Colloque 2012

 

Le Centre de recherche et d’Information sur la Littérature pour la Jeunesse organise les vendredi 3 et samedi 4 février 2012, au Conservatoire national des arts et métiers, un colloque pluridisciplinaire

Et voilà l’travail !

consacré aux représentations du monde du travail dans la littérature pour la jeunesse.

Comité de pilotage

. Denise Barriolade (CRILJ)

. Rolande Causse (CRILJ)

. André Delobel (CRILJ)

. Yvanne Chenouf (Association française pour la lecture)

. Viviane Ezratty (bibliothèque l’Heure Joyeuse, Paris)

. Francis Marcoin (université d’Artois, Centre Robinson)

 Programme complet ici

… et bulletin d’inscription (imprimable) là.

Des bibliographies sont en ligne.

Cliquer en page d’accueil sur l’onglet BIBLIOGRAPHIES.

Le colloque Et voila l’travail ! a reçu le soutien de la Sofia et celui du Haut-Commissaire à la Jeunesse, Direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative

www.la-sofia.org

www.copieprivee.org

http://www.education.gouv.fr

Les enfants, les livres, la création : premières notes rapides à propos d’un colloque

  Il convient tout d’abord de saluer l’heureuse initiative du CRILJ qui, en organisant ce Colloque sur « La création en France aujourd’hui » dans la littérature pour la jeunesse, a permis que s’ouvre une réflexion devenue nécessaire sur l’un des problèmes majeurs que pose le livre aujourd’hui dans son rapport avec les enfants et les adolescents. Je suis personnellement lié au CRILJ depuis sa fondation et il faut souligner qu’avec des moyens dérisoires et le dévouement sans limite de ses membres, cet organisme est en France l’un de ceux (et ils sont peu nombreux) pour lesquels la « Littérature dite de jeunesse » doit être prise au sérieux comme un phénomène culturel marquant notre temps.

    Il était à priori évident de penser que ce Colloque « déraperait » à chaque instant. Chacun des participants : auteurs, illustrateurs, éditeurs, enseignants, bibliothécaires, libraires, profitant de cette rencontre pour essayer et de se situer et de se justifier et de s’exprimer par rapport à cet univers complexe et ambigu qu’est « la littérature de jeunesse ». Ce « déballage » était nécessaire et on aurait pu souhaiter des réunions plus restreintes où chacun aurait pu donner son point de vue. Il reste que les problèmes plus spécifiquement liés à la création à proprement parler, n’ont pu être posés comme questions. Il semble donc utile de préciser à nouveau quelque uns d’entre eux pour relancer un débat qui devrait rebondir.

    La création littéraire ou plastique, quelle qu’elle soit, est une activité d’une complexité infinie dans la mesure où l’écrivain au travail est quelqu’un qui construit, à partir de lui, de sa personne, de sa « culture » et presque toujours de sa solitude, une « œuvre de papier » susceptible de rencontrer d’autres solitudes, d’autres personnes, d’autres cultures, etc. Et ceci pour peupler des attentes de personnages, de lieux, de temporalités, d’émotion, d’informations, etc. Le lecteur dans cette perspective est sans conteste « l’autre créateur », nécessaire. Qui dit en effet création dans ce domaine entend implicitement ou présuppose une « recréation » par l’acte de lire et pour un enfant ou un adolescent d’un univers proposé par un adulte ne va pas sans entrainer des phénomènes d’écart. Ces écarts peuvent aussi bien conduire l’enfant au plaisir de lire quelque chose venu d’ailleurs que de lui-même, qu’à la gêne provoquée par certaines distorsions (maturité affective différente de l’adulte, complexité de syntaxe et de lexique, projection inconsciente de l’adulte comme enfant idéal, etc.). Mais ces faits concernent toute création. Et tout lecteur réinvestit à partir de lui, de son expérience de sa culture (au sens anthropologique du terme) les données multiples qu’il reçoit d’un livre : et il existe le plus souvent, et heureusement dans un sens, une distance entre ce que propose le livre et ce qu’on en fait.

    Or, nombreux sont les auteurs « spécialisés » dans la littérature pour la jeunesse qui, pressentant cet écart, le comblent en jetant vers l’enfant des « passerelles » facilitantes. Il s’agit alors de créer pour « le peuple enfant » comme disait Alain. Quelques uns atteignent leur cible sans démagogie ni infantilisation puérilisante (passez-moi cette redondance) ; ils visent « l’enfant tel qu’il est » et l’atteignent sans faire les enfants, ni tenir un discours clos d’adulte. Un plus grand nombre réduisent la littérature « pour la jeunesse » à n’être qu’une création « auto-censurée », adaptée à des enfants plus imaginaires que réels, simplifiée (sous le prétexte que ce ne sont que des enfants). On s’aperçoit que très souvent, ces auteurs croyant simplifier leurs propos, les compliquent, réinventant le « français fictif » d’un grand nombre de manuels scolaires. Souvent les traducteurs des très nombreux textes étrangers proposés aux enfants de France, et qui veulent aboutir à une langue soi-disant simple, la neutralisent en fait. Or, sur le plan du lexique par exemple, l’enfant préfère les mots « précis », même s’il faut rechercher le sens, aux mots « vagues » et « passe-partout ».

    Une des conséquences de ces pratiques est que le rapport entre les textes et les images est souvent faussé. Dans la plupart des cas, pour ces livres, c’est l’image qui contraint le texte à une certaine neutralité sémantique. Le texte « illustre » l’image. Ce qui est préjudiciable au fonctionnement complet de cette dernière ; elle est choisie, et le livre ou l’album avec elle, plus pour son caractère ornemental que pour sa signification.

    Dans un troisième type de démarche, créer c’est écrire (ou dessiner) ce que l’on désire, « pour soi » sans viser plus particulièrement les enfants. Cette voie semble la meilleure et l’est bien souvent ; mais il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que seules certaines œuvres ont des chances d’atteindre pleinement les enfants. Leur immaturité affective (toute relative reconnaissons-le selon les milieux socio-culturels, socio-économiques, etc.), leur capacité naturellement limitée au niveau de la perception des complexités syntaxiques et lexicales, rend pour eux, certains textes particulièrement opaques. Il me semble par ailleurs fâcheux de lire trop tôt des œuvres que l’on ne peut savourer pleinement qu’au regard d’une certaine expérience existentielle. Il ne s’agit pas ici de morale et l’occultation de certaines réalités, du sexe, du plaisir, de la souffrance, de la mort, du langage tel qu’il se parle est effectivement à condamner sans appel. Il s’agit au contraire de savoir ce que l’enfant, en fonction de sa propre « culture » vécue peut recevoir sans traumatisme inutile et sans rejet pour cause d’illisibilité (à tous les sens du terme).

    Et l’on croit souvent que certaine illisibilité du texte est masquée par la lisibilité à peu près constante dit-on, des images. C’est là encore se contenter de peu ; et il faudra bien admettre que la perception des images par l’enfant nécessaire des apprentissages créatifs au terme desquels une image peut se parcourir longtemps et apporter d’autres messages que ceux résultant d’un seul caractère décoratif et/ou ornemental. Il semble pourtant que certains livres pour enfants, dans leur réussite ont entraîné de nouvelles démarches de lectures conjointes et articulées entre elles des textes et des images. Car il n’est pas exact de dire des images qu’elles sont toujours données. Comme les meilleurs textes, les bonnes images demandent des regards exigeants. Et il arrive que la lecture « textuelle » amorce ou provoque une découverte (au sens d’un dévoilement sous le regard) des images et de ce qu’elles déclenchent dans l’imaginaire. Mais ceci supposerait que l’écrivain et le graphiste soient plus étroitement associés dans la genèse des livres. Sans empiéter sur la liberté de l’un et de l’autre, il serait souvent bénéfique de les associer au départ d’une entreprise, qu’ils en discutent, etc. Ce qui se fait parfois, mais trop rarement. Ils pourraient savoir qu’elle pourrait être dans chaque cas l’organisation globale d’une démarche créatrice, savoir qui commence, l’écrivain, le graphiste, l’un et l’autre. Ils pourraient envisager les parallélismes, les redondances, les distorsions, les complémentarités entre textes et images. Et réciproquement.

    On voit, par ces quelques rapides remarques que le champ de réflexion concernant le travail et les techniques propres à aider la création dans le domaine du livre de jeunesse est illimité et qu’il est nécessaire de l’explorer.

    Il reste que rien ne sera fait en dehors de réflexions théoriques intéressantes et stériles si le lecteur éditorial ne réfléchit pas lui-même, en même temps que sur le côté commercial, sur la part de création qu’il assume. Il me semble, pour simplifier un vaste problème, que pour l’écrivain et le plasticien l’éditeur doit créer par la provocation, l’incitation au dépassement, la garantie donnée par lui que la fabrication, la réalisation technique du livre sera conforme à l’utopie projetée par les auteurs d’un objet futur conforme à leurs désirs. De plus, la création éditoriale n’est efficace que si elle est foisonnement, multiforme, toujours « en avant », inquiète et tranquille tout à la fois, associant dans son rayonnement les enfants, les parents, les éducateurs, les bibliothécaires, les libraires, etc.

    A terme, on constate que lorsque la création est vraiment création et non reproduction, la littérature dite « de jeunesse » transforme la vision que nous avons de la littérature ; car elle contraint l’adulte à de nouveaux regards et à découvrir que la fécondité créatrice fonctionne à des niveaux qui ne sont pas ceux, où on la rangeait habituellement, d’une sous-littérature. On y découvre d’autres chefs-d’œuvre, d’autres plaisirs et souvent un formidable dynamisme novateur, qui fait de certains auteurs, de certains illustrateurs des défricheurs exigeants et lucides de l’avenir culturel ; et pas seulement de l’avenir des enfants.

    L’avenir est ouvert pour peu que la littérature de jeunesse ne devienne pas le refuge de certains « ringards » déçus par leur insuccès auprès des adultes, mais la voie royale de la création des livres qui « changent la vie ».

(article paru dans le n°19 – mars 1983 – du bulletin du CRILJ)

Né en 1920 à Besançon, décédé en 2002; Georges Jean a fait des études de Lettres et de Philosophie. Il fut instituteur, puis professeur d’école normale au Mans, à l’Université du Maine et à l’Ecole Nationale Supérieure des Bibliothèques. Il est membre du mouvement d’éducation permanente Peuple et Culture. Sa pratique de la poésie, ses fonctions et ses convictions font de lui un théoricien avisé du langage et de l’imaginaire. Il publia de nombreuses anthologies pour les enfants et les jeunes dont Il était une fois la poésie (La Farandole, 1974), Le premier livre d’or des poètes (Seghers 1975), Poussières d’images (Larousse, 1986). Parmi ses essais : Pour une pédagogie de l’imaginaire (Casteman, 1976) et Le pouvoir des mots (Casterman, 1981) qui recut le Prix de la Fondation de France. A noter aussi, avec Jacques Charpentreau, un Dictionnaire des poètes et de la poésie (Gallimard, 1983).

Colloques

27 – Pour son cinquantième anniversaire, la Foire internationale du livre de jeunesse de Bologne (Italie) organise, le jeudi 28 mars 2013, un colloque international consacré à cinquante années de littérature pour la jeunesse à travers le monde (50 years of Books for Children around the World). La communication, en anglais, de Sophie Van der Linden a pour titre Contemporary French Picturebooks : the time of Hibridity.

26 – Un colloque La séquence du regardeur : histoires, formes et fonctions de l’illustration se déroulera dans l’auditorium de la Haute école des arts du Rhin (HEAR), 1 rue de l’Académie, à Strasbourg (Bas-Rhin),  les jeudi 7 et vendredi 8 mars 2013. « La Séquence du regardeur marque la deuxième édition de nos rendez-vous strasbourgeois et fait suite au colloque De Traits et d’esprit qui s’est tenu en 2011 et dont les actes paraissent à la veille de ce nouveau rendez-vous. Nous nous proposons d’explorer à nouveau l’illustration dans ses histoires, ses formes, ses usages et dans une acception étendue à la bande dessinée (mais pas uniquement). Centré sur l’illustration dessinée ou gravée et en lien ontologique avec l’atelier d’illustration de la Haute école des arts du Rhin, la manifestation propose d’alterner les communications scientifiques des chercheurs invités avec des rencontres plus informelles entre une personnalité du monde des arts et un illustrateur tout en ponctuant les travaux de propositions plastiques et d’une performance dessinée. » Le programme est téléchargeable ici.

25 – Les troisièmes Rencontres européennes de la littérature pour la jeunesse organisées par la Bibliothèque nationale de France-Centre national de la littérature pour la jeunesse-La Joie par les livres réunissent différents acteurs du livre pour la jeunesse venus de toute l’Europe. « À travers les interventions et les échanges, auteurs, illustrateurs, éditeurs, chercheurs, bibliothécaires et enseignants mèneront une réflexion comparatiste sur la création en Europe et les pratiques d’édition, de médiation et de promotion, dans la perspective d’une culture professionnelle commune, fondée sur la connaissance réciproque. » Elles se dérouleront le vendredi 30 novembre 2012, à  la Bibliothèque nationale de France, Quai François Mauriac à Paris. Programme et inscriptions ici.

24 – L’appel à communication pour le colloque international pluridisciplinaire prévu les jeudi 15 et vendredi 16 novembre 2012 à l’université Stendhal-Grenoble 3 titré Le conte : d’un art à l’autre – Adaptations et devenir des contes populaires en Europe centrale et orientale (XIXe-XXe siècles) vient de nous parvenir. Les personnes intéressées s’adresseront très vite à Natacha Rimasson-Fertin puisque la date limite des soumissions est le lundi 5 mars. L’argumentaire et les modalités pratiques sont ici.

23 – A l’occasion de la Journée internationale du livre pour enfants, le colloque Autour de l’adulte de demain – Développer l’enfant philosophe et critique par la littérature jeunesse dans la société du savoir contribuera à jeter des ponts entre les milieux de la recherche, les milieux d’intervention (bibliothèques scolaires et municipales, écoles) et les milieux de création, ainsi qu’entre les pays du monde entier. Présenté en partenariat par Bibliothèque et Archives nationales du Québec et l’Université du Québec à Montréal, il aura lieu le lundi 2 et le mardi 3 avril 2012 au Centre de conférences de la Grande Bibliothèque, 475 boulevard De Maisonneuve Est à Montréal (Québec). Réservation obligatoire. Renseignements et droits d’entrée ici.

22 – Le Centre de Recherche et d’Information sur la Littérature de Jeunesse (CRILJ) organise, les vendredi 3 et samedi 4 février 2012, au Conservatoire National des Arts et Métiers à Paris, un colloque Et voilà l’travail ! qui interrogera les représentations du monde du travail dans la littérature pour la jeunesse. Les inscriptions, gratuites mais obligatoires, sont d’ores et déjà possibles. Programme complet et bulletin d’inscription téléchargeable à cette adressse.

21. La Petite Bibliothèque Ronde et l’Institut Goethe organisent, le jeudi 23 novembre 2011, à l’Institut Goethe de Paris, 17 avenue d’Iéna, de 9 heures à 17 heures 30, un colloque sur le thème Internet pour découvrir la littérature jeunesse – vom Surfen zum Lesen. Thèmes abordés : la médiatisation de la littérature jeunesse grâce aux outils numériques, l’édition numérique jeunesse, l’évolution des relations culturelles avec l’arrivée des nouvelles technologies. Inscription gratuite obligatoire à cette adresse.

20. « Le Groupe de recherches et d’études sur le livre au Québec (GRÉLQ) organise son septième colloque étudiant. Le thème cette année porte sur les enjeux liés à la transmission d’un héritage littéraire et culturel aux nouvelles générations par le biais du livre pour la jeunesse. L’événement aura lieu le vendredi 24 février prochain, au Carrefour de l’information de l’Université de Sherbrooke. Vous trouverez en pièce jointe l’appel à communications qui présente quelques pistes de réflexion. Bien cordialement. » (Marie-Maude Bossiroy et Isabelle Proulx, étudiantes au doctorat en Études françaises organisatrices du colloque). L’appel à communication peut être demandé au CRILJ à cette adresse.

19. Communication-Jeunesse célèbre ses quarante ans de promotion de la littérature québécoise et canadienne-française pour la jeunesse et a choisi pour thème de son colloque du vendredi 14 octobre 2011 Le plaisir de lire à partir de son slogan, vieux de quarante ans lui aussi.  « En 2011, ce slogan est-il pertinent et peut-il susciter chez les jeunes le goût de lire ? Comment faire pour que les jeunes associent plaisir et lecture ? » Il est prévu de rédiger, pendant cette journée, un manifeste sur le plaisir de lire qui sera ensuite largement diffusé dans les écoles et les bibliothèques. Nombre de places limité et réservation obligatoire. Que vous fassiez ou non le voyage, le programme et la procédure d’inscription sont ici.

 18. Un colloque Recherches et formations en littérature de jeunesse : état des lieux et perspectives organisé par le Centre de recherches textes et francophonies (CRTF) de l’université de Cergy-Pontoise et la BnF/Centre national de la littérature pour la jeunesse-La Joie par les livres aura lieu le mercredi 22 juin 2011, de 9 à 18 heures, à la Bibliothèque nationale de France, site François-Mitterrand, Petit Auditorium, Hall Est, Quai François Mauriac à Paris. Le CRILJ y sera. Programme ici et inscriptions rapido presto auprès de Marion Caliyannis.

17. Le Colloque 2011 du Centre de promotion de la Littérature pour la Jeunese Le cirque, un monde de récits et d’imaginaires aura lieu le jeudi 19 mai (Itinérance et transmission, un art du mouvement ? Le cabinet des curiosités) et le vendredi 20 mai (Performance des corps, une liberté sans limite ? Des histoires sans parole) dans la Salle des Fêtes de la Mairie de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Inscription à titre individuel, pris en charge par l’employeur ou en groupe, dans la limite des places disponibles. Pour tous savoir, programme détaillé et conditions d’inscriptions, cliquer ici.

16. Dans le cadre de la manifestation Bébé Croque-livres (trois mois d’animations, de rencontres et d’échanges autour du livre et de la petite enfance dans onze communes de la Grande Presqu’île), un colloque Ouvrir les livres avec de jeunes enfants en 2011 est proposé du mardi 12 au vendredi 15 avril 2011, au Centre culturel Athanor de Guérande (Loire-Atlantique), aux professionnels des bibliothèques et des métiers du livre, de la petite enfance et du secteur médico-social, aux enseignants et personnels des écoles, aux élus et à tout adulte intéressé par le livre et la petite enfance. Programme : des rencontres avec le pédopsychiatre Patrick Ben Soussan et l’auteure-illustratrice Martine Perrin, des conférences autour des questions : Pourquoi, comment et quels livres ouvrir avec les tout-petits ? Quels réseaux, quels moyens pour permettre au livre d’animer toutes les familles ? Organisation : association ‘Mille-feuilles et petit lu’, agence ‘Quand les livres relient’, Médiathèque Samuel Beckett de Guérande, Bibliothèque Départementale de Loire-Atlantique. Inscriptions avant le 19 mars. Informations complémentaires ici.

15. Une journée d’étude Variations sur la figure du héros (inter)national en littérature de jeunesse (Past and Present (Inter)national Heroes in Children’s Literature) est organisée par le CRIDAF (Paris 13), avec le concours de l’IICP (Institut International Charles Perrault) et de l’IRSCL (International Research Society in Children’s Literature)  le jeudi 7 avril 2011. Le programme (en anglais) est à demander auprès de  Rose-May Pham Dinh

14. « La Modern langage Association lance, pour sa conférence annuelle qui aura lieu en janvier 2012, un appel à communication intitulé : Why Comics are and are not picture books ? Cette proposition entend donc interroger la spécificité du ‘système de la bande dessinée’, pour reprendre le titre de célèbre ouvrage de Thierry Groensteen, en invitant des chercheurs à examiner ses proximités avec la littérature de jeunesse, et plus spécifiquement ce que nous nommons en France des ‘albums’. Ce terme, commun aux deux secteurs éditoriaux, montre bien qu’il y a à là matière à réflexion. » L’appel à communication, en anglais, est disponible sur le site des Carnets de la bande dessinée.

13. La Société Française des Architectes et le Centre des Sciences de la Littérature Française (CSLF) de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense organisent, du jeudi 3 au samedi 5 février 2010, à la Société Française des Architectes, 247 rue Saint-Jacques à Paris, un colloque international Architecture, littérature et enfance au programme bigrement chargé. Parmi les intervenants, des noms que nous connaissons comme Lise Chapuis et Claude Ponti. On y parlera du Petit Poucet, des contes d’Andersen, de Georges Perec et d’Italo Calvino, mais pas que. Le programme complet est ici.

12. L’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs (ESAD), 1 rue de l’Académie à Strasbourg (Bas-Rhin), organise, le jeudi 13 janvier 2011, de 13 heures 30 à 18 heures,  et le vendredi 14, de 9 heures à 18 heures, un colloque De Traits et d’esprit : formes, histoires et fonctions de l’illustration. « Le mot illustration, du nom de l’hebdomadaire « à images » fondé en 1843 par Alexandre Paulin, Adolphe Joanne et Édouard Charton, renvoie à un univers sémantique et historique complexe. L’occurrence conduit à l’histoire du livre illustré, c’est-à-dire aux origines incunables du livre moderne tout autant qu’à un domaine d’études, le rapport entre le texte et l’image, apparu dans les années 1870. Retenons que l’illustration, dans la plupart des cas, est une image accompagnée d’un texte.  À ce titre, elle s’immisce dans toutes les tournures de l’édition. À force d’être confronté à ses occurrences aussi multiples que variées, on se rend compte que l’illustration ne saurait se réduire au magazine illustré pour enfants ; elle s’étend au contraire à un triple rôle, formel, didactique et esthétique et se conçoit au travers d’un curieux rapport. En effet, chaque livre, chaque publication amène à la recréation d’un lieu amphibie, le rapport entre l’appareil textuel et l’image qui l’accompagne. » Parmi les intervenants : Thérèse Willer, Gaëtan Dorémus, Olivier Poncet. Programme complet ici.

11. « Convaincue de l’importance du livre dans la construction psychique du tout-petit et du rôle fondamental de l’action publique pour lutter contre les ségrégations culturelles, la Ville de Vaulx-en-Velin met tout en oeuvre depuis de nombreuses années pour l’épanouissement de l’enfant. Nous vous invitons à une matinée de réflexions autour de ces enjeux. » Ce sera le samedi 4 décembre 2010 matin, salle Victor Jara, Esplanade Duclos, à Vaulx-en-Velin (Rhône) sous le titre Petit explorateur des livres, avec la participation de Patrick Ben Soussan pédopsychiatre et président de l’agence Quand les livres relient, et de Dominique Rateau, membre fondateur. Entrée gratuite si on s’inscrit ici.

10. Le Musée de la Résistance nationale et le PAJEP (Pôle de conservation des archives des associations de jeunesse et d’éducation populaire) organisent les lundi 22 et mardi 23 novembre 2010 à l’Hôtel de ville de Paris et le mercredi 24 à l’Hôtel du département de Créteil, un colloque titré L’éducation nouvelle au service d’une Nation à réformer : entre espoirs et réalités (années 1930-1970). Un riche programme qu’il est possible de demander à cette adresse. Il conviendra ensuite de solliciter un coupon d’invitation à la même adresse ou en téléphonant au 01 48 81 45 97.

09. Les jeudi 28 et vendredi 29 octobre 2010, à l’Université du Québec à Montréal, se tient le colloque scientifique international : Les genres littéraires en littérature pour la jeunesse organisé sous la direction de Marie-Christine Beaudry, Université du Québec à Montréal, Monique Noël-Gaudreault, Université de Montréal et Geneviève Falaise, Université de Montréal. Les détails sont à cette adresse.

08. Mediadix organise les vendredi 2 et jeudi 3 juillet 2010, au Pôle des Métiers du Livre, 9 avenue Pozzo di Borgo à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) un colloque titré L’auteur en réseau, les réseaux de l’auteur : du livre à Internet. Programme copieux où la littérature jeunesse a trouvé une place le vendredi en début d’après-midi avec la participation de Karel Soumagnac (Université Lille 3) qui posera la question suivante : Les médiations de l’auteur  sur les sites dédiés en littérature jeunesse : quelles stratégies éditoriales ? Et ça tombe très bien puisqu’à cette heure-là, c’est Anne Rabany qui modère. Programme complet, contact et inscriptions sur le site de Médiadix.

07. Princes et  princesses seraient-ils immortels ? Comment expliquer une telle prégnance dans la littérature jeunesse d’hier et d’aujourd’hui ? Comment ces récits sont-ils reçus ? Quelles évolutions peut-on discerner ? Ces réflexions seront au cœur des débats, lors du colloque Les princes, les princesses et le sexe des anges organisé les jeudi 27 et vendredi 28 mai 2010 par le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse en Seine-Saint-Denis. Deux journées pour croiser les points de vue de chercheurs, historiens, psychanalystes, sociologues et philosophes qui aborderont ces questions en les liant aux différents publics auxquels ces histoires s’adressent. Permettront-elles de connaître ainsi le sexe des anges ? Détails du programme sur cette page.

06. Lors de la Journée Perec du samedi 15 mai 2010 de Université Charles de Gaulle-Lille III, Maison de la Recherche, Éléonore Hamaide-Jager (Lille I) interviendra à 10 heures 30 avec pour sujet Appenzzell et ses successeurs ou l’aventure de l’intertextualité à l’aune de la littérature de jeunesse. Les autres communications s’annoncent également passionnantes, mais elles n’ont rien à voir avec la littérature pour la jeunesse. Renseignements complémentaires auprès de Christelle Reggiani.

05. L’association « Bibliothèques Sans Frontières » organise, le vendredi 26 et samedi 27 mars 2010, au Sénat, 15 rue de Vaugirard à Paris, un colloque L’enjeu de la professionnalisation des filières du livre dans les pays Afrique Caraïbes Pacifique (ACP) avec le soutien de l’Agence Française de Développement, du Sénat et du groupe Accor et en partenariat avec Cairn, le Comité Français de l’IFLA, l’Association Internationale Francophone des Bibliothécaires et Documentalistes, le Comité IFLA, le quotidien Libération et le magazine Lire. « Ce colloque a pour vocation de dresser un état des lieux des chaînes du livre et de leur dernier maillon, les bibliothèques, dans les pays Afrique Caraïbes Pacifique et l’enjeu est d’initier le débat sur les manières de construire les filières de l’écrit de demain dans les pays ACP. Réfléchir et agir ensemble pour promouvoir l’éducation et la diffusion des savoirs par la construction de filières de l’écrit qui fonctionnent et permettent le développement des bibliothèques et des réseaux de lecture publique. » Détails et inscriptions ici.

04.  Le Laboratoire de recherche Lettres, Langages et Arts et l’IRPALL de l’Université Toulouse-Le Mirail proposent un colloque scientifique Grands auteurs pour petits lecteurs : adapter, traduire et illustrer les grands auteurs dans la littérature de jeunesse en langue espagnole à l’Institut Cervantès, 31 rue des Chalets, le jeudi 4 et le vendredi 5 février 2010. Questions abordées le jeudi : adapter et traduire les grands classiques, les interactions entre le texte et l’image. Questions abordées le vendredi : adaptation et traduction des grands auteurs contemporains, la réécriture les contes, du patrimoine oral à la mise en scène théâtrale. Partenaires : Universitad de Castilla, de Valencia, de Santiago de Compostelle, Universités de Toulouse-Le Mirail, Clermont-Ferrand, St Etienne, Bordeaux III. Entrée libre. Pour en savoir plus, téléphoner au  05 61 62 80 72.

03. Organisé par l’Université Picardie-Jules Verne, l’Association Lignes d’écritures, les Archives départementales de la Somme, l’Association des Chercheurs en littératures d’enfance et de jeunesse (ACLEJ), le septième colloque du cycle « Les Coulisses de l’écriture des jeunes » se tiendra à Amiens, Salle Robida, DRAC Picardie, rue Saint-Fuscien, du mercredi 27 janvier au vendredi 29 janvier 2010. Intitulé exact : « De l’intérêt des écrits littéraires des jeunes et des conditions de leur conservation – Approche internationale ». 40,00 euros le tout ou 20,00 euros à la journée. Informations complémentaires au 03 22 46 64 72 (Lignes d’écritures) . Programme complet disponible à cette adresse.

02. Daniel Aranda et le Pôle universitaire yonnais de l’Université de Nantes, 18 boulevard Gaston-Defferre à la Roche-sur-Yon, proposent les jeudi 21 et vendredi 22 janvier 2010 un colloque intitulée L’enfant et le livre, l’enfant dans le livre, tensions à l’œuvre. Pour les intervenants de ces journées, les tensions seront éducatives, sociétales et narratives et on traitera, par exemple, des relations adultes-enfants dans les albums et des orphelins et enfants trouvés en littérature générale. Programme complet et inscription à cette adresse.

01. Crée en 1949 par Jella Lepman, avec l’espoir de favoriser la compréhension entre les hommes et les peuples de nationalités différentes, la « Internationale Jugendbibliothek » (Bibliothèque Internationale pour la Jeunesse de Munich) fête donc son 60ième anniversaire. À cette occasion, le « château des livres » organise une exposition et un colloque consacrés à « La poésie jeunesse et l’illustration ». Le colloque international qui accueillerera de nombreux illustrateurs et auteurs jeunesse aura lieu du 25 au 26 juin 2009. Le programme, en langue anglaise, est à demander à cette adresse.