Fil d’actualité

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Nous ne pouvons diffuser que ce que nous savons et comptons sur vous pour envoyer annonces et communiqués. Les informations les plus récentes sont au début du fil. Les très anciennes sont archivées en « Mémoire de l’actualité ».

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JEUNE PUBLIC – Le Théâtre de la Ville propose à l’Espace Cardin, 1 avenue Gabriel à Paris, du vendredi 3 au dimanche 26 février 2023, Depuis que je suis né de David Lescot. « Un enfant de six ans déroule le souvenir de ses premières années d’existence. Il n’est jamais trop tôt pour écrire ses mémoires. Du haut de ses six ans, Sami revient sur ses premières années, évoquant même sa naissance dont il lui reste quelques impressions confuses. En imaginant ce petit bout d’être à l’orée de sa vie, David Lescot détaille avec tendresse et humour sa vision à la fois candide et étonnée du monde qui se découvre à lui. La crèche, l’apprentissage du calcul ou du langage, les événements familiaux, Sami a de quoi raconter. Et s’il se sent parfois un peu ralenti par l’écriture, qu’à cela ne tienne, quoi de mieux qu’une chanson pour immortaliser ses souvenirs. » (Hugues Le Tanneur). À partir de six ans. Réservation sur cette page.  Texte publié chez Actes Sud-Papiers.

EXPOSITION – Collecte grottesque, nouvelle exposition du Musée de poche, 41 rue de la Fontaine au Roi à Paris, est consacrée à Pauline Barzilaï et à son album  Maddi dans la grotte (Memo, 2022). « À travers ses grandes planches réalisées à la gouache, l’artiste nous embarque pour un voyage initiatique sur les pas de Maddi, enfant espiègle et aventureux·se qui rêve d’aller loin, libre comme l’air dans sa grotte aux formes et aux limites infinies. Chaque rencontre de Maddi est une plongée dans un imaginaire étrange et surréaliste où iel règne en maître, nous rappelant l’audace d’un certain Max de Maurice Sendak. » Vernissage de l’exposition, en place du mercredi 1ier février au samedi 11 mars 2023, le jeudi 2 février, dès 18 heures 30. Frites et stalactites à volonté. Site du musée ici.

RÉSIDENCES D’ÉTÉ – Le Centre national du livre (CNL) lance la troisième édition de son dispositif de résidences d’auteurs en centres de loisirs et colonies de vacances. « Ces résidences, qui seront proposées de juillet à août 2023, s’inscrivent dans la programmation de la manifestation nationale Partir en Livre dont l’objectif premier est de donner aux enfants et aux adolescents le goût de la lecture et d’en faciliter l’accès à tous. À cette fin, ce dispositif de résidence associe un temps de création pour l’auteur et un temps de médiation (six rencontres proposées pendant une à trois semaines) pouvant prendre la forme d’ateliers d’écriture, d’illustration, de lecture et de jeux littéraires. […] La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, dans le prolongement de ses missions d’action culturelle, de conseil et de formation et grâce à la première expérience de terrain effectuée en 2021, assurera l’accompagnement indispensable aux écrivains et aux illustrateurs pour gérer au mieux ce dispositif particulier de résidence. » Le CNL prévoit de rémunérer 50 auteurs à hauteur de 2000,00 bruts. Les auteurs intéressés par le dispositif, adhérents ou non de la Charte, renseigneront un formulaire de pré-inscription accessible en cliquant ici. Si le comité chargé de la sélection finale identifie une résidence susceptible de convenir à l’auteur et à la structure d’accueil, l’auteur sera recontacté avant le samedi 22 avril pour confirmer ses disponibilités et finaliser son inscription. La page dédiée sur le site du CNL est .

ATELIER ET DÉDICACES – La libraire Chantelivre, 15 place du Martroi à Orléans (Loiret) reçoit Jérémy Pailler le samedi 4 février 2023 : atelier créatif pour dix enfants, de 14 heures à 15 heures 30 et, de 15 heures 30 à 17 heures 30, séance de dédicaces ouverte à tous. Né en 1988, vivant actuellement à Limoges, Jérémy Pailler travaille sur des projets d’illustration allant de l’album jeunesse à l’affiche de film en passant par le court-métrage d’animation. Il est titulaire d’un doctorat en arts plastiques de l’université de Toulouse et a participé à plusieurs résidences d’artiste. Pour l’atelier, il faut s’inscrire ici.

UN PROCÈS HISTORIQUE –  Arnaud Nebbache, auteur et illustrateur de plusieurs albums pour enfants, publie sa première bande dessinée. Le roman graphique Brancusi contre les États-Unis raconte le procès intenté en 1927 par le sculpteur contre l’État américain, les autorités douanières new-yorkaises ayant d’abord saisi ses œuvres – une vingtaine de sculptures – comme produits manufacturés puis taxé l’une d’entre elles, L’oiseau dans l’espace, au taux habituellement appliqué aux marchandises, lorsqu’Edward Steichen, photographe ami, souhaita l’acheter. Après un long et passionnant débat sur la définition de l’art, le tribunal donna raison à Constantin Brancusi. « Que nous soyons ou non en sympathie avec ces idées d’avant-garde et les écoles qui les incarnent, nous estimons que leur existence comme leur influence sur le monde de l’art sont des faits que les tribunaux reconnaissent et doivent prendre en compte. » (propos prononcés par le juge Waite au moment du verdict). Le procès qui opposa Brancusi aux États-Unis est rejoué régulièrement aux États-Unis même et en d’autres endroits. En France, en 1996, pour le cinquantième Festival d’Avignon, Éric Vigner présenta, dans la salle du conclave du Palais des Papes, une impeccable adaptation scénique des minutes du procès que l’éditeur Adam Biro avait publiées intégralement l’année précédente. Dargaud 2023, 128 pages, 23,00 euros. Pour tous à partir de 15 ans.

EXPOSITION – L’exposition Nomenclatures qu’accueille la Médiathèque d’Ambrières-les-Vallées (Mayenne), 2 place du Château, du mardi 31 janvier au samedi 11 février 2023, donne à voir des créations du designer et plasticien Valérian Henry. « Valérian Henry a un goût à peine masqué pour le jeu, les mythes et les légendes. Il dessine et peaufine des objets ludiques souvent uniques qui racontent des contes qui nous mènent dans des univers fantastiques et fantasmés. Quand jeu, narration, design et illustration s’entremêlent dans les chemins creux de nos bocages, au cœur de nos paysages vallonnés et jardinés, le champ des possibles est vaste et il nourrit de nouvelles envies. » Une initiative de l’association Croq’ les mots, marmot ! Informations complémentaires au  02 43 08 93 50. L’exposition sera ensuite montrée, du lundi 6 au dimanche 26 mars, à La Bagagerie de  St-Denis-de-Gastines et, du mardi 2 mai au vendredi 30 juin, à la Médiathèque Jean-Loup Trassard de Mayenne.

SE FAIRE DEUX MURS – Alain Chiche, auteur et illustrateur, accompagne, depuis le début de l’année scolaire, les élèves de l’école des Sources de Moulins-la-Marche (Orne), à l’occasion de leur projet pédagogique et artistique Des couleurs et des histoires. « Avant de se lancer à corps perdu dans le dessin, le collage et la peinture, les élèves ont pu apprendre à connaître l’auteur grâce à des rencontres qui ont donné lieu à des discussions sur son métier et sur ses livres. » (Marantine Mauguin, pour Le Réveil normand). Deux projets associent artiste et  élèves : la réalisation d’une fresque sous le préau de l’école et une deuxième réalisation sur la façade de la médiathèque intercommunale. Soutien de la DRAC de Normandie : 5000,00 euros. Les deux fresques seront terminées en juin et inaugurées avant le début des vacances d’été. D’ici là : heure du conte avec Alain Chiche à la médiathèque de La Ferté-Fresnel, le mercredi 1er février 2023, 15 heures, et  rencontre et dédicaces, le vendredi 3 février, 18 heures  30, à la médiathèque de Moulins-la-Marche.

PARUTION – Vient de paraitre À coups de cases et de bulles : les violences faites aux femmes dans la bande dessinée sous la direction de Frédéric Chauvaud, Lydie Bodiou, Héloïse Morel et Jean-Philippe Martin. « Premier ouvrage abordant les violences faites aux femmes dans le 9e art, À coups de cases et de bulles est à même de montrer la façon dont la bande dessinée franco-belge, les comics mais aussi les mangas traitent les agressions et les crimes de sang. […] Si les femmes de papier ont été parfois mises à l’honneur ou étudiées, c’est rarement le cas des brutalités, des insultes et des viols qu’elles subissent. Et pourtant, les récits graphiques regorgent de femmes victimes de violences les plus diverses : mariages forcés, humiliations, agressions physiques, viols. Des bandes dessinées relèvent du témoignage et de la littérature du réel, d’autres appartiennent au registre de l’imaginaire, mais toutes traitent d’un fléau universel, parfois en une seule case, d’autres fois en plusieurs planches. […] La visée du présent ouvrage est d’inverser les perspectives communes, de montrer que les femmes ne sont pas enfermées dans la catégorie des femmes aguicheuses, ni dans celle des faire-valoir, ni non plus dans celles des seules victimes. En effet, même humiliées, brutalisées, martyrisées, elles conservent leur dignité ou leur fierté. » Presses Universitaires de Rennes 2023, 350 pages, 25,00 euros.

ILLUSTRATION SAUCE BOLOGNAISE (1) – Pour la cinquante-septième exposition des illustrateurs (Illustrators Exhibition 2023) de la Foire du livre de jeunesse de Bologne, les organisateurs ont reçu les œuvres de 4345 participants du monde entier (91 pays et territoires). Le jury international (dont l’éditrice française Christine Morault) a d’abord choisi 315 finalistes – la liste est ici – avant de choisir les illustrations de 80 artistes (28 pays et territoires) qui seront exposées. Relevons, pour la France, les noms de Jeanne Macaigne, pour une image extraite de Changer d’air (Les Fourmis Rouges, 2021) et de Marc Majewski, pour une image extraite de L’enfant papillon (La Pastèque, 2023). En mars, il sera possible de se procurer le traditionnel Illustrators Annual, lourd catalogue publié par les éditions Corraini. Illustration de couverture : Suzy Lee. La soixantième Foire du livre de jeunesse de Bologne, en principe réservée aux professionnels, se déroulera du lundi 6 au jeudi 9 mars 2023.

ÇA ALORS (2) – Confirmation : les fournisseurs d’accès à Internet n’aiment pas tous la littérature pour la jeunesse. Les destinataires du bimensuel « courrier du CRILJ/orléanais » qui n’ont pas reçu le numéro 467 du dimanche 18 décembre (et, peut-être bien, les deux suivants ou l’un ou l’autre) seraient bien inspirés d’aller voir dans leur espace client, sous l’onglet des mails indésirables. Ne leur restera plus ensuite qu’à faire savoir qu’ils autorisent la livraison.

PRIX – Riad Sattouf remporte, pour l’ensemble de son œuvre, le Grand Prix du (cinquantième) Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Celui qui explique volontiers qu’il fait de la BD pour ceux qui n’en lisent pas commente l’évènement : « Ayant eu, dès l’adolescence, un ego géant, j’avoue avoir rêvé de publier des livres avec mon nom dessus, avoir rêvé d’avoir du succès, avoir rêvé que des journalistes du Monde me posent des questions sur mon travail. Mais en ce qui concerne le Grand Prix d’Angoulême, vraiment, je n’y ai jamais pensé. Passer après Druillet, Mœbius, Bilal était trop abstrait et inconcevable ».  Passer après Julie Doucet aussi.  En 2005, Riad Sattouf avait, chez Milan, publié « Pipit Farlouse », série pour les pas très grands qui racontait l’histoire d’un oiseau collégien essayant de rejoindre le monde des hommes. La même année, dans Retour au collège (Hachette Littérature), il avait consigné (à sa manière à la fois caricaturale et indulgente) quinze jours d’immersion dans une parisienne classe de troisième. Premier succès qui conforte une inspiration dans laquelle le bédéaste s’intéresse beaucoup à la vie secrète (ou pas secrète) des jeunes. « L’Arabe du futur ainsi que Les Cahiers d’Esther, portrait suivi d’une adolescente sur près d’une décennie – plus de 1,5 million d’exemplaires écoulés – ont réussi le tour de force de toucher un lectorat transgénérationnel, en particulier un jeune public gavé de mangas et qui observe désormais la bande dessinée franco-belge avec une curiosité toute ethnographique. »  (Romain Brethes pour Le Point).

EXPOSITION – La Bibliothèque Bonnefoy, 4 rue du faubourg Bonnefoy à Toulouse (Haute Garonne), propose, depuis le lundi 16 janvier et jusqu’au samedi 22 avril 2023, une exposition Tadaaam ! Dans les livres de Gaëtan Dorémus. « Une exposition pour découvrir l’univers graphique original et engagé de Gaëtan Dorémus, auteur-illustrateur depuis 1999 et qui a publié des dizaines de livres. Plusieurs albums exposés donnent à voir la variété des créations, la finesse, l’humour et la poésie de cet auteur. Les visiteurs croiseront peut-être un ours en chemin, une araignée fushia, des champignons et des poissons géants ou des ogres pas très futés. » Le vendredi 27 janvier, à 17 heures, lecture d’albums par les bibliothécaires et, à 18 heures, vernissage de l’exposition en présence de l’artiste. Informations complémentaires au 05 81 91 79.

PARUTION – Vient de paraitre l’ouvrage collectif Spirou dans la tourmente de la Shoah. « À travers L’Espoir malgré tout, Émile Bravo a exploré avec force et justesse les mécanismes et questionnements humanistes qui ont mené des milliers de personnes à résister à l’occupant. Un sujet faisant écho à la remarquable attitude du rédacteur en chef du Journal de Spirou, Jean Doisy, impliqué dans des faits de résistance importants. […] Entre planches originales, recherches graphiques, documents historiques et témoignages d’historiens de renom tels que Pascal Ory, Bernard Krouck, Tal Bruttmann, Joël Kotek, Caroline François, Chantal Kesteloot, Romain Blandre, Didier Pasamonik, Bertrand et Christelle Pissavy-Yvernault, ce splendide ouvrage vous fera visiter de manière inattendue une des plus sombres pages de l’Histoire de la Belgique. » Dupuis 2022, 152 pages, 29,00 euros.

ALBUMS RUSSES – Le samedi 4 février 2023, de 15 heures 30 à 17 heures 30, au Fonds patrimonial Heure joyeuse, Médiathèque Françoise Sagan, 8 rue Léon Schwartzenberg à Paris, table ronde Sur les traces de Vladimir Lebedev et Samuel Marchak : une épopée éditoriale. Odile Belkeddar, Élisabeth Lortic et Yves Mestrallet (sous réserve) nous raconteront la genèse de la réédition des quatre albums russes du duo. « Traduction, recomposition des images, quêtes d’éditions originales : vous saurez tout sur les secrets de fabrication de la compilation Quand la poésie jonglait avec l’image, emblématique du travail soigné de réédition qui caractérise la collection des Trois ourses au sein des éditions MeMo ». Inscription obligatoire au 01 53 24 69 70.

COMME UN RAPPEL – Le numéro 11 des Cahiers du CRILJ (novembre 2022) titré Habiter dans la littérature pour la jeunesse rassemble l’intégralité des communications du colloque des vendredi 15 et samedi 16 octobre 2021 augmentée de quelques textes et images. Présentation du numéro, sommaire et bon de commande sont à télécharger sur cette page.

VIOLENCE – La Bibliothèque Municipale de Tours (Indre-et-Loire), 2 bis avenue André Malraux, organise le mercredi 8 février 2023, de 18 heures  à 19 heures:30, une table ronde Comment parler de la violence aux enfants ? avec Mickaël Géreaume (éditeur chez Komics Initiative), Anne Schneider (chercheuse en littérature de jeunesse) et Gwenola Ghanes (psychologue). Animation : Christophe Meunier (chercheur en littérature de jeunesse). « Dans la vie quotidienne, mais également dans les images et les récits destinés à la jeunesse, les enfants rencontrent la violence, présentée sous différentes formes. À l’occasion de l’exposition de la bande dessinée En Vie [de Nicoby et Joub], cette table ronde proposera différents points de vue autour de la question : comment parler de la violence aux enfants. » Entrée libre dans la limite des places disponibles.

EXPOSITION – Le Festival BD de Colomiers (Haute-Garonne) présente, depuis le vendredi 18 novembre 2022 et jusqu’au samedi 11 février 2023, au Pavillon blanc Henri Molina, 4 place Alex Raymond, une exposition Dans ta chambre consacrée à Magali Le Huche. Les organisateurs du festival expliquent : « Répondant à notre invitation, Magali Le Huche a imaginé une exposition qui réunit ses univers et parle aux différents âges de l’enfance […] Au travers de ses crayonnés de jeune ado à la chevelure rousse, l’autrice aborde un pan de sa vie en criant son amour pour les Beatles dans Nowhere girl. Il existe [aussi] une Magali Le Huche plus intime encore, souvent en collaboration avec d’autres artistes, aux Éditions des Fourmis Rouges. » Sans oublier, bien sûr, Jean-Michel le Caribou, cervidé sympathique pas si super-héros que ça (Actes Sud junior), le chien Paco qui aime toutes les musiques (Gallimard jeunesse) et, pour Rue de Sèvres, les adaptations de plusieurs romans de Marie Desplechin. Informations complémentaires au 05 61 63 50 00.

JEUNE PUBLIC – Le Cube Studio Théâtre, sis à Hérisson (Allier), accueille les avant-premières du spectacle Si ça se trouve… de la compagnie Théâtres du Shaman. Réalisation : Bruno Meyssat. Interprétation : Elisabeth Doll, Paul Gaillard et Philippe Cousin. 50 minutes. Tout public à partir de 6 ans. « [Le spectacle] s’inspire des superstitions et des comportements que nous inventons habités de nos espérances ou face à des événements incertains et redoutés. Malice et gravité s’invitent sur le plateau de ce théâtre où les rêves et les objets s’accordent en une danse qui ne finit pas de surprendre par son pouvoir d’attraction. Trois interprètes, habité·e·s par le désir d’en découdre avec ces liens presque oubliés qui sous-tendent nos existences, nous offrent une suite d’actions propices à réveiller heureusement notre imaginaire. » Trois séances scolaires ainsi qu’une représentation ouverte à tous le samedi 28 janvier 2022, 18 heures. Bar et petite restauration sur place. Réservation conseillée au  07 51 65 95 36. Site du Cube ici.

POÉSIE – La dixième édition de la Fête de la poésie jeunesse organisée par le Centre de créations pour l’enfance de Tinqueux se tiendra du mercredi 8 au dimanche 12 février 2023 à Tinqueux (Marne) et aux alentours avec pour thématique : ON Y VA ! « Pendant 10 années, le Centre de Créations pour l’Enfance a fait de la poésie jeunesse une cause centrale et rassembleuse. Traversant les époques et dépassant la barrière des langues et des frontières, la poésie devient aujourd’hui une nécessité dans un monde dont les actualités semblent cruellement manquer. Elle nous invite à aller ensemble, à traverser l’adversité pour continuer à faire, à dire, à dessiner le futur. C’est le message que nous adressons à la jeunesse : ON Y VA ! vers l’autre, vers le monde de demain. Et on se mobilise, ensemble, grâce à la poésie. » Le site de la manifestation est . Journée de formation  « On y va ! plus rien ne nous arrête ! », le jeudi 9 février, destinée aux bibliothécaires, enseignants, professionnels de l’édition, libraires, documentalistes, travailleurs sociaux, étudiants et passionnés de littérature. « Carl Norac, Bernard Friot, Jean-Pierre Siméon, Pierre Soletti, Edith Azam, Giulia Camin, Mathilde Chèvre et bien d’autres poètes et poétesses, éditeurs et éditrices, diseurs et diseuses de poésie y vont, car rien ne les arrête. » Inscriptions obligatoires ici.

PROPOS ALTERNATIFS – La Librairie-Tartinerie de Sarrant, dans le Gers, attire notre attention sur un texte signé Marc Fischer, libraire indépendant étasunien à l’origine de la maison d’édition Half Letter Press. Son intitulé, Vers un modèle rentable pour une maison d’édition autonome, sonne comme un manifeste. Pour prendre connaissance, c’est ici.

SCOOP – À la question : « Lewis Trondheim, où en est votre projet d’un Tintin avec le scénariste Benoît Peeters ? », le dessinateur a récemment répondu : « Il sortira comme prévu, en 2054, lorsque Tintin tombera dans le domaine public. Ça va être un beau foutoir cette année-là. »

JEUNE PUBLIC – La trente-deuxième édition du Festival Momix, ce sera du jeudi 26 janvier au dimanche 5 février 2023. « Lorsque nous avons dessiné les contours de Momix il y a plus de trente ans, nous n’imaginions pas qu’il allait devenir un festival international, attirant chaque année des compagnies et des programmateurs de tous horizons. Momix a été créé à Kingersheim, pour les familles d’ici, à partir d’une idée simple et merveilleuse : rassembler parents et enfants, jeunes et moins jeunes, artistes et public, profanes et professionnels, autour des plaisirs du spectacle vivant. Réunir ceux qui donnent à voir et à entendre, et ceux qui acceptent de voir, d’entendre, d’être bousculés, émus, bouleversés. Une communauté vivante et vibrante s’est alors constituée et Momix est devenu un soleil au cœur de l’hiver, polarisant les envies de vivre plus fort et de se tenir plus chaud. » À l’affiche, 43 spectacles dont 16 créations, malgré Les impératifs budgétaires qui ont fortement impacté la programmation. L’affiche est signé José Parrondo. Le site est ici.

PARUTION – Vient de paraitre Sur quoi se fondent nos interprétations ? sous-titré Introduction à la sémiotique sociale appliquée aux images d’actualité, séries télé et sites web de médias par Lucile Coquelin, Alexandra Saemmer et Nolwenn Tréhondart. « Les images d’actualité – photographies, photomontages, caricatures – suscitent régulièrement des polémiques virulentes où chacun cherche à imposer la juste manière de les interpréter. Toute production visuelle est porteuse de stratégies de communication qui essaient de capter et d’orienter l’attention. Cet ouvrage de sémiotique sociale décrypte les mécanismes de construction du sens à partir des productions visuelles qui conditionnent le regard : les savoirs culturels et contextuels, les allants-de-soi, les croyances et convictions, les habitudes de pensée. Il sera particulièrement utile aux professionnel·les travaillant dans le champ de l’éducation aux médias et à l’information. » Presses de l’Enssib 2022, 196 pages. 25,00 euros.

EN FAMILLE –  Le CentQuatre, 5 rue Curial à Paris, propose, du mercredi 25 janvier 2023 au dimanche 29 janvier 2023,  Puisque c’est comme ça je vais faire un opéra toute seule, spectacle tout public conçu par Claire Diterzi. « Recluse dans sa chambre, Anja Karinskaya, jeune fille russe de 13 ou 14 ans, imagine qu’elle va devenir une grande compositrice contre l’avis de son entourage, et donne forme sur le vif à sa première création : un opéra pour une seule interprète. Avec une saisissante expressivité, empreinte de légèreté, la soprano Anaïs de Faria prête corps et voix à cette héroïne drôlement absolutiste. En résulte une pièce au large spectre musical et à la savoureuse liberté de ton. » Site de l’établissement ici.

TOUS ENSEMBLE – Paru il y a un bon quinze ans, La grève de Michel Piquemal. « Un petit album carré, engagé, gaiement illustré par Zaü dans les jaunes, les violets et les bruns sur un thème peu courant. La grève est ici vue et racontée par un petit garçon dont le papa est gréviste, en l’occurrence contre une réforme des retraites. Nous suivons donc avec les yeux du petit garçon tout ce qui se passe, nous partageons sa sympathie pour son papa gréviste et ses amis. Nous suivons les différentes étapes de la lutte, l’action du papa, ses joies et ses colères, contre les médias notamment. En fin d’album, une double page apporte des informations complémentaires. » (Françoise Rouyer-Marie, pour Fenêtres sur cours). L’Édune 2007, 42 pages. Dès 7 ans. L’album est désormais indisponible sauf en occasion.

JUBILÉ DE LUMIÈRES – En 1974, Hugo Pratt, créateur de Corto Maltese, signait la première affiche d’un nouveau salon de bande dessinée qui allait devenir le Festival BD d’Angoulême. Cinquante ans plus tard La Cité internationale de la BD et de l’image  invite l’artiste plasticien suisso-catalan Muma à réaliser une œuvre d’art participative monumentale (60m x 20m), afin de reconstituer cette première affiche sur le parvis du Musée de la BD avec 350 participants posant 35 000 bougies. Cette installation, sculpture sociale (dixit Muma) sera l’occasion d’une collaboration à travers le temps d’Hugo Pratt et de l’artiste. Ce sera  le mercredi 25 janvier 2023, de 16 heures 30 à 20 heures 30, sur le parvis du Musée de la BD, quai de la Charente à Angoulême, après une répétition le samedi 21 janvier, à 17 heures, au même endroit.

CHANTER EN FAMILLE – Le trio de musiciens-chanteurs Cheveu, Ben Ricour et François Guernier propose, dans l’auditorium Jean-Pierre Miquel, 98 rue de Fontenay à Vincennes (Val-de-Marne), le samedi 21 janvier 2023, à 17 heures, Gainsbourg for Kids, adaptation enjouée d’une sélection de chansons de Serge Gainsbourg. Conception et mise en scène : Olivier Prou. À partir de 6 ans. On a déjà vu, ça marche. Réservation au 01 43 98 65 32.

SE DÉFIER – Vient de paraitre le jeu Tu joues ou tu lis ? crée par Audrey Tribot, influenceuse sur Youtube, Instagram et Tik Tok depuis 2013. « Qui sera le plus grand fan de lecture ? Découvrez  Tu joues ou tu lis ? , un jeu d’ambiance pour deux à huit joueurs fans de lecture. Connaissez-vous le prénom de la sœur de Katniss dans « Hunger Games « ? Saurez-vous reconnaître la première phrase de Harry Potter et la Chambre des secrets ? Pouvez-vous citer un livre de Pierre Bottero ? Oserez-vous corner une page de votre lecture en cours ou lire la fin d’un roman de votre pile à lire pour remporter la victoire ? Affrontez-vous entre lecteurs et lectrices avec ces 130 cartes de quiz et de défis 100% littéraires. » Durée de la partie : 15 minutes environ. 404 Editions 2022, 7,95 euros.

CINQUANTE REGARDS – À l’occasion de sa cinquantième édition, le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême s’expose en plein air depuis le mardi 17 décembre 2022 et jusqu’au dimanche 5 mars 2023, dans la grande allée du Jardin d’Acclimatation, carrefour des Sablons, au Bois de Boulogne, à Paris. « Découvrez, en avant-première, cinquante illustrations inédites réalisées par les plus grands artistes de bande dessinée et par la jeune génération en devenir. Un parcours pour tous les amoureux de la BD, à ne pas manquer au Jardin sur la ligne 1 du métro. » La billetterie pour entrer dans le jardin est ici.

PARUTION – Paru il y a quelque temps Comment la culture vient-elle aux enfants ?  ouvrage qui, sous la direction de Florence Eloy, rassemble des contributions de Stéphane Bonnéry, Samuel Coavoux, Rémi Deslyper, Frédérique Giraud, Tomas Legon, Muriel Mille et Véronique Soulé. « Les discours sur la transmission culturelle relèvent souvent de deux registres antagonistes. Les enfants sont tantôt dépeints comme les victimes des industries culturelles, supposées à l’origine d’une aliénation d’autant plus grande que le jeune âge de ce public le priverait de défenses cognitives, tantôt comme des consommateurs de biens culturels autonomes et libres. À l’ère numérique, cette polarisation des discours est plus forte que jamais. Pour ouvrir le débat, cet ouvrage s’intéresse aux nombreux processus de médiation qui s’exercent tout au long de la chaîne allant des producteurs culturels jusqu’aux enfants. Pour mieux les identifier, il prend le parti de faire dialoguer des offres culturelles très différentes, de la série télévisée à succès à l’édition jeunesse en passant par les musées, les théâtres pour jeune public, les orchestres d’enfants et les actions des cinémas art et essai. L’enquête souligne que ces processus de médiation dépassent largement le champ de la médiation culturelle institutionnelle et existent également au sein des industries culturelles ainsi que dans les familles et les groupes de pairs. Elle révèle en outre les réappropriations et ajustements permanents que les enfants effectuent par rapport aux cadrages qui leur sont proposés par les différents médiateurs. Ce faisant, elle questionne la pertinence de frontières considérées parfois comme infranchissables, notamment entre champs marchand et non marchand, pour mettre en perspective le processus de médiation qui se produit dans tous les cas. » Département des études, de la prospective, des statistiques et de la documentation et Presses de Sciences Po 2022, 284 pages, 23,00 euros.

SOUVENIR D’ENFANCE – L’autrice Marie NDiaye répond à l’hebdomadaire Télérama et, parmi les dix livres qu’elle liste comme l’ayant « inspirés, passionnés et nourris », elle cite, en quatrième position, Eux de Joyce Carol Oates. « Le livre grâce auquel j’ai découvert Joyce Carol Oates. Ma mère l’avait emprunté à la bibliothèque, j’avais environ 11 ans. Un après-midi de désœuvrement, je l’ai feuilleté, puis, très troublée par quelque chose que je ne comprenais pas moi-même, j’ai commencé à le lire – et ma vie intérieure en a été profondément modifiée. »

JEUNE PUBLIC – La trente-et-unième édition du Festival des Rêveurs éveillés, c’est à Sevran (Seine Saint Denis) du samedi 21 janvier au samedi 11 février 2023. « Unique en île-de-France de par son ampleur et sa longévité, le Festival des Rêveurs éveillés est aujourd’hui devenu une référence dans le secteur du spectacle jeune public. A Sevran, en Seine-Saint-Denis, il accueille chaque année des compagnies qui font le tour du monde, présente plusieurs créations et permet à plus de 7000 spectateurs par an de profiter du meilleur de la création jeune public.Pluridisciplinaire (spectacle vivant, conte, chanson, exposition, cinéma), il conjugue excellence artistique et qualité du service public en offrant à chacune des classes de maternelle de la ville une représentation. Pour l’ensemble des spectacles, une séance tout public est proposée. » Dix-neuf spectacles issus des univers du cirque, de la danse, de la marionnette, de la musique, du conte et du théâtre dans divers lieux de la ville et une exposition itinérante dans trois maisons de quartier. Informations détaillées sur le site de l’évènement.

SALON – La vingt-et-unième édition du Festival du livre de jeunesse en Occitanie « s’attachera au rôle du livre pour la jeunesse dans la construction de l’enfant. Elle questionnera les auteurs, la genèse de leurs ouvrages, leurs personnages qui cherchent et tracent leur chemin dans l’évolution du monde, rêvent et construisent. Car demain ne peut pas ressembler à aujourd’hui. » Il se déploiera du samedi 21 au dimanche 29 janvier 2023, à Saint-Orens de Gameville et dans les communes de Toulouse Métropole. Des animations, des ateliers et des expositions pour découvrir le travail de Fanny Abadie, Géraldine Alibeu, Magali Bardos, Denis Baronnet, Saïd Benuelloun, Anouck Boisrobert, Marie Colot, Gaëtan Dorémus, Marie Dorléans, Max Ducos, Maria Jalibert, Inbar Heller Algazil, Christophe Léon, Juliette Léveillé, Edouard Manceau, Laura Nsafou, Isabelle Pandazopoulos, Adrien Poissier, Anne Rehbinder, Clémence Sabbagh, Stéphane Servant, Pierre Soletti, Audrey Spiry, Florence Thinard, Philippe UG, Liuna VivardiI, Elis Wilk, Gaya WisniewkiI. Éditeur invité : Camboutakis. Journée professionnelle le vendredi 27 avec Stéphane Bonnery, chercheur, Sophie Van Der Linden, formatrice et critique, Charlotte Groult, éditrice, et Laura Nsafou, autrice. Site très bien fait ici.

PHILOSOPHIE – Rencontre avec les auteurs et autrices (ou quelques uns et quelques unes des auteurs et des autrices) de La philosophie avec les enfants : un paradigme pour l’émancipation, la reconnaissance et la résonnance (Raison publique, 2022) le vendredi 20 janvier 2022, à 18 heures, sur le site François Mitterrand de la Bibliothèque nationale de Ftance (BnF), quai François Mauriac à Paris. Quatrième de couverture de l’ouvrage : « L’éveil à la philosophie dès le plus jeune âge – qui se développe sous des formes diverses partout dans le monde depuis plus de cinquante ans – dépasse largement la seule nécessité de démocratiser l’accès à la discipline scolaire mais interroge les conditions même d’une éducation émancipatrice. Les ateliers de philosophie pourraient préfigurer un paradigme de ce que devrait être l’école et l’éducation : une « oasis de pensée », un lieu et un temps de développement de l’esprit critique, de la coopération intellectuelle et de l’acceptation de sa vulnérabilité pour entrer en résonance avec soi et le monde. L’idée de la philosophie avec de jeunes enfants peut toutefois susciter des débats, voire des réticences, au sein des institutions elles-mêmes. Cet ouvrage questionne le rôle que peut jouer la philosophie dans la formation de l’esprit critique et d’une citoyenneté éclairée dès le plus jeune âge. » Voir aussi ici.

NUITS ORLÉANAISES – Plusieurs rendez-vous, à l’occasion des Nuits de la lecture, à la librairie-galerie jaune citron, 9 rue des Carmes à Orléans (Loiret) : le vendredi 20 janvier, à 19 heures 30, lecture théâtralisée de l’album de Julia Sardà, Leina et le Seigneur des Amanites ; le samedi 21 janvier, soirée pyjama et kamishibaï, à 19 heures 30, avec la conteuse Aldjia Tiarouchène ; le dimanche 22 janvier, lecture d’albums des Éditions HongFei, à 10 heures 30, et lecture musicale de l’album Le livre bleu d’Albertine et Germano Zullo par Anne Boutin-Pied, à 16 heures 30. Informations détaillées et réservations au 02 38 68 18 91. Le CRILJ y sera.

MICHEL DEFOURNY – Brigitte Van den Bossche et les Ateliers du Texte et de l’Image, centre de documentation [liégeois] en littérature jeunesse et graphique, nous invitent, le vendredi 20 janvier 2023, à 18 heures, à un apéro littéraire avec Michel Defourny, au Centre culturel des Chiroux, 8 place des Carmes à Liège (Belgique). « Ce sera une rencontre avec une personnalité passionnée et fascinante, un collectionneur hors pair, un érudit tout azimut, un spécialiste en littérature jeunesse et graphique, un chercheur perpétuel, un indologue de formation et une voix de conteur. Aimant répéter qu’il est passé du mythe au conte et du conte à l’album pour enfant, Michel Defourny mettra en lumière sa sensibilité envers les livres qu’il a rassemblés – quelques 90 000 ouvrages à ce jour, spécifiques aux littératures jeunesse et graphique – et à travers eux, les univers, les mouvements, les artistes. » Réservation indispensable ici.

C’EST EN CHARENTE – La cinquantième édition du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, ce sera donc du jeudi 26 au dimanche 29 janvier 2023 et le dossier de presse annonce une attention accrue aux jeunes lecteurs. « Cette année, le Quartier Jeunesse du Festival s’installe dans les anciens Studios Paradis et demeure le lieu incontournable pour les  familles. Un espace privilégié de plus de 500 m2, marqué par la volonté immuable de faire découvrir aux plus jeunes la bande dessinée tout en s’amusant. Parents et enfants pourront découvrir dans un nouvel espace de nombreuses expositions, rencontres et animations. Le Festival et ses partenaires proposent également différents ateliers, une grande librairie, une salle de projection ainsi qu’un coin lecture, destiné aux tout petits jusqu’aux adolescents. » Deux expositions sont prioritairement dédiées aux plus jeunes : l’une consacrée à Marguerite Abouet et à ses héros ivoiriens, l’autre à dix albums de l’école des loisirs adaptés en bandes dessinées chez Rue de Sèvres, parmi lesquels Tempête au haras de Chris Donner, Verte de Marie Desplechin, Pas de baiser pour Maman de Tomi Ungerer et Miss Charity de Marie-Aude Murail (qui est, cette année, la présidente du jury du Grand Prix Jeunesse). À citer également le très apprécié concours de la BD scolaire, sans oublier l’habituelle implication du Journal de Mickey qui proposera rencontres et ateliers. Plus discrets, Le Journal de Spirou et Biscoto. Le site qui dit tout et le reste, c’est ici.

APPEL À TEXTES – Le Concours international d’écriture d’albums jeunesse Astra & minedition est ouvert aux auteur(e)s de livres pour enfants, qu’ils/elles aient été publiés ou non. L’objectif du prix « est de découvrir, d’encourager et de récompenser des auteur(e)s jeunesse talentueux du monde entier, de promouvoir la qualité littéraire et de favoriser la coopération et la compréhension internationale à travers les livres illustrés. »  Le manuscrit peut être un texte de fiction, un documentaire ou de la poésie écrit pour des enfants âgés de trois à huit ans, sans illustration. Les textes seront soumis dans une des langues suivantes : anglais, espagnol, allemand, français, japonais ou chinois. « À une époque dominée par les écrans et le numérique, il nous apparaît primordial d’offrir aux enfants, dès leur plus jeune âge, des ouvrages de qualité qui leur procurent plaisir et appétence pour la lecture. En récompensant et en mettant en valeur l’excellence de l’écriture d’albums, nous visons à inspirer les auteur(e)s à se concentrer sur le texte en tant que forme d’art, et à améliorer la qualité de ces livres à la simplicité trompeuse au profit des enfants du monde entier. » Sophie Van der Linden est du jury 2022-2023. L’ensemble des informations et le bulletin d’inscription sont ici. Date limite pour l’envoi des textes : dimanche 30 avril 2023.

P’TITES BÊTES – L’équipe du Greces du laboratoire du Cellam de l’université Rennes 2 se réunira le vendredi 20 janvier 2023, de 15 heures 45 à 17 heures 45, dans la salle recherche ALC, pour lancer son séminaire sur les Petites Bêtes en littérature jeunesse. Europe-Amériques, XIXe-XXIe siècles : enjeux éditoriaux, traductions, circulation, écocritique. Il y sera question de Maya l’abeille, mais pas que. Pour suivre et participer à distance, un lien zoom est disponible sur demande à cette adresse, auprès de Catherine Sablonnière. Pour plus d’informations et pour connaitre la note d’intention, la page à consulter est ici.

ORALITÉ  – Le colloque annuel de l’Observatoire de la lecture et de l’écriture des adolescents organisé par Lecture jeunesse se déroulera, le mardi 24 février 2023, à la  Maison de la poésie, 157 rue Saint-Martin à Paris. Il abordera la question de l’oralité. « Lecture à haute voix, mise en scène des textes, mais aussi débats dans les cercles de lecture ou prescriptions d’ouvrages à lire via des applications de partage de vidéos, concours d’éloquence ou art d’exposer un travail de recherche en un temps record, l’oralité semble effectuer un grand retour dans les pratiques culturelles aujourd’hui valorisées. Comment interpréter cette faveur et en quoi constitue-t-elle une des voies possibles d’accès à l’écrit ? Quelle part les adolescents y prennent-ils ? Peuvent-ils tout simplement plonger dans le grand bain de l’oral ou bien des apprentissages leur sont-ils nécessaires et en ce cas lesquels ? Comment les médiateurs peuvent-ils concevoir et mettre en place ces médiations orales ? » Le programme détaillé est . Inscriptions obligatoires ici.

UNE PRINCESSE À AIDER – Annie Agopian, Fred Bernard, Anne Cortey, Alex Cousseau, Anne Jonas, Régis Lejonc, Henri Meunier, Ghislaine Roman, Cécile Roumiguière et Thomas Scotto nous écrivent : « Nous vous invitons à participer à un projet créatif atypique, une aventure éditoriale exceptionnelle intitulée Les 9 vies extraordinanires de la princesse Gaya. Ce projet est né de l’idée un peu folle de se retrouver à dix auteurs et amis pour créer une grande histoire ensemble. » L’idée de cet ouvrage collectif est de Régis Lejonc et Little Urban, éditeur, s’est déclaré partie prenante. Pour connaitre les détails de la campagne de financement et souscrire à l’une des offres, c’est sur Ulule et c’est ici. L’association Grains de lire, structure récipiendaire des contributions, accueillera les neuf auteurs, entre le mercredi 5 et le samedi 8 juillet 2023,  dans le village de Bédouin (Vaucluse), afin qu’ils numérotent et dédicacent les exemplaires des offres 2, 3, 4 et 5. Date limite pour apporter son soutien : mercredi 12 février 2023.

PAROLES DE CNL – C’était hier : « 2022 a été une année marquante pour le livre et la lecture. Comment la résumer en quelques lignes ? Grâce à la lecture déclarée grande cause nationale, le CNL a démultiplié les rencontres d’auteurs (il y a eu notamment 145 résidences organisées à l’école, 55 dans les colonies de vacances et les centres aérés et 800 masterclasses d’auteurs au collège et au lycée), accompagné plus d’un millier d’interventions d’associations dans toute la France et développé les événements pour partager le plaisir de lire, notamment dans les lieux labellisés Maisons des illustres. » Ce sera demain : « Très bonne rentrée à tous et nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2023. »

ILLUSTRATION BRITANNIQUE – La londonienne House of illustration, fondée en 2012 par l’illustrateur Quentin Blake, s’est, jusqu’aujourd’hui, essentiellement consacrée à la réalisation d’expositions itinérantes et à l’organisation d’interventions d’illustrateurs et illustratrices en milieu scolaire. Elle devient le Quentin Blake Centre for Illustration avec pour ambition nouvelle d’abriter, dès 2024, dans le quartier de Clerkenwel, plusieurs salles d’exposition, un centre de formation, un espace réservé au commerce, un autre à la restauration, des jardins publics. L’endroit accueillera également les archives du célèbre illustrateur – 40 000 œuvres annoncées – et assurera, de manière générale, la promotion des arts graphiques britanniques. Coût estimé : 12 millions de livres. Une partie non négligeable de cette somme proviendra de la vente de tirages en édition limitée de quatre-vingt-dix dessins d’illustrateurs et illustratrices sur le thème de la bougie. Pour voir les œuvres (et pour tout savoir sur le projet), c’est ici.

PATRIMOINE – Julie Deliquet, directrice du théâtre Gérard Philipe, Centre dramatique national (CDN) de Saint-Denis, vient de porter au plateau, avec la troupe de la Comédie-Française, Jean-Baptiste, Madeleine, Armande et les autres, pièce qu’elle a imaginée et mise en forme, en complicité avec Julie André et Agathe Peyrard, à l’occasion du quatre centième anniversaire de la naissance de Molière, se concentrant sur L’École des femmes (1662), La Critique de l’École des femmes et L’Impromptu de Versailles (1663) pour donner à voir une « sorte d’auberge théâtrale où sphères publique et privée se rejoignent. » C’est remarquable d’intelligence et de pertinence. Voilà pourquoi – on peut l’espérer – les élèves des cycles 3 et 4 ne manqueront pas de regarder, en famille peut-être, le dimanche 15 janvier 2023, à 21 heures 15, sur Culturebox, la retransmission du spectacle capté à la salle Richelieu par Corentin Leconte.

DU CÔTE DE L’IBBY (SUITE) – Le comité exécutif de l’IBBY (Union internationale pour les livres de jeunesse) annonce, par voix de communiqué en date du mardi 10 janvier 2023, la démission de l’illustratrice russe Anastasia Arkhipova en tant que présidente du jury du Prix Hans-Christian Andersen 2024. « Anastasia Arkhipova a été démocratiquement élue présidente du jury du Prix Hans-Christian Andersen 2024 lors de la trente-huitième assemblée générale de l’IBBY réunie en septembre 2022, en Malaisie, pour son congrès biennal, en présence de quarante-deux représentants des sections nationales. Il n’y a eu aucune opposition à sa nomination et aucune objection n’a été soulevée lorsqu’elle a été élue. Néanmoins, Anastasia Arkhipova, consciente de la perception du monde extérieur et attachée au travail et à l’importance du rôle de l’IBBY dans le monde, a proposé sa démission qui a été acceptée par le comité exécutif. » Sylvia Vardell, présidente d’IBBY, précise au nom du comité exécutif : « L’IBBY condamne fortement et sans équivoque l’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine et soutient sa section nationale ukrainienne alors qu’elle travaille pour servir les enfants et leurs familles. À ce jour, IBBY a diffusé deux déclarations publiques allant en ce sens et elle participe activement à des actions de soutien au service des réfugiés ukrainiens en Pologne. D’autres projets sont en préparation. » Le comité exécutif a nommé Liz Page, ancienne directrice exécutive d’IBBY, pour administrer le Prix Hans-Christian Andersen 2024 en tant que présidente par intérim.

EXPOSITION –  A la bibliothèque Robert Desnos, 14 rue Rouget de l’Isle à Montreuil (Seine-Saint-Denis), du samedi 14 janvier 2023 au samedi 4 mars 2023, exposition Comme c’est curieux ! Groliviou, licorne et autres chimères, une buffonnerie imaginée par Gilles Bachelet et Philippe Mignon qui proposent, avec la complicité du scénographe Philippe Davaine, de pénétrer leur cabinet de curiosités partagé et de découvrir de nouvelles créatures extraordinaires. Le vernissage de l’exposition aura lieu le 14 janvier à 16 heures. Informations complémentaires au 01 83 74 58 58.

ATELIERS – La bibliothèque Buffon, 15 bis rue Buffon à Paris, propose, le mercredi 18 janvier 2023, à 14 heures 15 et à 15 heures 30, deux ateliers pour les 7-11 ans, pour découvrir, avec l’artiste, l’univers graphique d’Antoine Guilloppé. « Antoine Guilloppé est auteur-illustrateur, créateur entre autres de la série « Akiko », de Loup Noir ainsi que d’une série de livres en découpes laser d’une grande précision : Pleine Lune, Plein Désert, Pleine Neige, Pleine Brume. ». À 14 heures 15 : Loup Noir ou la naissance d’une couverture. À 15 h 30  : Dessiner Akiko. Réservation à cette adresse.

RENCONTRE ET DÉDICACE – Les libraires du rayon jeunesse de la librairie Ombres blanches, 50 Rue Léon Gambetta à Toulouse (Haute Garonne) reçoivent l’autrice-illustratrice Sara Gavioli, le samedi  14 janvier, 16 heures 30. « Sara Gavioli vit et travaille à Toulouse. Elle collabore régulièrement avec des maisons d’édition italiennes spécialisées en littérature de jeunesse, et illustre également pour la presse et les compagnies de spectacle vivant. Elle est membre active de l’association Le Canapé, basée à Toulouse, qui réunit des créateurs dans le but de développer et de promouvoir des activités autour du livre. » Sara Gavioli  lira son nouvel album, Même pas mal juste paru au (Seuil jeunesse). « Dans un crescendo de scènes cocasses, on découvre mille et une manières de tomber et de quoi dédramatiser les chutes les plus banales.Cet album d’une efficacité redoutable aidera l’enfant à canaliser ses réactions chaque fois qu’il se blessera. Grâce au trait plein d’humour de Sara Gavioli, il rira des chutes rocambolesques qui lui sont présentées, tout en reconsidérant, en parallèle, la gravité de ses propres bobos. »  La lecture sera suivie d’un goûter. À partir de 3 ans. Gratuit et sans inscription.

WEB-TV – Stéphane Bouron, enseignant à l’école française André Malraux de Rabat, nous informe : « Notre émission de WebTV Le Secret des livres revient cette semaine avec Inès, élève de CM2 de notre école, et le grand auteur et illustrateur de littérature de jeunesse François Place. L’émission dure quatre minutes et elle est à écouter ici. La semaine prochaine, Ismaïl, élève de CE2, s’entretiendra avec l’autrice Séverine Vidal à propos de son album Le manteau. L’intégrale des quinze émissions de la saison 1 est ici. »

DU CÔTÉ DE L’IBBY – C’est Anastasia Arkhipova, illustratrice russe, qui a été choisie par l’IBBY (Union internationale pour les livres de jeunesse) pour présider le jury du Prix Hans-Christian-Andersen 2014. Présidente de l’association des illustrateurs et designers de Moscou, elle est accusée d’avoir apporté, directement et indirectement, son soutien à la guerre en Ukraine. Les comités nationaux suédois, finlandais, norvégien, belge, estonien, lituanien et lettonien se sont opposées en vain au maintien d’Anastasia Arkhipova à la tête du jury et les comités danois et suédois ont retiré leurs candidats. La récompense a également perdu le patronage (effectif depuis 1992) de Margrethe II, reine du Danemark, patrie d’Andersen, et la mention du prix a disparu de la page qui recense les initiatives internationales soutenues par la souveraine. Anastasia Arkhipova fut nominée pour l’édition 2016 du prix Astrid Lindgren.

PARUTION – Paru récemment Objectif Hergé (sous-titré Tintin, voilà des années que je lis tes aventures) par Michel Porret, professeur honoraire d’histoire moderne à l’Université de Genève. « Tout commence en 1930 dans la violence de la révolution bolchevique au pays des Soviets. Tout se boucle en 1986 dans l’univers huppé de l’art contemporain. Entre la lutte des classes et la polémique esthétique, la saga de Tintin est une quête du bien dans la violence de l’histoire du XXe siècle. De la Terre à la Lune, entre mer, désert et cimes, flanqué du socratique Milou puis de l’ivrogne au grand cœur Haddock, le petit Don Quichotte qui aime les livres affronte tous les bandits du monde. Environ 12 000 vignettes en noir et blanc puis en couleurs : culminant dans le silence de la ligne claire, la saga de Tintin est une aventure esthétique et humaine. Cet essai ludique y revient au prisme de son imaginaire social qui en fait une œuvre universelle jusque dans la relation parodique. » Presses de l’Université de Montréal 2022, 168 pages, 24,95 dollars canadiens.

DISPARITION – Elena Gianini Belotti, écrivaine et enseignante, est décédée le samedi 24 décembre 2022. Elle avait 93 ans. Née à Bergame (Italie), elle est l’auteure de Dalla parte delle bambine (Feltrinelli, 1973) dont la traduction, l’année suivante, aux éditions des femmes, sous le titre Du côté des petites filles sera, assez souvent, la première lecture féministe des plus anciens d’entre nous. Quatrième de couverture : « [Le livre] est une analyse, fondée sur de très nombreuses observations de la vie de l’enfant selon qu’il est un garçon ou une fille, et l’étude des fondements d’une éducation qui se transmet à l’identique, de manière presque inconsciente, automatique. L’auteure montre comment cette dernière est le résultat de toute une série de conditionnements passant par les jeux, les jouets, la littérature enfantine et critique les méthodes pédagogiques, le manque presque total de préparation des enseignants, les rapports toujours faussés de ces derniers avec les enfants. ». Succès immédiat, tant en France qu’en Italie. Travaillant dans le domaine de la puériculture, Elena Gianini Belotti dirigera le Centro Nascita Montessori (Centre des naissances Montessori) de Rome, de sa création, en 1960, jusque dans les années 1980. Comme écrivaine, elle alternera (et combinera) essais et narrations, publiant une dizaine d’ouvrages toujours nourris de considérations socio-pédagogiques évocatrices et stimulantes. Deux titres traduits en français : Courrier du cœur (éditions des femmes, 1981) dans lequel Elena Gianini Belotti revient sur son expérience de chroniqueuse de la revue mensuelle Noi donne (Nous les femmes) publié par l’Union de la femme italienne. « J’avais toujours détesté le courrier du cœur des journaux féminins. J’avais peur de ce qui pourrait remplir l’espace de la rubrique, peur de devenir une sorte de ‘Madame Bonheur de gauche’. Je sous-estimais ainsi, et de beaucoup, ce que les femmes pourraient me dire. » ; Avant le repos (Do éditions, 2020) dans lequel l’écrivaine raconte le tragique destin d’Italia Donati, jeune enseignante de Toscane, qui, harcelée par des rumeurs mensongères, sera victime de l’obscurantisme de la fin du dix-neuvième siècle. « Comme écrivaine, Elena Gianini Belotti se distingue surtout quand elle est aux prises avec les extrêmes existentiels (les enfants, les personnes âgées) dont elle saisit la poésie, la liberté et la désolation. Ses essais, qui amusent et fascinent, sont toujours animés par un ton narratif, et ses romans, qui éduquent, sont toujours tissés et nourris de pensées socio-pédagogiques. » (Ernestina Pellegrini, pour le Dictionnaire universel des créatrices). La collection « Du côté des petites filles » que créeront les éditions des femmes accueillera vingt-huit albums entre 1976 et 1980. Un dernier propos pour la route : « Qu’est-ce qu’un garçon peut tirer de positif de l’arrogante présomption d’appartenir à une caste supérieure, du seul fait qu’il est né garçon ? La mutilation qu’il subit est tout aussi catastrophique que celle de la petite fille persuadée de son infériorité du fait même d’appartenir au sexe féminin. » (Elena Gianini Belotti).

LE SAVEZ-VOUS ? – En raison de désaccords avec la fondation Maurice Sendak sur les modalités de sa présentation parisienne, l’exposition Max et les Maximonstres et au-delà : l’art de Maurice Sendak, programmée au Musée d’art et d’histoire du judaïsme du mercredi 19 avril au dimanche 27 août 2023, en collaboration avec le Columbus Museum of Art (Columbus, Ohio), est abandonnée. « Le mahJ regrette vivement cette situation qui ne lui permettra pas de contribuer à la diffusion de la connaissance de l’œuvre de cet artiste majeur, dont l’inspiration puisait notamment à ses origines juives polonaises. » Aux mêmes dates : une reprogrammation de l’exposition Pierre Dac : du côté d’ailleurs, brusquement interrompue, en 2020, pour cause d’épidémie. Site du musée ici.

CLÉMENCE POLLET – Le samedi 14 janvier 2023 sera une journée évènement pour la librairie-galerie jaune citron, 9 rue des Carmes à Orléans (Loiret) et pour Clémence Pollet, puisque, outre un atelier d’écriture, à 11 heures, et un atelier de linogravure, à 14 heures, autour des images de l’illustratrice, est programmée, à 16 heures 30, une rencontre avec Loïc Jacob et Chun-Liang Yeh, pour les éditions HongFe (qui fête leur quinzième anniversaire), et avec Clémence Pollet qui, au terme de la journée, à 18 heures 30, verra son exposition inaugurée. Les trente illustrations originales resteront en place jusqu’au samedi 11 mars. « La qualité et la liberté de la création de Clémence Pollet sont un hommage rendu aux auteurs ainsi qu’aux lecteurs et lectrices à qui elle garde toute leur place. Elles sont en outre la source d’une joie indescriptible et durable pour son éditeur. » (Loïc Jacob et Chun-Liang Yeh). Informations complémentaires à cette adresse.

COMME À LA RADIO – C’est Camille Crosnier, actuellement reporter sur France Inter, radio du service public, pour l’émission de Mathieu Vidard La Terre au carré, qui, sur la même antenne, prend la suite de Noëlle Bréham qui a refusé en novembre dernier, après quarante ans de maison, de signer un énième CDD avec Radio-France, renonçant ainsi à présenter, chaque dimanche soir, Les P’tits bateaux, émission emblématique de la station qu’elle avait créée en 1997. Camille Crosnier se rassure et rassure les auditeurs : « L’équipage ne change pas, l’attachée de production Marjorie Devoucoux (qui trie les deux cents questions que l’on reçoit chaque semaine) et le réalisateur Stéphane Cosme restent. Il y aura toujours cinq questions éclectiques, par exemple sur la misogynie, les cordes vocales ou le goût de l’eau. Dans la première, dimanche, un enfant demande pourquoi les fourchettes ont quatre dents. À travers la réponse de l’historien Loïc Bienassis, j’ai appris plein de choses sur l’évolution des techniques d’alimentation. »

PARUTION – Vient de paraitre La fabrique de héros : 100 ans d’édition chez Dupuis par José-Louis Bocquet et  Honorez. « À travers 100 anecdotes historico-amusantes, les deux auteurs nous racontent la petite histoire des Éditions Dupuis ou comment un petit imprimeur de Charleroi parti de rien est devenu le plus grand fabricant de héros d’Europe ». Dupuis 2022, 208 pages, 34,00 euros.

LA TOTALE (2)  – Hachette collections fait le choix des autos qui vont vite et publie, en édition de prestige, l’intégralité des aventures d’un célèbre pilote de courses de papier. « Plus rapide qu’Ayrton Senna, Alain Prost et Lewis Hamilton ? Michel Vaillant, bien sûr ! Créé en 1957 par Jean Graton, le plus célèbre des pilotes automobiles de la bande dessinée n’a plus quitté les circuits depuis. Au fil des albums, Michel Vaillant emmène ses lecteurs aux quatre coins du monde, sur les circuits les plus  mythiques et aux côtés des plus grands noms de la course automobile, fictifs ou réels. » Pas moins de 93 albums dans l’ordre de parution initiale. En annexe des dix  premiers albums, un cahier additionnel sur l’histoire et les coulisses de la série, soit « des fiches sur les circuits, sur les véhicules et sur certains pilotes automobiles qui apparaissent dans la série, un dossier exclusif sur la vie et l’œuvre de l’auteur, des images d’archives et de superbes crayonnés, des focus sur les personnages emblématiques et bien plus encore. » Le numéro 1, disponible en kiosque, est à 1,99 euros. Ceux qui s’abonneront (pour ne manquer aucun des  numéros à paraitre) bénéficieront de quelques gratuités et de divers cadeaux. En kiosque, le numéro 2 coûtera 6,99 euros et les suivants 12,99 euros. Site dédié ici.

TREMBLONS ENSEMBLE – Les prochaines Nuits de la lecture organisées, pour la douzième année consécutive, par le Centre national du livre (CNL), ce sera du jeudi 19 au mardi 22 janvier 2023. Le thème en est la peur. Des milliers d’événements seront organisés, en France et à l’étranger et le programme, régulièrement mis à jour, est accessible à partir de cette page. Il y a aussi, pas très loin, une bibliographie d’une cinquantaine de titres concoctée par Raphaële Botte, Christine Ferniot, Vincent Mondiot et Sophie Van der Linden.

REVUE – La revue NVL Nous voulons lire encore, que publie, à Bordeaux, le Centre Denise Escarpit, propose, dans son numéro 234 de décembre 2022, un dossier relatif aux représentations du handicap dans la littérature pour la jeunesse. « Dans ce numéro, nous achevons de tirer le fil rouge des discriminations, qui passait par les censures et réécritures sous l’effet woke (228), le racisme (229), le sexisme (230), des discriminations qui alourdissent aussi la vie des personnes en situation de handicap (dont un pourcentage important d’enfants et d’adolescents). » En plus d’un nombre conséquent d’articles aux entrées diversifiés, une précieuse bibliographie regroupant cent ouvrages récents (albums, romans, documentaires) parlant de handicap. Pour s’abonner, c’est ici.

TENTER DE DIRE L’HISTOIRE – Le jeudi 12 janvier 2023, à 19 heures 30, le Mémorial de la Shoah, 17 rue Geoffroy l’Asnier à Paris, organise une rencontre Spirou, une mémoire plurielle en invitant les auteurs Émile Bravo (« L’espoir malgré tout ») et Jean-David Morvan (Les amis de Spirou), qui dialogueront avec Christelle et Bertrand Pissavy-Hivernault, historiens de l’hebdomadaire Spirou. Animation : Olivier Delcroix, journaliste au Figaro. « Avec la disparition progressive des témoins, la mémoire de la Shoah repose de plus en plus sur le travail des historiens, des chercheurs, des documentalistes qui doivent raconter ces histoires avec le plus de vérité possible. Mais aussi sur celui des artistes ! Depuis le Maus de Spiegelman, la production des bandes dessinées sur le sujet est conséquente mais rares sont les rencontres entre des figures réelles, victimes de la Shoah, Felka et Felix Nussbaum, et un personnage de bande dessinée aussi internationalement connu que Spirou. Emile Bravo et Jean-David Morvan s’y sont essayés, mêlant, chacun à sa façon, fiction et Histoire. »  Inscriptions nécessaires ici.

LUNDI NOIR – Mettre à jour un WordPress, c’est du sérieux, mais ce n’est pas toujours sans risque. La banale opération du 2 janvier 2023, 16 heures, aura été fatale à notre site. Merci à Alain Vaucelle, notre hébergeur, pour avoir réglé le problème, nous permettant ainsi de reprendre, nous et vous, nos quotidiennes habitudes.REVUE – Le numéro 21 de janvier-février-mars 2023 de la revue Les arts dessinées accueille, comme dans chacune des parutions du périodique, articles très illustrés et informations nombreuses (dont plusieurs, ce trimestre, concernent Quentin Blake). Un peu de jeunesse avec des articles à propos d’Anouk Ricard et de Carole Morel. Albert Algoud se la joue nostalgique avec un bel article évoquant Fiodor Rojankoovski. Janine Kotwika raconte le Daily-Bull parce qu’André François. La couverture du numéro annonce Sempé et, de fait, Frédéric Bosser s’entretient avec Martine Gossiaux, son épouse et galiériste. Sommaire détaillé ici. En kiosque, c’est 16,95 euros.

EN LIGNE – « Découvrez les podcasts de l’école des loisirs, destinés aux professionnels du livre et de l’enfance, ainsi qu’aux parents curieux et aux grands-parents tout aussi curieux d’en savoir plus sur la littérature de jeunesse. » Grand propose actuellement une saison de six épisodes (dont un sur les coulisses de la maison) tricotés par Brune Bottero (et par Camille Juzeau pour celui consacré à Mayotte). Les podcasts – entre quarante et soixante minutes – sont accessibles sur Spotify, Deezer, Acast, Applepodcast, Soundcloud ainsi que sur le site de l’éditeur.

APRÈS DISCUSSION – Les rédacteurs du site ActuaBD ont établi leur palmarès des personnalités de l’année du monde de la bande dessinée. En seconde place, Pascal Ory, universitaire spécialiste de l’histoire culturelle, qui, occupant désormais le trente-deuxième fauteuil de la prestigieuse maison, a, le jeudi 20 octobre 2022, fait entrer la bande dessinée à l’Académie Française. La première place revient à la scénariste de la série « Aya de Yopougon », Marguerite Abouet. « Cette distinction récompense une autrice africaine dont les thèmes, profonds et humains, mais aussi la langue, inventive et savoureuse, s’avèrent particulièrement originaux. Une personnalité de la bande dessinée qui échappe à la tonitruante actualité du moment et qui mérite d’être lue pour son intelligence, son empathie, la finesse de son observation et sa joie de vivre. Une autrice de bande dessinée qui fait aimer la bande dessinée. » (Didier Pasamonik). Troisième place : Jean-Marc Rochette.

EXPOSITION – Depuis le mercredi 30 novembre 2022 et jusqu’au samedi 21 janvier 2023, exposition, au Musée de poche, 41 rue de la Fontaine au Roi à Paris, des illustrations originales de l’illustratrice Mariachiara Di Giorgio extraites de La soupe Lepron juste paru aux éditions Les fourmis rouges. « L’artiste italienne nous offre, une fois encore, des planches tout en délicatesse alliant le soin du trait dessiné à la douceur de l’encre. Ces illustrations poétiques empreintes d’humour nous replongent instantanément dans les lectures de notre enfance (on pense à Pierre Lapin de Beatrix Potter ou encore Charlie et la chocolaterie de Roald Dahl) tout en intégrant brillamment des clins d’œil modernes à l’iconographie pop. » Site du musée ici.

HABITER – Le numéro 11 des Cahiers du CRILJ (novembre 2022) titré Habiter dans la littérature pour la jeunesse rassemble l’intégralité des communications du colloque des vendredi 15 et samedi 16 octobre 2021 augmentée de quelques textes et images. La présentation du numéro, le sommaire et le bon de commande sont à télécharger sur cette page.

PARUTION – Paru récemment À la recherche du Tintin perdu de Ricardo Leite. « Référence explicite au roman de Marcel Proust, cette ‘fantaisie autobiographique’ se veut une réflexion psychologique sur la bande dessinée, la mémoire et le temps. Trois événements – un rendez-vous d’enfance manqué avec Hergé dans les années 1970, un coup du destin le 3 mars 1983 et un émouvant voyage en Belgique pour une visite de Bruxelles et du musée Hergé en 2013 – ont conduit l’auteur à tirer les fils d’un grandiose hommage graphique à la bande dessinée mondiale. Ricardo Leite nous emmène en voyage dans les univers symboliques et culturels qui l’ont enchanté tout au long de sa vie. Il dévoile une relation mi-réelle mi-onirique avec Hergé, son monde et son œuvre, en particulier ‘Les Aventures de Tintin’. Il nous propose un dialogue imaginaire permanent (sur l’art, la technique et l’histoire de la bande dessinée) avec les grands créateurs, parfois basé sur des rencontres réelles ou créé à partir d’innombrables références bibliographiques. En fin de volume, un glossaire permet au lecteur de de retrouver page à page les personnages représentés dans l’ouvrage. »  Sépia BD 2022, 220 pages, 25,00 euros.

LES CHAMPIONS DE L’ANNÉE – Parmi les vingt livres pour la jeunesse les plus vendus en 2022, il n’y a pas moins que quatre « Harry Potter » (dont, soyons exact, un agenda), trois « Mortelle Adèle » (Antoine Dole dit Mr Tan), trois « Peuple de l’air » (Holly Black), Le Petit Prince est à la huitième place et Vendredi ou la vie sauvage à la dixième. T’choupi qui ne va sur le pot qu’en vingtième position va déposer une réclamation. On peut lire la liste complète ici.

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« Un peu moins de bruit : vous allez réveiller les enfants. »

Illustration : Joëlle Jolivet