quelque chose [pour les enfants]. J’ai pensé à une histoire qu’ils pourraient finir. Et puis ma fille Adèle m’a donné cette idée de faire des coloriages ou des activités et a proposé de les mettre en page. Je déteste les cahiers de vacances, et j’ai toujours rêvé d’en fabriquer un déjanté. L’idée m’a plu. » C’est ici et les réalisations des enfants peuvent être envoyées à cette adresse.

ÉPIDÉMIE (99) – « Maison dédiée à la parole des conteurs, les éditions Oui’Dire proposent des récits (contes, mythes, légendes, créations) qui appartiennent au patrimoine de la littérature orale et qui donnent carte blanche à l’imagination. Des albums haut en couleurs, à l’humour souvent communicatif, à la sagesse éprouvée qui aident à penser le monde. Des albums à découvrir à partir de 2 ans et bien au-delà. Tous les récits que vous écoutez sur ce site sont offerts gratuitement par les artistes et les éditions Oui’Dire, pour la durée du confinement. » Pour entendre Gigi Bigot, Jahid Darwiche, Jeanne Ferron, Rose-Claire Labalestra et quelques autres.

PARUTION – Le rapport Interactive Children’s Books Market by Type, Distribution Channel, and Geography – Forecast and Analysis 2020-2024 que publie Market Rzsearch.com propose une analyse stratégique du marché des livres pour enfants et les prévisions de croissance pour la période 2020 à 2027. 148 pages, 150 tableaux. On y lit des expressions telles que prise de décision stratégique, profilage des acteurs industriels, part de marché, segments dominants. C’est en anglais, le PDF coûte 2 500 dollars et l’étude est, en bonne partie, caduque. Le lien est ici.

DISPARITION – Alain Gauthier, affichiste, illustrateur et peintre, est décédé le vendredi 3 avril 2020, victime du coronavirus. Il avait 88 ans. Ayant étudié dans l’atelier de Paul Colin, ayant conçu plusieurs centaines d’affiches (Danone, Choco BN, Laden, Bally), il s’était, dans les années 1970, tourné vers l’illustration, tant pour la presse que dans l’édition jeunesse. Premier album : Zizou, artichaut, coquelicot, oiseau, sur un texte de Jean Chalon (Grasset, 1974), à la demande de François Ruy-Vidal. Avec le même éditeur, il mit également des images sur des textes de Jean Joubert, Maurice Denuzière, Lewis Carroll et Michel Tournier (dont La fugue du Petit Poucet en 1979). « J’ai eu la joie de voir l’un de mes contes pour enfant illustré par Alain Gauthier. Rarement mariage plus heureux fut célébré entre texte et image. C’est qu’on retrouve, dans les dessins d’Alain Gauthier, cette naïveté un peu perverse, cette limpidité trompeuse qui recouvre des abîmes, cette apparente gaucherie qui est le comble de l’habileté, bref tout ce qui fait le charme trouble et puéril des contes. » (Michel Tournier). En 1988, pour les éditions Ipomée, Alain Gauthier illustre magistralement La Belle et la Bête, le texte étant signé Jeanne Leprince de Beaumont et Jean Cocteau. Suivent, au Seuil, pour les grands lecteurs, Mon Chaperon Rouge, en 1998, et, en 2002, Ma Peau d’âne, sur des textes subtils et ambigus d’Anne Ikhlef. Alain Gauthier reçoit une plaque d’or à la Biennale de l’illustration de Bratislava pour Est-elle Estelle ? écrit et édité par François David en 2002. Dernier ouvrage : Nous, les loups, édité chez Bilboquet en 2007, sur un texte d’Édith de Cornulier-Lucinière. « Alain Gauthier est aussi peintre et l’univers, très musical, de ses tableaux reflète la même atmosphère sensuelle et mystérieuse que ses œuvres sur papier. Il conjugue là aussi l’audace anachronique à une touche de surréalisme et à un onirisme profondément intériorisé. Avec, toujours, un sens subtil des demi-teintes, un talent particulier de la mise en page et une harmonieuse structuration de l’espace. » (Janine Kotwica). Les médiathèques Landowski et du Trapèze de Boulogne-Billancourt lui avaient consacré, en 2016, une généreuse exposition rétrospective. A noter également l’imagier monographique Alain Gauthier publié en 2008 par L’Art à la Page.

PRIX – Le Prix Polar Jeunesse Quais du Polar/Ville de Lyon a été attribué, après délibération et vote via les réseaux sociaux, au roman Les Mamies attaquent de Claire Renaud (Sarbacane, 2019). « Quand quatre ‘Tata Flingueuses’ tordantes, foldingues et adorables, se lancent dans le casse du siècle. […] Et pour ce faire, elles ont préparé des armes de  destruction massive : caddie à double fond, sac à provision massue, manteau à poche multiples. Elles ont un plan. Mais nous, on va tout faire pour les arrêter. »

ÉPIDÉMIE (98) – Les Petits Platons ont eu une idée : « Chaque jour, une couverture détournée de la collection vous sera proposée pour que vous inventiez le meilleur jeu de mots philosophique. Écrivez en commentaire le titre que vous proposez, le vainqueur sera publié le jour suivant et gagnera un Petit Platon de son choix. On commence aujourd’hui [lundi 13 avril] avec l’allocution TV que tout le monde attend. N’hésitez pas à partager. » L’exemple proposé par l’éditeur est un calembour très mauvais. C’est ici.

ÉPIDÉMIE (97) – Bibliothèques sans frontières a ouvert une bibliothèque numérique gratuite. « Pendant toute la période de confinement, nos équipes en France et en Belgique sont mobilisées pour vous accompagner au quotidien et proposer des activités culturelles et pédagogiques pour continuer d’apprendre à la maison et de vous cultiver avec vos proches. » C’est ici.

ÉPIDÉMIE (95) – Au programme du mercredi 15 avril 2020 du rendez-vous La Comédie continue ! que la Comédie Française propose quotidiennement depuis le lundi 30 mars 2020 : à 18 heures 30, Le cerf et le chien, conte du Chat perché de Marcel Aymé mis en scène par Véronique Vella (avec Véronique Vella, Michel Favory, Cécile Brune, Alain Lenglet, Jérôme Pouly, Elsa Lepoivre, Stéphane Varupenne et Elliot Jenicot) ; à 20 heures 30 : Fables de Jean de La Fontaine mis en scène par Robert Wilson (avec Christine Fersen, Gérard Giroudon, Cécile Brune, Éric Génovèse, Christian Blanc, Florence Viala, Céline Samie, Laurent Stocker, Nicolas Lormeau, Christian Gonon, Julie Sicard, Madeleine Marion, Bakary Sangaré, Audrey Bonnet et Charles Chemin) Point de départ ici.

ÉPIDÉMIE (94) – Une lecture possible : Chez soi : une odyssée de l’espace domestique de Mona Chollet (La Découverte, 2015) : « La maison est une base arrière où l’on peut se protéger, refaire ses forces, se souvenir de ses désirs, résister à l’éparpillement et à la dissolution. Le foyer, un lieu de repli frileux où l’on s’avachit devant la télévision en pyjama informe ? Sans doute. Mais aussi, dans une époque dure et désorientée, une base arrière où l’on peut se protéger, refaire ses forces, se souvenir de ses désirs. Dans l’ardeur que l’on met à se blottir chez soi ou à rêver de l’habitation idéale s’exprime ce qu’il nous reste de vitalité, de foi en l’avenir. Ce livre voudrait montrer la sagesse des casaniers, injustement dénigrés. Mais il explore aussi la façon dont ce monde que l’on croyait fuir revient par la fenêtre. Difficultés à trouver un logement abordable, ou à profiter de son chez-soi dans l’état de ‘famine temporelle’ qui nous caractérise. […] Persistance du modèle du bonheur familial, alors même que l’on rencontre des modes de vie bien plus inventifs. Autant de préoccupations à la fois intimes et collectives, passées ici en revue comme on range et nettoie un intérieur empoussiéré : pour tenter d’y voir plus clair et de se sentir mieux. » Le livre est en ligne ici.

ÉPIDÉMIE (93) – Axel Scheffler, illustrateur de la série « Gruffalo », apporte son concours à l’album Coronavirus : a book for children’s rédigé par le personnel de la maison d’édition indépendante Nosy Crow, avec la contribution du professeur Graham Medley, de la London School of Hygiene & Tropical Medicine, les conseils de deux chefs d’établissement hospitalier et d’un enfant. L’ouvrage destiné aux enfants entre cinq et neuf ans a été téléchargé plus de 10 0000 fois en vingt-quatre heures. « Je me suis demandé ce que je pouvais faire en tant qu’illustrateur pour enfants pour informer et divertir mes lecteurs d’ici et d’ailleurs. J’étais donc heureux lorsque mon éditeur, Nosy Crow, m’a demandé d’illustrer ce livre de questions-réponses sur le coronavirus. ». Page dédiée sur le site de l’éditeur ici.

EXPOSITION – À l’occasion de 2020, année de la bande dessinée, l’Institut français et le groupe BD du Syndicat national de l’édition (SNE) s’associent pour proposer au réseau culturel français à l’étranger l’exposition Le renouveau de la BD jeunesse. Cette exposition permet de découvrir les œuvres de la nouvelle génération d’auteurs de bande dessinée français et francophones tournés vers le jeune public. Elle comprend 21 panneaux à imprimer localement dont 4 panneaux interactifs, un kit pédagogique et un livret imprimable reprenant les livres mis en avant dans l’exposition et proposant, pour chaque éditeur, une sélection d’ouvrages illustrant le renouveau de son catalogue.

ÉPIDÉMIE (92) – Le P’tit Libé, c’est « l’actu des grands expliqué aux petits » et le journal a des choses à dire et à proposer aux enfants en cette période compliquée : « Retrouve ici, chaque jour, de nouvelles informations concernant l’épidémie, le confinement, ainsi que de nombreuses activités pour t’occuper. Tu as des questions ? Si tu es un enfant, pose-les-moi en écrivant à cette adresse et j’y répondrai. Merci aux adultes de poser leurs questions aux médias pour les grands, sinon je ne pourrai pas répondre à tous les enfants. » C’est ici.

ÉPIDÉMIE (91) – En cette période de confinement, l’artiste plasticienne Clémentine Mélois, membre de l’Oulipo, auteure de plusieurs livres pour enfants publiés par l’école des loisirs, détourne quotidiennement. Le résultat de son travail est ici, sur son compte Instragram. Parfois, pas souvent, c’est la couverture d’un ouvrage pour enfants qui retrouve un coup de jeune.

ÉPIDÉMIE (90)-  En manque de coloriages ? Voici ceux qu’offrent Marc Lizano (ici), Cécile Hudrisier, Ilya Green et Monsieur Mozart (ici), Nicolas Gouny (ici), Guillaume Perreault (ici) et Riad Sattouf (ici). Voici aussi – soyons snob – ceux que proposent 23 jeunes illustrateurs à l’occasion de la célébration, aux Etats-Unis, de la prochaine Semaine du livre pour enfants (2020 Children’s Book Week). C’est ici.

ÉPIDÉMIE (89) – L’enseigne de restauration rapide McDonald’s France met en accès libre sur son site les douze albums écrits par Katherine Pancol et illustrés par Jérôme Pélissier que la chaine distribue habituellement avec le menu Happy Meal, dans le cadre de son opération Un livre ou un jouet. Un partenariat réaffirmé avec le Centre national du livre (CNL) et avec Hachette Jeunesse. C’est ici. Autres histoires à venir dans les prochains jours.

ÉPIDÉMIE (88) – Des bandes dessinés gratuites ici (chez Dargaud), ici (au Lombard), ici (chez Delcourt) et ici (chez IMAV). Pour retrouver Boule et Bill, Le Petit Nicolas, le Grand méchant renard, Milo, Pico Bogue, Yakari, Léonard, les Schtroumpfs et quelques autres.

ÉPIDÉMIE (87) – Dans un courrier envoyé aux auteurs, illustrateurs, conférenciers, techniciens et comédiens impliqués dans la 21ème Fête du livre jeunesse de Villeurbanne qui devait se tenir le samedi 4 et le dimanche 5 avril 2020, Gérard Picot, directeur artistique de la manifestation, explique : « La Ville de Villeurbanne a pris la décision de maintenir le paiement de l’ensemble des personnels artistiques et techniques qui étaient programmés pour constituer cette belle édition construite autour de la thématique Même pas peur ? – qu’on ne pouvait prédire plus actuelle. […] Ainsi, aux côtés de ses partenaires investis que sont la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, la Sofia et la Fondation Orange, la Ville honorera les contrats engagés par soutien et solidarité aux artistes et techniciens. » Cette décision concerne une centaine de personnes pour une enveloppe budgétaire s’élevant à 82 000,00, soit 61 000,00 euros pour les spectacles et les interventions d’auteurs et d’illustrateurs (qui seront reportées à une date ultérieure) et 21 000,00 euros en salaires d’intermittents techniciens.

ÉPIDÉMIE (86) – Une proposition de La Bibliothèque internationale pour la jeunesse (Internationale Jugendbibliothek) de Munich  : « Certains d’entre vous se souviennent que notre fondatrice, Jella Lepman, avait initié, en 1950, le projet Children painting themselves (Les enfants se dessinent). Elle avait rassemblé environ 300 autoportraits de 30 pays et avait monté une impressionnante exposition itinérante. Nous reprenons l’idée de Jella et demandons aux enfants du monde entier de se dessiner en ces temps de coronavirus. Toutes les illustrations que nous recevrons seront affichées dans notre exposition en ligne I-solation : Kids, draw yourselves (I-solation : Enfants, dessinez-vous). Plus nous recevrons d’illustrations, mieux ce sera. Cordialement. » (l’équipe de la Bibliothèque internationale pour la jeunesse). Les dessins doivent être envoyées à cette adresse, en indiquant le prénom, l’âge et le pays d’origine du jeune artiste. La page dédiée sur le site de la bibliothèque est ici. En ligne, au 10 avril, des autoportraits envoyés d’Allemagne, des États-Unis, de Taïwan, d’Uruguay, de Corée du Sud, de Colombie, de Lituanie, du Mexique et de France.

ÉPIDÉMIE (85) – La médiathèque Germaine Tillion, 6 rue du commandant Schloesing à Paris, propose, entre le 13 mars et le 24 avril 2020, une exposition Les Carnets de voyage de Nicolas Jolivot, mais ses portes sont fermées. Il est possible de visiter l’exposition ici, en soixante-et-onze photos, sur le Facebook de la bibliothèque.

ÉPIDÉMIE (84) –  Alain Péron, président du Carnaval de la Lune étoilée de Landerneau (Finistère), organisateur du rassemblement de Schtroumpfs du samedi 7 mars 2020, en est convaincu : « À ma connaissance, nous n’avons aucun malade […]  Les hôpitaux n’ont pas été débordés, ni à Brest, ni à Landerneau. Des soignants se sont même portés volontaires pour aider à Paris. […] Le rassemblement n’a pas été un incubateur de malades. Il n’a pas fait monter le nombre de cas de Covid 19. » Rappelons que ce jour-là, 3549 Schtroumpfs se sont réunis au même endroit (moins que la barre de 5000 décrétés par l’État), et que le comptage n’a duré que sept minutes.

NOMINATION – Souleymane Mbodj, auteur publié chez Milan, Rue du monde et aux éditions des Éléphants a été nommé chevalier de l’ordre national du Mérite par le ministère de l’Éducation nationale. « Conteur et musicien né au Sénégal, Souleymane Mbodj se consacre depuis de nombreuses années à la transmission des contes d’Afrique en milieu scolaire sur la base de projets pédagogiques. […] Il dit et joue ses contes depuis longtemps, de la maternelle au lycée, et ce dans toute la France et à l’étranger. Les contes sont accompagnés dans leur voyage par des chants, des rythmes et des mélodies. Guitariste, percussionniste et chanteur, il a appris  la  musique  sous  la  direction  des  grands maîtres percussionnistes du Sénégal et a parfait sa formation théorique à Paris. [Souleymane Mbodj] propose également des formations sur le conte à la demande de bibliothécaires ou d’associations et se produit très régulièrement en spectacle dans les festivals, salons du livre, médiathèques, instituts culturels. » Fiche auteur ici.

ÉPIDÉMIE (83)- Contrairement à une guerre célèbre, la Foire du livre jeunesse de Bologne 2020 aura lieu. Ce sera le lundi 4 mai 2020, sur Internet. Le programme, qui sera annoncé le jeudi 23 avril, comprendra des expositions, des webinaires, des interviews, le fameux mur des illustrateurs mis en ligne pour l’occasion et une plateforme qui offrira des possibilités de transactions commerciales et d’octroi de licences.  Explication d’Elena Pasoli, directrice de la Foire : « Nous pensons qu’il est important de conserver notre mission de plus grand marché de droits sur le segment de l’édition jeunesse. » Car la Foire du livre jeunesse de Bologne est bien, avant tout, un salon international de vente de droits réservé aux professionnels. Les affaires pourront rester les affaires et, comme il convient, elles respecteront les gestes barrières. Rectificatif : la guerre célèbre a bien eu lieu.

ÉPIDÊMIE (82) Actuellement, sur le site du théâtre Paris-Villette, une dizaine de spectacles pour le jeune public (enfants et adolescents) à regarder gratuitement. Parmi ceux-ci : Les petites reines d’après le roman de Clémentine Beauvais (adaptation : Justine Heynemann), Les inséparables d’après Colas Gutman (adaptation : Léna Bréban), La petite casserole d’Anatole d’après l’album d’Isabelle Carrier (adaptation : Cyrille Louge), Contes chinois par François Orsoni qui adapte ici Le Prince tigre et Le Cheval magique de Chen Jiang Hong, albums publiés à l’école des loisirs. Le site est ici.

ÉPIDÉMIE (81) – J.K. Rowling annonce : « Les parents, professeurs et toutes les personnes qui cherchent à amuser les enfants pendant que nous sommes enfermés pourraient avoir besoin d’un peu de magie, je suis donc ravie de lancer Harry Potter at home  ». En ligne, des quizz, des articles, des jeux, des vidéos de bricolage, des archives, le premier tome de la saga, Harry Potter et l’école des sorciers, en livre audio gratuit. Souvent en anglais,  parfois en français. C’est ici. J.K. Rowling a révélé, en début de semaine, avoir contracté le coronavirus, précisant, sur son compte Twitter, qu’elle allait mieux désormais.

EPIDEMIE – (80) – Florent, libraire invité du site ActuaLitté, a ressemblé sur une seule page, onze films d’animation donnant à entendre, gratuitement, onze albums publiés par l’école des loisirs. Ce sont certes plus des livres lus que des dessins animés, mais l’idée est bonne. C’est ici.

PRIX –  La section française de l’Ibby a choisi ses candidats pour l’attribution du prix ALMA (Astrid Lindgren Memorial Award) au titre de 2021. Il s’agit de Marie-Aude Murail (catégorie auteurs) et de Encrages (catégorie association). Site du prix ALMA ici.

ÉPIDÉMIE (79)  – Une proposition de la librairie Pages d’encre, 1 rue des chaudronniers à Amiens (Somme) : « Un p’tit concours du livre confiné, ça vous dit ? Chaque jour, durant le confinement, on vous propose un extrait de texte ou de dessin, et vous nous dites, en commentaire, de quel livre il s’agit. Un gagnant par jour sera tiré au sort parmi les bonnes réponses, sous le contrôle de Chonchon Himself, huissier de justice, les gagnants étant invités à venir chercher leur fabuleux cadeau à la librairie à la fin du confinement. Allez, on commence par un facile. » C’est ici.

ÉPIDÉMIE (78) – Amandine Piu, Clotilde Perrin et Jérôme Peyrat, illustrateurs, ont lancé, dès le lundi 23 mars 2020, sur Facebook, le projet La forêt Enchantier. Depuis le début du confinement, un illustrateur publie quotidiennement une planche A4 à colorier pour constituer, à terme, une fresque géante. Seul impératif pour les colorieurs en herbe : disposer d’une imprimante. Les illustrateurs – et beaucoup, de France, du Brésil, des États-Unis, ont rejoint le trio initial – ont libre cours « pour faire évoluer avec leur propre style cette forêt imaginaire où poissons volants, créatures étranges et pieuvres géantes se côtoient. La seule règle, c’est que l’illustrateur du jour propose des lignes de dessins permettant de se raccrocher à la planche réalisée par son prédécesseur pour permettre aux membres de la  communauté de constituer leur fresque. » C’est ici.

ÉPIDÉMIE (77) – La Sofia communique : « La Sofia, qui soutient chaque année plus de 300 festivals, manifestations littéraires et programmes d’éducation artistique et culturelle, a décidé le 18 mars dernier de maintenir exceptionnellement les aides qu’elle avait accordées à des actions qui se voient actuellement annulées ou reportées pour des raisons sanitaires. Parallèlement, elle a demandé aux organisateurs de ces événements de rémunérer dans les conditions initialement prévues les auteurs et autrices programmés. […] Toutefois ce principe d’un maintien de la rémunération des auteurs invités – essentiel pour amortir le choc de cette crise pour des populations déjà fragiles – ne pourra trouver sa pleine réalisation que si les autres acteurs qui financent ces manifestations s’engagent eux aussi à maintenir leur aide : au premier rang d’entre eux figurent les collectivités locales (villes, départements, régions) et autres organismes publics (notamment ministère de la Culture à travers les DRAC, ministère de l’Éducation nationale, ministère de la Ville), ainsi que les acteurs privés (fondations, mécénat d’entreprise). […] Ceci permettra aux porteurs de projet concernés d’honorer leurs engagements dans de bonnes conditions et assurera plus largement la pérennité du tissu de structures et de manifestations dont la densité et la diversité bénéficient aujourd’hui à l’ensemble de la chaîne du livre. » Site de la Sofia ici.

PRIX – Le livre lauréat du prix La Science se livre adolescent 2020 est Éternité de Philippe Nessmann et Léonard Dupond (De La Martinière Jeunesse). « Depuis l’Antiquité, l’homme tente par tous les moyens de ne pas mourir, et ce rêve d’éternité pose mille questions, entre sciences, histoire et philosophie. Qu’est-ce que le temps ? Peut-on faire revivre des espèces disparues ? Y a-t-il quelque chose après la mort ? Comment les animaux donnent-ils des pistes aux chercheurs pour améliorer l’espérance de vie humaine ? Est-ce raisonnable de vivre au-delà de 100 ans ? De la momie égyptienne à l’homme bionique, un fabuleux ouvrage aux illustrations uniques pour s’approcher un peu plus de l’immortalité. »

ÉPIDÉMIE (76) – La version numérique du numéro 4230 du magazine Spirou est disponible gratuitement  Avec la deuxième partie de L’espoir malgré tout d’Émile Bravo. C’est ici.

ÉPIDÉMIE (75) – L’Union internationale des éditeurs (UIE), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) metttent en place l’opération  Read the World (Lire le monde), série de lectures à distance assurées par les auteurs eux-mêmes. « Nous devons tous faire particulièrement attention à notre santé mentale en ce moment, et en particulier à celle des plus jeunes. L’Union internationale des éditeurs voulait faire quelque chose de positif pour rapprocher les enfants et leurs écrivains préférés, pour stimuler leur intérêt pour les livres et pour créer un moment d’évasion pour les familles, à partager pendant cette période difficile du confinement. » (Hugo Setzer, président de l’UIE). Première lectrice, Elisabetta Dami, créatrice du  personnage de Geronimo Stilton. C’est ici, sur le compte Instagram d’Elisabetta Dami, entre 17 heures et 17 heures 30.

CONCOURS – La Charte fait savoir : « Pour la troisième année consécutive, la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse lance, le 6 avril 2020, le concours de nouvelles Émergences. Cet appel à participation s’adresse à tous les auteurs et toutes les autrices débutant·es et/ou en voie de professionnalisation. La 1re et la 2e éditions d’Émergences ont remporté un franc succès. Ce formidable tremplin offert à des talents en devenir conforte la place de la Charte au cœur de la chaîne du livre jeunesse, mais lui permet aussi de réaffirmer sa vocation : accompagner les auteurs et les autrices en leur donnant les clés pour valoriser leur travail et défendre leurs intérêts. Cette 3e édition confirme l’ouverture de la Charte vers l’outre-mer et la diversité, avec la volonté de donner leur chance aux talents où qu’ils soient. Alors, à vos stylos et vos claviers. » La date limite d’envoi est le lundi 1er juin 2020. Règlement complet ici. Inscription en ligne .

ÉPIDÉMIE (74) – Au programme du mercredi 8 avril 2020 du rendez-vous La Comédie continue ! que la Comédie Française propose quotidiennement depuis le lundi 30 mars 2020 : à 18 heures 30, Le Loup, conte du Chat perché de Marcel Aymé mis en scène par Véronique Vella en 2009 (avec Sylvia Bergé, Florence Viala, Jérôme Pouly, Michel Vuillermoz et Elsa Lepoivre) ; à 20 heures, 20 000 lieues sous les mers d’après Jules Verne, adapté et mis en scène en 2018 par Christian Hecq et Valérie Lesort (avec Françoise Gillard, Laurent Natrella, Christian Gonon, Christian Hecq, Nicolas Lormeau et  Elliot Jenicot). Point de départ ici.

ÉPIDÉMIE (73) – « En début d’année 2020, alors que le déclenchement de l’épidémie du coronavirus venait perturber la vie quotidienne des populations du monde, [la Publishers Association of China, la China Redactological Society et la China Periodicals Association] se réunissaient pour organiser une campagne intitulée Quand il y a l’amour, il y a l’espoir, afin d’identifier les textes et les images créés pour les enfants sur le thème de la lutte contre le coronavirus. […] Le 29 février, Zhang Mingzhou, président de l’Union internationale pour les livres de jeunesse, a présenté aux membres d’IBBY une initiative visant à créer un projet mondial intitulé Traduction des livres pour enfants traîtant de la lutte contre le COVID-19. Les éditeurs chinois ont immédiatemment réagi avec enthousiasme. Ils ont ainsi réalisé une première série de publications sur la sensibilisation aux connaissances à acquérir au sujet de l’épidémie et les précautions de protection à prendre. […] À ce jour, un don d’éditeurs d’une soixantaine d’ouvrages créés pour ce projet a été effectué. Une équipe d’experts a sélectionné 11 ouvrages à recommander aux jeunes lecteurs. Ces ouvrages ont ensuite été traduits par plus de 200 traducteurs volontaires dans différentes langues, tels que l’anglais, le japonais, le français, l’allemand, le russe, l’espagnol, le coréen, l’italien, le portugais, le népalais, le cingalais, le tamoul, le persan, etc. Les versions numériques de ces livres sont publiées sur le site Arbre de vie. » Les éditeurs intéressés par une publication s’informeront à cette adresse. A noter que, pour des raisons de droits d’auteurs, tous les livres ne peuvent pas être traduits dans toutes les langues.

ÉPIDÉMIE (72) – Le Petit Nicolas, personnage créé par Sempé et Goscinny, met sa célébrité au service des hôpitaux et des soignants. Pour tout achat d’un exemplaire de ses aventures, il sera reversé un euro à la Fondation des hôpitaux de Paris. L’éditeur Aymar du Chatenet explique : « L’idée d’utiliser l’image du Petit Nicolas pour aider les soignants est née très simplement. Nous avons souhaité qu’il devienne un porte-parole, un porte-voix pour tous les héros du quotidien, mais dans le registre de la poésie et de l’humour. » Anne Goscinny et Jean-Jacques Sempé ont fort spontanément donné leur accord. L’opération vaut jusqu’au lundi 31 août 2020. IMAV éditions ouvre également un blog rassemblant des coloriages à imprimer, des tutoriels d’activités manuelles, des jeux à construire,  comme un jeu de l’oie avec dé et pions. Dix histoires du Petit Nicolas sont offertes en téléchargement gratuit. C’est ici.

ÉPIDÉMIE (71)  – Les élèves de quatre collèges du Tarn ont pu emporter les livres de la sélection de la vingtième édition du Prix Val Cérou juste avant le confinement. Les quatre livres choisis sont : Isaac et Charlemagne de Freddy Woets (Oskar, 2019), L’estrange malaventure de Mirella de Flore Vesco (école des loisirs, 2019), Le mystère du Lez de Marion Poirson (Riuge Safran, 2015) et Robin des bois de Claude Merle (Bayard, 2010). Les jurés peuvent, en cette période, participer, via Internet, à un forum de discussion mis en place à leur intention.

DISPARITION – Denise Millet, illustratrice et coloriste, est décédée le samedi 28 mars 2020, victime de coronavirus. Elle avait 86 ans. « Parmi les morts d’aujourd’hui tués par le Covid 19, il y a ma grand-mère, Denise Millet. Elle laisse mon grand-père Claude tout seul. Et Claude et Denise Millet, vous les connaissez peut-être. C’était un peu les Canet-Cotillard de l’illustration jeunesse. » (Pierre Millet). Denise avait rencontré Claude aux Arts décoratifs de Paris où elle étudiait le dessin. Ils ont travaillé ensemble, entre 1976 et 2019, dans la presse et, pour près de 200 titres, dans l’édition. Les lecteurs abonnés aux Belles histoires, à Astrapi, à Okapi, à J’aime lire, à Grain de soleil ou à Filotéo, magazines du groupe Bayard presse, reconnaissaient immédiatement la netteté de leur trait et la franchise de leurs aplats. Pour Astrapi, le couple avait créé, en 1992, avec la complicité de Paul Martin au scénario, la série « Pic et Pik » mettant en scène deux jumeaux espiègles très appréciés des jeunes lecteurs. Quelques titres chez différents éditeurs : La rentrée des mamans de Joe Hoestland et Un petit loup de plus de Marie-Hélène Delval (chez Bayard), Le vampire qui avait mal aux dents d’Ann Rocard (chez Nathan), Danser ? Non merci d’Adèle Geras (en Flammarion Père Castor), Le cirque et Le château fort (chez Gallimard jeunesse dans la collection « Mes premières découvertes »). Denise et Claude Millet avait travaillé pour la publicité et la communication. Leur affiche pour Je hais les acteurs de Gérard Krawczyk avait, en 1987, reçu un César. « [Bientôt], nous boirons du vin, fumerons des cigarettes, jouirons du seul bonheur d’être ensemble. Mais nous n’oublierons pas, nous n’oublierons jamais ceux que nous avons perdus, comme Denise Millet, illustratrice jeunesse. Ils seront là, parmi nous. » (Vincent Monadé, président du Centre national du livre).

ÉPIDÉMIE (70) – Le Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis nous écrit à nouveau : « À situation exceptionnelle, Salon exceptionnel. Toute notre équipe est mobilisée pour vous permettre de vous évader depuis votre canapé à l’aide d’un téléphone portable, d’un ordinateur ou d’une tablette. Dès mercredi prochain, [le 8 avril 2020], nous ouvrons un tout nouveau Salon en ligne avec des expositions à visiter sans sortir de chez soi, des jeux de créations, des rencontres d’artistes, des quizz. Y seront aussi relayées de nombreuses propositions de lectures et d’activités imaginées par des artistes de littérature jeunesse. » Il y a déjà des choses sur Kibookin. Le portail du Salon est ici.

ÉPIDÉMIE (69) –  Les éditions (suisses) La Joie de lire enrichissent leurs propositions. La Joie de Lire à la maison, c’est désormais, en plus du concours de dessins « Roland Léléfan », chaque jour, des lectures à télécharger et à écouter, seul ou en famille, et des images (signées Albertine, Haydé ou Adrienne Barman) à imprimer et à colorier. Il y a aussi de jolies citations. L’offre évolue au fil des jours. C’est ici.

ÉPIDÉMIE (68) – De nouvelles propositions d’illustrateurs pour la jeunesse à découvrir sur leurs plateformes favorites : Adrienne Barman (ici), Marion Barraud (ici), Mathias Friman (ici), Anaïs Vaugelade (ici), Emmanuelle Houdart (ici), Cati Baur (ici), Alexandre Bourdier (ici) et, depuis l’Irlande, Chris Haughton (ici). Ce sont, parfois, de « belles images », d’autres fois des dessins téléchargeables à colorier. Peggy Nille, auteur et illustratrice québécoise, a créé une affiche pour aborder le coronavirus avec les plus jeunes. Son site est ici.

ÉPIDÉMIE – (67)  Avec la complicité des auteurs et des autrices, les équipes Bayard et Milan proposent aux enfants des rendez-vous quotidiens. Sur le site Bayam, pendant toute la durée du confinement, les enfants retrouveront « des créations inédites, drôles et pleines de sensibilité, et adaptées à leur âge. Il y en aura pour tous les goûts pour ponctuer la journée de temps ludiques, culturels, éducatifs, responsables. » C’est gratuit et c’est ici.

ÉPIDÉMIE (66) – À bientôt 90 ans, Jacques Nicolaou, dessinateur et scénariste, actuellement en semi-retraite et reconverti dans l’aquarelle, met toujours en scène « Placid et Muzo », l’ours et le renard que lui a confiés José Arnal, créateur des deux personnages dans Vaillant en 1946. Le journal Sud Ouest nous fait savoir qu’installé désormais à Saint-Georges-de-Didonne, il lui arrive assez souvent de confier à l’ours et au renard ses pensées du moment. C’est ici.

DISPARITION – Bernard Épin, instituteur puis directeur d’école, critique littéraire et auteur, est décédé le mercredi 1er avril 2020, victime du coronavirus. Il avait 83 ans. C’était un homme engagé pour le partage de la culture et pour des changements sociaux audacieux, un intellectuel curieux qui savait allier fidélité à ses convictions et écoute attentive. Syndicaliste, élu municipal, adjoint à la culture à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) pendant près de 25 ans, il s’était impliqué, à partir de 1968, dans la défense d’une littérature pour la jeunesse de qualité, inventive, ouverte à tous les enfants. Il occupa une place de médiateur reconnue et multiplia les interventions militantes, aux côtés de grands aînés comme Raoul Dubois, pour la promotion d’une littérature innovante et libératrice, lors de débats, de stages, d’émissions de radio. Il écrivit, dans une écriture précise, des centaines d’analyses pour L’École et la Nation (où il succéda à Natha Caputo), pour Révolution, pour Regards, pour L’Humanité. Il signa plusieurs livres pour enfants aux éditions La Farandole dont, avec Pef, l’étonnant album Les petits mots des petits mômes (1990). Son essai Les livres de vos enfants, parlons-en (1995) s’adressait tant aux parents curieux qu’aux spécialistes de terrain. « L’exigence démocratique, écrivait-il, ne part jamais de rien. Elle s’alimente à tout ce qui fait les aspirations quotidiennes de notre vie. Le droit à la lecture, le pouvoir de lire qu’il faut gagner n’appartiennent pas au rayon des accessoires superflus. Ils se nourrissent des expériences heureuses, des rencontres réussies. Il en est du plaisir de lire comme des autres ; il ne s’accomplit qu’avec le désir et la possibilité de le faire partager. Raison de plus avec les enfants. » Bernard était un ami de longue date du CRILJ. Il n’avait pas hésité à se joindre à nous lorsque nous l’avions invité, à Saint-Jean-de-le-Ruelle, dans le Loiret, pour inaugurer la bibliothèque Colette Vivier. Le séminaire Les grands témoins de la recherche et de la promotion des publications pour la jeunesse du Centre Robinson de l’université d’Artois l’avait accueilli, un 1er avril, en 2011.

PRIX – Baek Heena, auteur et illustratrice sud-coréenne, a remporté, le mardi 31 mars 2020, le Prix Astrid Lindgren 2020, l’une des plus prestigieuses récompenses au monde pour les livres pour enfants décernée chaque année par le Conseil des arts suédois. 240 auteurs de 67 pays étaient en lice. Dotation : 5 millions de couronnes (près de 460 000,00 euros). Extraits du communiqué du jury : « Avec une sensibilité raffinée sur les matières, les expressions et les gestes, les livres illustrés filmiques de Baek Heena racontent des histoires sur la solitude et la solidarité. Dans ses mondes miniatures, les lunes de pain et de sorbet, les animaux, les fées du bain et les gens se retrouvent. […] Son travail est une porte ouverte vers le merveilleux : sensuel, vertigineux et tranchant. » Baek Heena a publié 13 ouvrages dont le plus gros succès Les petits pains au nuage est traduit chez Didier Jeunesse. Autre titre disponible en français : Chat chelou, chez Picquier.

ÉPIDÉMIE (65) – C’est en Italie. Les touristes et autres voyageurs ont déserté les chambres du Grand Hôtel Europa, établissement trois étoiles de Naples. Le seul service qui fonctionne est celui de la réception. « À une époque où des millions de personnes et surtout des personnes âgées sont contraintes de rester à la maison, souffrant souvent de solitude et d’aliénation, [nous proposons nos] services en répondant à leurs appels, en les écoutant, et en leur parlant. […] Pourquoi le faisons-nous ? Parce que nous comprenons que les “premières nécessités” ne reposent pas seulement la nourriture et les médicaments. Parce que nous savons que la solitude peut-être très douloureuse à combattre, mais qu’il suffit parfois de très peu pour ne pas se sentir seul. […] Nous sommes là pour vous, disponibles pour vous faire rire, mais aussi prêts à vous conseiller des livres et des magazines qui parlent de Naples et des itinéraires dont, lors de cette quarantaine, vous pouvez commencer à rêver, en attendant. » Une idée au hasard, pour les petits lecteurs  : Catastrophe à Pompéi d’Hélène Montardre et Glen Chapron (Nathan, 2015).

ÉPIDÉMIE (64) –  Le Festival d’Avignon aura-t-il lieu et, si oui, quel pourrait en être le programme ? N’ont pas grand-chose à faire de la réponse ceux qui n’envisageaient pas de s’y rendre. Son directeur joue à maintenir le suspense. A l’heure d’aujourd’hui, une seule équipe répète physiquement, celle de la metteuse en scène, comédienne et marionnettiste Yngvild Aspeli qui, confinée au Figurteatret i Nordland, dans les îles Lofoten,  au large de la  Norvège,  travaille à une adaptation du Moby Dick. « Nous sommes coupés du monde, dans un village de seulement 2000 habitants mais doté de pas moins de cinq théâtres. Car de nombreuses compagnies sont installées sur l’île, dont la vie culturelle est très riche. » Le roman célébrissime d’Hermann Melville est une lecture permise pour les lecteurs épris de récits d’aventures (et de métaphysique) dont de nombreux adolescents.

DISPARITION – Tomie de Paola, auteur et illustrateur né dans le Connecticut dans une famille d’origine italienne et irlandaise, est décédé le mardi 30 mars 2020, à l’âge de 85 ans. Gravement blessé la semaine dernière, lors d’une mauvaise chute, il n’a pas survécu à une opération compliquée au Centre médical de Dartmouth-Hitchcock (New Hampshire). Tomie de Paola est l’auteur de plus de 270 livres dont le plus célèbre, Strega Nona (1975), est l’histoire d’une gentille grand-mère sorcière et de son chaudron de pâtes éternellement plein. Prix Caldecott en 1976. Traduction en français par Catherine Deloraine, pour Flammarion, en 1984. Le travail de l’illustrateur, au graphisme immédiatement lisible, suggère, à la fois, l’art populaire, l’enluminure et Giotto di Bondone, peintre italien du XIIIè siècle. En partie autobiographique, l’album Oliver Button is a sissy (Olivier Bouton est une poule mouillée, au  Centurion, en 1979), raconte l’histoire d’un jeune garçon victime de harcèlement de la part de ses pairs parce qu’il préfère danser et lire plutôt que faire du sport. L’ouvrage a, un temps, été interdit dans une école de la banlieue de Minneapolis. « J’ai été appelé poule mouillée dans ma jeune vie, mais au lieu d’intérioriser ces expériences douloureuses, je les extériorise dans mon travail. » Tomie de Paola recevait chaque année mille invitations à prendre la parole et plus de 100 000 lettres auxquelles répondait sa sœur. Traduction dans plus de 20 langues. 25 millions d’ouvrages vendus dans le monde entier.

ÉPIDÉMIE (62) – Les éditions Dargaud nous informe : « En plus de nos activités pour les enfants à retrouver ici, nous sommes heureux d’apporter notre pierre à l’édifice #restecheztoi en offrant douze albums en lecture numérique gratuite sur notre site, pour occuper les petits et grands lecteurs. Grand merci aux auteurs et autrices qui se sont prêtés au jeu sans la moindre hésitation. […] Pour  accéder rien de plus simple, cliquez sur l’album dans la liste  puis sur le bouton ‘Feuilleter cet album’ sous la couverture. » C’est à partir de cette page.

ÉPIDÉMIE (61) –  « En ce moment si particulier, où nous devons rester chez nous, nous ne pouvons nous empêcher de penser à ces salons et fêtes du livre jeunesse qui ont été ou seront annulés. Fêtes familiales par excellence, lieux de rencontres avec les auteurs.trices/illustrateurs-trices, diffuseurs de spectacles, ces évènements de nombre de nos membres ont, pour des raisons évidentes de consignes sanitaires, été annulés : Villeurbanne, Beaugency, Manosque, Eaubonne, Wittenheim, Zinc grenadine, Cherbourg, Saint Junien. Nous nous associons au désarroi de leurs salarié.e.s et  bénévoles qui, pour la plupart, ont œuvré toute l’année. […] Nous devons travailler de manière active et réfléchie avec nos partenaires afin d’envisager le dédommagement des auteur·trices et illustrateur·trices, mais également de tous les artistes et intervenants invités. Mais la réflexion va bien au-delà : subvention ne couvrant que partie des dépenses, dédommagements d’intervenant.e.s pas évidents pour les collectivités, travail pour équilibrer un budget déjà précaire, maintien de relations constructives avec nos financeurs, tout cela va demander du temps d’autant plus que nos élus locaux ne sont ni partis, ni en place. […] Le monde du livre, de la culture en général, aura besoin du soutien de tous, partenaires et financeurs, pour à nouveau continuer cette mission. » (communiqué de la Fédération des salons et fêtes du livre jeunesse)

ÉPIDÉMIE (60) – Les éditions Le Nouvel Attila et l’association sis à Biarritz Les petits plaisirs proposent un concours de nouvelles destiné aux 10/14 ans regroupés en deux catégories (moins de 12 ans, plus de 12 ans). Sujet libre mais première phrase obligatoire : « Ce jour-là, dans la cette ville d’hypocondriaques qu’était CoronaTown, Sarah déménageait en face de chez elle. » 10 pages A4 maximum. Date limite d’envoi : jeudi 30 avril 2020. Informations complémentaires à demander à cette adresse.

ÉPIDÉMIE (58) – C’est aux États-Unis. James Daunt, patron de la chaine de librairies Barnes & Nobles, écrit à ses employés : « Nous devons vraiment être prêts à faire en sorte que cette entreprise puisse traverser cette tempête et une tempête qui peut durer un certain temps. […] La vérité est que nous ne pouvons pas fermer nos portes et continuer à payer nos employés à la manière d’Apple, Nike, Patagonia et REI. […] « En conséquence, lorsqu’un magasin sera fermé, les employés utiliseront d’abord leurs congés payés. Lorsque ceux-ci seront épuisés, nous paierons les employés comptant 1 an ou plus de service pendant un maximum de 2 semaines en fonction de leurs heures normales hebdomadaires. Temporairement, et avec de sincères regrets, à la fermeture, nous licencions tous les employés touchés ayant moins de 6 mois d’emploi le jour de la fermeture. »

SCHTROUMPFS – Il n’y a pas que les carnavaleux bretons qui en sont fan. La Monnaie de Paris aussi qui met en vente une collection de monnaies qui revisite (sic) l’univers graphique des Schtroumpfs. Cette série est composée de dix pièces de 10,00 euros en argent véritable 333 ‰., qualité de frappe « Belle Épreuve ». Tirage limité à 10 000 collections complètes. La collection de base de dix pièces est complétée par deux monnaie de 50,00 euros argent colorisées, la première à l’effigie du Grand Schtroumpf, la seconde représentant la Schtroumpfette et le bébé Schtroumpf. Une pièce de 200,00 euros en or pur illustre une ronde des Schtroumpfs, « symbole de la camaraderie qui règne au sein du village ». Si vous souhaitez acheter, choisissez la poste : depuis le lundi 16 mars 2020 et jusqu’au samedi 27 février 2021, un album pour ranger vos pièces est offert dès 50,00 euros d’achat.

ÉPIDÉMIE (57) – Le Muz, musée virtuel dédié aux œuvres des enfants, a une  idée : « Et si être confiné rimait avec s’évader ?  Le temps du confinement, le Muz lance un appel à la création sur le thème : « Dessine ta chambre comme une île,  avec tout ce qu’il faut pour être bien ». Dessin, peinture, photographie, maquette, collage, écrit, chanson : toutes les formes d’expression sont les bienvenues. Pour envoyer une œuvre, rien de plus simple, déposez-la ici. Toutes les créations envoyées seront visibles dans l’exposition Ta chambre est une île. » Site du Muz à cette adresse.

ÉPIDÉMIE (56)  –  La librairie-papeterie-carterie Panier de livres, 75 rue Jean Moulin à Caluire ((Rhône)  propose à tous de se lancer dans l’écriture de haïkus, « forme à la fois courte, simple, mais qui peut devenir exigeante, élégante et riche et permettant d’exprimer ses émotions. » La proposition fait l’objet d’un concours avec deux thèmes possibles (le courage, le printemps). Les détails sont sur le site de la librairie. Il y a un onglet.

ÉPIDÉMIE  (55) – Cécile Roumiguière nous écrit : « Le printemps a des couleurs de plomb cette année. Pour avoir un peu d’air, j’illustre ma lettre avec la magnifique forêt créée par Joanna Concejo pour la couverture de mon dernier roman, Filles de la Walïlü. [..] Pendant que le monde de la médecine devient celui des super-héros et héroïnes, bien malgré lui, pendant que tous ceux et celles qui exercent ces métiers « du quotidien » sans lesquels nous ne pourrions pas survivre continuent d’aller au travail, quoi qu’il leur en coûte, nous, confinés chez nous, que pouvons nous faire ? Que peut une autrice ? Continuer d’écrire, d’inventer des histoires. Et en lire certaines devant la caméra de son ordinateur pour que les enfants qui le désirent les écoutent et s’échappent, peut-être, un moment, de l’angoisse de ce quotidien. Que ce moment de vie vous soit le moins pénible possible. Faites attention à vous et à vos proches. » Cécile a une chaine YouTube. Elle est ici.

ÉPIDÉMIE (54) – Emmenez vos enfants au théâtre. Ils devraient aimer L’amour vainqueur, quatrième adaptation (et mise en scène) d’un conte de Grimm par Olivier Py, créé au Festival d’Avignon 2019. « Dans ce spectacle pour enfants, l’auteur et metteur en scène allie avec esprit le plaisir du théâtre musical et la conscience d’un monde trouble : le nôtre. Au désespoir il répond par la fantaisie, à la guerre par le chant, pour que l’amour, en compagnie des comédiens, chanteurs et musiciens, soit vainqueur. » Captation intégrale ici.

C’EST DIT – En août 2014, Vincent Eeckeman, directeur général des services de La Madeleine (Nord), avait exigé que l’album Tango a deux papas, et pourquoi pas? (Le baron perché, 2010) soit, dans la bibliothèque de la commune, positionné en rayon et non en tête de gondole, à hauteur d’enfant. Lors d’une réunion interne, Yveline Perroy, bibliothécaire, avait contesté cette décision. Elle avait été exclue pendant trois jours, sans salaire, et son recours gracieux avait été refusé par la mairie. En 2017, le tribunal administratif de Lille, saisi par Yveline Perroy en 2015, avait estimé que la bibliothécaire était dans son droit et que l’arrêté du maire devait être annulé. Saisie, cette fois, par la commune de La Madeleine, la Cour administrative d’appel de Douai a confirmé ce jugement.

ÉPIDÉMIE (53) – Le Centre de littérature de jeunesse de Bruxelles ouvre sur son site, grâce à la participation à titre gracieux d’illustrateurs et d’éditeurs, une page Colorie, c’est du belge ! proposant des images au format A4, en haute définition, faciles à télécharger et à imprimer. C’est très bien fait. Parmi les objectifs du projet : mettre en avant les créateurs belges ou résidant en Belgique. Trente contributions pas moins et il y a même un lien pour enregistrer les dessins en une seule fois, si l’on veut, sous forme de carnet. La page est ici.

ÉPIDÉMIE (52) – Pour faire face à la fermeture actuelle des salles de spectacles, la Comédie Française met en ligne, dès le lundi 30 mars 2020, 16 heures, La Comédie continue ! Une web télé éphémère au programme ambitieux puisque, chaque soir, en deuxième partie de soirée, à partir de 20 heures 30, seront proposés des captations de spectacles emblématiques de la troupe, des spectacles musicaux du Studio-Théâtre, des films de la collection « La Comédie-Française fait son cinéma », des interviews d’acteurs et des surprises. Revoir La Vie de Galilée de Bertold Brecht dans une mise en scène  d’Antoine Vitez va être un régal. Les spectacles « jeune public » seront, eux, diffusés en première partie de soirée. La captation des Trois Petits Cochons adapté par Marcio Abreu et Thomas Quillardet et mis en scène par Thomas Quillardet, ce sera  le 1er avril 2020, à 18 heures 30. La programme complet de la première semaine est ici. L’établissement sera également présent sur le petit écran, en partenariat avec France Télévisions, avec la diffusion, tous les dimanches soir, à 20 heures 50, sur France 5, d’une pièce du répertoire.

ÉPIDÉMIE (51) – Grâce à l’opiniâtreté de Fanny Vergnes, attachée de presse, et de Laurent Marsick, journaliste, Albin Michel Jeunesse propose, depuis le jeudi 26 mars 2020, en partenariat avec RTL, un podcast quotidien Lis-moi une histoire, avec, à tout le moins, la complicité de Fred Bernard, Marie-Aude Murail, Marie Darrieussecq, Claire Ubac, Charlotte Moundlic Jean-François Chabas, Natali Fortier, Michel Piquemal, Sébastien Perez, Amalia Low et Thierry Lenain qui liront eux-mêmes le texte qu’il ont choisi. « L’idée c’est avant tout de mettre en avant leur voix, leur histoire. Je suis très fier de ce que nous avons pu faire dans des conditions pas simples. Je suis fier de cette chaîne de solidarité qui s’est mise en place : des auteurs généreux, qui se mettent au service des enfants, un éditeur qui dit oui tout de suite, et la radio qui a validé avec enthousiasme ce projet. » (Laurent Marsick). A écouter sans modération pour entendre Le Roi Moi par Jean-François Chabas, La reine des fourmis a disparu par Fred Bernard, Péronille la chevalière par Marie Darrieussecq, Blanche Neige par Charlotte Moundlic, Le visiteur de minuit par Marie-Aude Murail, Lili Plume par Natali Fortier, Sa Majesté & les scarabées bousiers par Amalia Low. C’est sur le site de la radio.

PARUTION – La littérature jeunesse repaire de people ? Hillary Clinton et sa fille Chelsea ont écrit un livre destiné aux enfants entre 4 et 8 ans parlant jardinage et même un peu plus. Grandma Gardens sera publié aux Etats-Unis par les éditions Penguin Random House le mardi 31 mars 2020 et l’album illustré par Carme Lemniscates (dont deux titres sont au catalogue des éditions Circonflexe) est annoncée comme « une célébration de la famille, de la tradition et de la découverte , une ode aux mères, aux grands-mères et à leurs enfants. » Rappelons à cette occasion que Sarah Ferguson, duchesse d’York, ex-belle-fille de la reine Elizabeth, a publié près de 25 livres pour enfants « presque toujours écrits à la main. »

ÉPIDÉMIE (50) – « Amies lectrices, amis lecteurs. En cette deuxième semaine de confinement, nous vous proposons deux nouveaux textes : Arsène et Coquelicot, de Sylvain Levey (à partir de 8 ans) et Tout entière de Guillaume Poix. Ces ouvrages vous sont rendus disponibles provisoirement, avec l’accord de leurs auteurs, en attendant que vous puissiez les retrouver chez votre libraire local préféré. Vous pouvez toujours nous envoyer des vidéos de vos lectures d’extraits, issus de textes publiés aux éditions Théâtrales. Vous êtes libres dans vos choix d’extraits, à condition que ceux-ci soient courts pour ne pas être en infraction avec le droit d’auteur (3 minutes maximum), qu’ils proviennent d’un titre publié aux éditions Théâtrales et que vous nous indiquiez par message votre accord de publication et/ou partage sur nos réseaux. » (Carole, Charlotte, Gaëlle, Mahaut et Pierre). Pour envoyer, c’est ici.

ÉPIDÉMIE (49) – Des propositions de quelques illustrateurs pour la jeunesse : Hervé Tullet (ici), Matthieu Maudet (ici) et Benjamin Chaud (ici). Sur le Facebook des Librairies sorcières, Gilles Bachelet invite à décolorier un livre et Antonin Louchard prouve que mettre en dessin en couleurs peut être un vrai casse-tête. C’est ici.

ÉPIDÉMIE (48)  – Un éditeur de livres-CD pour la jeunesse de Montréal, La montagne secrète, met gratuitement à disposition de tous trois contes de Gilles Vigneault « qui apaisent le cœur et invitent à voir le monde autrement » : Léo et les presqu’îles (lu ici par Pascale Bussières), Un cadeau pour Sophie (texte lauréat du Prix TD de littérature pour l’enfance et la jeunesse et lu ici par James Hyndman) et Gaya et le petit désert (Coup de cœur jeunesse Charles Cros en 2016 et lu ici par Vincent Davy). C’est jusqu’au 15 avril 2020 et c’est à cet endroit. Une occasion de se souvenir, chez nous aussi, de l’auteur-compositeur-interprète québécois né dans la Côte-Nord en 1928, de ressortir quelques vieilles galettes et de les faire entendre à ceux qui ne connaissent pas.

REVUE – Le numéro 311 de La Revue des livres pour enfants est titré L’art délicat de la critique. « À bien y réfléchir, l’art de la critique littéraire pourrait se résumer à deux verbes d’action : lire et écrire. Lire vraiment, avec attention. Écrire avec justesse pour transmettre son enthousiasme et ses réserves tout en s’appuyant sur une solide argumentation. Appliquer l’exercice à la littérature jeunesse en change-t-il la nature ? On voudrait penser que non : la littérature c’est la littérature. Mais on doit admettre que si : il nous faut penser à celui qui lira, tenir à distance les attendus moraux et éducatifs qui entourent la culture adressée aux enfants, accorder une place particulière à l’image et à l’objet et, pour finir, accepter que ce qui se passe entre un livre et un enfant reste un mystère. Art délicat et modeste. » Un dossier de huit articles dont on ne citera ici que celui de Cécile Boulaire qui revient sur 150 ans d’histoire de la critique des livres pour la jeunesse (et qui devrait en apprendre beaucoup aux plus jeunes d’entre nous) et celui de l’équipe du Centre national de la littérature pour la jeunesse qui rend compte du travail des neuf comités de lecture dont les avis nourrissent la revue six fois par an. Dans ce numéro également, en bonne place, une recension signée Christa Delahaye du numéro 10 des « Cahiers du CRILJ » qui rassemble l’ensemble des interventions du colloque La pauvreté à l’œuvre dans la littérature pour la jeunesse. Ce numéro : 12,50 euros. On peut s’abonner pour 64,00 euros. C’est ici.

ÉPIDÉMIE (47) – Les éditions La Joie de lire proposent un concours Et toi, avec quel animal vis-tu ? inspiré de Roland Léléfan, personnage créé par Louise Mézel. Attention : la date limite pour l’envoi des dessins est le vendredi 3 avril 2020. Les indispensables détails sont ici.

ÉPIDÉMIE (46) –  Lu sur le site de Notre temps, magazine à destination du public senior : « Alternative à la lecture classique, et quel que soit son âge, les livres audio permettent de se laisser porter par une voix évocatrice. Parmi les sites spécialisés où en télécharger, certains proposant même des livres audio gratuits : audiocite.net (ici), litteratureaudio.com (ici), audible.fr (ici), ou encore audiolib.fr (ici) et bibliboom.com (ici). »

IBBY – Le section IBBY (Union internationale pour les livres de jeunesse) de Slovénie est le sponsor 2020 de la Journée internationale du livre pour enfants du jeudi 2 avril, date anniversaire de la naissance d’Andersen. Le thème est Hunger for Words (Faim de mots). L’illustrateur de l’affiche est Damijan Stepančič et le message a été écrit par Peter Svetina. Le site de l’IBBY est ici.

ÉPIDÉMIE (45) – Pour satisfaire des enfants en mal de fictions pas trop longues, deux sites de postcasts : Une histoire et oli (France Inter) pour entendre des contes d’auteurs parfois inattendus (Chloé Delaume, Régis Jauffret, Yannick Haenel) et Histoires de jeunesse (Bayard) où l’on retrouvera Timothée de Fombelle, Marie Despleschin, Marie-Aude Murail et Clémentine Beauvais. Pour les adultes que la longueur ne découragera pas : Audiolittérature.com qui donne à entendre, outre de nombreuses histoires policières vintage (françaises et suisses) et des adaptations de romans populaires, des pièces de théâtre, patrimoniales ou non, issues de l’éclectique répertoire de la Radiodiffusion française : Hugo ou Shakespeare, Beckett ou Sarraute, Vian ou Dubillard.

EPIDEMIE (44) – « La période que nous vivons est inédite et difficile pour un grand nombre de nos concitoyens et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image a souhaité offrir plusieurs services en ligne inédits, en cohérence avec ses missions : accès à son riche patrimoine numérisé – le premier d’Europe dans le domaine de la bande dessinée – offre cinéma, visites virtuelles du musée et des expositions, didacticiels pour se familiariser avec le 9e Art, des ateliers en direct, ainsi que plusieurs interventions d’auteurs. » (communiqué de presse de Pierre Lungheretti, directeur général de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image). L’essentiel du communiqué peut être retrouvé ici. L’incontournable site de la Cité est .

EPIDEMIE (43) –  Le Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis nous écrit : « Pour entretenir le plaisir de lire et celui de la découverte, nous avons réuni dans une même liste 46 titres sélectionnés en 2020 par le Salon et disponibles au format ePub. La meilleure façon de profiter de nouveaux titres et extraits à feuilleter sans sortir de chez soi. » C’est ici. Cliquer sur un titre renvoie au site Place des libraires (« Soyez curieux, soyez heureux ! ») où on peut acheter les ouvrages en ePub. Les lectures d’extraits (et les bonus) sont en libre accès.

ÉPIDÉMIE (42) – « Parce que nous avons plus que jamais besoin du collectif, des maisons d’édition dont je suis l’attaché de presse [Cipango, D’eux, Éditions du Ricochet, Helvetiq, HongFei, Le Muscadier, L’initiale et Margot] s’associent le temps du confinement afin de proposer deux pastilles quotidiennes pour lutter contre l’isolement. Chaque jour sur Pastille Antivirus vous retrouverez des planches inédites, des vidéos, des albums en lecture intégrale, des extraits de romans et bien d’autres choses encore. » (Gabriel Lucas). Le communiqué de presse est ici.

ÉPIDÉMIE (41) – Les éditions MeMo nous informent : « Durant cette période de confinement, nous vous faisons découvrir trois livres de notre catalogue : deux rééditions du patrimoine de la littérature jeunesse et un texte tchèque contemporain. Commençons tout d’abord avec le classique tchèque : Dachenka ou la vie d’un bébé chien, de Karel Čapek. En lice sept fois pour le Nobel de littérature, Karel Čapek raconte avec humour toutes les péripéties vécues par Dachenka, une jeune fox-terrier, et les déboires de son propriétaire-victime. Nous renchainerons, début avril] par un drôle de livre tchèque, contemporain cette fois, Ursin et Ursulin, de Zbynek Cernik, où l’on suit, chapitre après chapitre, la longue liste des bourdes et bévues faites par deux ours qui ne manquent pas de ressources. Puis viendront Les cures merveilleuses du Docteur Popotame, de Léopold Chauveau, auteur-illustrateur que Topor qualifiait de génie méconnu. La loufoquerie de ces cures, drôles de fables animales, satiriques et politiques, enchantent notre imagination, lorsque, avec la logique de l’absurde, elles résolvent à l’aide de scies, de manivelles, de peinture (Ripopotamin), de Popotacolle et de Popotapompe, les accidents survenus aux animaux. En ligne mi-avril. »  Karel Čapek, c’est d’ores et déjà ici.

ÉPIDÉMIE (40) – C’est en Belgique. Le Fonds Victor, créé en souvenir du décès accidentel de Victor Van de Woestyne tombé, à 13 ans, du toit de sa maison à Schaerbeek, le 4 novembre 2016, a pour objectif d’encourager les jeunes de 12 à 15 ans à la lecture. Il a ouvert sur son site une page « spécial confinement » qui accueille, chaque jour, à 17 heures, un texte lu par un comédien ou par une comédienne. Le mardi 24 mars 2020, c’est Mathilde d’Udekem d’Acoz, septième reine des Belges, grande admiratrice de Kitty Crowther, qui a offert aux jeunes la lecture d’un passage de Jusqu’ici, tout va bien de Marie Colot (Alice éditions, 2017) avant de les encourager à tenir leur journal de lecture. Site du Fonds Victor ici.

ÉPIDÉMIE (39) – France Culture propose sur son site quarante classiques de l’enfance et de la jeunesse lus par de grands comédiens : Le Petit Nicolas par Jacques Bonnafé, Les malheurs de Sophie par Sylvie Joly, Le Livre de la jungle par Micheline Presle, Moby Dick par Juliet Berto, etc. C’est ici.

DISPARITION – Albert Uderzo, dessinateur de bande dessinée, est décédé le mardi 24 mars 2020. Il avait 92 ans. Ses parents, immigrés italiens, avaient été naturalisés français en 1934. Enfant, Uderzo lira les hebdomadaires Robinson, L’Aventure, L’As Junior, Hourra. Il se délectera des histoires de Mickey Mouse que publie Le Petit Parisien. Premier emploi dans l’édition à la Société parisienne d’édition, à 14 ans, où il apprend le lettrage, le calibrage de texte et la retouche d’image. Il reçoit les encouragements de Calvo. Publication d’un premier dessin pastichant Le corbeau et le renard, en 1941, dans le supplément Boum de l’hebdomadaire Junior. En 1950, Uderzo rencontre Georges Troisfontaines, fondateur de World Production, régie publicitaire des éditions Dupuis. Ce dernier lui présente René Goscinny avec qui il crée, en 1952, pour le supplément illustré de La Libre Belgique, la série « Jehan Pistolet ». C’est le début d’une collaboration de près de 30 ans. Quelques faits et dates : dans les années 1950, dans France Soir, mise en images en bandes verticales réalistes, d’épisodes des séries « Le crime ne paie pas » et « Les amours célèbres » de Paul Gordeaux, série « Oumpah-Pah », en 1958, avec Goscinny, pour le journal Tintin, participation à la naissance de Pilote, en 1959, avec la création, en duo avec Goscinny, des séries « Les Aventures de Tanguy et Laverdure » et « Astérix le Gaulois ». A signaler les différents à rebondissements avec Dargaud, éditeur qu’Uderzo n’appréciait pas, avec son ami Goscinny et, à compter de 2007, avec sa propre fille. A la mort de René Goscinny, Albert Uderzo achève l’album Astérix chez les Belges (1979), puis il crée les Éditions Albert René où il continue de publier. Dernier album de la main d’Uderzo et trente-quatrième titre de la série (vingt-quatre avec Goscinny, dix signés d’Uderzo seul) : L’anniversaire d’Astérix et Obélix : le livre d’or, en 2009, pour célébrer cinquante ans d’aventures gauloises. Depuis, quatre albums supplémentaires ont été publiés avec Jean-Yves Ferry au scénario et Didier Conrad pour le dessin. « Astérix et Obélix », c’est 380 millions d’albums vendus, cent-onze traductions et quatre films à succès. Sortie d’un cinquième long-métrage prévue en 2021. Uderzo se plaisait à préciser : « Désolé, je n’ai rien de belge. Ce sont les Américains qui m’ont appris à dessiner. J’ai fait de la BD issue de Walt Disney. »

ÉPIDÉMIE (38) – Actes Sud Junior a mis en accès libre le numéro 5 de DONg, revue de reportages pour les collégiens. C’est ici. Gallimard jeunesse a mis en ligne quelques activités inspirées par ses ouvrages. C’est ici. Les éditions québécoises Les 400 coups proposent en téléchargement, sur le site Les libraires, 25 titres à prix réduit. Un message est à votre disposition à cette adresse. Les Éditions du Ricochet proposent la lecture de Tous aux abris ! de Françoise Laurent et Capucine Mazille. C’est ici. Marine Labouré, directrice de la Web association Bergerac a proposé aux gérants de la librairie La Colline aux livres de créer sur Facebook une page Les lectures du confinement. Le matin, à 11 heures, c’est pour les enfants et c’est ici. Camille Jourdy publie cinq planches noir et blanc extraites de sa bande dessinée Les Vermeilles (Actes Sud BD). C’est ici. Chaque jour, les auteurs du journal Spirou inventent une activité à partager en famille. C’est ici. La FNAC offre 500 ebooks à télécharger sur son site dont quelques uns pour les enfants. C’est ici. La Bibliothèque nationale de France (BnF) continue, quant à elle, de mettre à la disposition de tous la diversité de son offre numérique dont 98 expositions (ici), 45 000 microsillons (ici) et, bien sûr, les millions de documents de la bibliothèque en ligne Gallica (ici). En cherchant un peu, on trouvera des propositions pour les enfants et pour les adolescents (des ouvrages numérisés, des images à découper, une application pour créer une bande dessinée).

ÉPIDÉMIE (37) – Yaël Hassan, autrice en littérature de jeunesse, et Régine Barat, animatrice et autrice, proposent aux jeunes de 12 à 15 ans un atelier gratuit d’écriture en ligne. Yaël en est le chef d’orchestre et, pour le numérique et la manipulation des outils, c’est Régine qui est aux manettes. « C’est un atelier qui a pour objectif de mettre en relation un auteur et des jeunes d’un peu partout pour s’amuser et redécouvrir le plaisir d’écrire, de lire et de créer en utilisant les outils numériques d’une façon intelligente et non anarchique comme on peut le voir en ce moment. » (Régine Barat). Pour s’inscrire, c’est trop tard car le groupe est constitué et il est au travail.

ÉPIDÉMIE (36) – J.K. Rowling lève les restrictions aux droits d’auteur relatives aux enregistrements des livres Harry Potter, accordant ainsi une licence libre aux enseignants du monde entier jusqu’à la fin de l’année scolaire et leur permettant de se filmer en train de lire les ouvrages de la saga à leurs élèves. Attention toutefois : les vidéos ne doivent être accessibles que sur des réseaux scolaires sécurisés ou des plateformes d’éducations dédiées.

ÉPIDÉMIE (35) – Nous avions reçu ceci : « Le mercredi 25 mars 2020 sortira au cinéma Mulan dont l’histoire est inspirée par un texte du IVe siècle que les éditions HongFei ont publié en album en 2015, ouvrage récompensé par le Prix Chen Bochui du livre de jeunesse remis à la Foire de Shanghai. Une histoire bien plus féministe que la version qui en a été faite en dessin animé. » (Gabriel Lucas, attaché de presse). Dans un message publié sur Instragram, Niki Caro, réalisatrice du film, explique : « Réaliser ce film a été une des expériences les plus satisfaisantes et exaltantes de ma carrière […] Nous avons hâte de partager ce film avec le monde, mais étant donné les circonstances actuelles, nous avons décidé de reporter pour le moment la sortie mondiale de Mulan. »

ÉPIDÉMIE (34) – Chaque matin, à 10 heures, Gilles Tabourdeau, professeur des écoles à l’école maternelle Irma Jouenne de Saint-Benoit (Vienne), militant du SNUipp dans son département, pioche dans sa bibliothèque pour une séance de lecture adaptée aux petits. C’est ici. « Au départ, j’ai voulu faire ça juste pour les copains, puis je me suis dit que ça pouvait intéresser tous les parents qui doivent trouver quoi faire toute la journée. […] J’ai environ 800 livres jeunesse dans ma bibliothèque, je veux en faire profiter ceux qui n’en ont pas autant chez eux. […] En tant que parent, on fait ce qu’on peut pendant ce confinement, mais enseignant, c’est un vrai métier. » Simon Roguet, de la librairie M’Lire à Laval (Mayenne) a lu Patates de Christian Voltz (Le Rouergue, 2000), sur Facebook, le dimanche 22 mars 2020, à 7 heures 12. Il promet de lire d’autres albums dans les prochains jours. C’est ici.

ÉPIDÉMIE (33)  – Extrait d’un message de Vincent Villeminot, l’un des auteurs de la série « U4 » (Pocket Jeunesse, 2015), sur sa page Facebook : « Chers confinés, chères confinées. Bon, on fait quoi ? Je me demandais comment je pouvais être utile, et je me suis dit qu’on pouvait continuer de raconter des histoires. Offrir un quart d’heure de lecture par jour (ou une heure par semaine) à chacun et chacune, comme un rendez-vous commun, tant que tout cela dure. Alors voilà, on en a parlé avant-hier avec Pocket Jeunesse, et comme ils sont toujours partants pour une histoire de guedins, on vous offrira, à partir de demain, un chapitre quotidien. Histoire de vivre et de s’évader ensemble, un quart d’heure par jour, au rythme du confinement de Jo, Louna, Simon, Blanche et les autres. » Le message complet est ici. Pour lire le roman, c’est .

ÉPIDÉMIE (32) – Les éditions Auzou proposent des activités : « Nous avons longuement réfléchi et travaillé pour vous aider dans ces jours de confinement. Vous avez été nombreux à parler du besoin d’occuper vos enfants pendant cette période particulière et nous avons décidé de vous aider en vous offrant chaque jour une activité à réaliser avec votre enfant. Chaque activité sera sur les réseaux sociaux et en téléchargement sur notre site sur cette page. » C’est ici. La maison invite aussi les enfants entre 5 et 9 ans à participer (jusqu’au lundi 20 avril 2020) à un concours, Le loup à Paris, en écrivant un album illustré de 10 pages maximum. Il y aura des cadeaux pour les cinq plus belles créations. La page qui explique est ici.

ÉPIDÉMIE (31) – L’équipe de Lire à Voix Haute Normandie nous écrit : « Bonjour à toutes et tous. Dans ce contexte tout à fait particulier, et suite aux mesures de confinement, l’assemblée générale de Lire à Voix Haute Normandie, prévue le 31 mars prochain, est annulée. Elle sera reportée à une date ultérieure, dès que la situation sera apaisée. Pour rester en lien avec toutes ces questions qui nous animent, nous vous proposons quelques pistes, à distance : lire ou relire des textes fondateurs. De nombreux articles sont disponibles sur le site de Caim ; visionner des vidéos de conférences comme, par exemple, les journées d’étude de l’Agence Quand les livres relient, qui sont disponibles en suivant ce lien ; revoir, plus de 30 ans après sa diffusion initiale, ce formidable documentaire Le bébé est une personne de Bernard Martino, Tony Lainé et Gilbert Lauzun. La qualité n’est pas optimale, mais que de belles images ! C’est ici.  Bref, de quoi nous nourrir en attendant de pouvoir à nouveau se rencontrer, partager, échanger… et lire avec les bébés et les jeunes enfants. Prenez soin de vous. »

ÉPIDÉMIE (30) – Comme la plupart d’entre nous, l’école des loisirs vit au jour le jour. Le jeudi 19 mars 2020, c’était journée Frédéric Stehr, le vendredi 20 mars, journée Stéphanie Blake  (avec le lapin Simon), le samedi 21 mars, journée Claude Ponti (avec des activités superigolmarrantes), le dimanche 22 mars, journée de personne et de rien, le lundi 23 mars, journée avec divers lapins, pas juste ceux de Claude Boujon.

ÉPIDÉMIE (29) – Les jeunes lecteurs du cours préparatoire à la classe de troisième sont invités à participer à un concours initié par la librairie L’Arbre vagabond au Chambon-sur-Lignon (Haute Loire) et par les éditions MeMo. Le sujet : faire le portrait de sa saison préférée. « La forme est très ouverte. On peut s’appuyer sur des dessins, des peintures, des collages, des photos, des poèmes, des maquettes. On peut participer au jeu en solo, en duo, en tribu. Il est possible de s’inspirer du livre Au fil du temps de Junko Nakamur. » Les productions doivent parvenir avant le vendredi 8 mai 2020 à la librairie L’Arbre vagabond, lieu-dit Cheyne, à Le Chambon-sur-Lignon. Ne pas oublier de préciser prénom, nom, adresse, téléphone, âge, classe et école. La remise des prix par Junko Nakamura, auteure et illustratrice chez MeMo, et par Christine Morault, éditrice, aura lieu (si la situation sanitaire le permet) le dimanche 10 mai, à 16 heures 30, à la librairie. Des livres et des affiches sont à gagner à l’issue du concours. Informations complémentaires au 04 71 59 22 00.

ÉPIDÉMIE (28) – Les chercheurs et chercheuses réunis au sein de l’Afreloce (Association française de recherche sur les livres et les objets culturels de l’enfance) pensent à leurs étudiants et à leurs étudiantes. Ils leurs suggèrent d’écouter (ou de réécouter) les conférences diffusées par le Centre national de la littérature pour la jeunesse (CNLJ). Le lien est ici. Ils rappellent également que les Presses universitaires de Rennes proposent plusieurs ouvrages en accès ouvert : Le Livre pour enfants : regards critiques offerts à Isabelle Nières-Chevrel (dir. Cécile Boulaire), Expériences de la parole dans la littérature de jeunesse contemporaine (Florence Gaïotti), Écrire pour la jeunesse en France et en Allemagne pendant l’entre-deux-guerres (Mathilde Lévêque), La littérature de jeunesse en question(s) (dir. Nathalie Prince). C’est ici, ici, ici et ici.

ÉPIDÉMIE (27) – Un courrier de Joël Franz Rosell, auteur cubain pour la jeunesse vivant en France : « Bonjour à tous, là où vous êtes et vous souhaitant bonne santé et esprit serein. Nous survivrons et je pense que nous reviendrons avec une énergie et créativité renouvelée pour continuer à faire le pont entre les livres et les enfants, ainsi qu’à promouvoir, donnant, pour commencer, l’exemple des modes de vie et consommation, organisation social et partage qui nous protégeront de nouvelles pandémies et autres catastrophes. Bon courage à tous et à bientôt. » Le blog de Joël est ici.

ÉPIDÉMIE (26) – Mathias Friman, auteur et illustrateur, propose tous les jours, en direct, à l’heure du goûter, des vidéos pour apprendre à dessiner des animaux : une chenille, un papillon, un oiseau, un cachalot. L’oiseau est ici. Site de Mathias Friman .

ÉPIDÉMIE (25) – Une initiative de Véronique Favre, professeure des écoles à Paris : « Le besoin a émergé d’un espace pour créer une vaste bibliothèque commune, de partager les livres numériques que les enseignant·e·s ont déjà créés. Je mets donc ici à disposition de chaque enseignant·e qui le souhaite cet espace blog pour réunir, compiler, mettre à disposition un lien vers des livres publiés en ligne, un lien facilement partageable aux familles. Un lien, oui, car je tiens à la facilité et à l’accès pour toutes les familles, même avec un smartphone. » Un blog collaboratif qui mérite le détour. C’est ici.

ÉPIDÉMIE (24) – Les éditions Rageot proposent aux jeunes lecteurs le téléchargement gratuit, une heure par jour, de 14 à 15 heures, de six titres de son catalogue. L’accès se fait sur Net Galley France, site d’une communauté de libraires, bibliothécaires, journalistes, blogueurs et professionnels de l’éducation. Premier titre (le 19 mars) : Terre de brume de Cindy Van Wilder. Deuxième titre (le 20 mars) : Suivant sur la liste de Manon Fargetton.

ÉPIDÉMIE (23) – Léquipe du Festival de littérature jeunesse de Montréal (Canada) annonce sur sa page Facebook que, chaque jour, à 11 heures, une personnalité du monde littéraire lira une histoire en direct. Première histoire : le jeudi 19 mars 2020, lue par une des organisatrices du festival. Pour écouter, c’est ici

ÉPIDÉMIE (22)  – Le Port a jauni avait pensé à nous : « Pour fêter le printemps et la sortie de Macadam : courir les rues, rendez-vous le samedi 21 mars 2020, à partir de 18 heures, à la librairie La réserve à bulles, 58 rue des Trois-Frères-Barthélémy à Marseille. Au programme ce soir-là : lecture musicale par Mo Abbas et Richard Gérard et exposition des magnifiques originaux de Julien Martinière. Dédicaces et apéro. On vous attend, ici… ou là. Au plaisir de vous retrouver. » La rencontre est annulée, mais Le Port a jauni, c’est ici,  pile poil sur la page des lectures en français (par Catherine Estrade) et en arabe (par Noma Omran) des Poèmes du soir de Géraldine Hérédia.

ÉPIDÉMIE (21) – Un plan d’urgence doté d’une première enveloppe de 5 M€ est mis en place par le Centre national du livre (CNL) pour répondre aux difficultés immédiates des éditeurs, des auteurs et des libraires. Les subventions versées par le CNL aux manifestations littéraires annulées pour des raisons sanitaires leur resteront acquises, pour les aider à faire face aux dépenses déjà engagées. Dans ce cadre, une attention particulière sera portée à la rémunération des auteurs qui devaient participer à ces manifestations. Le CNL va en outre reporter les échéances des prêts accordés aux libraires et aux éditeurs. « La crise sanitaire sans précédent qui touche notre pays frappe de plein fouet les acteurs de la culture. Nous devons tout mettre en œuvre pour assurer leur survie. C’est l’avenir même de notre modèle culturel qui est en jeu. » (Franck Riester, ministre de la Culture). Les détails sont ici.

ÉPIDÉMIE (20) – La librairie Libr’enfant, 48 rue Colbert à Tours (Indre et Loire) devait recevoir l’écrivain Hubert ben Kemoun, le samedi 21 mars 2020, de 10 heures 30 à 12 heures 30, pour une rencontre–dédicace, à l’occasion du périple de l’auteur dans les collèges du département. Périple et rencontre annulés.

ÉPIDÉMIE (19) – « Bonjour à tous et à toutes. Si vous manquez d’idées pour occuper vos enfants, on ouvre une petite bibliothèque gratuite avec des numéros de Biscoto et des bricolages, pour lire, jouer, bricoler tout en restant chez soi. C’est en libre accès via ce lien. Partager autour de vous sans modération. La bibliothèque sera régulièrement alimentée en nouveaux contenus, jusqu’au retour à la normale. N’hésitez pas à la consulter de temps en temps. En attendant, le plus important c’est de prendre soin de vous et des autres. À bientôt. » (Julie et Catherine)

ÉPIDÉMIE (18) – Malgré les risques sanitaires pointés par ses salariés, Amazon (qui ne vend pas que du livre), voit, en cette période, exploser son chiffre d’affaires « librairie ». Face à l’inquiétude de la profession, Bruno Le Maire a, ce jeudi 19 mars 2020, fait, sur France Inter, la déclaration suivante : « Moi, j’estime que la librairie est un commerce de première nécessité. Je suis prêt à regarder cette question. […] Mais il faut mettre en place des règles de sécurité strictes. Dans une librairie, on touche les livres, on se rassemble. […] Nous allons ouvrir une réflexion avec le ministère de la Culture. »

ÉPIDÉMIE (17) – Lewis Trondheim, Pénélope Bagieu, Cati Baur, Loïc Sécheresse, Arthur de Pins, Pascal Jousselin, Nob, Boulet, Elise Gravel, dessinateurs travaillant dans le domaine de la bande dessinée, proposent aux enfants (et, parfois, à leurs parents) des dessins, des jeux, des coloriages à télécharger. Les auteurs et illustrateurs pour la jeunesse (qui ont pris le temps de demander, via leur Charte, pour eux, avec d’autres organisations professionnelles, des mesures d’urgence financières au Premier ministre), ont-ils pensé aux enfants qu’ils ne rencontreront pas ces prochaines semaines en leur offrant, via Internet, images, jeux de lecture et d’écriture ? Le premier qui trouve envoie le lien à cette adresse. Le deuxième aussi.

REVUE – Le dossier du numéro 60 de la Revue de la BnF coordonné par Marine Planche et Jean-Yves Mollier est consacré à la censure appliquée au livre pour enfants. Titre explicite : Ne les laissez pas lire ! « En préambule, Jean-Yves Mollier rappelle qu’au XIXe siècle, au moment même où se constitue une littérature pour la jeunesse, l’Enfant représente, de la même manière que la Femme ou le Peuple, une catégorie sous surveillance, perméable par nature à l’influence néfaste des mauvaises lectures. L’abbé Bethléem joue un rôle considérable dans la campagne menée dans la première moitié du XXe siècle contre les journaux licencieux et les illustrés pour la jeunesse (Anne Urbain). Ce sont en effet ces illustrés, français (L’Épatant) puis américains (Le Journal de Mickey), qui concentrent dans un premier temps les attaques des censeurs, dont les arguments d’ordre moral ou esthétique constituent paradoxalement l’un des premiers discours critiques sur la bande dessinée (Sylvain Lesage). La même accusation de propager, par l’exemple, la criminalité juvénile se retrouve dans les discours à l’encontre du cinéma (Roxane Haméry). En France s’est mise en place, en juillet 1949, une législation qui encadre les publications à destination de l’enfance et de l’adolescence, qui « ne doivent comporter aucune illustration, aucun récit […] présentant sous un jour favorable le banditisme, le mensonge, le vol, la paresse, la lâcheté, la haine ou tous actes qualifiés crimes ou délits ou de nature à démoraliser l’enfance ou la jeunesse ». Dans le même temps, aux États-Unis, est apparue, selon des modalités un peu différentes, la Comics Code Authority qui régira pendant des décennies la publication des comics américains (Jean-Paul Gabilliet). BnF éditions 2020, 176 pages, 25,00 euros.

ÉPIDÉMIE (16) – La Médiathèque José Cabanis, 1 allée Jacques Chaban-Delmas à Toulouse (Haute Garonne), avait prévu d’organiser le samedi 21 mars 2020, à 16 heures, un concert dessiné pour tout public à partir de 5 ans. « Émotion et poésie, à travers trois moments-clés de l’album Le nouveau nid des Petits Marsus. Au rythme des crayons de Benjamin Chaud et des percussions du musicien et compositeur Frédéric Dufée, en plein coeur de la jungle de Palombie. » Ce sera pour une prochaine fois.

ÉPIDÊMIE (15) – Strasbourg devait fêter l’illustration pendant 10 jours, du vendredi 19 au dimanche 29 mars 2020, investissant plus de 30 lieux : expositions dans les musées et les cafés, ateliers et spectacles dans les médiathèques et les écoles, rencontres et conférences, salon du livre indépendant. Parmi les propositions de ces cinquième Rencontres de l’illustration, un hommage multiforme à Tomi Ungerer décédé en février 2019. Le programme détaillé est ici.

PARUTION – Le hors-série numéro 8 de février 2020 de Ciné Story est titré Mythes et héros dans la bande dessinée. Au fil d’un ensemble un peu foutraque d’articles courts mais néanmoins documentés, on rencontre, outre un bon nombre de super-héros américains (dont Batman, Superman et Wonder Woman), Rahan, les frères Dalton, Astro Boy, Little Nemo et Valérian. Sylvain Venayre explique en deux pages sa scientifique participation à la série « Histoire dessinée de la France » que publie La Découverte. En kiosque, 100 pages, 12,90 euros.

ÉPIDÉMIE (14) – Le metteur en scène Frédéric Sonntag adapte et met en scène L’Enfant Océan de Jean-Claude Mourlevat pour cinq comédiens et une marionnette dans le rôle principal. « Conte social, polar à suspens, road-movie et récit initiatique, L’Enfant Océan joue avec les codes pour nous entrainer sur les traces de cette fratrie fuyant une maison qui n’a rien d’un doux foyer. Un succès de la littérature jeunesse adapté par Frédéric Sonntag à la manière d’une enquête policière. » Une réécriture contemporaine du Petit Poucet de Charles Perrault. Les prochaines représentations (jeudi 19 et vendredi 20 mars 2020 à la Scène nationale de l’Essonne, vendredi 27 et samedi 28 mars à MA Scène nationale du Pays de Montbéliard, lundi 6 et mardi 7 avril à Saint-Priest) sont annulées. Voir sur le site de chaque théâtre s’il y a des dates de remplacement.

ÉPIDÉMIE (13) – Le Pinocchio du réalisateur Matteo Garrone est sorti en Italie en décembre 2020, sur six cents écrans. Parmi les interprètes : Roberto Benigni, Federico Ielapi et Gigi Proietti. L’adaptation est fidèle et le film a rencontré un indéniable succès public « Pour atténuer sa solitude, Geppetto construit une marionnette en bois en guise de fils. Par magie, le pantin prend vie et le jeune Pinocchio n’a plus qu’un seul but dans sa vie : devenir un véritable petit garçon. Cependant, grandir va s’avérer être une entreprise difficile. » Se profilent également une version Disney (de Paul King avec Tom Hanks) et un film d’animation Netflix de Guillermo del Toro et Mark Gustafson. Pour la France, sortie du film de Matteo Garonne cet été au lieu du mercredi 18 mars comme il était initialement prévu.

RÉSIDENCES – Rions de soleil, association de développement culturel et d’éducation populaire, organise deux résidences d’auteur. La première, de deux mois (du 5 octobre au 5 décembre 2020), est située dans le département des Hautes-Alpes, sur le secteur de Serre-Ponçon. Il s’agit d’une résidence pour un auteur ayant publié au moins un ouvrage de littérature jeunesse ou au moins un ouvrage destiné à tout type de public mais avec des thématiques accessibles au public jeunesse et ayant déjà publié à compte d’éditeur. La deuxième, de onze semaines (du 14 mars au 30 mai 2021), est située dans le département des Hautes-Alpes. Il s’agit d’une résidence pour un auteur ayant publié à compte d’éditeur au moins un ouvrage de littérature jeunesse ou au moins un ouvrage destiné à tout type de public mais avec des thématiques accessibles au public des collégiens, en lien avec les domaines de la création littéraire ou de la bande-dessinée. Optionnel : une sensibilisé à l’outil numérique. Les dossiers sont ici et . Candidatures possibles jusqu’au vendredi 3 avril 2020. Informations complémentaires à cette adresse.

ÉPIDÉMIE (12) – L’assemblée générale annuelle du CRILJ devait se tenir à Paris le samedi 22 mars 2020. Elle est reportée au samedi 16 mai, si les conditions sanitaires le permettent.

ÉPIDÉMIE (11) – L’Institut International Charles Perrault qui organisait, le vendredi 20 mars 2020, de 9 heures à 17 heures, à Cergy-Paris Université, 33 boulevard du Port, une journée de formation Les contes : réécritures et patrimoine en contexte mondialisé ne peut maintenir sa proposition. Le programme très international est toutefois consultable ici.

DISPARITION – René Follet, dessinateur de bande dessinée et illustrateur, est décédé le samedi 14 mars 2020. Né à Bruxelles en 1931, il avait réalisé un premier travail à 14 ans en illustrant L’Île au Trésor de Stevenson, sixième album de « La bibliothèque du chocolat Aiglon ». Il dessine, pour le journal Tintin, des vignettes pour du rédactionnel et des illustrations pour quelques uns des romans à suivre que le magazine publiait alors. Au début des années 1950, il dessine, pour Spirou, une dizaine de « Belles histoires de l’Oncle Paul. » Il participe également, en 1977, au Trombone illustré, supplément « clandestin » de Spirou créé par Yvan Delporte. René Follet qui préférait l’illustration à la bande dessinée fut l’assistant discret et modeste de Maurice Tillieux, André-Paul Duchâteau, Michel Mitacq (pour « La Patrouille des castors », « Jacques le Gall », « Stany Derval »), William Vance (pour « Bob Morane », « Bruno Brazil » et « Bruce J. Hawker »). Il collaborait ces dernières années avec les éditions Daniel Maghen, formant un trio avec Emmanuel Lepage et Sophie Michel pour donner vie, en 2016, aux Voyages d’Ulysse (Grand Prix de la critique ACBD), et, en 2019, aux Voyages de Jules. « Je n’oublierai jamais ma rencontre [avec René Follet] à l’occasion d’une exposition qui lui était consacrée à Bruxelles. Je lui demandais si cela ne l’attristait pas de n’être pas reconnu. Il m’avait répondu, le sourire tranquille, qu’il avait eu les reconnaissances qu’il méritait et que c’était très bien comme cela. » (Jacques Schrauwen, chroniqueur à la RTBF).

ÉPIDÉMIE (10) – Les annulations de manifestations s’accélèrent. Parmi elles, les salons du livre, de jeunesse ou non, dont le Salon du livre de jeunesse de Beaugency et Saint-Laurent-Nouan des vendredi 3, samedi 4 et dimanche 5 avril 2020. Tout était prêt. La journée professionnelle du mercredi 18 mars organisée par Val de lire et par le CRILJ est, elle aussi, déprogrammée. Par décision municipale, l’exposition Les trésors minuscules de Christian Voltz, en place à l’église St Étienne de Beaugency (Loiret) depuis une semaine, est fermée à compter du lundi 16 mars.

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Plusieurs brèves de ce site, rédigées à l’avance et mises en ligne en l’état, annoncent des événements qui n’ont pas eu lieu ou qui n’auront pas lieu. Elles sont aisément repérables.

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DISPARITION – Zaïma Hamnache, conservatrice de bibliothèques, est décédée le mercredi 18 mars 2020. Après une formation d’éducatrice de jeunes enfants et des études universitaires en sciences de l’éducation, elle s’était tournée, en 1985, vers les métiers des bibliothèques. Elle fut en poste à Aubervilliers, à Pantin, à Clamart. Directrice d’ACCES (Actions culturelles contre les exclusions et les ségrégations), elle développa et accompagna de nombreux projets relatifs aux livres pour la petite enfance, mettant en place des actions de formation et concevant expositions, films et publications. Zaïma Hamnache avait intégré, en 2010, le Service du livre et de la lecture du ministère de la Culture et de la Communication en tant que conservateur des bibliothèques chargée de mission Publics Jeunes et cohésion sociale. Elle y assura notamment la coordination de l’opération Premières Pages. Responsable du secteur formation du Centre national de liitérature pour la jeunesse (CNLJ) à compter de 2015, elle eut à cœur « d’accompagner au plus près les professionnels qui accompagnent les enfants dans leurs parcours de lecteur et d’interroger leurs pratiques pour mieux penser les projets d’établissements, la constitution des collections et les conditions d’accueil des différents publics. » Sa maladie l’aura empêché de rejoindre un nouveau poste à la Bibliothèque publique d’information (BPI). Zamia apporta plusieurs fois au CRILJ un soutien déterminant.

RENCONTRE – Le Wolf, 20 rue de la Violette à Bruxelles (Belgique), reçoit l’illustratrice Léa Decan le dimanche 15 mars 2020, de 11 heures à 12 heures 30, pour un atelier et une séance de dédicaces, à l’occasion de la sortie aux éditions l’Agrume de son l’album Où va le chat ? Tout public à partir de 5 ans. Informations complémentaires au 32 2 512 12 30.

ÉPIDÉMIE (9) – La Foire du livre de jeunesse de Bologne 2020 est annulée. « La propagation de l’épidémie de coronavirus en Italie et dans le monde a anéanti tous les espoirs de maintenir l’événement. » (Elena Pasoli, directrice de la Foire). Antonio Bruzzone, directeur général, explique : «  Le système de foires, basé sur des rencontres en face à face et des réseaux, a dû affronter une situation sans précédent. […] Pour la Foire de Bologne, dont 90% des exposants arrivent de l’étranger, il aurait été impensable de proposer un événement auquel les professionnels et le public n’auraient pas pu participer avec la tranquillité d’esprit nécessaire et dans une atmosphère amicale et collaborative qui caractérise cette grande communauté internationale qui se réunit chaque année à Bologne. » La 57e édition de la Foire du livre de jeunesse de Bologne aura lieu du lundi 12 au jeudi 15 avril 2021, avec de nouveaux projets.

FORMATION – Le Centre national de la littérature pour la jeunesse (CNLJ) propose, du lundi 16 au mercredi 18 mars 2020, dans la salle de commission numéro 1 du site François Mitterrand de la Bibliothèque nationale de France (BnF), quai François Mauriac à Paris, un stage Bibliothèques et spectacles jeune public. » Pourquoi et comment accueillir un spectacle dans sa structure ? Comment le choisir ? Quels liens établir avec les collections mais aussi avec les autres lieux culturels de son territoire ? Ce stage permettra de découvrir la diversité et la qualité des spectacles jeune et très jeune public. » Programme en cours d’élaboration. Responsable pédagogique : Véronique Soulé. Présentation détaillé et modalités d’inscription ici.

COURRIER – Gérard Picot, directeur de la Fête du livre jeunesse de Villeurbanne, nous écrit : « Les 20 et 21 mars prochains auront lieu les Journées internationales du livre voyageur que j’ai initiées il y a 8 ans. Ce jour-là ce sont pas moins de 200 000 livres qui seront lâchés et qui feront du monde une bibliothèque à ciel ouvert. » Des précisions ici. On peut aussi écrire à Gérard Picot à cette adresse.

DISPARITION – Betsy Bryars, auteure américaine née en Caroline du Nord, est décédée le mercredi 26 février 2020. Elle avait 91 ans. Elle avait commencé à écrire après la naissance de ses quatre enfants. Premier roman : Clementine, en 1962, chez Houghton Mifflin, dont le manuscrit avait été rejeté par neuf éditeurs. Depuis, elle publiait avec une belle régularité des ouvrages très appréciés des jeunes lecteurs. Près de quarante titres dont quatre séries parmi lesquelles « The Blossom Family » et « Herculeah Jones ». Betsy Byars avait reçu la Médaille Newbery, en 1971, pour Summer of the Swans, (traduction française : Rose-Marie Vassalo, en Castor poche, sous le titre Rude journée pour Sara) et le National Book Award pour The Night Swimmers, en 1882, (traduction française : Rose-Marie Vassalo, en Castor poche, sous le titre Piscine de nuit). Isabelle Jan avait accueilli Souriceau et la grande terreur, en 1979, chez Nathan, dans la prestigieuse « Bibliothèque internationale ». Traduction : Jean Queval.

THÉÂTRE – Le vendredi 13 mars 2020, à 19 heures 30, au Cube, sur le site de Crochepot, à Hérisson (Allier), le Théâtre de nuit propose C’est un secret, spectacle tout public à partir de 6 ans. « Librement adapté de L’oiseau bleu de Maurice Maeterlinck, C’est un secret allie la chorégraphie au théâtre d’ombres et de figures. La pièce part d’un univers mélancolique pour déterrer avec enthousiasme les fonctions de rêve et de vie cachées sous les apparences. » Sur le plateau, trois personnages actionnent des installations d’ombres et de lumières où se mêlent mouvements et arts plastiques créant une série de tableaux. Accueil sur place, dès 18 heures 30, avec crêpes et galettes. Prix des places : 5 et 10 euros. Renseignements et réservation au 07 69 76 67 96. Site de la compagnie ici.

RENCONTRE – A l’occasion du Printemps des poètes, la librairie Libr’enfant, 48 rue Colbert à Tours (Indre et Loire) reçoit Thierry Cazals , le jeudi 12 mars 2020,  à partir de 19 heures 30. « Le haïku, trois vers, une extrême attention à la nature, à tout ce qui vit, bruit, sommeille, respire, rencontre de mots qui font naître des images, des émotions. Venez en parler avec Thierry Cazals qui vous en fera découvrir les différentes facettes. »

GUINNESS BOOK – Le samedi 7 mars 2020, 3549 quidams déguisés en Schtroumpfs ou en Schtroumpfettes se sont retrouvés à Landerneau (Finistère) à l’appel des équipes du Carnaval de la lune étoilée. La ville remporte donc le record du monde du plus grand rassemblement de Schtroumpfs, battant Lauchringen (Allemagne) qui, l’an dernier, n’en n’avait rassemblé que 2762. Sur la photo ci-dessous, le monsieur à droite aurait bien attrapé un mauvais virus.

EXPOSITION – Depuis le samedi 7 mars et jusqu’au mercredi 19 mars 2020, à la médiathèque Marguerite Duras, 115 rue de Bagnolet à Paris, exposition 100 ans, tout ce que tu apprendras dans la vie. « Venez découvrir les illustrations du livre 100 ans de Heike Faller et Valerio Vidali, paru aux éditions du Seuil et éditions du Sous-sol, et dans lequel chaque page est consacrée à un âge et à tout ce que l’on acquiert au cours d’une vie de 0 à 99 ans. Des réflexions sur la vie, l’amour, la mort, l’amitié, la peur, les rêves. Tous les âges de la vie en mots et en images, pour apprendre à grandir et réapprendre à s’émerveiller. » En partenariat avec les éditions du Seuil. Informations complémentaires au 01 55 25 49 10.

EPIDÉMIE (8) – En 2019, le Sharjah Children’s Reading Festival organisé sous le patronage du cheikh Sultan bin Mohammed al-Qasimi, souverain de Charjah, avait accueilli 134 exposants spécialisés en littérature pour la jeunesse. 2600 activités étaient proposées aux jeunes lecteurs et 300 000 visiteurs avaient fait le déplacement. Prévue du mercredi 8 au samedi 18 avril, l’édition 2020 est annulée, des cas de coronavirus ayant été identifiés dans les Émirats arabes unis.

EXPOSITION – A la Médiathèque José Cabanis, 1 allée Jacques Chaban-Delmas à Toulouse (Haute Garonne), du mardi 10 mars au dimanche 5 avril 2020, exposition Pomelo, l’éléphant rose, « proposée par l’Imagier vagabond autour de l’histoire du petit éléphant rose Pomelo, dans un espace lecture sous la forme du jardin du petit pachyderme. Une balade par la trompe et les pensées du petit éléphant à travers une centaine d’illustrations originales de Benjamin Chaud et les réflexions poétiques et philosophiques de Ramona Badescu. » Informations complémentaires au 05 62 27 40 00.

BANDE DESSINÉE – À l’occasion de l’Année 2020 de la bande dessinée, la Sofia, Lyon BD et Ground Control s’associent pour proposer une journée entièrement dédiée aux auteurs, autrices, éditeurs et éditrices. La profession prendra ses quartiers, le jeudi 12 mars 2020, à Ground Control, 81 rue du Charolais à  Paris, « pour penser, créer, s’inspirer et se divertir dans le monde réel. » : forum professionnel boite à outils, de 11 heures à 18 heures, avec une conférence de l’auteur américain Scott Mc Cloud, tables rondes sur la valorisation de la création contemporaine en bande dessinée, guichet des services et des aides disponibles pour les auteurs, apéro-réseau du neuvième art, en parallèle de l’ouverture au public du lieu, de 18 heures à 23 heures, avec un concert dessiné d’Alfred, un set inédit réunissant le DJ No Name et huit auteurs invités à créer des œuvres éphémères projetées sur les écrans du Ground Control. Journée gratuite pour les professionnels du livre. Inscriptions à cette adresse.

EXPOSITION – Léopold Chauveau, chirurgien malgré lui, sculpteur, peintre, auteur et illustrateur, écrivit, entre 1923 et 1969, des contes pour les enfants. Plusieurs d’entre eux sont disponibles chez Circonflexe, à la Joie de lire et chez Mémo. Le Musée d’Orsay donne à voir, du mardi 10 mars au dimanche 28 juin 2020, 18 sculptures et 100 dessins de Léopold Chauveau, oublié de l’histoire de l’art. Site du Musée d’Orsay ici.

DISPARITION – André Chéret, dessinateur de bande dessinée, est décédé le jeudi 5 mars 2020. Né en 1937, placé dans une famille d’agriculteurs de l’Allier pendant la guerre, il  dessine beaucoup, principalement des animaux. De retour à Paris, il lit avec passion aussi bien Tarzan que Fillette. Il travaille un temps dans une imprimerie, à 15 ans, puis dans une maison spécialisée dans la publicité pour le cinéma où il développe son goût du dessin réaliste et du lavis. Il publie sa première bande dessinée, Paulo et la furie du rodéo, en 1959, pendant son service militaire, sur un scénario de Pierre Koernig. C’est le point de départ d’une carrière incontestablement dense, André Chéret enchainant les collaborations dans la presse jeunesse (Cœurs vaillants, J2, Mireille, Vaillant où il reprend le dessin de la série « Bob Mallard » scénarisée par Jean Sanitas), pour la presse quotidienne (Paris Jour, La Voix du Nord, Les Dernières Nouvelles d’Alsace, La Montagne, Le Progrès), pour la presse télévisée (Télé Feuilleton) et pour la presse à sensation (Radar, Détective). En 1969, pour le journal Pif Gadget, il crée, avec Roger Lécureux au scénario, le personnage de Rahan, « fils des âges farouches », qui devient l’un des héros les plus populaires de la bande dessinée française. « Avec Rahan, j’ai trouvé une série à ma convenance, qui met en valeur l’anatomie humaine et animale, la nature à l’état brut. Je m’y sens bien. » Au fil de deux cents épisodes, Rahan, libre penseur et pacifiste, dénonce, dans une préhistoire de fantaisie, les obscurantismes et les superstitions et il combat ceux qui, illégitimes, établissent leur pouvoir par des moyens fallacieux. André Cheret avait, pour une des premières éditions du Salon du livre pour la jeunesse de Beaugency (Loiret), dessiné une affiche devenue collector.

THEATRE – Le Théâtre de la Tête noire de Saran (Loiret) accueille la compagnie portugaise Teatromosca pour quatre représentations de Alice d’après Lewis Carroll. « Inspiré par l’univers magique et déroutant d’Alice au pays des merveilles et d’Alice de l’autre côté du miroir, petits et grands sont invités à entrer dans le terrier du lapin blanc afin de vivre une expérience théâtrale immersive. Dans un cadre fantastique fait de lumières, de sons, de couleurs, de textures et de senteurs, et où les accessoires de la scène peuvent être explorés par le public, les acteur.rice.s  manipulent les quelques figures emblématiques de l’univers de Lewis Carroll : la Chenille, le Chapelier, la Reine rouge, au son d’une musique live pour une plongée dans l’absurde et l’étrange. » Ce sera le mercredi 11 mars 2020 à 15 heures et à 18 heures, et le samedi 14 mars, à 11 heures et 15 heures. Tout public à partir de six mois. La jauge est limitée et il faut écrire à cette adresse pour savoir s’il reste des places. Site de la compagnie ici.

COURRIER – La Sofia nous écrit : « Des organismes professionnels du livre présenteront aux auteurs·rices leurs activités, leurs services, et répondent à toutes leurs questions. Rencontrez l’ADAGP (société française de perception et de répartition des droits d’auteur dans le domaine des arts graphiques et plastiques), l’ATLF (Association des traducteurs littéraires de France), le CNL (Centre national du livre), l’Institut français (promotion à l’étranger de la culture française), le RAAP (régime d’assurance vieillesse complémentaire des artistes et auteurs professionnels), le SNAC BD (Syndicat national des auteurs et des compositeurs), les éditeurs BD du SNE (Syndicat national de l’édition), la SAIF (société des auteurs des arts visuels et de l’image fixe), la Sofia (Société française des intérêts des auteurs de l’écrit) et l’Urssaf Limousin/Acoss. Ce sera le jeudi 12 mars 2020 à Ground Control, 81 rue du Charolais à Paris, de 11 heures à 23 heures. Gratuit pour tous les professionnels du livre sur inscription à cette adresse, dans la limite des places disponibles.

ÉPIDÉMIE (7) – Face aux contraintes liées au coronavirus, les organisateurs du Salon du livre de Laon (Aisne) ont choisi d’annuler leur (toute première) manifestation prévue le dimanche 8 mars 2020. Ils donnent rendez-vous l’année prochaine. Du fait de son organisation dans près de 70 lieux de la ville et de la Métropole de Lyon, le festival Quais du polar, dont la 16ème édition doit se dérouler du vendredi 3 au dimanche 5 avril, n’est, actuellement, pas concerné par la mesure visant à annuler les manifestations de plus de 5 000 personnes en milieu confiné.

EXPOSITION – A la Médiathèque des Pradettes, 3 avenue de la Dépêche à Toulouse (Haute Garonne), du mardi 10 mars au dimanche 5 avril 2020, exposition À la recherche de petit ours. « Une exposition jubilatoire d’illustrations, objets et jeux. De l’opéra au cirque ou à la plage, Benjamin Chaud nous entraîne à la recherche de Petit Ours. Une exposition proposée par l’Imagier vagabond. » Informations complémentaires au 05 61 22 22 16.  A découvrir aussi à la Bibliothèque Duranti, 6 rue du Lieutenant Colonel Pélissier.

PRUDENCE – Lu sur le site des éditions Tourbillon : « La société Bayard éditions/Tourbillon lance une procédure de rappel préventif du livre-objet Mon tapis d’éveil des animaux de la forêt. En effet, et malgré la plus grande attention prêtée à la sécurité de ses productions, des tests conformes à la législation européenne et des processus de qualité poussés, la société Bayard éditions/Tourbillon a identifié un risque sur les deux flaps à soulever : ces deux flaps crissants et brillants de couleur verte comportent une matière sur le dessus susceptible de se détacher en filaments que l’enfant peut mettre en bouche avec le risque de s’étouffer. Il est demandé aux personnes qui auraient acheté ce tapis d’éveil d’arrêter de l’utiliser et de le retourner au point de vente. » La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) demande également, pour la même raison, le rappel des livres-jeux pour le bain La famille des grenouilles et La famille des ours polaires.

RENCONTRE – La librairie Libr’enfant, 48 rue Colbert à Tours (Indre et Loire) reçoit l’auteur Michaël Escoffier, le mercredi 11 mars 2020, de 10 heures 30 à 12 heures 30, pour une rencontre–dédicace; à l’occasion de la parution de son album Comment cuisiner les lapins illustré par Manon Gauthier (Kaléidoscope, 2020). « Pour cette recette de lapin aux carottes, il vous faut un lapin, des carottes, une grande casserole. Jusque-là, pas de surprise. Mais ne vous y trompez pas, cette recette n’est vraiment pas comme les autres. »

ÉPIDÉMIE (6) – Le point :  la Foire du livre de Bruxelles est ouverte au public du jeudi 5 au dimanche 8 mars 2020, les salons Livre Paris et Paris Manga sont annulés, la Foire du livre de Londres est maintenue et elle aura lieu du mardi 10 au jeudi 12 mars, la Foire de Leipzig est annulée, la Foire internationale du livre de Taipei prévue initialement du mercredi 4 au lundi 9 février est désormais programmé du jeudi 7 au mardi 12 mai, la Foire du livre jeunesse de Bologne prévue du lundi 30 mars au jeudi 2 avril se déroulera du lundi 4 au jeudi 7 mai.

EXPOSITION – L’exposition Les trésors minuscules de Christian Voltz sera en place à l’église St Étienne de Beaugency (Loiret) du samedi 7 mars au mercredi 8 avril  2020, dans le cadre du 35e Salon du Livre Jeunesse de Beaugency et Saint-Laurent-Nouan. « Vous êtes invité·es à la visite proposée par Christian Voltz lui-même le vendredi 6 mars à 17 heures 30sur le lieu de l’exposition. Cette rencontre sera suivie du vernissage de l’exposition à 18 heures 30. Au plaisir de vous y accueillir. »

PROPOSITIONS – Babouche éditions nous informe sur les lectures-concert qu’ils proposent aux médiathèques, salons et établissements scolaires. « Les lectures-concert s’adressent à un large public, à partir de 3 ans. Une lectrice, un musicien et une projection vidéo. Ces spectacles sont tous issus de livres et albums écrits par Isabelle Wlodarczyk et mis en musique par Pierre Diaz. Les illustrations sont réalisées par différents illustrateurs. Chaque spectacle est suivi d’un moment d’échange avec le public, de chansons et/ou d’une séance de dédicaces. Nous nous adaptons à chaque espace et sommes autonomes techniquement (sonorisation, vidéo et lumières). Nos spectacles durent entre 25 minutes et 60 minutes. Suivis de rencontres scolaires, ils durent 90 à 120 minutes. Vous pouvez choisir des lectures-concerts de plusieurs livres pour une même représentation. » Informations complémentaires ici.

PARUTION – Prenant la plume à tour de rôle pour en écrire chacun un chapitre, François Place, Susie Morgenstern, Stéphane Michaka, Jean-Claude Mourlevat, Yves Grevet, Christelle Dabos, Jean-Philippe Arrou-Vignod, Clémentine Beauvais, Timothée de Fombelle, Christophe Mauri, Victor Dixen, Anne-Laure Bondoux et Vincent Villeminot ont pris grand plaisir à écrire à douze le roman Si on chantait ! « Ambre et Louis-Edmond sont les meilleurs amis du monde. Pourtant, tout les oppose : alors qu’il s’ennuie dans l’immense manoir de ses parents richissimes, elle partage un minuscule appartement avec ses sept frères et sœurs, entre séries télé, fous-rires et chorales improvisées. La soudaine disparition de leur mère va bousculer l’existence de cette joyeuse fratrie. » Les bénéfices sur la vente de l’ouvrage seront reversés au Secours populaire français. Pocket Jeunesse 2020, 240 pages, 7,90 euros.

RENCONTRE – Le samedi 7 mars 2020, 11 heures, la Médiathèque Est Floresca Guépin, 15 rue de la Haluchère à Nantes (Loire Atlantique), reçoit Joe Hoestlandt, auteur de plus de cent d’ouvrages pour la jeunesse dont La rentrée des mamans (Bayard, 1990), La grande peur sous les étoiles (Syros,1993), À pas de louve (Milan, 2001). Évènement organisé dans le cadre du festival des littératures Atlantide. Programme complet ici.

ANNIVERSAIRE – Natacha, hôtesse de l’air dessinée par François Walthéry, apparut sans crier gare dans le numéro 1663 de 26 février 1970 du Journal de Spirou. A l’époque, proposer une héroïne à la maison Dupuis était téméraire. C’est pourtant Yvan Delporte, rédacteur en chef du journal, qui, recevant Gos, scénariste, et François Walthéry venus lui suggérer une nouvelle série avec un steward comme personnage principal, souffla l’idée : « Un steward ?  Encore un mec ? C’est embêtant : Tintin et Milou, Spirou et Fantasio, Tif et Tondu, rien que des mecs. Vous ne pourriez pas mettre une fille à la place ? Une hôtesse de l’air au lieu d’un steward ? » La jupe courte de Natacha et la générosité de sa poitrine auraient fait tiquer quelques lecteurs (ou leurs parents) ainsi que le service commercial de chez Dupuis qui craignait de perdre une partie de la clientèle au moment du passage à l’album cartonné. Après 23 albums classiques, François Walthéry publie, en clin d’œil d’anniversaire, un hors-série coquin titré 50 ans de charmes. Khani éditiions 2020, 112 pages, 50,00 euros.

EXPOSITION – A la galerie Jeanne Robillard, 38 rue de Malte à Paris, du mercredi 4 au mercredi 11 mars 2020, exposition consacrée à Quentin Gréban. « Deux ans après le succès de Maman, Quentin Gréban propose un nouvel album dans lequel ses douces aquarelles déclinent un même thème : Amoureux (éditions Mijade, janvier 2020). Ces portraits de couples nous racontent l’amour dans tous ses états : le premier amour, l’amour éternel, l’amour à sens unique, l’amour fou. Cette exposition-vente exceptionnelle réunit les aquarelles et dessins créés pour le livre, ainsi que quelques inédits. » Vernissage le mercredi 4 mars, à 18 heures. Site de la galerie ici.

C’EST FAIT – Der Giftpilz, ouvrage pour enfants de Julius Steincher paru initialement en 1938 compare le peuple juif à des amanites, champignons vénéneux. Après un mois de combat mené par l’américain Holocaust Education Trust et l’intervention du Mémorial d’Auschwitz, l’ouvrage ainsi que tous ceux écrits par Julius Steincher ont été retirés sur la plate-forme de ventes en ligne Amazon. Extrait du communiqué du site marchand : « Amazon a des politiques qui régissent les livres pouvant être ou non répertoriés afin d’être vendus. Nous investissons beaucoup de temps et de ressources pour garantir le respect de nos directives et ainsi supprimer les produits qui ne les respectent pas. » Julius Streicher, fondateur de l’hebdomadaire nazi Der Stürmer, avait été reconnu coupable de crimes contre l’humanité lors des procès de Nuremberg.

SALON – Le cinquième salon du livre jeunesse Délires de lire de Saint-Gervais-la-Forêt (Loir et Cher) aura lieu du vendredi 6 au dimanche 8 mars 2020. Il est cette année placé sous le thème « Vagabondages dans les ailleurs ». François Place en est le parrain et un joli peloton d’auteurs-illustrateurs feront le déplacement : Géraldine Alibeu, Barroux, Marianne Barcilon, Sandrine Bonini, Mathilde Bourgon, Ella Charbon, Laëtitia Garcia dite Cocotte en papier, Anne Brouillard, Laurent Corvaisier, Claire Garalllon, Mélanie Fuentes, Alexandra Huard, Izou, Marion Janin, Kotimpi, Nicolas Jolivot, Baptistine Mésange, Sébastien Pelon, Lucile Placin, Claire Godard, Annie Bouthemy Sylvie Grelet, Lucien et Aude Beliveau, Seng-Soun Ratanavanh, Lucie Phan et Claire Godard. Un programme  copieux avec expositions, spectacles, rencontres, ateliers, etc. Le document qui dit tout est ici.

EPIDÉMIE (5) – Le salon Livre Paris prévu du vendredi 20 au lundi 23 mars 2020 est annulé. « À la suite des décisions gouvernementales d’interdire des rassemblements de plus de 5000 personnes en milieu confiné, nous avons pris avec regret la décision d’annuler l’édition 2020 de Livre Paris. Je tiens à remercier les nombreuses personnalités qui sur les réseaux sociaux ont témoigné ces derniers jours de leur souhait que Livre Paris ouvre ses portes normalement. Mais notre sens de la responsabilité nous oblige à ne prendre aucun risque avec la santé de toutes celles et ceux qui font le succès de Livre Paris : éditeurs exposants, auteurs, intervenants, partenaires venant de plus de 50 pays, et bien sûr notre public familial de plus de 160.000 visiteurs chaque année. Livre Paris vous donne rendez vous en 2021 avec de nouvelles promesses et de nouvelles découvertes autour du livre et de la lecture. » (Vincent Montagne, président du Syndicat national de l’édition)

PARUTION – « Les enfants sont répugnants. Ils puent. Ils empestent. Ils sentent le caca de chien. Rien que d’y penser, j’ai envie de vomir. Il faut les écrabouiller, les pulvériser. Écoutez le plan que j’ai élaboré pour nettoyer l’Angleterre de toute cette vermine. Attention : les vraies sorcières sont habillées de façon ordinaire et ressemblent à n’importe qui. Mais elles ne sont pas ordinaires. Elles passent leur temps à dresser les plans les plus démoniaques et elles détestent les enfants. La Grandissime Sorcière compte bien les faire tous disparaître. Seuls un jeune garçon et son extravagante grand-mère semblent capables de l’en empêcher. » Si cela vous rappelle Roald Dahl, vous avez raison. Mais cet argumentaire accompagne plus directement l’album de bande dessinée Sacrés sorcières de Pénélope Bagieu. Gallimard 2020, 304 pages, 23,90 euros.

EXPOSITION – Du vendredi 6 au samedi 28 mars 2020, en partenariat avec le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, mise en place dans l’espace Mezzanine de Sèvres (Hauts-de-Seine), 54 Grande Rue, de l’exposition Tom-Tom et Nana présentent : Tout Bernadette Després. Vernissage le vendredi 6 mars, à partir de 19 heures, en présence de l’illustratrice. Séance de dédicaces avec la librairie Anagramme. « Dès le milieu des années 1960, Bernadette Després publie des livres pour enfants au graphisme coloré et généreux qui séduit de nombreux jeunes lecteurs. À partir de 1977, le mensuel J’aime lire (Bayard Presse) publie une bande dessinée de dix planches particulièrement attendue. Ses héros : deux enfants créatifs et chamailleurs, Tom-Tom et sa sœur Nana, que Bernadette Després dessine aux côtés de la scénariste Jacqueline Cohen ; Évelyne Reberg participant par la suite à l’écriture de la série. Toujours prêts à faire des bêtises, Tom-Tom et Nana évoluent dans un univers quotidien que le trait, faussement naïf et très détaillé, rend immédiatement familier. » Informations complémentaires au  01 41 14 10 10.

EPIDÉMIE (4) – La Foire du livre de Londres (réservée aux visiteurs professionnels) se déroulera du 10 au 12 mars 2020. Pour cause de coronavirus, les organisateurs ont fait savoir que seront diffusés pendant l’évènement des messages de sensibilisation aux mesures d’hygiène et qu’une distribution de désinfectants, à l’entrée et aux stands, sera organisée. En cas de sortie récente de quarantaine et de symptômes grippaux, Reed Exhibitions Ltd déconseille fortement la venue au complexe Olympia.

EXPOSITION – Le CRILJ et l’association balgentienne Val de lire proposent, à l’occasion de la 35e édition du Salon du livre pour la jeunesse de Beaugency et Saint-Laurent-Nouan, une présentation de près de cinquante documents, souvent anciens, donnant à voir le talent de l’auteur-illustrateur américain Maurice Sendak : affiches d’incitation à la lecture, affiches d’exposition, affiches d’éditeurs, affiches pour des opéras, sans oublier un focus sur Really Rosy et quelques réemplois malicieux. L’exposition est organisée en deux ensembles complémentaires : un premier présenté dans la salle de projet du Puits-Manu de Beaugency (Loiret) à l’occasion de la journée de formation du mercredi 18 mars 2020, puis, salle des Hauts-de-Lutz, sur le salon, du vendredi 3 au dimanche 5 avril, un second mis en place à la médiathèque d’Ouzouer-le-Marché (Loir-et-Cher) où Marie Lequenne accueillera une vingtaine d’affiches, du lundi 16 mars au lundi 6 avril. Titre de l’exposition : Max, Max, Max et les autres. « Les affiches et autres réalisations occasionnelles ne représentent qu’une petite part de ma production, mais, paradoxalement, ces images évidentes occupent une place très importante dans mon cœur. Pourquoi évidentes ? Parce qu’elles se présentent de manière évidente. Je les ai peintes dans mes rares moments de relaxation. » (Maurice Sendak). Collection privée : André Delobel. Informations complémentaires à cette adresse.

CINÉMA – Les réalisateurs Alain Guillon et Philippe Worms ont posé leur caméra pendant un an au sein de la bibliothèque Robert Desnos de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Alain Guillon explique : « Je me suis dit qu’il se passait quelque chose à cet endroit, c’était comme un résumé du monde avec, en toile de fonds, comme une cartographie des conflits de la planète. […] Ce qui nous a guidés, c’est le rôle social des bibliothèques aujourd’hui, Quand j’étais petit, c’était la MJC qui jouait ce rôle, maintenant c’est la médiathèque. Il y a dans cet endroit un truc un peu magique. En premier lieu, y faire entrer des gens qui pensent qu’une bibliothèque c’est pas pour eux, ce n’est pas leur place. » Le documentaire porte le titre pas si paradoxal que ça de Chut ! et il est visible, dans quelques salles, depuis le mercredi 26 février 2020. Rencontre-débat le jeudi 5 mars 2020 au cinéma Le Méliès, place Jean Jaurès à Montreuil, avant une « tournée nationale » dans les prochaines semaines.

RENCONTRE – Le dimanche 1ier mars 2020, à 15 heures, la Médiathèque Françoise Sagan, 8 rue Léon Schwartzenberg à Paris, propose, dans le cadre de la journée internationale de la langue maternelle, Un après-midi avec Zaü. L’illustrateur proposera une lecture dessinée suivie d’un atelier de dessin autour de la cuisine du monde. « Durant une trentaine de minutes, Zaü illustrera sous vos yeux quelques-uns des contes à la coque, des contes qui durent le temps de cuisson d’un œuf à la coque. Ce temps de lecture dessinée sera suivi d’un atelier-dessiné des mets savoureux. » Dès 8 ans. Réservation au 01 53 24 69 70.

FORMATION – L’Agence régionale du livre et de la lecture Hauts-de-France (AR2L) et le Syndicat national de l’édition (SNE) convient bibliothécaires, libraires, organisateurs d’événements littéraires, enseignants et documentalistes à une journée gratuite de rencontres avec des éditeurs et des auteurs de jeunesse le mardi 3 mars 2020, de 9 heures à 17 heures, à l’université Picardie Jules Verne; dans l’amphithéâtre Beccaria du Pôle Cathédrale, 10 venelle Lafleur à Amiens (Somme). La journée interrogera la place de l’album dans la littérature jeunesse. Parmi les intervenants, Sophie Van der Linden, Joëlle Turin et les auteurs, autrices, illustrateurs et illustratrices Roland Garrigue, Marie-Laure Cruschiform, Anaïs Vaugelade. Programme détaillé et lien vers l’inscription obligatoire ici.

ATELIER – Mathilde Chèvre mènera, le dimanche 1ier mars 2020, de 11 heures à 12 heures 30, au Wolf, 20 rue de la Violette à Bruxelles (Belgique), un atelier français-arabe Poèmes pour affronter le beau temps. « À partir du recueil français-arabe Poèmes pour affronter le beau temps de Pierre Soletti et Clothilde Staës, édité au Port à jauni , nous suivrons le fil conducteur du mot ruisseler, ruissellement du temps, des saisons et de l’eau, pour écrire des courts poèmes. Puis nous explorerons la calligraphie du mot source ayn  qui signifie en arabe œil, protection, bonheur et la représentation graphique de l’eau. Ensuite, chacun créera un petit livre-accordéon pop-up en utilisant des éléments réalisés durant l’atelier par l’ensemble des participants. » Tout public, à partir de 6 ans. L’atelier sera suivi d’une séance de dédicaces.EN LIGNE – Le site Discovering Children’s Books initié par The British Library en partenariat avec l’université de Newcastle, Seven Stories, la Bibliothèque bodléienne de l’université d’Oxford et le Victoria and Albert Museum, a été inaugurée le vendredi 21 février 2020. Cette ressource en ligne, entièrement gratuite, s’adresse à la fois aux enfants, aux enseignants, aux bibliothécaires et, plus généralement, à toute personne intéressée par la littérature pour la jeunesse. Plus de 100 ouvrages sont accessibles dont le manuscrit original d’Alice au Pays des merveilles (Alice’s Adventures Under Ground), un Petit Chaperon rouge de 1810, un bestiaire du XIIe siècle, une encyclopédie préhistorique en pop-up de Robert Sabuda et Matthew Reinhart, des manuscrits de Roald Dahl (Charlie et la chocolaterie, Matilda, Revolting Rhymes), une édition de Cendrillon de 1919 illustrée par Arthur Rackham. Le site propose des vidéos montrant des illustrateurs au travail comme Axel Scheffler qui dessine Gruffalo. Des entretiens avec des auteurs et des illustrateurs sont également disponibles : Quentin Blake, Julia Donaldson, Michael Rosen, Lauren Child, Andy Stanton, Zanib Mian, Joseph Coelho, Jacqueline Wilson, Viviane Schwarz, etc. Des articles abordent des thèmes transversaux comme la famille, la nourriture, la peur, les livres miniatures, les contes de fées, les pop-up. Parmi les activités proposées aux enfants : créer un livre pop-up, écrire un conte, créer son propre super héros, fabriquer son propre livre miniature. C’est incontournable et c’est ici.

EPIDÉMIE (3) – Dans les librairies des grandes villes chinoises, la fréquentation et les ventes sont fortement réduites. Début février, environ 90 % des 1000 libraires chinois interrogés lors d’un sondage ont déclaré n’avoir touché aucun revenu sur le dernier mois. Wu Yanping, gérant pour la chaine Owspace, constate : « Même si toutes nos librairies rouvrent leurs portes, si la situation reste ainsi, nous ne pourrons pas rester ouverts plus de 3 ou 4 mois. » Restent, disent les libraires chinois, la vente en ligne et la livraison.

FORMATION – L’association Lire à Voix Haute Normandie invite, le jeudi 5 mars 2020, de 9 heures 30 à 16 heures, à la Médiathèque départementale de la Seine-Maritime, 35 rue de la Fontaine à Notre-Dame-de-Bondeville, à la première journée de son séminaire 2020, La rencontre bébé-album-adulte lecteur : une créativité relationnelle ? Avec Nathalie Virnot, psychologue, psychanalyste, formatrice ACCES, et Sylvie Joufflineau, fondatrice de l’association LAVHN, pour deux heures d’observatoire, et Miriam Rasse, psychologue en crèche, pour une intervention titrée L’enfant créateur de son développement, en référence à l’approche Pikler. Programme complet ici. Inscription gratuite mais obligatoire à cette adresse.

ÇA BOUGE – « La Charte quitte le Conseil permanent des écrivains. Par ses dysfonctionnements, sa gouvernance problématique et les intérêts parfois contraires des membres qui la composent, cette organisation ne répond plus en l’état à la situation d’urgence qui est celle des auteurs et des autrices, et échoue à se fixer pour unique priorité la défense de leurs intérêts propres. En dépit des multiples signaux adressés par la Charte depuis que l’association en assure la vice-présidence partagée, le CPE n’a pas pris la pleine mesure de ce qui se joue réellement : rien moins que l’avenir de la création. La Charte entend aujourd’hui regagner en indépendance et en liberté d’action, pour mener à bien les combats essentiels à ses membres. Elle reste donc plus que jamais engagée pour la défense de celles et ceux sans qui toute idée même de culture n’existe pas : les auteurs et les autrices. L’heure est à la mobilisation et à l’action. » Site (rénové) de la Charte ici.

EPIDÊMIE (2) –  Les éditeurs chinois et, de manière plus générale, les éditeurs d’Asie pourraient se voir refuser le droit de visite sur le sol italien au moment de la Foire du livre jeunesse de Bologne. Mi-février, seul un éditeur de Beijing signalait qu’il annulait sa visite. Cependant, les autorités italiennes ayant introduit des restrictions pour les vols depuis Hong Kong, Macao et Taïwan, le nombre devrait augmenter, avec des retombées économiques directes, le domaine de la jeunesse représentant 31 % des ouvrages vendus pour des traductions à l’étranger. Mise à jour en date du mardi 25 février : « Nous informons les exposants et visiteurs qu’en raison de l’urgence du coronavirus, la Foire du livre jeunesse de Bologne est reportée du lundi 4 au jeudi 7 mai 2020. Nous communiquerons plus de détails sur l’organisation dans quelques heures. »

CONTE – A compter du samedi 29 février 2020, la médiathèque Marguerite Duras, 115 rue de Bagnolet à Paris, ouvre un espace d’expression, gratuit, pour tous, à partir de 18 ans. Le premier rendez-vous, de 15 heures 30 à 18 heures, sera dédiée au conte. « Offrir une scène ouverte permet aux conteurs débutants et confirmés de raconter devant un public de tout âge. L’occasion rêvée pour les participants d’expérimenter in vivo leurs histoires. » Inscription sur place pour les conteurs à partir de 14 heures 30. Passage de 10 minutes pour chaque participant. Pour écouter seulement, ce sera à 15 heures 30. Entrée libre, à partir de 7 ans, dans la limite des places disponibles. Informations complémentaires au 01 53 24 69 70.

RENCONTRE – Dans le cadre de Week-end Castor #2 à l’École Supérieure des Beaux-Arts Beaux-Arts de Nantes Saint-Nazaire, allée Frida Kahlo, sur l’Île, et en lien avec l’exposition La Fabrique du Père Castor (1931-1967) présentée actuellement à la Médiathèque Jacques-Demy de Nantes, rencontre avec Hubert Ben Kemoun, le samedi 29 février 2020, à 15 heures 30. Sujet principal : la relation entre l’auteur et l’illustrateur dans l’édition jeunesse. Hubert Ben Kemoun « vit à Nantes sur les rives de la Loire. Auteur de pièces et de feuilletons pour Radio France pendant une douzaine d’années, il a écrit également pour le théâtre et la télévision. Le noir est un des continents sur lequel il accoste le plus souvent avec ses romans, mais il a aussi un certificat de séjour illimité dans les contrées sauvages de l’Oulipo. Il a publié depuis plusieurs années un peu plus d’une centaine d’ouvrages en littérature jeunesse, pour les petits comme pour les plus grands, et n’oublie jamais de se poser la question : est-ce que ce que j’écris là mérite bien les arbres que l’on va abattre pour en faire un livre ? »

EPIDÉMIE (1) – Pour des raisons évidentes que l’on n’expliquera pas ici, une part minoritaire mais non négligeable de la fabrication des albums pour la jeunesse français se fait en Chine. La production des ouvrages sera-t-elle affectée par l’actuelle épidémie de coronavirus ? Rien de notable pour l’instant, semble-t-il, et les éditeurs français ne sont pas inquiets. «  L’essentiel des livres se vend en décembre et l’impression et la livraison avaient déjà eu lieu depuis longtemps. » (Thierry Magnier, pour le Syndicat national de l’édition). Les premières répercussions pourraient se faire sentir sur les ouvrages à paraitre pour l’été et pour la rentrée.

PRESSE D’ANTAN – Le vendredi 28 février 2020, de 10 heures à 12 heures 30, organisée par le Centre national de la littérature pour la jeunesse, sur le site François-Mitterrand de la Bibliothèque nationale de France (BnF), quai François Mauriac à Paris, en salle 70, conférence Lisette, Suzette, Fillette et les autres : grandir avec les périodiques pour petites filles du XXe siècle par Béatrice Guillier, chercheuse associée. Inscription gratuite mais obligatoire à cette adresse.

PRIX – L’Association des libraires du Québec (ALQ) communique le palmarés des Prix des libraires jeunesse au titre de 2020 : 0-5 ans, Québec : Simone sous les ronces de Maude Nepveu-Villeneuve et Sandra Dumais (FonFon) ; 6-11 ans, Québec : Les étoiles de Jacques Goldstyn (La Pastèque) ; 12-17 ans, Québec ; Rivière-au-Cerf-Blanc, Véronique Drouin (Québec Amérique) ; Bande dessinée Québec : 13e avenue, tome 1 de Geneviève Pettersen et François Vigneault (La Pastèque) ; 0-5 ans, Hors Québec : Superlumineuse de Ian De Haes (Alice) : 6- 11 ans, Hors Québec : Nous sommes là : notes concernant la vie sur la planète Terre d’Oliver Jeffers (Kaléidoscope) ; 12-17 ans, Hors Québec : Nevermoor T.1 : Les défis de Morrigane Crow de Jessica Townsend (Pocket) ; Bande dessinée, Hors Québec : Un été d’enfer ! de Vera Brosgol (Rue de Sèvres).

DISPARITION – Jean-Claude Pecker, astrophysicien, professeur émérite au Collège de France, titulaire de la chaire d’astrophysique théorique entre 1964 et 1988, membre de l’Académie des sciences, est décédé le vendredi 20 février 2020. Il avait 97 ans. Auteur de nombreux ouvrages savants, il contribua également à la vulgarisation de l’astronomie au travers de plusieurs parutions destinées au grand public. Pour les enfants, il publiera Papa, dis-moi, l’astronomie, qu’est-ce que c’est ? (Ophrys, 1971). Jean-Claude Pecker fut, dans les années 1980, un administrateur du CRILJ très présent. Il s’impliquera, en 1980, dans la préparation du colloque Où se situe la demande des enfants en matière de livre scientifiques et techniques ? qui rassembla au Centre Georges Pompidou, 150 adultes et 40 jeunes venus de toute la France. Citons également, au Collège de France, en 1988, l’organisation d’une rencontre L’enfant sous influence : culture et conquête de son autonomie (avec, outre Jean-Claude Pecker, Jacques Perriault, Suzanne Mollo, Isabelle Jan et Hélène Gratiot-Alphandéry) et, en 1999, au Palais de la découverte, le colloque Lire la science, s’ouvrir au monde que le CRILJ proposa notamment aux animateurs de clubs scientifiques et de centres de loisirs.

THÉÂTRE –  Le dimanche 23 février 2020, à 16  heures 30, au Hérisson Social Club, 3 rue Gambetta à Hérisson (Allier), lecture spectacle de Maelström, l’aube du monde pour les enfants à partir de 4 ans. « Maelström est le nouveau né du groupe Ubürik, dans une forme extrêmement légère, musicale et poétique. Trois contes traditionnels sur l’origine du monde et réécrits pour l’occasion seront lus, dans un principe de Kamishibaï dont les dessins seront animés par de petites sources de lumière. De grandes illustrations originales viennent guider l’imaginaire et l’écoute des spectateurs : le regard est plongé dans un univers visuel et par un jeu de lumière, la conteuse attire parfois l’attention sur un détail de l’image. » Accueil à partir de 15 heures 30 pour un goûter qui sera servi également après le spectacle. Prix libre. Renseignements au 07 69 76 67 96. Site de la compagnie ici.

EXPOSITION – Du lundi 24 février au samedi 30 mai 2020, la médiathèque Françoise Sagan, 8 rue Léon Schwartzenberg à Paris, propose une exposition Petite voleuse de mémoires consacrée à l’artiste suisse Béatrice Poncelet. « Cette présentation permet de découvrir le processus de création d’une artiste dont la démarche occupe une place singulière dans l’histoire du livre pour la jeunesse, à travers la présentation de maquettes de ses livres, dont deux inédits et un en cours de création, et de dessins originaux. C’est encore une fois l’occasion de documenter le travail de ‘coulisses de la création’, en exposant la genèse des albums, du travail enchevêtré du texte et de l’image à la création d’une maquette échelle 1 sous forme de gigantesque leporello de plusieurs mètres de long, à la reprise, page par page, des illustrations originales utilisées par l’éditeur pour fabriquer l’album qui sera commercialisé. » Vernissage le jeudi 27 février, à 19 heures.  Visites commentées de l’exposition : samedi 29 février, 14 mars, 18 avril, 2 mai, à 15 heures. Visite à hauteur d’enfant : samedi 21 mars, à 15 heures. Visite en présence de Béatrice Poncelet le samedi 18 avril à 15 heures. Réservation au 01 53 24 69 70.

EXPOSITION – Le musée de l’illustration jeunesse (mij), 26 rue Voltaire à Moulins (Allier), accroche sur ses murs, du samedi 22 février au dimanche 21 juin 2020, une exposition titrée  Elles… sortent de leurs bulles. Cette présentation qui parlera donc bande dessinée « est une magnifique occasion pour le musée de l’illustration jeunesse […] de convoquer les talents d’Emmanuel Lepage, de Joël Alessandra, Cyril Bonin, Étienne Davodeau, Camille Jourdy, Séraphine, Philippe Berthet, Herval, Claire Bouilhac, Catel Muller et Priscilla Horviller [qui] nous proposent, à l’aquarelle, à l’encre, à la palette graphique, les destins de ces personnages hors du commun, de bien des façons : Chloé, Leïla, Agnès, Fleur, Louise, Juliette, Nathalie, Lulu, Rose, Nico, Tiffany, la Princesse de Clèves, Kiki de Montparnasse, Rose, Joséphine Baker et la baronne Pannonica de Koenigswater. » Commissariat de l’exposition : Emmanuelle Martinat-Dupré, responsable scientifique du mij. Inauguration le jeudi 20 février, à 19 heures. Dossier de presse ici.

FORMATION – La journée de formation du 35e Salon du livre jeunesse de Beaugency et Saint-Laurent Nouan est titrée Le bruit des pages, le bruit du monde. Organisée par l’association balgentienne Val de lire et par le CRILJ, elle se déroulera le mercredi 18 mars 2020, de 9 heures à 17 heures, au Théâtre du Puits Manu à Beaugency (Loiret). Elle accueillera Caroline Lascaux qui nous dira tout sur les éditions MeMo, Loïc Boyer qui parlera de l’auteur-illustrateur Maurice Sendak, Nathalie Prince qui scrutera l’inquiétude environnementale dans les fictions pour la jeunesse et Marianne Weiss qui présentera la littérature de jeunesse arabe des origines à aujourd’hui. On pourra, en fin d’après-midi, visiter l’exposition Christian Voltz : les trésors minuscules. Il faut s’inscrire avant le  jeudi 12 mars et le bulletin pour le faire est ici.