Fil d’actualité

Nous ne pouvons diffuser que ce que nous savons et comptons sur vous pour envoyer annonces et communiqués. Les informations les plus récentes sont au début du fil. Les très anciennes sont archivées en « Mémoire de l’actualité ».

 

 

 

DISPARITION – Le designer Enzo Mari est décédé le lundi 19 octobre 2020, victime du coronavirus.  Il avait 88 ans. Ses origines sont modestes mais ses parents l’encouragent à développer ses talents et sa créativité. Quand, en 1947, son père tombe malade, Enzo Mari, qui n’a que 17 ans, quitte le lycée et part pour Milan pour subvenir aux besoins de sa famille. Il sera maçon, peintre en devantures, vendeur ambulant. Étudiant à l’Académie de Brera, de 1952 à 1956, il y rencontre Gabriella Ferrano (1931-2014), connue sous le nom de Iela Mari, designer elle aussi, qu’il épouse en 1955. A la fin de ses études, en 1957, il se lie d’amitié avec l’artiste plasticien Bruno Munari qui le présente au galiériste Bruno Danese chez qui il réalise notamment deux superbes puzzles en bois de chêne, 16 animali (1957) et 16 pesci (1973). Enzo Mari était l’un des derniers rescapés de l’âge d’or du design italien. « On le décrivait comme irascible et intransigeant. Ses coups de colères contre clients et confrères – qu’il accusait régulièrement d’être devenus des « putes de la publicité » – étaient devenus légendaires. Et pourtant, nul ne contestait le génie, la passion, la curiosité insatiable et la vision d’Enzo Mari, qui, depuis ses débuts dans les années 1950, dénotait en intégrant le bien-être des travailleurs et la responsabilité environnementale dans son travail. » (Jean-Christophe Camuset, Ideat, the good life). Enzo et Iela Mari publient ensemble deux livres pour enfants, fables écologiques sans texte, La mela e la farfalla (Bompiani, 1960) et L’uovo e la gallina (Emme, 1969) que l’école des loisirs publiera en 1970 sous les titres La pomme et le papillon et La poule et l’œuf. Ces ouvrages (et ceux que Iela Mari concevra seule ultérieurement), remarquables par la simplicité de leur trait et l’épure de leurs formes, restent, aujourd’hui encore, des références. Signalons aussi  I giocco della favole (Danese, 1967), publié par le Seuil jeunesse, en 2005, sous le titre Le jeu des fables, livre-objet proposant six tablettes rectangulaires munie de deux encoches permettant de les imbriquer et de créer une multitude d’histoires. « Il faut donner aux enfants, non pas des jeux, mais des structures de jeux. » L’association Les Trois ourses avait dédié, en 2000, une exposition (et une formation) à Enzo Mari et publié le catalogue Lire et jouer avec Enzo Mari. En 1974, Enzo Mari fait scandale avec l’exposition Proposta per autoprogettazione dans laquelle il propose de rétablir un lien direct entre production et utilisation de meuble en fournissant gratuitement les plans d’une collection de mobilier que tout un chacun peut réaliser chez lui en utilisant des matériaux bon marché et juste un marteau, une scie, des clous et de la colle. Quelques objets parmi ses plus réputés : le calendrier perpétuel Timor pour Danese (1967), les vases Bambù pour Danese (1969), une très simple et très élégante cocotte pour l’entreprise française Le Creuset (1972), les chaises Delfina pour Driade (1974), la chaise Autoprogettazionne (1974), exposée jusqu’au mercredi 18 janvier 2021 (avec les autres meubles du projet) au Musée des Beaux-Arts de Nancy. Enzo Mari a enseigné le design et l’histoire de l’art au Politecnico de Milan et à l’Université de Parme à laquelle il a légué 8500 croquis et dessins originaux. Quand on lui demandait ce qu’était un bon design, il répondait : « Bon signifie durable, accessible, fonctionnel, bien fait, pertinent émotionnellement, résistant, socialement bénéfique, beau, ergonomique et accessible financièrement. » Enzo Mari est décédé le lendemain de l’inauguration, à la Triennale de Milan, de l’exposition qui rend hommage à ses soixante ans d’activité. Le voyage et la visite sont possibles jusqu’au mercredi 28 avril 2021. En couverture du catalogue (Electa, 2020), une simple pomme.  

PRIX – Le Prix Gulli du Roman 2020 a été attribué à Timothée de Fombelle pour son roman Alma, le vent se lève (Gallimard Jeunesse, 2020). Autres titres en lice  : Carmin, le garçon au pied-sabot d’Amélie Sarn (Seuil jeunesse, 2020), Cornelius 1er l’enfant qui ne voulait pas être roi, de Dominique Périchon (Rouergue, 2020), La petite fleur d’Hiroshima de Catherine Cuenca (Oskar), Une vie en milonga de Fanny Chartes (école des loisirs, 2020).

TROUVAILLE – Il y a quelques mois, les commissaires priseurs de la maison d’enchères Hansons à Londres ont découvert un exemplaire du premier ouvrage de Roald Dahl, The Gremlins  (Random House, 1943), contenant la dédicace suivante : « To John, who wrote the bloody thing anyway. Roald Dahl, 25/5/43. » Cette découverte donne à penser que le roman a pu être écrit à deux mains, John Alexander, ami avec qui l’écrivain avait servi dans la RAF, ayant peut-être soufflé quelques uns des rebondissements de l’intrigue. « Pour tout fan de Dahl, et il y en a des millions dans le monde, ce livre est un objet de collection remarquable. Non seulement il nous ramène aux débuts de Dahl en tant qu’auteur publié, mais cette note personnelle donne un aperçu de la chaleur de son personnage et de sa considération pour un ami en temps de guerre. » (Jim Spencer, responsable du service bibliothèque chez Hansons).

SOLIDARITÉ – La Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse communique : « Après l’assassinat de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie au collège du Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine, nous, auteurs et autrices de littérature jeunesse, souhaitons exprimer à la fois notre immense tristesse, notre stupéfaction et notre indignation. Nous tenons à adresser un message de solidarité aux enseignants et enseignantes, aux chef·fes d’établissements, aux élèves et parents d’élèves ainsi qu’à tous ceux et à toutes celles qui travaillent et interviennent dans les écoles, collèges et lycées. En tant qu’auteurs et autrices de littérature jeunesse, nous sommes régulièrement invité·es dans les établissements scolaires pour présenter nos livres, romans, bande-dessinées, documentaires ou albums illustrés, et animer des ateliers d’écriture et d’illustration. La liberté d’expression est au cœur de ces rencontres. C’est à l’école que les enfants et les adolescent·es apprennent à débattre, à forger leur esprit critique, à s’ouvrir à d’autres points de vue et à les respecter. Nous pouvons témoigner de l’engagement des enseignant·es et de la difficulté de leur tâche. C’est pourquoi, aujourd’hui, à l’heure où elle est attaquée dans sa chair, nous appelons tous les citoyens et citoyennes de notre pays à réaffirmer leur attachement à une école qui instruit et qui forme des citoyens et des citoyennes éclairé·es. »

PRIX – Le jury des Grands Prix de Littérature dramatique et de Littérature dramatique Jeunesse 2020, a attribué, sous l’égide du Centre national du cirque, de la rue et du théâtre (ARTCENA), le Grand Prix de Littérature dramatique à Catherine Benhamou pour Romance (Koïnè, 2019) et le Grand Prix de Littérature dramatique Jeunesse à Sophie Merceron pour Avril (école des loisirs, 2019). « Depuis que sa mère est partie, Avril fait des cauchemars. Il a peur du noir et surtout du loup plat. Il n’aime pas l’école, s’enferme souvent dans le placard, déteste prendre son bain et il n’a pas de copains : sauf un, Stéphane Dakota, qu’il est le seul à voir. Son père fait tout ce qu’il peut pour l’aider, mais ce n’est pas facile. Jusqu’au jour où Isild vient donner des cours à Avril, à domicile. Et cette fille-là, c’est une vraie tornade.”

EXPOSITION – Depuis le mardi 6 octobre et jusqu’au mercredi 9 décembre 2020, la médiathèque Toussaint, 49 rue Toussaint à Angers (Maine-et-Loire) propose l’exposition L’atelier de Julia Chausson. « Formée à l’École des Arts Décoratifs de Paris, Julia Chausson travaille pour la presse et se consacre à l’illustration pour la jeunesse dès le début des années 2000 tout en explorant la gravure sur bois et les livres d’artistes. Elle nous fait le plaisir d’exposer ses créations, pour petits et grands. » Artelier gravure le dimanche 8 novembre, à 14 heures, et spectacle Voir le loup par la compagnie La Sensible, à 15 heures 30. Inscriptions obligatoires au 02 41 24 25 50. A 16 heures 30, séance de dédicaces avec l’illustratrice en partenariat avec la librairie La Luciole.m

THÉÂTRE – Le Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs à Paris, propose, en prolongation, jusqu’au dimanche 3 janvier 2021, Pinocchio d’après Carlo Collodi (1941); Mise en scène : Alexandre Tourneur. Interprétation : Alexandre Tourneur, Charlotte Fabre, Mathilde Puget, Amélie Gonin. « Une joyeuse adaptation interactive avec une mise en scène ingénieuse mêlant masques, marionnettes, théâtre d’ombre et magie. »  Site du théâtre ici.

SOLIDARITÉ – Du samedi 17 octobre au vendredi 20 novembre 2020, le Syndicat de la Librairie Française invite à offrir des livres aux enfants et adolescent·e·s éloigné·e·s de la lecture et accompagné·e·s par le Secours Populaire. L’opération titrée Donnez à lire est parrainée par François Busnel et elle a reçu le soutien de France Télévisions. « Le geste solidaire à accomplir est simple. Les librairies indépendantes associées à l’action proposent à leurs client·e·s de choisir un livre (librement), de l’ajouter à leurs achats, puis de le confier aux libraires qui se chargeront de le remettre au Secours Populaire. »  En 2019, 4000 livres ont été offerts. Page dédiée sur le site du Syndicat de la Librairie Française.

EXPOSITION – Le Musée de la Vallée de la Creuse, 2 rue de la gare à Éguzon (Indre), propose, du  samedi 17 octobre au dimanche 22 novembre 2020, une exposition Georges Lemoine : les itinéraires poétiques d’un illustrateur. « Balayant presque 50 ans de production, les dessins, croquis préparatoires et textes dévoilent les sources d’inspiration de l’artiste. Une véritable immersion dans l’imaginaire riche et délicat d’une figure majeure de la littérature jeunesse. » Vernissage le samedi 17 octobre 2020, de 15 heures.

EN LIGNE – Les États généraux de l’égalité en littérature jeunesse organisés par la Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse se sont déroulés le lundi 5 octobre 2020 au Centre Pompidou à Paris. Objectif : « réfléchir ensemble et questionner la façon dont chacun et chacune envisage les évolutions possibles [sur les questions d’égalité] dans sa pratique professionnelle ; débattre ensemble des pistes d’évolution et des moyens concrets pour agir. » La captation intégrale de la journée est ici et .

PRIX – Le jury du Prix dimoitou Ouest-France (dix enfants de 8 à 10 ans) ont choisi Un caillou au fond de la poche de Florence Cochet (Actes Sud Junior, 2019), ouvrage qui parle de harcèlement scolaire. Les autres ouvrages en lice étaient Les 9 de la rue Barbe, tome 1 : Perdu maudit chat ! de Jo Hoestlandt et Irène Bonacina (Bayard Jeunesse, 2020), Les voisins mode d’emploi. Enfermée dehors d’Agnès Mathieu-Daudé et Charles Berberian, école des loisirs (2020), King et Kong d’Alex Cousseau et Clémence Paldacci (Le Rouergue, 2020), Bébert, hamster pépère de Cécile Alix et Louis Thomas (Poulpe Fictions, 2020 )

PARUTION – Vient de paraitre Figures de bibliothécaires sous la direction d’Isabelle Antonutti avec la contribution d’un comité de pilotage composé de Jean-Charles Geslot, Amélie Jehan, Agnès Sandras et Cécile Swiatek, rédacteurs scientifiques, ainsi que plus de cinquante rédacteurs. « Les dictionnaires de prosopographie se sont multipliés en France depuis le début des années 1960 et, des généraux et députés aux militants ouvriers, chaque corporation ou presque est parvenue à bâtir son propre panthéon. Il est cependant plus facile de retracer la vie ou la carrière d’un prince ou d’un artiste que celle d’un obscur combattant de la Commune de Paris. Il en est de même pour nombre de professions dont les membres, médecins, avocats, enseignants ou bibliothécaires, ne recherchent ni la gloire ni la lumière des projecteurs. En choisissant de donner à lire une centaine de notices retraçant la vie et la carrière de ces médiateurs du livre que sont les bibliothécaires, les auteurs de ce volume comblent un vide et rendent hommage à une profession habituellement très discrète. » (Jean-Yves Mollier). Quatre-vingt-dix personnalités, femmes ou hommes, ayant exercé du milieu du XIXe à la fin du XXe siècle, à Paris ou en province, dont Mathilde Leriche, Marguerite Gruny, Marcelle Bouyssi, Brigitte Letellier-Richter qui œuvrèrent en « jeunesse ». Il y a une notice concernant René Fillet qui participa à la refondation du CRILJ en 1973 et en fut un temps le trésorier. ENSSIB, 2020, 312 pages, 29,00 euros.

ÉPIDÉMIE (201) – « On a craint de devoir annuler quand le département est passé en zone alerte rouge. » (Pierre Lebleu, chargé de mission lecture et écriture auprès de la FOL 37). Mais la cinquantième édition de Quinzaine du livre jeunesse (en Indre et Loire) aura bien lieu, du vendredi 16 au dimanche 18 octobre 2020, de 10 heures à 19 heures, dans la salle des fêtes de l’Hôtel de ville du Tours. Il faudra juste suivre le dispositif de circulation  par les organisateurs pour pouvoir découvrir, en toute sécurité, les 325 romans, bandes dessinées, recueils de poésie et documentaires sélectionnés par les comités de lecture mises en place par la Ligue de l’enseignement du département. Jauge limitée à 100 personnes (dont les organisateurs). Pour les spectacles (salle Anatole-France) : 50 personnes maximum et le public devra s’inscrire au préalable. Comme chaque année, entrée libre et gratuite.

THÉÂTRE – Le Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs à Paris, propose, depuis le mercredi 16 septembre 2020 et jusqu’au dimanche 3 janvier 2021,  Michka d’après Marie Colmont (Album du Père Castor, 1941); Mise en scène : Thierry Jahn. Interprétation, en alternance : Pauline Paris, Simon Bensa, Hervé Jouval et Joëlle Lüthi. « A l’approche de Noël, Michka, ours en peluche maltraité par sa jeune maîtresse, quitte la maison et part seul dans la neige. Après avoir découvert les joies mais aussi les difficultés de la liberté, il se met en quête d’une bonne action a faire. C’est alors qu’il rencontre le renne du père Noël, bien à la peine pour distribuer tous les cadeaux. Notre ami saura se rendre utile, mais à quel prix ? » Site du théâtre ici.

PRIX – Le Prix du Grand Chêne 2020 décerné par la municipalité de Bouzy la Forêt (Loiret) a été attribué à C’est mon arbre d’Olivier Tallec (Pastel, 2019), choisi entre quarante ouvrages envoyés par les éditeurs. Le jury était présidé par Maris Sellier. « J’adore cet arbre. C’est MON arbre, dit le bel écureuil roux. J’adore manger MES pommes de pin à l’ombre de MON arbre. C’est MON arbre et ce sont MES pommes de pin. Tout le monde doit savoir que ce sont MES pommes de pin et que c’est MON arbre. Que faudrait-il faire pour le protéger des autres ?  »

PARUTION – Vient de paraitre Le livre pour l’insertion et le refus de l’exclusion initié par l’association LIRE. « Face à l’accroissement des inégalités, les actions précoces et continues d’éveil culturel constituent, en particulier dans les quartiers où les injustices sociales sont les plus fortes, un des leviers majeurs pour un partage plus équitable du bien commun.  Le livre témoigne de 20 ans de lectures individualisées auprès de tout-petits et de leurs familles, à travers les voix croisées de professionnels de la petite enfance et de la culture, de spécialistes du développement de l’enfant. » Une vingtaine d’articles courts, très toniques dont ceux de Marie-Hélène Boll, Hélène Barreau, Olga Baudelot, Cécile Boulaire, Anaïs Vaugelade. Ères, 2020, 304 pages, 15,00 euros.

SALON – Le vingt-et-unième salon du livre pour la jeunesse Frissons à Bordères (Pyrénées-Atlantiques) des samedi 17 octobre et dimanche 18 octobre 2020 est annulé. Ne seront maintenues que les rencontres scolaires. Facebook de l’évènement ici.

TRADUCTION – La Bibliothèque internationale de la jeunesse (Internationale Jugendbibliothek) de Munich (Allemagne) annonce la parution de l’édition 2020 de The White Ravens, catalogue de propositions de traduction de livres pour enfants du monde entier : 200 titres, 56 pays, 36 langues. Pas de version papier cette année, mais possibilité de téléchargement ici.

PRIX – Les albums lauréats du prix T’as lu, ça t’a plu ? organisé, depuis 2013, par l’Agence livre, cinéma et audio-visuel en Nouvelle-Aquitaine (ALCA) et par la délégation de l’Union française des colonies de vacances (UFCV) de la Nouvelle-Aquitaine, ont été, comme les années précédentes, choisis par un jury de lecteurs de 6 à 10 ans habitant la région. Il s’agit de Nos chemins d’Irène Bonacina (Albin Michel jeunesse, 2019) et Clic et Cloc de Estelle Billon-Spagnol (Talents hauts, 2018).

ÉPIDÉMIE (201) – En 2020, Claude Clément fête ses quarante ans d’édition. « J’ai commencé à publier en 1980. À ce jour, cent cinquante ouvrages dans tous les domaines, sauf la bande dessinée : albums, documentaires, romans, théâtre, biographies, poésie. Pour fêter la chose, j’avais loué le Théâtre Lepic, au mois de mai, où j’aurais invité amis et professionnels, mais la Covid m’a forcée à annuler. » Prochains rendez-vous envisagés : en décembre prochain, à la médiathèque et à la Maison du Livre de Rodez. « Mais je crains que le renforcement des contraintes sanitaires, suite à la recrudescence des contaminations, ne finissent par nous en empêcher. »

REVUE – Le dossier thématique du numéro 175 de septembre 2020 de Lecture jeune est titré Expression orale : libérer la parole des jeunes. À noter particulièrement l’article introductif Parler d’oralité, c’est parler d’écriture signé Anne-Marie Chartier, agrégée de philosophie et docteure en sciences de l’éducation. Ce numéro : 14,00 euros; L’abonnement pour quatre numéros : 48,00 euros. C’est ici.

MONUMENT – Collodi, quartier de la commune de Pescia qui héberge le fameux Parco di Pinocchio, accueille, depuis le samedi 3 octobre 2020, une sculpture monumentale de la marionnette au long nez. L’œuvre, réalisée en bronze et en acier par le sculpteur Gabriel Diana, a été installée au centre d’un imposant rond-point, passage obligé quand on se rend, en famille, au parc de loisirs. Il y avait foule le jour de l’inauguration.

EXPOSITION – Le Centre de littérature de jeunesse de Bruxelles et la section belge francophone de l’Ibby proposent, du mercredi 14 octobre au samedi 31 octobre 2020, à la Maison de l’illustration Suzanne Lippens, 23 quai aux Pierres de Taille à Bruxelles (Belgique), l’exposition D’escales à Mère Magie consacrée à l’illustrateur Louis Joos. Inauguration le mardi 13 octobre 2020, à 18 heures, avec, à 19 heures, au CLJBxl, 8 rue du Frontispice 8, une conférence Quand les personnages de Louis Joos jouent à cache-cache avec le lecteur par Monique Malfait-Dohet. Informations complémentaires ici. à 18 heures, en présence de l’artiste. Informations complémentaires  à cette adresse.

REVUE – Le dossier thématique du numéro 225 de septembre 2020 de NVL la revue est consacré à l’usage des imagiers. Des articles signés Claudine Charamnac Stupar, Marie-Claude Javerzar, Catherine Formet-Jourde, Janie Coitit-Godfrey, Sarah Piazzo et Virginie Vardo-Coquoin et un entretien avec l’éditeur Thierry Magnier. Ce numéro : 14,50 euros. L’abonnement pour quatre numéros : 55,30 euros.

PARUTION – Vient de paraitre Jean-Michel Blanquer, l’Atttila des écoles de Pascal Bouchard, journaliste, docteur en sciences de l’éducation, anciennement producteur à France Culture, créateur de ToutEduc, site d’information des professionnels de l’éducation. L’ouvrage, fortement argumenté, décrypte pas à pas les idées pédagogiques du ministre – « un très curieux personnage qui emporte facilement l’adhésion parce qu’il est profondément convaincu de ce qu’il dit même quand il sait que c’est faux » – et celles de l’entourage qu’il s’est choisi, notamment le conseil scientifique. Une part du livre est consacrée à la lecture et aux pressions exercées sur les maîtres pour qu’ils adoptent tous la méthode d’apprentissage préconisée par le ministère. « Jean-Michel Blanquer comme toute une partie de la droite est convaincu des vertus de la méthode syllabique. Il a trouvé quelques psychologues du développement pour aller dans son sens et donner une argumentation scientifique à ce qui est purement idéologique. Le problème c’est que ces scientifiques sont sortis de leur domaine de compétences, multiplient les paralogismes et se plantent. Il est notable que les expérimentations anciennes, comme le programme Parler, ou nouvelles, comme Agir pour l’école ou encore les jeux de Johannes Christoph Ziegler, sont autant d’échecs. » (Pascal Bouchard). Éditions du Croquant, 2020, 200 pages, 12,00 euros.

RENCONTRES – Cécile Roumiguière nous écrit : « Cet automne, une bonne nouvelle : les voyages autour de mes livres ont repris, avec des lectures et des rencontres de l’Est au Sud. Et pour les cas où les rencontres “en vrai” sont impossibles, je présenterai les rencontres et ateliers à distance sur le site de Canopé, le mercredi 14 octobre 2020, de 17 heures 30 à 18 heures 30. » Pour s’inscrire et participer à cette présentation, c’est ici.

ÉPIDÉMIE (200) – Le Syndicat de la librairie française informe. « À la suite du classement de Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine–Saint-Denis et du Val-de-Marne en zones d’alerte maximale du fait d’une circulation active du virus, les préfets concernés ont pris des arrêtés pour préciser les mesures applicables notamment aux établissements recevant du public, dont les librairies font partie. » Ainsi donc :  les commerces autorisés à ouvrir, dont les librairies, dérogent à l’interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes, l’interdiction des rassemblements et réunions à caractère festif ou familial dans les établissements recevant du public (ERP) ne concerne pas les animations en librairies, l’obligation d’une jauge maximale correspondant à 4 m2  par client ne vise que les centres commerciaux et les grands magasins. De ce fait, seules les librairies situées dans un centre commercial ou celles des grands magasins sont concernées. Et, bien sûr, on n’oublie pas : port obligatoire du masque, mise à disposition de gel hydro-alcoolique, aération des locaux, désinfection des micros, distance d’un mètre entre les personnes. Le pot de fin de rencontre ? Ben non, plus de pot de fin de rencontre.

RÉSIDENCE – L’association Croq’livres accueille un·e illustrateur·trice pour une résidence de création d’une durée de deux mois, du lundi 22 mars au dimanche 23 mai 2021. « Ouverte à tou·te·s les illustrateur·trice·s ayant déjà publié à compte d’éditeur, cette résidence est l’occasion de se consacrer à un travail personnel dans un cadre propice à la concentration et à la contemplation, et de découvrir un territoire à la fois rural et très dynamique culturellement. Le·la résident·e sera logé·e au cœur de ce pays de lumière et de collines, à la Maison Picazio, sur le Rocher d’Ongles, hameau situé à 12 km de Forcalquier dans les Alpes de Haute-Provence. Permis de conduire fortement conseillé. » Durant sa résidence, le·la résident·e anime des ateliers pour le public scolaire et familial sur le territoire et participe à des rencontres avec des professionnels et des amateurs du livre jeunesse (70 % de temps de création personnelle et 30 % d’interventions, soit 6 jours par mois). Il ou elle reçoit une bourse d’aide à la création d’un montant brut de 4 000,00 € versés en droits d’auteur. Si le·la candidat·e retenu·e peut bénéficier d’une bourse du Centre national des lettres (CNL), celle-ci se substitue au montant versé en droits d’auteur. Le dossier devra parvenir au plus tard le jeudi 31 décembre 2020, par mail, à cette adresse, et par courrier postal, accompagné d’au moins un ouvrage édité, à l’adresse suivante : Croq’livres, Maison des métiers du livre, avenue de l’Observatoire, 04300 Forcalquier. Pour télécharger le dossier, c’est à partir de cette page.

EXPOSITION – La Maison des cultures et de la cohésion sociale de Molenbeek (Belgique) propose, du jeudi 8 au vendredi 23 octobre 2020, une exposition Petites formes et grandes histoires consacrée à Anne Crahay. « Depuis 2007, Anne Crahay a publié une trentaine d’albums jeunesse. Ses livres sont traduits dans le monde entier. Elle enseigne le dessin et l’illustration à l’ESA Saint-Luc de Liège et c’est sous la forme d’une exposition ludique et interactive que vous pourrez venir à la rencontre de son travail. » Mise en bouche de l’illustratrice : « J’aime les papiers, tous les papiers. Je les collectionne. J’aime les couleurs, les motifs et la typographie. J’aime les mots, comme ils s’installent dans la bouche. J’aime me perdre dans mes pensées. J’aime cette idée : quand je travaille, je joue. » Informations complémentaires à cette adresse.

REVUE – Paru récemment le numéro 86 de Citrouille (septembre 2020), revue des Librairies Sorcières dans lequel, en phase avec l’actualité, cinq libraires expriment leur vision d’avenir du métier. À signaler aussi trois pages de couvertures d’intemporels livres de fonds et des articles inspirés de rencontres avec Amandine Laprun, autrice et illustratrice, Marine Rivard, autrice et illustratrice, Antonin Atger, auteur, Olivier Delahaye, pour l’association Silence, on lit, et Elo, dessinatrice et bricoleuse. La rubrique « Dans les vitrines » recense de judicieux conseils de lecture. Numéro gratuit disponible dans le réseau de l’Association des librairies spécialisées jeunesse.

THÉÂTRE – Le spectacle Ah ! Ernesto, production du Théâtre de la Tëte Noire de Saran (Loiret) auquel le CRILJ apporte son soutien, est, au vue de son succès, toujours en diffusion. Adaptation et mise en scène : Patrice Douchet d’après l’album de Marguerite Duras et Katy Couprie paru en 2013 chez Thierry Magnier. Roger Wallez explique : « Ernesto est un enfant rebelle qui ne veut pas aller à l’école parce que, à l’école, on lui apprend des choses qu’il ne sait pas. Il rêve d’une liberté absolue qui fera advenir les savoirs par la force des choses. Le lieu scénique est d’une beauté exceptionnelle : un petit musée circulaire, façon cabinet de curiosités ; les deux comédiens évoluent sur le pourtour, dans une proximité qui prend à témoin et implique les spectateurs assis au centre. Patrice Douchet a construit le spectacle en onze séquences qui déclenchent le rire et l’émerveillement. Sidibe Koroutoumou et Arthur Fouache sont d’une précision stupéfiante dans la rythmique et la tonalité des voix. La parodie des témoignages enfantins et les jeux avec les chewing-gums sont proches de la virtuosité. » Le dossier détaillé du spectacle est ici, sur le site du théâtre. Voir aussi, dans le numéro 6 des « Cahiers du CRILJ » de novembre 2014 consacré au théâtre jeune public, les articles Les cheminements d’Ernesto (André Delobel) et Pourquoi mettre en scène Ah ! Ernesto ? (Patrice Douchet). Contact pour une prochaine programmation au 02 38 73 14.

CINÉMA – Chien Pourri, la vie à Paris, film d’animation franco-belgo-espagnol de Davy Durand, Vincent Patar et Stéphane Aubier, est en salle dès ce mercredi 7 octobre 2020. Le pitch : « Il était une fois un chien parisien, naïf et passionné appelé Chien Pourri. Avec Chaplapla, son fidèle compagnon de gouttière, Chien Pourri arpente les rues de Paris la truffe au vent. Peu importe les catastrophes qu’il provoque, Chien Pourri retombe toujours sur ses pattes ! Tant et si bien que les autres chiens commencent à trouver ça louche. » L’album original écrit par Colas Gutman et illustré par Marc Boutavant est paru à l’école des loisirs en 2015.

ÉPIDÉMIE (199) – Nicolas Gary s’interroge sur le site ActuaLitté : les restrictions sanitaires applicables à Paris et en proche banlieue étant ce qu’elles sont, les rencontres et les dédicaces sont-elles interdites en librairie ? Le Syndicat de la librairie française va vérifier. Un libraire parisien, sans attendre la réponse, lance une idée : « S’il suffit de ne pas être festif, nous rendrons les rencontres et dédicaces déprimantes en demandant aux clients de bien vouloir tirer la tronche. » Affaire à suivre.

APPEL À TEXTES – Le comité de lecture jeunesse des Écrivains Associés du Théâtre (EAT) annonce l’ouverture de son appel à textes jeunesse pour la saison 2020-21, pendant 24 heures, du 12 octobre 2020, à 12 heures, au 13 octobre 2020, à 11 heures 59. Cet appel s’adresse à toutes les autrices et auteurs de théâtre jeunesse, adhérents ou non de l’association. « Le comité sera particulièrement attentif à la théâtralité de l’écriture. Un texte manifestement non fini n’a aucune chance d’être sélectionné. Merci donc d’envoyer un texte dont vous estimez l’écriture achevée. De même, un texte manifestement non destiné à un public jeunesse sera écarté de la sélection finale. » Seuls les 100 premiers textes seront traités. Le détail du détail est ici.

EXPOSITION  – Depuis le vendredi 2 octobre et jusqu’au dimanche 8 novembre 2020, le musée-expos Etappenstall, 16 rue du Général de Gaulle à Erstein (Bas-Rhin) propose l’exposition La cuisine illustrée de Tomi Ungerer. Trois pôles : des illustrations pour des livres comme Le Géant de Zéralda (1967) ou La Cuisine alsacienne (1995), des projets publicitaires à l’instar de la campagne pour les conserves Bonduelle, des dessins-collages pour des ouvrages comme Horrible (1960), stigmatisation graphique de la mécanisation. « La transversalité assumée de cette exposition permet de mettre en avant, grâce à une approche originale et ludique de l’œuvre de Tomi Ungerer, les différentes techniques et les multiples registres employés par l’artiste tout au long de sa carrière. » Quatorze kakémonos et trente-trois dessins organisés par le Musée Tomi Ungerer de Strasbourg. Le Musée Electropolis de Mulhouse a prêté plus d’une vingtaine d’objets issus de la sphère domestique qui entrent en résonance avec les sujets traités par l’artiste, de la rôtissoire aux petits appareils de préparation culinaire en passant par le réfrigérateur américain des années 1950-60, clin d’œil aux années américaines de Tomi Ungerer, leur usage ou leur design faisant écho aux dessins. Conférence Tomi Ungerer graphic Art avec Thérèse Willer, conservatrice en chef du musée, le jeudi 8 octobre, à 19 heures. Informations complémentaires au 03 90 29 93 55.

PRIX – Les prix décernés par les lecteurs du Journal de Mickey ont été annoncés. L’incroyable voyage de Coyote Sunrise de Dan Gemeinhart (Pocket Jeunesse, 2020) reçoit le Grand prix roman et le tome 1 de la série « Lulu et Nelson » de Jean-Marie Omont, Aurélie Neyret et Charlotte Girard (Delcourt, 2019) celui du Grand prix BD.

PETITS SOUS – « Le prix d’un livre pour enfant constitue parfois un critère de choix non négligeable. Cette bibliographie propose 100 titres parus ces dernières années pour les enfants de 0 à 11 ans, et coûtant moins de 10,00 euros, à quelques petites exceptions près. Albums, romans, documentaires, poésie, BD, tous ont reçu un coup de cœur de la part des comités de lecture du Centre national de la littérature pour la jeunesse et permettent d’aller au-delà des traditionnelles éditions de poche. » C’est ici.

SOUTIEN – Le conseil d’administration du Centre national du livre (CNL) a, le vendredi 25 septembre 2020, votant le second volet de son plan de relance, acté une subvention exceptionnelle destinée à aider à la relance des maisons d’édition et une subvention exceptionnelle destinée à aider à la relance des librairies francophones à l’étranger. Les documents utiles aux éditeurs et aux librairies concernés sont disponibles ici. Un troisième document exigent des éditeurs qui seront bénéficiaires d’une aide de s’engager sur une série de bonnes pratiques car, si cela va sans dire, cela va encore mieux en le disant.

ÉPIDÉMIE (198)  – Le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême (Charente) programmé du jeudi 28 au dimanche 31 janvier 2020 n’aura pas lieu dans sa forme présentielle. Les organisateurs réfléchissent à un événement de type médiatique qui se déroulerait, aux mêmes dates, sur toute la France, dans les conditions de sécurité requises, tandis qu’un événement public pourrait avoir lieu au printemps 2021 (ou plus tard), étalé sur plusieurs semaines.

PARUTION – Vient de paraitre L’Internationale des républiques d’enfants (1939-1955) signé Samuel Boussion, Mathias Gardet et Martine Ruchat. « Au cours de la Seconde Guerre mondiale, des millions d’enfants, orphelins ou brutalement séparés de leurs parents, sont recueillis dans des camps ou villages d’enfants. Cette aide humanitaire se double d’une utopie pédagogique. Instituteurs, prêtres, médecins ou psychiatres fondent, dans l’urgence et le dénuement, des communautés largement inspirées de l’éducation nouvelle et de l’autogestion : des ‘républiques d’enfants’. De l’Italie à la Hongrie, en France comme en Allemagne, les enfants se muent en jeunes travailleurs, ils élisent gouvernements et tribunaux. Dans l’esprit internationaliste d’après-guerre, ces citoyens doivent contribuer au relèvement de l’Europe anéantie. Les auteurs ont défriché les archives pour tisser le récit vivant, incarné et parfois terrifiant de cet épisode méconnu. » Anamosa 2020, 80 pages, 26,00 euros. Janusz Korczak qui, en 1912, créera, à Varsovie, une république des enfants accueillant une centaine d’enfants juifs, a écrit plusieurs ouvrages pour jeunes lecteurs toujours disponibles.

REVUE – Le numéro 142 (septembre, octobre et novembre 2020) de LibbyLit que publie la section belge francophone de l’Ibby vient de paraitre : dossier d’une quinzaine de pages (avec interviews et bibliographie complète) à propos de l’autrice et illustratrice Anne Crahay, riches informations documentant l’actualité de la littérature pour la jeunesse (expositions, formations, revue de presse; etc), la part la plus copieuse étant toujours réservée aux recensions très précises de nouveautés. Site de la section ici.

REVUE – Le numéro 12 d’octobre-décembre 2020 de la revue Les arts dessinées alterne, comme pour chacune des parutions du périodique, articles très illustrés et actualités. Ce trimestre, la littérature jeunesse est à l’honneur avec des articles à propos dei illustrateurs Benjamin Lacombe, François Roca, Aurélia Grandin et du directeur artistique Gérard Lo Monaco, tous les quatre signés par Frédéric Bosser. Janine Kotwica est allé à la rencontre de Zaü, un copain. Blexbolex, cette fois, ce n’est pas pour les enfants. Il y a aussi deux pages recensant une petite vingtaine de nouveautés jeunesse. Ce numéro : 14,95 euros. Sommaire détaillé et conditions d’abonnement ici.

DISPARITION – Quino, scénariste et dessinateur de bande dessinée argentin, est décédé le mercredi 30 septembre 2020. Il avait 88 ans. Un oncle peintre et dessinateur publicitaire lui donne le goût du dessin alors qu’il n’a que trois ans. Dès ses 13 ans, il fréquente l’école des Beaux-Arts de Mendoza, mais, « lassé de dessiner des amphores et des plâtres », il arrête ses études quatre ans plus tard, ne pensant plus qu’à devenir illustrateur d’humour. Il s’essaie à la bande dessinée muette, espérant beaucoup de Buenos Aires, capitale du pays. Il en revient bredouille et déçu. Quino connaît alors trois années de disette, jusqu’à ce que l’hebdomadaire Esto Es, en 1954, le publie. « Je dessinais très mal. » Son premier livre, Mundo Quino (Le monde de Quino) paraît en 1963. Y aurait-il eu Mafalda si, un an plus tôt, une marque d’électroménager, Mansfield, ne l’avait contacté pour une campagne de publicité ? La campagne ne se fit pas mais Quino reprend le personnage (et les huit bandes déjà réalisées) à la demande de Julian Delgado, secrétaire de rédaction à Primera Plana. Il enchaine alors strip sur strip, de 1964 à 1973, puis abandonne Mafalda, ne la redessinant que pour soutenir des organismes ou des associations comme Amnesty International ou l’Unicef. « Je ne voulais pas que Mafalda devienne une de ces bandes dessinées que les gens lisent par habitude, ce qui n’a aucun sens. De plus, faire un strip n’est pas la même chose que faire une BD traditionnelle. Il s’agit d’un travail très routinier, je me sentais un peu limité. Il faut dessiner toujours les mêmes personnages et toujours dans les mêmes proportions. C’est comme si un menuisier devait toujours tailler la même table. Moi, je voulais aussi faire des portes, des chaises et des banquettes. » Il se consacre alors à une œuvre de dessinateur d’humour moins connue que la série « Mafalda » mettant en scène des personnages médiocres à la stupidité universelle. Les livres de Quino ont été traduits dans plus de vingt langues et dialectes dont l’arménien, le bulgare, l’hébreu, le polonais et le guarani. Première série d’animation pour la télévision argentine en 1975, soit cinquante-deux épisodes réalisés par Carlos Márquez dont certains seront, en 1981, remontés en long-métrage, deuxième série adaptant 104 histoires, en 1995, réalisée par Juan Padron en collaboration étroite avec le dessinateur. Imposant merchandising, de la figurine au tee-shirt. « Mafalda, dit la dessinatrice Pénélope Bagieu, c’était la Greta Thunberg de l’époque. » Le rapprochement est permis puisque la gamine, quatre, six ou huit ans, selon les avis, bouille ronde et nœud rouge dans d’épais cheveux noirs, a du caractère et elle témoigne, en révolte contre le monde des adultes, d’une acuité politique (et d’un pessimisme) peu commun à son âge. Mafalda fera une apparition dans Charlie Mensuel en 1971 et 1972 et sera, à la même époque, publiée par Jean-Claude Lattès. L’Espagne de Franco la réservera aux adultes. Selon l’écrivain italien Umberto Eco (qui a écrit la préface de l’intégrale spécial 50 ans publiée par Glénat, éditeur actuel de Quino), Mafalda représente l’incarnation d’un droit universel, celui de « rester une petite fille qui ne veut pas assumer l’univers frelaté de ses parents. » Bon à savoir aussi : Mafalda déteste la soupe et elle raffole des meringues et des Beatles. Quino se raconte : « J’ai rencontré Sempé en 1968. […] Nous nous voulions des résistants de l’humour absurde. Nous sommes nés le même jour de la même année [ce qui est faux à un mois près] et nous avons publié notre premier ouvrage en même temps. En fait, je le considère un peu comme un frère d’encre. » Parmi plusieurs décorations que reçut Quino de mains françaises, citons celle que lui remit Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, le lundi 3 décembre 2012, au Salon du livre et de la jeunesse en Seine-Saint-Denis.

PARUTION – Centenaire oblige, semble-t-il, et puisque Boris Vian a aussi composé pour les enfants, voici Cha cha cha du loup, chanson inédite écrite en 1958, mise en images ici par Élisa Géhin. C’est joyeux dans une manière faux dessins d’enfants assumée. « Nous n’irons pas dans le bois/Puisque le loup n’y est pas/Nous n’irons pas dans la rue/Puisque le loup n’y est plus/Nous n’irons pas dans les prés/Puisque le loup n’y est jamais/Mais si vous voulez voir le loup/Venez, venez, rentrons chez nous. » C’est en collection « Petite enfance », mais rien n’empêche d’offrir aux seniors.

ÉPIDÉMIE (198) – Hélène Weis nous informe : « En raison d’une rentrée difficile et des retards divers causés par la pandémie, l’appel à contributions pour le numéro 16 de la revue Strenae ‘Littérature de jeunesse et école primaire’ est repoussé au 30 octobre prochain. S’il vous avait échappé, n’hésitez pas à le lire. Il est ici. Vous y trouverez une problématique unifiée et des questions spécifiques qui attendent encore quelques réponses particulières : lectures de séries, transversalité des apprentissages, idéologies, censures. etc. »

RENCONTRE – La librairie Lib’enfant, 48 rue Colbert à Tours (Indre et Loire) donne carte blanche aux éditions Hélium, le jeudi 8 octobre 2020, avec la participation de Sophie Giraud, éditrice et fondatrice de la maison, Delphine Perret, auteure-illustratrice et Didier Cornille auteur-illustrateur. « Comme chaque année, c’est l’occasion pour nous de vous faire découvrir l’univers d’un éditeur que l’on affectionne tout particulièrement. » Cette journée est offerte par la librairie, sur inscription à cette adresse.

DISCOURS D’ÉDITEUR – Mis en ligne en avril 2020, l’article Le discours d’éditeurs français d’albums pour la jeunesse de la fin des années 1960 signé Cécile Vergez-Sans, maitresse de conférences à l’université d’Aix-Marseille, initialement paru dans la revue Mémoires du livre/Studies in Book Culture (volume 10, numéro 2, printemps 2019) que publie le Groupe de recherches et d’études sur le livre au Québec, s’intéresse à une période cruciale de recomposition du paysage éditorial et de reconfiguration des institutions de l’enfance. « Quelle peut être la légitimité de ces discours dans le champ littéraire alors que les œuvres pour enfants sont traditionnellement considérées comme mineures ? L’analyse des catalogues d’éditeurs montre que l’existence même d’un discours ne va pas de soi. Le discours constitue une stratégie de récents éditeurs innovants. L’étude monographique de l’un d’entre eux, François Ruy-Vidal, permet de découvrir les multiples fonctions du discours, didactique, littéraire, politique, mais aussi les limites du dicible et les risques du discours. » C’est ici.

ANNIVERSAIRE – Yoko Tsuno, ingénieure en électronique, pilote d’hélicoptères, ceinture noire d’aïkido, personnage scénarisé et dessiné par Roger Leloup, fit sa première apparition dans le journal Spirou le 24 septembre 1970, six mois avant Natacha, à une époque où les personnages féminins n’ont pas de série à leur nom dans la bande dessinée. Elle a donc cinquante ans. D’abord héroïne de courts récits, Yoko Tsuno, fort bien accueillie par  les lecteurs, devient personnage d’album avec Le Trio de l’étrange (Dupuis, 1972) dont la prépublication s’étala du numéro 1726 au numéro 1742 du journal. Vingt-neuvième album et dernier paru à ce jour : Anges et Faucons en 2019.

SALON – La trente-quatrième édition du Salon du livre pour la jeunesse de Troyes (Aube) se déroulera bien du jeudi 8 au dimanche 11 octobre 2020, mais il adoptera un dispositif inédit autour de trois axes : maintien des rencontres scolaires qui auront lieu directement dans les établissements champardennais, mise en place de rencontres, ateliers pour le grand public et pour les professionnels et de dédicaces dans tout le département (médiathèques, librairies indépendantes, etc), volet numérique avec les coups de cœur du salon et des retransmissions en direct ou en podcast. Cette solution permettra de proposer à notre public un événement festif et de belles rencontres avec les vingt-six auteurs qui ont répondu présents tout en évitant les rassemblements importants. Précisions à venir sur le site de Lecture Loisirs, association organisatrice.

EXPOSITION – La Médiathèque Françoise Sagan, 8 rue Léon Schwartzenberg à Paris,  propose, du vendredi 2 au samedi 31 octobre 2020. dans le cadre de Formula Bula, une exposition  Miniatures : le disque pour enfants en France (1950-1990) conçue à partir des collections de l’Heure joyeuse, par Radio Minus et l’Articho, explorant le Fonds patrimonial Heure Joyeuse. “Dans la France des Trente Glorieuses, l’industrie phonographique est en plein essor. Le disque pour enfants connaît alors un âge d’or qui reflète l’évolution des formes musicales et des conceptions pédagogiques de son temps. Chansons, disques éducatifs, fictions sonores ou bandes originales des programmes jeunesse, témoignent des enjeux et questionnements nouveaux qui entourent le monde l’enfance. Tout en rendant compte de la diversité de cette production sur le plan graphique et sonore, l’exposition interroge la démarche de ses acteurs. Se concentrant sur les propositions les plus atypiques, voire radicales, elle reconstitue en parallèle l’histoire encore méconnue de ce secteur à part de l’édition discographique. Se présentant initialement sous la forme d’un accrochage de pochettes, l’exposition sera agrémentée d’un important volet sonore, documentaire et rédactionnel.” Informations complémentaires au 01 53 24 69 70.

PRIX – Jean-Ludovic Blanchon, Tessa Corsac, Véronique Foz, Delphine Gosset, Marie Le Cuziat, Lucie Le Moine, Frédérick Modeste, Luce Perez-Tejedor, Aodez S. Bora, Florentine Schroll, Thierry Soulard et Frédérique Trigodet sont les lauréats du (troisième) concours de nouvelles émergences ! organisé par la Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse et qui était ouvert à tous les auteurs et toutes les autrices débutant·es ou en voie de professionnalisation. Les lauréats bénéficieront d’une relecture de leurs textes et d’un accompagnement à la réécriture par les auteur-rices Anne-Gaëlle Balpe, Alexandre Chardin, Yves Grevet, Christophe Mauri, Naïma Murail-Zimmermann et Coline Pierré, d’un parcours de formation, de l’édition d‘un recueil réunissant les nouvelles lauréates  assortie d’une rémunération de 500,00 euros et de rencontres privilégiées avec des éditeurs pendant le salon du livre de Montreuil.

EXPOSITION – Le Centre André François, centre régional de ressources sur l’album et l’illustration, 70 rue Aimé Dennel à Margny-lès-Compiègne (Oise), propose, du mercredi 29 septembre au samedi 28 novembre 2020, un nouvel accrochage. « L’exposition intitulée Tous en scène ! présente le travail graphique et plastique d’André François pour les arts de la scène, en particulier le théâtre et la danse. Polichinelle, Mère Ubu, Arlequin… Venez découvrir les figures qui peuplent l’univers théâtral de cet artiste hors pair, ses dessins de décors pour Gene Kelly, Ionesco et Roland Petit, ou encore ses affiches de spectacle et son mystérieux comédien à la rose. » Vernissage le samedi 3 octobre en présence de Janine Kotwica, spécialiste de l’œuvre d’André François co-commissaire de l’exposition et auteure du catalogue. Janine Kotwica proposera également une conférence le lundi 9 novembre. « Le spectacle a toujours été, pour André François, une source vive d’inspiration qui a inondé généreusement ses créations graphiques et plastiques. On connaît son amour du cinéma et son addiction au monde circassien, mais on sait un peu moins qu’il a aussi beaucoup aimé travailler pour le théâtre et la danse où il a collaboré avec quelques-uns des plus grands dramaturges et chorégraphes anglais et français du XXe siècle. Sa contribution aux arts de la scène fut jubilatoire. » (Janine Kotwica). Informations complémentaires à cette adresse.

ÉPIDÉMIE (197) – L’Office fédéral de la culture suisse considère que « l’impression et l’édition de livres, le commerce des livres ainsi que les bibliothèques et les archives  » ne sont pas éligibles aux aides fédérales mises en place dans le cadre de la crise sanitaire actuelle. Raison pour laquelle La joie de lire s’adresse à ses lecteurs (et à leurs parents) en créant Le Cercle des hiboux, club proposant plusieurs formules d’abonnements. « S’abonner au Cercle des hiboux est un acte politique, un engagement culturel, un soutien à notre maison d’édition qui, depuis plus de trente ans, ouvre des chemins de lecture à un public qui ne demande qu’à être abreuvé d’histoires, d’images, de rire et de vérité. » Pour donner suite, c’est ici.

INCERTITUDES – A Montreuil, on se pose des questions et on tente de trouver des solutions car, comme l’exprime Sylvie Vassalo, directrice du Salon du livre et de la presse jeunesse (SLPJ) : « Ça se complique, mais ça peut aussi se simplifier. » Le point fin septembre : le Salon du livre jeunesse 2020 aura lieu, du 2 au 7 décembre 2020, sous trois formes concomitantes : une partie dans les deux halles, stands en moins grand nombre avec signatures maintenues, la grande exposition étant installée en extérieur, une partie hors les murs (performances, rencontres, présentation des prix, coins-lecture, etc.) « dans des centaines de librairies, bibliothèques, écoles et centre sociaux, aux quatre coins du pays » et, en partenariat avec la chaîne ViàGrandParis, six jours de rendez-vous, de débats, de coups de cœur, de portraits d’artistes, d’animations littéraires, en direct, de 10 heures à 17 heures, puis en replay. Affaire à suivre de près. Site du salon ici.

FORMATION – L’université de Liège, en partenariat avec la Haute École Charlemagne, ouvre la cinquième session de son MOOC Il était une fois la littérature jeunesse sur la plateforme Edx jobs@skills. Cette session (qui débute le mardi 1ier octobre 2020 et s’arrête le dimanche 5 septembre 2021) se déroule en mode à votre rythme (self-paced) et tous les modules sont disponibles dès le démarrage : des vidéos, des analyses, des quiz, des exercices pratiques autour des romans, des albums, des maisons d’édition, des auteurs, des livres numériques, des fan-fiction (et objets dérivés) de la littérature jeunesse. Ce cours s’adresse aux professionnels du livre, mais également aux étudiants et à toute personne intéressée par l’univers du livre jeunesse. Il permet d’obtenir une attestation de réussite, payante (80,00 euros), pour celles et ceux qui auront obtenu une note moyenne de 50% sur l’ensemble des activités certificatives et réussi avec succès un examen final composé de 80 questions fermées. Adresse d’inscription ici. Contact à l’université : Véronique Fettweis.

ÉLECTIONS – Marion Jablonski, directrice des départements Jeunesse et Bande dessinée chez Albin Michel a eté élue, le lundi 21 septembre 2020, présidente du Groupe Jeunesse du Syndicat national de l’édition (SNE), pour un mandat de deux ans. Elle succède à Thierry Magnier qui devient vice-président. « Continuer à lutter pour une médiatisation et une reconnaissance plus grande des ouvrages jeunesse dans le champ culturel, poursuivre des actions positives comme Les petits champions de la lecture, écouter les libraires qui sont indiscutablement les meilleurs défenseurs de nos livres, renforcer le lien avec les médiathèques dans les contacts avec le jeune public et le monde enseignant, sont des projets collectifs que nous mènerons ensemble. Pour vous représenter mieux encore, nous avons décidé de constituer un binôme pour présider le groupe jeunesse et ainsi poursuivre et développer les actions initiées ces dernières années . » (Marion Jablonski et Thierry Magnier). Page dédiée ici.

EXPOSITION – La bibliothèque municipale de Fresnes, 26 rue Maurice Ténine, présente, du samedi 26 septembre au jeudi 15 octobre 2020, en partenariat avec le Conseil Départemental du Val-de-Marne, l’exposition Les choses qui s’en vont consacrée à Beatrice Alemagna. « Avec une inventivité graphique sans cesse renouvelée et des illustrations tantôt tendres, tantôt drôles, toujours intrigantes, Beatrice Alemagna évoque tous ces mouvements de l’existence auxquels est confronté un enfant qui grandit, et qui disparaissent, parfois pour toujours. À chaque page, on soulève un calque et une transformation s’opère sur l’image pour mettre en évidence ces « choses » qui s’évanouissent. Ces états éphémères, finalement, nous parlent en réalité d’une chose immuable, solide et perpétuelle : l’amour d’un parent pour son enfant.  Un livre d’artiste pour tous où les images se transforment en tournant des pages de calque et qui illustre, avec une grande sensibilité, les mouvements de la vie. » Les choses qui s’en vont est l’album de naissance 2020 offert aux nouveaux-nés du département du Val-de-Marne. Entrée libre. Information complémentaires à cette adresse.

HONNÊTE PROPOSITION – L’imagier vagabond qui prêtera à la Médiathèque du Val d’Auron de Bourges (Cher), au premier semestre 2021, sa (nouvelle) exposition La folle histoire des plantes d’après le livre du même nom écrit par Sandrine Boucher et illustré par Matthieu Ferrand (Terre vivante, 2019) propose qu’une ou plusieurs structures de la Région Centre viennent s’ajouter pour que s’organise un circuit permettant « à chacune de faire une importante économie d’échelle sur les coûts de transport inter-régionaux qui seront, de fait, partagés. » Le lien vers la page consacrée à l’exposition est ici et les informations complémentaires sont à demander à Virginie Mansot, à cette adresse.

FORMATION – L‘Agence quand les livres relient organise, le vendredi 2 octobre 2020, dans l’auditorium de l’Auberge de jeunesse HI Y. Robert, 20 esplanade Nathalie Sarraute à Paris, une journée de rencontre et de réflexion, Babil-Babel (IV) : Lire, traduire, interpréter. « Depuis plus de tdrente ans, nous partageons la lecture d’albums littéraires avec les moins de trois ans et leurs familles, mais aussi avec des enfants moins jeunes, des adolescents et des adultes de toutes origines. Jour après jour, petits et grands font du sens entre langues, textes et images. Nous tissons ensemble des mondes où hypothèses, questions, émotions, savoirs et horizons prennent le temps nécessaire en interprétant, au double sens du mot, leurs sources singulières. Finalement, ne sommes-nous pas tous, quelque peu, les auteurs et les traducteurs des livres avec ou sans images qui étayent nos destins ? » Avec les interventions de Valérie Zenatti, auteure et traductrice, Yvanne Chenouf, spécialiste de littérature jeunesse, Christian Bruel, éditeur, auteur et formateur en littérature de jeunesse, Ofelia Garcia, professeure d’éducation urbaine et de littérature hispanique et luso-brésilienne, spécialiste des questions d’éducation bilingue et de translanguaging, Christine Hélot, sociolinguiste spécialiste des questions de bi/multilinguisme, Mathilde Chèvre, auteure-illustratrice, directrice des éditions Le port a jauni, Carole Chaix, illustratrice, ainsi que Marianne Eshet pour la Fondation SNCF et Marie Nicole Rubio pour Le Furet. Animation de la journée assurée par Dominique Rateau, présidente de l’Agence. Programme complet ici. Page d’inscription .

PARUTION – Vient de paraitre La littérature de jeunesse en classe de langue : pour une pédagogie de la créativité par Christèle Maizonniaux, enseignante-chercheuse en didactique des langues/ linguistique appliquée (domaine FLE) en contexte universitaire australien. « Les étudiants et enseignants en langues étrangères ont souvent le désir d’appuyer leurs démarches sur les albums, récits illustrés et autres ouvrages de la littérature de jeunesse contemporaine. Ils trouveront ici de multiples pistes pédagogiques pour le faire. Les chercheurs pourront également y puiser matière pour nourrir leur réflexion. L’approche est centrée sur l’écriture créative. Une telle démarche, modulable dans d’autres contextes éducatifs et pour diverses langues, permet de faire une place au lecteur et à ses affects et de construire des savoirs sur les plans linguistiques, littéraires et culturels. Le livre propose en outre une réflexion sur les apports de l’image et du texte-image, ainsi que sur l’évaluation des écrits créatifs dans l’enseignement des langues. » UGA éditions, 2020, 250 pages, 25,00 euros.

RENCONTRE – La librairie Lib’enfant, 48 rue Colbert à Tours (Indre et Loire), reçoit  Olivier Tallec le  samedi 26 septembre 2020, de 15 heures à 18 heures, à l’occasion de la sortie de son album Un peu beaucoup (Pastel, 2020)

EXPOSITION – L’exposition Lumières intérieures présentée par la galerie Huberty & Breyne, 36 avenue Matignon à Paris, propose, du vendredi 25 septembre au samedi 17 octobre 2020, une série de portraits de figures féminines évoquant James Ellroy, Alfred Hitchcok, Edward Hopper ou David Lynch. « Ces femmes évoluent ainsi dans des décors de chambres d’hôtels, souvent assombries, ou alanguies comme des divas sur un sofa. Des images troublantes de sensualité où le naturalisme l’emporte. On devine ainsi la fragilité de leur peau, le modelé de leurs lèvres, avec une mise en avant de nombreux détails qui laissent au spectateur le choix d’imaginer la vie de ces femmes mystérieuses et seules. » Rien à voir avec la littérature pour la jeunesse. Le dernier album pour les enfants signé François Roca illustrait la réécriture par Charlotte Moundlic du conte de Blanche-Neige (Albin Michel, 2019).

EXPOSITION – Le Musée de poche, 41 rue de la Fontaine au Roi à Paris, propose, du jeudi 24 septembre au vendredi 30 octobre 2020, une exposition Mon atlas, promenade autour du monde donnant à voir des illustrations originales de Steffie Brocoli pour le livre de Sandrine Le Guen portant le même titre (Larousse Jeunesse,.2020. « A défaut d’avoir voyagé cet été, le Musée de poche vous invite à faire le tout du monde à la rentrée ! Avec ses illustrations fraîches et pétillantes, Steffie Brocoli réinvente le traditionnel atlas en suivant le parcours du jeune Antoine, passionné d’insectes et de botanique. Le principe est simple, une double page pour présenter un pays, à travers ses grandes figures, ses monuments, sa biodiversité mais aussi ses curiosités. C’est parfait pour notre illustratrice voyageuse, avide d’arts et traditions populaires glanés aux quatre coins du globe qui mélangera dans cette exposition : ses illustrations, ses productions artisanales (céramique, tapisserie) mais aussi ses souvenirs chéris. » Site du musée ici.

PARUTION – Le jeudi 24 septembre 2020 parait Le P’tit Colas en normaund, version régionale de six des histoires écrites par René Goscinny. Pas moins de quatre spécialistes de la langue normande pour la traduction : Alain Bavay, Joël Hallet, Jean-Pierre Montreuil et Guy Pichon. « Le normand est une langue d’oïl […] dont le territoire s’étend de Dieppe à Alençon et d’Évreux à Cherbourg. Comme pour nombre de langues en France, il existe des variantes. En dépit de cette pluralité, les Normands se comprennent fort bien, que ce soit les Cauchois, les Jersiais ou les Cotentinois. Pour cette traduction, il a fallu choisir. Le livre est rédigé en cotentinois, accessible à tous les Normands. » Le livre sera préfacé par Anne Goscinny, fille de l’auteur, Hervé Morin, président de la Région Normandie, et Édouard de Lamaze, conseiller régional de Normandie. IMAV éditions, 2020, 160 pages, 15,00 euros. Anne Goscinny déclare volontiers souhaiter publier les aventures du célébrissime écolier dans soixante-quinze langues régionales.

DISPARITION – Sam McBratney, auteur de livres pour enfants, de romans, de nouvelles et de pièces radiophoniques, est décédé le 18 septembre 2020. Il avait 77 ans. Originaire de Belfast (Irlande), diplômé du Trinity College de Dublin, Sam McBratney fut professeur d’histoire en école primaire, en collège et en lycée, de 1970 à 1990, date à laquelle il prend une retraite anticipée pour se concentrer sur l’écriture. Il avait déjà, à cette date, écrit vingt-trois romans destinés aux jeunes adultes. Le premier, Mark Time (Abelard-Schuman, 1976), semi-autobiographique, était, dit son auteur, « une histoire d’amour pré-pubertaire. » C’est son éditeur qui lui suggèrera d’écrire un texte pouvant être publié en album. « J’ai pensé à un fragment d’idée que j’avais utilisée dans un livre précédent. J’aimais vraiment cet épisode qui ferait, pensais-je, un joli livre d’images. » Ce sera Guess How Much I Love You, illustré à l’aquarelle par Anita Jeram et que publie Walker Books en 1994. Ce déroulé de surenchères qui devient « livre du soir » dans d’innombrables familles a été vendu à près de 50 millions d’exemplaires et traduit en 57 langues. En France, Devine combien je t’aime, chez Pastel, en 1994. L’ouvrage qui reçoit de nombreux prix  inspirera une émission de télévision, une pièce de théâtre, des produits dérivés dont des peluches « ultra douces pour accompagner les enfants au quotidien. » Dans la culture anglo-saxonne, la phrase « I love you to the moon and back » est devenue culte et elle est connue même de ceux qui n’auraient jamais lu l’album. « Ce n »était pourtant, dit l’écrivain, qu »une petite histoire légère. » Il est dit que le livre est aussi lu lors de mariages. »Sam McBratney était un être humain profondément charmant. On pouvait reconnaître sa voix dans l’instant et il était un maître des mots exceptionnellement talentueux. Il savait toujours exactement ce que les enfants aimeraient le plus entendre. Étonnamment humble, il était aussi un conteur hilarant et un excellent compagnon. » (Karen Lotz, directrice générale de Walker Books Group). Une suite de Guess How Much I Love You est programmée chez Candlewick  pour le mardi 29 septembre 2020 et il n’est pas hasardeux de penser que Will You Be My Friend? sera publié, dans quelques mois, chez Pastel.

TOUS EN FRESQUE – Fin mars 2020, l’illustratrice Nathalie Novi avait lancé un chiche :  « Nous confinions, tous déconfits, chacun chez soi, loin de nous tous. Un matin, habitée d’une idée un peu folle, je vous ai interpelé·e·s avec un drôle de chiche. Chiche qu’avec mes camarades illustrateurs-illustratrices nous dessinions chacun·e notre exquis portrait de famille, chiche que des auteur-e-s invité-e-s par Cécile Roumiguière réalisent un long cadavre exquis. Chiche que vous, néophytes de tous poils, acceptiez de réaliser des éléments poétiques selon une charte bien précise. » Vingt-deux illustratrices et illustrateurs parmi lesquels François Place, Christophe Renoux, Catherine Louis, Cécile Gambini, Joanna Concejo, et quarante-trois autrices et auteurs jeunesse dont Cécile Roumiguière, Martin Page et Susie Morgenstern ont répondu positivement et ont participé à la réalisation d’une fresque de portraits sur papier kraft. Ils ont représenté leur famille sur un format de un mètre de haut traversé par un fil rouge qui passe d’œuvre en œuvre à la hauteur fort précise de trente-huit centimètres. Carole Chaix a peint les mots du cadavre exquis orchestré par Cécile Roumiguière, puis la fresque s’est ornementée d’éléments poétiques que les « néophytes » ont ramassé dans leur jardin. Le Musée de l’illustration jeunesse (mij), 26 rue Voltaire à Moulins (Allier), accueille actuellement la fresque qui, inaugurée le samedi 19 septembre, partira en voyage à partir du 4 octobre. Renseignements complémentaires ici auprès de Nathalie Novi.

EXPOSITION – L’Institut suédois, 11 rue Payenne à Paris, présente, avec le soutien de l’Ambassade de Suède en France, depuis le samedi 19 septembre et jusqu’au dimanche 4 octobre 2020, l’exposition Félicitations Fifi ! « Fifi Brindacier, la fille la plus forte du monde et l’icône de la littérature jeunesse suédoise, fête ses 75 ans cette année. En effet, le premier livre de Fifi est paru pour la première fois en 1945, mais la fillette aimée par des générations d’enfants depuis, a, elle, toujours 9 ans. Pour célébrer cet anniversaire, l’Institut suédois vous propose de partager en famille un petit bout de son univers. Venez découvrir les aventures de Fifi et de ses amis le singe et le cheval au sein de notre coin lecture agrémenté de quelques déguisements. » Page dédiée lecture agrémenté de quelques déguisements. » Page dédiée ici.

PROJET – Tout au long de l’année 2020-2021, la médiathèque intercommunale de La Fouillade, bâtiment Interactis, chemin de Treize-Pierres à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron) proposera, en partenariat avec la Médiathèque départementale, plusieurs rencontres autour de la thématique « Habiter ». Le mercredi 23 septembre 2020, de 10 heures à 12 heures, ce sera le premier rendez-vous  avec l’accueil de l’auteur pour la jeunesse Thomas Scotto pour un atelier d’écriture et de dessin à destination d’enfants de 7 à 11 ans à partir de son album Dans ma maison (La Maison en carton, 2010). « Dans ma maison » évoque toutes les maisons. La maison où l’on vit, la maison de vacances, la maison imaginaire, la cabane maison. La maison est un lieu de souvenirs, de rêves, d’émotions. Ce livre est une visite découverte de maisons imaginées par soixante-seize personnalités de l’illustration et accompagnées de courts textes, sortes de petites annonces poétiques et sensibles. » Quinze inscriptions possibles. Informations à cette adresse.

DISPARITION – Roger Carel, comédien pour le théâtre, pour le cinéma et pour la télévision, est décédé le vendredi 11 septembre 2020. Il avait 93 ans. Il doit sa présence sur ce site à une activité dont il était devenu un spécialiste réputé, le doublage. Première « incarnation vocale » : Milou dans L’Affaire Tournesol, téléfilm d’animation adapté d’Hergé, en 1964, par le réalisateur belge Ray Goossens. Les enfants, sans le savoir, ont beaucoup entendu Roger Carel puisqu’il fut aussi la voix française d’Alf, de Mister Magoo, de Fred Pierrafeu, de Kermit la grenouille (dans Le Muppet Show), du robot C3-PO (dans Star Wars), d’Astérix grâce à René Goscinny qui ne voulait personne d’autre. Il doubla quarante personnages dans des productions Walt Disney (Mickey Mouse à partir des années 1970, Jiminy Cricket dans le doublage de 1975 de Pinocchio, le chat de Cheshire dans le doublage de 1974 de Alice au pays des Merveilles, le serpent Kaa dans Le Livre de la Jungle (1967), Winnie l’ourson, Coco Lapin et Porcinet, entre 1966 et 2010, trois voix pour trois personnages). Il fut la voix de Maestro et celles de près du tiers des autres personnages dans la série télévisée « Il était une fois… l’Homme » (Albert Barillé, 1978-1979). Côté cinéma live, il doubla Oliver Hardy (pour des rééditions de Bons pour le service, James W. Horne, 1935, et de Fantômes déchaînés, Alfred L. Werker, 1942), Jack Lemmon (Certains l’aiment chaud, Billy Wilder, 1959), Peter Sellers (La Panthère rose, Blake Edwards, 1963, et Docteur Folamour, Stanley Kubrick, 1964), Charlie Chaplin (pour Le dictateur, en 1967, à la demande expresse du réalisateur) et des dizaines et dizaines d’autres acteurs jusqu’à sa retraite en 2014. À la télévision, il fut la voix de David Suchet dans les douze saisons de la série britannique « Hercule Poirot » (1989-2003). Il a aussi raconté, en 2004, pour un CD paru chez Gallimard jeunesse, avec Michel Galabru et Perrette Pradier, Le loup et L’éléphant, deux des Contes bleus du chat perché de Marcel Aymé. Roger Carel qui, dans sa jeunesse, fit un bref passage dans un séminaire puis à l’École centrale d’électricité, refusa, à deux reprises, d’entrer à la Comédie française. Il reçut, en 2012, le Prix Henri-Langlois dans la catégorie doublage. « Être doubleur, c’est le contraire du métier d’acteur. Vous devez oublier ce que vous savez faire. Il n’est pas question, comme au théâtre ou au cinéma, de mettre un rôle à votre mesure. Vous devez reproduire honnêtement le travail d’un autre. J’ai toujours pris cela comme un jeu. » Avant de vous débarrasser des livres-disques de votre jeunesse, allez vérifier si on n’y entend pas Roger Carel. Dans Boucle d’Or chez Papa ours, Maman ours et Ourson mignon (Disneyland LLP-315 F), en 1975, c’est lui qui raconte.

CONCOURS – Le Conseil départemental de La Réunion organise un concours de création littéraire afin de sélectionner l’album qui sera offert aux bébés nés en 2020 à La Réunion dans le cadre de l’opération Premières Pages. Le lauréat recevra une récompense de 5000,00 euros et son ouvrage sera publié par le Conseil départemental. Date limite pour le dépôt du projet : lundi 30 novembre 2020. Le règlement est ici et la fiche d’inscription est .

SALON – La vingt-huitième Fête du Livre de Merlieux et Fouquerolles, c’est le dimanche 27 septembre 2020. « Après une semaine d’animations scolaires et de rencontres en bibliothèques, Merlieux accueille le dimanche la plus grande librairie en plein air de l’Aisne, avec une cinquantaine d’auteurs en dédicaces sur les pôles libraires et une centaine d’exposants en livres neufs et d’occasion dans les rues. De nombreuses animations pour toute la famille seront également proposées dans le but de favoriser l’accès au livre pour tous en milieu rural. » Côté jeunesse : Rémi Courgeon, Claudine Desmarteau, Praline Gay-Para, Maria Jalibert, Nicolas Jolivot, Frédéric Marais, Clémence Sabbagh et Clémentine Sourdais. Quand il ne pleut pas, c’est un vrai plaisir. Le site est ici.

INITIATIVE – « Lorsqu’il s’agit de faire découvrir aux enfants les plaisirs de la lecture, McDonald’s ne manque jamais d’imagination. En septembre, une nouvelle initiative voit le jour dans tous les restaurants de France : Les Mercredis à lire. Une action qui vient compléter l’engagement de McDonald’s en faveur de l’accès à la lecture pour les plus jeunes. »  Le premier mercredi de chaque mois, pour l’achat d’un menu Happy Meal, en plus du jouet ou du livre déjà contenu dans la boîte, est offert un album de littérature pour la jeunesse, édité dans le cadre de cette initiative. « Choisir le livre du mois est un défi que les équipes McDonald’s prennent très au sérieux. Pour mener à bien cette mission, un comité les sélectionne parmi un panel de livres publiés par des maisons d’édition françaises. Les critères ? Diversité et richesse des histoires, multiplicité des éditeurs, illustrations qui accrochent le regard pour favoriser la transmission du plaisir de lire au plus grand nombre. Une belle occasion pour les familles de faire découvrir aux lecteurs en herbe les trésors récents de l’édition jeunesse et pourquoi pas de commencer à se constituer une jolie bibliothèque. » En septembre, le livre etait Papa Bisous écrit par Karine-Marie Amiot et illustré par Gérald Guerlais. Parution initiale : éditions des Deux Coqs d’Or, en 2017.

CRILJ – L’assemblée générale annuelle du Centre de recherche et d’information sur la littérature pour la jeunesse, initialement programmée le 21 mars, aura lieu le samedi 26 septembre 2020, à 14 heures, à la bibliothèque de l’Heure Joyeuse, 6-12 rue des Prêtres Saint-Séverin à Paris. Les adhérents ont été convoqués. Si vous souhaitez, bien que non (encore) adhérent, participer à cette réunion, il vous est loisible de payer sur place votre cotisation pour l’année en cours ou, dès maintenant et à tout moment, en utilisant ce lien.

ON SE CALME – Le 15 septembre 2020, dans C’est à vous, émission très suivie de la chaîne France 5, Stéphane Bern, homme passionné par les secrets d’histoire, en deuil des rendez-vous annulés (à Bordeaux, Nice, Montpellier, Saint-Étienne, etc.) des Journées européennes du patrimoine des samedi 19 et dimanche 20 septembre 2020, ne recula devant aucun commentaire : « [Le patrimoine], c’est de la culture gratuite à portée de main. Ça me déchire le cœur de voir dans certains villages ruraux des églises qui tombent en ruine . Alors  qu’est-ce qu’on va faire ? Une médiathèque où il n’y a personne ?  On marche sur la tête, parfois. » Invité à dire s’il fréquentait la Bibliothèque nationale de France (BnF), il a répondu ceci : « Oui, j’y suis allé pour faire du roller à l’extérieur avec les enfants. Le patrimoine se partage avec les enfants, avec tout le monde. »

POP-UP – L’association Val de Lire à invité Eric Singelin les mardi 20, mercredi 21 et jeudi 22 octobre 2020, de 14 heures à 17 heures, à la maison Agora, 59 avenue de Vendôme, à Beaugency (Loiret), pour animer un atelier de création. Les participants pourront découvrir les techniques du pop-up et confectionner des cartes animées. « Eric Singelin est ingénieur papier et graphiste. Il explore les différentes dimensions du papier, développe la technique du pop-up et des livres à systèmes. Il aborde le pop-up comme de la sculpture en jouant sur la lumière et la flexibilité du papier. Ses illustrations délicates se déploient comme par magie ».  Pour enfants à  partir de 7 ans, adolescents et adultes. Coût (par famille) : 15,00 euros pour les trois jours. Adhésion annuelle à Val de Lire obligatoire (15,00 euros). Inscription au 02 38 44 75 66 ou à cette adresse. Nombre de places très limité.

PARUTION – Paru récemment L’Âge d’or de DC Comics (1935-1956) de Paul Levitz, ancien auteur et éditeur chez DC Comics, réédition en petit format et à petit prix d’un épais ouvrage parue en 2010. Entre anecdotes et pédagogie, un parcours très illustré pour les curieux d’une période que peu d’entre nous ont connu. « En juin 1938 paraissait Action Comics avec en couverture un nouveau genre de personnage : un homme costumé vivant sous deux identités, possédant une force et des pouvoirs extraordinaires, un homme capable de protéger la population quand les mesures ordinaires ne suffisent plus. Il n’était pas réellement le premier superhéros, mais l’Homme d’acier allait devenir le prototype de tous les superhéros ultérieurs. [Le livre] offre aux lecteurs une vision unique des premières décennies de DC, de ses origines pulp aux autodafés de comics dans les années 1950, sous McCarthy. Soit plus de 600 pages montrant des couvertures et des pages intérieures, des illustrations originales, des photos, des instantanés de films et des objets de collection qui ressuscitent les intrigues, les personnages et leurs créateurs. » Taschen, 2019, 672 pages, 15,00 euros.

RAPPEL – La Charte des auteurs et des illustrateurs jeunesse organise, le lundi 5 octobre 2020, à la Bibliothèque publique d’information (BPI), Centre Georges Pompidou, 19 rue Beaubourg à Paris, des États généraux de l’égalité en littérature jeunesse « pour dresser un bilan et trouver des moyens d’agir. » L’association invite « chaque acteur-rice du secteur à la réflexion, mais surtout à l’action. L’idée : réfléchir ensemble et questionner la façon dont chacun et chacune, dans sa pratique professionnelle, envisage les évolutions possibles, sans jamais rien imposer. » Programme détaillé à demander à cette adresse. « La crise sanitaire nous oblige à la prudence et au respect des règles de distanciation. Le nombre de places est donc limité mais pourra être augmenté si les conditions d’accueil évoluent. Il est donc impératif de s’inscrire et de le faire dans un délai raisonnable. La participation à l’évènement est gratuite. » Fiche d’inscription ici.

OPPORTUNITÉ– « Votre enfant a moins de 18 ans et aime lire. Sera-t-il juré des Pépites du Salon du livre et de la presse jeunesse-France Télévisions ? S’il est sélectionné, il recevra cinq livres à la maison. Après les avoir lus, il viendra en discuter avec d’autres jurés et ils choisiront ensemble leur lauréat. » Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au dimanche 4 octobre 2020. » Les détails sont ici.

CONFÉRENCE – L’Institut Universitaire Européen Rachi, 2 rue Brunneval à Troyes (Aube) accueillera le dimanche 20 septembre 2020, à 16 heures, Yannick Bellenger-Morvan, maître de conférence en littérature anglaise et littérature jeunesse à l’Université de Reims, pour une conférence Les Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire : du gothique juif dans la littérature jeunesse ? Entrée gratuite sur inscription à cette adresse.

BD 2020 – Dans le prolongement des réflexions qu’il a déjà menées sur les liens qui unissent les Français au livre et à la lecture, et dans le cadre de BD 2020, le Centre national du livre (CNL) a commandé à l’institut Ipsos une étude analysant nos rapports avec la bande dessinée. « Les Français plébiscitent la lecture de bande dessinée, mais selon la génération à laquelle ils appartiennent, ils ne lisent pas la même chose. Le village gaulois s’ouvre au monde, et le manga prend part au banquet » (Vincent Monadé, président du CNL). Documents téléchargeables ici.

REVUE – Le numéro 164 de Hop ! (fanzine trimestriel mitonné par Louis Cance et ses complices depuis 1972) nous a été livré courant aoùt 2020. Il est, comme à l’ordinaire, bourré d’informations documentant méticuleusement le domaine de la bande dessinée d’hier et d’aujourd’hui. Le sujet principal du numéro est le western avec, en apéritif, une dizaine de pages à propos de Pécos Bill et, en plat de résistance, un épais dossier proposant rédactionnel et « belles pages » dont huit signées René Giffey (Le convoi menacé) et six Rémy Bourlès (Le rescapé du val noir). Ce numéro : 8,00 euros. Depuis quelque temps, la revue a un site. C’est ici.

PARUTION – Remedium, de son vrai nom Christophe Tardieux, a écrit deux albums pour les enfants, Adama, l’étrange absence d’un copain de classe (Zoom éditions, 2014) et L’enfant qui ne voulait pas apprendre à lire (Des ronds dans l’O, 2019), quelques bandes dessinées et des récits dans divers journaux. Il vient de publier Cas d’école : histoires d’enseignants ordinaires. « Remedium a décidé de mettre en récits dessinés ces drames vécus au quotidien par une profession en voie de déclassement. Aucune emphase. La sobriété du trait et du récit rend d’autant plus pathétiques ces histoires authentiques survenues dans des écoles élémentaires. » (Frédéric Pagès, Le Canard enchainé). Pas pour les enfants, juste pour leurs papas-mamans. Éditions des Équateurs, 2020, 15,00 euros.

CONCOURS – Le concours annuel de création plastique et littéraire du SNUipp-FSU et de ses habituels partenaires (BnF, Ligue de l’enseignement, éditeurs et Café pédagogique) a pour sujet : « Transformez-vous en architectes et bâtisseurs de demain ». Les classes ont jusqu’au 21 mars 2021 pour adresser leurs œuvres. Règlement ici et ressources . Chiche qu’on prenne contact avec les organisateurs pour leur parler de notre prochain colloque ?

REVUE – Le dossier du numéro 314 de septembre 2020 de La Revue des livres pour enfants est consacré a Kitty Crowther. « Conteuse, illustratrice, danseuse, chamane, armée de ses crayons de couleur, Kitty Crowther développe une œuvre sensible et profonde, des ‘petits joyaux aux univers singuliers’ selon la belle formule d’Alexia Psarolis. Tendresse, humour, poétique, bienveillante, légère, grave, généreuse, étrange, colorée sont les mots qui viennent à l’esprit à la lecture des différents articles de ce dossier pour qualifier le travail d’une artiste marquée par sa triple appartenance culturelle, suédoise par sa mère, anglaise par son père, belge par son pays d’adoption.  Une œuvre qui aborde des sujets ludiques, joyeux, légers mais aussi les grandes questions de l’existence : la maternité, la naissance, la maladie, la mort, le deuil. Des récits qui traversent les frontières et savent toucher petits et grands. » Le sommaire complet est ici. Ce numéro : 12,50 euros. On peut s’abonner pour 64,00 euros et recevoir les six numéros annuels. C’est .

EXPOSITION – Depuis le lundi 7 septembre et jusqu’au samedi 17 octobre 2020, le Centre André François, centre régional de ressources sur l’album et l’illustration, 70 rue Aimé Dennel à Margny-lès-Compiègne (Oise), propose une exposition en plein air. « Douze dessins d’André François et d’autres illustrateurs provenant de la collection du Centre sont mis à l’honneur sur le parvis de la mairie. Reproduits en grand format, ils vous invitent à découvrir l’univers de l’illustration à travers une déambulation en plein air. » C’est sur le parvis de la mairie, 117 avenue Octave Butin.

DISPARITION – Bruno Madaule, auteur français de bandes dessinées est décédé le  dimanche 13 septembre 2020. Il avait 49 ans. D’abord architecte, Bruno Madaule avait débuté sa carrière avec l’album Le mini guide du Foot publie chez Vents d’Ouest en 2000. Un an plus tard, il remporte, en Belgique, le concours Bedebu pour jeunes auteurs et participe à l’exposition Jeunes talents du Festival d’Angoulême. Il crée, cette année-là, avec Jacky Goupil et Sylvia Douyén la série au long cours « Les ZinZin’venteurs » (Casterman) dont le premier tome, Total cinglés, remporte, à Angoulême, l’Alph’art du meilleur album jeunesse dans la catégorie 7/8 ans. La spécialité d’auteur de Bruno Madaule est clairement la bande dessinée humoristique. Il dessine pour la presse jeunesse et adulte (notamment pour Wapiti, Psikopat, Lanfeust Mag, L’Echo des Savanes) et pour l’édition. Parmi les titres publiés en album : 35 heures & cie dont il écrit le scénario (Jungle, 2005), Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Père Noël avec Laurent Panetier au scénario (Soleil, 2008), la série « Les Winners », chez Bamboo, à partir de 2011, Horace O désespoir(Fluide Glacial, 2020). La série « Les givrés », des histoires de pingouins, fut, dans l’hebdomadaire Spirou, entre 2006 et 2020, un des succès du journal. L’album Autour d’Odile (Bambou, 2018) a également été pré-publié dans le magazine. Prochaine parution :  Super environman (Bamboo, 2021) avec Thomas Priou au dessin. « Talentueux, créatif, Bruno était une personne honnête et généreuse. Apprécié par toutes les personnes qui l’ont côtoyé, il était passionné par son travail et tous ceux qui ont eu la chance de travailler à ses côtés ont aimé ces moments de partage. » (communiqué du groupe Bamboo)

EXPOSITION  – Le samedi 19 et le dimanche 20 septembre 2020, à la Médiathèque du Grand Narbonne, 1 boulevard Frédéric Mistral à Narbonne (Aude), présentation en vitrines d’ouvrages anciens de littérature pour la jeunesse jeunesse et d’anciens manuels scolaires issus des fonds patrimoniaux de l’établissement. Entrée libre.

CAFOUILLAGE – Le collège Fleming à Orsay (Essonne) a, début septembre 2020, refusé de distribuer leurs livres scolaires à plusieurs élèves. « Vous n’avez pas droit aux manuels scolaires car vos parents n’ont pas payé la cantine ». Quelques jours plus tard, les paiements ont été retrouvés dans le coffre-fort de l’établissement. La fille de Jean-Christophe Péral, élu municipal (d’opposition), était concernée et le papa ne compte pas en rester là. « Les textes sont très clairs : les manuels scolaires appartiennent à l’État, l’établissement n’en est pas propriétaire et la direction ne peut pas prendre ce genre de décision. » La direction s’est excusée via la messagerie interne de l’établissement.

EXPOSITION – L’autrice et illustratrice Marion Fayolle expose, du 19 septembre au 18 octobre 2020, au Fonds d’art moderne & contemporain de Montluçon (Allier), espace Boris Vian, 7 rue des Faucheroux. Dans l’exposition Corps qui pensent, « Marion Fayolle invite le public à déambuler dans son univers, à découvrir des fragments de ses livres et des dessins imaginés pour la presse mais aussi à dialoguer avec sa petite troupe de personnages. Chez elle, les corps dansent, se cassent, s’envolent et s’apparentent à des silhouettes théoriques qui questionnent les rapports humains et tentent d’incarner l’invisible, les robes déteignent et les sexes deviennent laitues ou équidés. » Informations complémentaires au 04 70 03 86 18. Invitée par le Théâtre des Ilets, CDN de Montluçon, Mario Fayolle illustrera chacun des numéros de la gazette 2020-2021 du théâtre. Le numéro 1 qui vient de paraitre est d’une belle élégance.

SALON – La quatrième édition du Salon du livre jeunesse de Villejuif (Val-de-Marne) organisé par  l’Association des Amis de la librairie Points communs aura lieu le samedi 19 septembre 2020 et elle accueillera Alexandre Chardin , Estelle Faye , Nancy Guilbert, Maryam Madjidi, Sandrine Mirza,  Gwendoline Raisson, Antoine Guillopé,  Emmanuelle Halgand et Catherine Pallaro. Facebook de l’évènement ici.

PARUTION – Vient de paraitre Hergé : le père de Tintin se raconte, hors-série de la revue Les Cahiers de la BD. « Les trois parties du hors-série – ascension, pression et dépression – suivent le parcours d’une fusée qui a mis la bande dessinée belge en orbite. Au fond, c’est l’histoire d’une existence toute entière dédiée à un art mineur et qu’elle transforma en art majeur. Il est à parier que le lecteur y fera d’étonnantes découvertes. » Des articles stimulants, des collaborateurs connus (Benoit Mouchard, Benoit Peeters, Numa Sadoul) ou moins connus (Patrice Guérin, Benoit Grimonpoint, Pascal Hachet) et une belle collection d’images. « Hergé n’a aucun sens politique. Tintin l’a sauvé. Son public, ce sont les enfants, même si les adultes le lisent » (Pierre Assouline). Cahiers de la BD, 2020, 128 pages, 14,90 euros.

EXPOSITION – La Galerie Martine Grossieaux, 56 rue de l’Université à Paris, propose, du jeudi 17 septembre au vendredi 4 décembre 2020, une exposition  Quentin Blake, voyages littéraires forte de quarante-quatre dessins originaux. « L’exposition regroupe des séries d’illustrations réalisées par Quentin Blake pour divers projets littéraires ou personnels comme The Sennelier Portraits. Célèbre pour ses illustrations des livres de Roald Dahl, Quentin Blake est un dessinateur qui a consacré une grande partie de son travail à l’illustration de textes littéraires contemporains parfois très anciens comme The Golden Ass d’Apuleius mais aussi La Fontaine ou Voltaire. » Site de la galerie ici.

ÉVANGÉLISATION – Reçu ceci : « À travers les bibles des enfants et d’autres livres religieux offerts et distribués par l’Aide à l’église en détresse (AED) tels que les catéchismes de la série Youcat, de nombreux enfants et adolescents de l’Église mondiale apprennent à lire et à connaître la Parole de Dieu, qui édifie et renforce leur dignité. Grâce au soutien très réel et non virtuel de l’AED à ces instruments littéraires d’évangélisation, les jeunes peuvent même rencontrer des saints. » AED est une fondation internationale de droit pontifical qui « soutient l’Église persécutée, menacée ou dans le besoin dans près de 140 pays à travers le monde. » Youcat est une application pour téléphone portable qui propose de « grandir dans la foi avec la dose quotidienne de cinq minutes d’Évangile. »

EXPOSITION – Si, si, Picasso aimait la bande dessinée, Picasso a fait des bandes dessinées et Picasso est un personnage de bande dessinée. La preuve dans l’exposition Picasso et la bande dessinée que propose le Musée Picasso depuis le mardi 21 juillet 2020 et jusqu’au dimanche 3 janvier 2021. Commissaire : Vincent Bernière. Parmi les pièces rares : des originaux de « Katzenjammer Kids » de Rudolf Dirks, de « Little Nemo » de Winsor McCay, ou de « Little Jimmy » de James Swinnerton. Dans les archives du peintre, un seul numéro du Journal de Spirou. Site du musée ici.

EN LIGNE – Madelen, offre de streaming de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) propose une page de liens rassemblant une vingtaine de courtes vidéos issues du fond d’archives de la télévision publique qui, titré La littérature jeunesse : de Bécassine à Hunger Games, donne accès à un déroulé certes partiel mais bien intéressant tout de même. On y voit et on y entend Enid Blyton, Georges Chaulet, François Ruy-Vidal, Anne Lettufe, Aurélia Fronty, Roald Dahl, Alain Serres, ainsi que des jeunes lecteurs. Mise à jour : 25 novembre 2019. C’est en libre accès et c’est ici.

ÉPIDÉMIE  (196) – Depuis le mardi 8 septembre 2020, l’auteur-illustrateur-éditeur Benoît Jacques est revenu à Machecoul (Loire-Atlantique) et dans la communauté de communes Sud Retz Atlantique pour prolonger sa résidence. Arrivé sur le territoire au printemps, il s’est vu contraint de l’interrompre brutalement. De retour, il tient à assurer tous les ateliers et toutes les rencontres prévus bien qu’il n’ait pu bénéficier pleinement de cette période de création. ll écrira également le quatrième volet de son roman-feuilleton illustré et déjanté narrant les aventures de Pioung Fou et de son maître. Titres des trois premiers tomes déjà édités : L’Auberge de Tinong Binong, La Forêt de Liang Gang Niang et Le Fleuve Gingin.

ÉGALITÉ OU PAS – La Charte lance une (nouvelle) campagne vidéo pour alerter sur les différences femmes/hommes dans le métier d’autrice. « Dans une optique militante et ouverte à la confrontation des points de vues, ce cycle de cinq vidéos thématiques donne la parole […] à huit autrices et illustratrices jeunesse en cherchant à explorer leur parcours, leurs différences et leur manière personnelle d’être une femme autrice : Sophie Adriansen (autrice), Clémentine Beauvais (autrice), Loren Capelli (autrice-illustratrice), Malika Doray (autrice-illustratrice), Moka (autrice), Laura Nsafou (autrice), Cécile Roumiguière (autrice), Marie Spénale (autrice-illustratrice). » La question : « Être une femme est-il un point de difficulté dans la pratique de son métier d’autrice ? » Diffusion hebdomadaire depuis le mardi 8 septembre 2020 sur le site internet de la Charte et sur les réseaux sociaux de l’association.

ÉPIDÉMIE (195) – Un message de l’association Lire à Voix Haute Normandie : « Dans le contexte actuel, il nous a paru plus raisonnable de reporter la journée du séminaire prévue le 17 septembre prochain. Le passage en vigilance rouge du département et des contraintes d’espace rendaient difficile l’organisation de cette journée et nous n’en aurions sans doute pas profité comme nous l’imaginions. » La nouvelle date de la rencontre Bébé-album-adulte lecteur : une créativité relationnelle ? est le jeudi 26 novembre 2020. Présence assurée de Malika Doray. Site de l’association ici.

ANNIVERSAIRE – « Le printemps 2020 était le dix-huitième de la collection « Théâtrales Jeunesse » et, en raison de la crise sanitaire que nous avons traversée, cet anniversaire majeur a été décalé. C’est donc en cette rentrée post-confinement mais pré-nouvelles aventures que nous vous invitons à souffler avec nous ces 18 bougies. » La maison d’édition a prévu les cadeaux : une lettre numérique, deux affiches, un espace pédagogique qui a fait peau neuve, des bonus rétrospectifs. « L’enfance et l’adolescence de « Théâtrales Jeunesse » n’auraient pas été si joyeuses sans vous, lectrices et lecteurs, qui faites vivre les textes dans vos maisons, vos familles, vos classes ou vos ateliers. Merci à vous. » Le catalogue est ici  et l’espace pédagogique sera . Pour les affiches, on peut demander à cette adresse.

TOURISME – Le parcours déambulatoire que la ville d’Angoulême (Charente) consacre à la bande dessinée s’enrichit d’un vingt-cinquième mur peint, le premier consacré à un auteur, les vingt-six précédents mettant à l’honneur des personnages. Ce mur qui montrera René Goscinny dans son atelier entouré de ses personnages les plus célèbres (Astérix, Lucky Luke, le Petit Nicolas, Iznogoud) trônant devant des rangées d’albums a été imaginé par Catel, auteure de l’album Le Roman des Goscinny (Grasset. 2019). Les travaux ont débuté début septembre 2020 sous la houlette de l’artiste muraliste Moon et l’inauguration est prévue pour le mois de novembre. Cette fresque de 196 m2 s’étendra sur deux façades.

THÉÂTRE – La jeune troupe du Théâtre des Ilets, CDN de Montluçon (Allier), propose au jardin Wilson, le samedi 19 septembre et le dimanche 20 septembre 2020, à 16 heures, dans le cadre des Journées du patrimoine (ou matrimoine), Mary Poppins : la Maison d’à côté, d’après le livre de Pamela Travers publié en France par Le Castor astral. « Découvrez la véritable Mary Poppins, ce fameux personnage de gouvernante magicienne inventé par Pamela Lydon Travers en 1934. Dans cette histoire inédite, Mary Poppins aide un petit garçon adopté de force par une mégère à retourner dans son pays natal, une colonie anglaise. La Maison d’à côté, tout en rejoignant l’imaginaire du personnage de Disney, revient sur une figure plus proche de la Mary Poppins originale : audacieuse, poétique, spirituelle. » Mise en voix par Pascal Antonini avec Hugo Anguenot, Chloé Bouiller et Louise Héritier. Durée : une heure. À partir de 8 ans. Site du théâtre ici.  

EXPOSITION – Depuis le mardi 1ier septembre et jusqu’au samedi 24 octobre 2020, exposition consacrée à Mathilde Magnan avec la présentation d’originaux tirés des albums, Le Héron et l’Escargot (Courtes et longues, 2013), et Gipsy (Courtes et longues, 2014), Fadoli (Courtes et Longues, 2015), L’Albatros (Courtes et Longues, 2016), à la Médiathèque Danièle Damin, 122 route d’Albi, et à la Bibliothèque Pont des demoiselles, 63 bis avenue Saint-Exupéry, à Toulouse (Haute Garonne). « Aussi bien pour les petits que pour les grands, c’est tout un monde de faune, flore et autres spécimens que l’illustratrice Mathilde Magnan explore en tout sens et de toutes les couleurs et qui nourrit sans cesse son travail. Il y a toujours une porte pour l’imaginaire et l’humour dans ses illustrations pour que chacun puisse se construire sa propre histoire, qu’on ait envie d’y revenir, de relire, de découvrir d’autres détails et de se réinventer encore une autre histoire. » Informations complémentaires au 05 34 24 50 42 ou au 05 31 22 95 70.

RÉPERTOIRE – À l’occasion de la « Rentrée des auteurs 2020 », l’agence Auvergne-Rhône-Alpes Livre et Lecture (ARLL) publie un livret mettant en lumière les acteurs de la littérature et de l’illustration jeunesse en région. Cette publication d’une centaine de pages présente une soixantaine d’albums et de romans d’auteurs de la région, parus ou à paraître en 2020, et des informations sur les maisons d’édition, librairies et festivals du territoire. « Avec plus de 300 romancières et romanciers, illustrateurs et illustratrices installés en Auvergne-Rhône-Alpes, de nombreux éditeurs, festivals et librairies spécialisées, la littérature et l’illustration jeunesse occupent une place privilégiée dans le domaine du livre en région. La réputation de l’École Émile Cohl, le rayonnement des fêtes du livre de Villeurbanne et de Saint-Paul-Trois-Châteaux, le dynamisme du master Édition : Création éditoriale des littératures de jeunesse et générales de l’Université de Clermont-Ferrand, le travail de fond du Musée de l’Illustration Jeunesse de Moulins, ont renforcé encore au fil des ans l’attractivité de toute une région. » (Emmanuelle Pireyre, auteure, présidente de l’agence). Téléchargeable  ici.

PARUTION – Nous avons omis de signaler le très riche numéro 20 de la revue Imaginaires dont le dossier, coordonné par Yannick Bellenger-Morvan et Colette Gauthier (récemment disparue), maîtres de conférences à université de Reims Champagne-Ardenne, porte le titre de Littérature pour la jeunesse et identités culturelles populaires. Sommaire détaillé ici. EPURE (Éditions et presses universitaires de Reims), 2016, 256 pages, 20,00 euros.

REVUE – « C’est le vendredi 18 septembre que l’on pourra découvrir, avec le numéro 26, cette nouvelle formule de la revue annoncée il y a un an. Dans cette mue, Hors Cadre perd son [s], mais devient pluriel. Le dossier thématique, consacré ici aux relations ambiguës des images à la musique est complété de multiples chroniques dessinées originales d’auteurs et d’artistes. » Nouvelle maquette colorée et, autre signe du changement, on y lira les noms de Florence Cestac, Anne Gavalda, Daniel Pennac et  Pascal Lemaitre. Confirmation des objectifs de l’éditeur : rendre compte des enjeux de l’album, de la bande dessinée et toutes les formes de récits en images. Le Poisson soluble, 2020, 52 pages, 12,50 euros.

LIBRAIRIE – La campagne de soutien à la librairie indépendante Vivons livres ! imaginée par l’école des loisirs, c’est maintenant. A votre disposition, d’une part, un joli livre dans lequel soixante auteurs, autrices, illustrateurs et illustratrices de la maison rendent hommage aux libraires en mots et en dessins et dans lequel on ne s’étonnera pas de trouver des contributions de Claude Ponti, Anne Herbauts, Flore Vesco, Anaïs Vaugelade, Kitty Crowther, Grégoire Solotareff, Jean-François Chabas ou Susie Morgenstern, et, d’autre part, une série de six affiches mettant en scène un malicieux écureuil dessiné par Olivier Tallec. Il y a aussi un concours de chroniques qui permet à chacun de dire sa passion pour son livre préféré de l’école des loisirs. Tirage au sort le mercredi 16 septembre. « Dans la période de grandes difficultés sanitaires et d’incertitudes économiques totalement inédite que nous traversons, répondre aux besoins profonds de culture et de lecture est essentiel. Face aux mutations et aux incertitudes de notre société, notre conviction d’éditeur indépendant, mais aussi de libraire, est que notre rôle est d’aider chacun à mieux comprendre, par la lecture, les enjeux actuels, de contribuer à développer l’esprit critique, mais aussi de montrer le beau car le monde du langage reste le meilleur » (Louis Delas). S’il n’y a pas de librairie indépendante près de chez vous, le livre est téléchargeable à partir de cette page.

FIDÉLITÉ – Serge Bloch, illustrateur et graphiste, et Jean Bellorini qui, à Villeurbanne, succède à Christian Schiaretti à la tête du Théâtre National Populaire (TNP), travaillent ensemble depuis des années. Serge Bloch a, à la demande de Jean Bellorini, dessiné les affiches du Théâtre Gérard Philipe, Centre dramatique national (CDN) de Saint-Denis,  pendant six saisons. Jean Bellorini vient de demander à Serge Bloch de créer la nouvelle identité graphique du Théâtre National Populaire et d’en dessiner les affiches de la saison 2020-2021.

SCHTROUMPFS – Marc Schwartz, président-directeur général de la Monnaie de Paris explique : « En cette année dédiée à la bande dessinée, la Monnaie de Paris est fière et heureuse de lancer cette collection Schtroumpfs en hommage à l’œuvre de Peyo. Des pièces de collection à l’image de ces célèbres personnages, joyeux et hauts en couleurs. Pour la première fois, les artisans de la Monnaie de Paris ont colorisé des pièces de 10 euros en argent, une innovation qui met à l’honneur l’œuvre mondialement connue de Peyo. »  Pour en savoir plus (et pour acheter), c’est ici.

DISPARITION – Joanna Cole, auteure américaine, est décédée le dimanche 12 juillet 2020. Elle avait 75 ans. Fille d’une femme au foyer et d’un peintre en bâtiment, elle se passionne très jeune pour les insectes et les plantes de son jardin et se plonge dans les ouvrages scientifiques que lui prêtent ses enseignants. « Je pensais que lire des livres de sciences pour le plaisir était une chose ordinaire ». Après des études universitaires en psychologie, elle devient bibliothécaire dans une école primaire de Brooklyn. Elle occupe quelques emplois dans l’édition et écrit des notices pour le magazine Parents. En 1971, elle publie son premier livre, Cockroaches (Cafards), « parce qu’il n’y avait pas encore de livre sur cet insecte. » Écrire pour les enfants devient le travail à plein temps de Joanna Cole à compter de 1980. Elle écrit, en 1985, le premier livre de la série « Magic School Bus », chez Scholastic, qui raconte les aventures de Mme Frizzle (Mademoiselle Bille-en-Tête), institutrice conductrice de bus férue de sciences et de découvertes. Un livre chaque année pendant 13 ans et de nombreuses publications dérivées. « L’auteur Joanna Cole et l’illustrateur Bruce Degen ont proposé l’approche la plus fraîche et la plus amusante de la science pour les enfants que j’ai vue. Après la série « Magic School Bus », la science à l’école élémentaire ne devrait plus jamais être la même. » (New York Times, 1988). La série a connu, dans le monde entier, un succès continu auquel l’adaptation de 1994 en films d’animation pour la télévision – dix-huit ans de diffusion – ne sont pas étrangères. En 2017, Netflix a entrepris une nouvelle série, « The Magic School Bus : Rides again », avec l’actrice et humoriste Kate McKinnon, qui met en scène Fiona Bille-en-Tête, la petite sœur du personnage d’origine qui reprend le volant du fameux bus avec une nouvelle classe. Un film en prises de vues réelles est en projet chez Universal, avec Elizabeth Banks dans le rôle principal. Ne pas omettre de signaler les adaptations en jeux vidéo. Auteur prolifique, Joanna Cole aura écrit 250 ouvrages pour la jeunesse, très essentiellement des fictions incluant une visée documentaire, et elle aura vendu 93 millions de livres. « Joanna Cole avait la touche parfaite pour mélanger science et histoire. Ses livres, remplis d’humour et d’informations à parts égales, ont rendu la science à la fois facile à comprendre et amusante pour des centaines de millions d’enfants à travers le monde. » (Dick Robinson, éditeur). En France, la série « Le bus magique » est publiée chez Bayard.

EN LIGNE – En écho à l’exposition Petite voleuse de mémoire, présentée à la Médiathèque Françoise Sagan, 8 rue Léon Schwartzenberg à Paris (en prolongation jusqu’au dimanche 13 septembre 2020), une conférence en ligne  Dynamiques de la mémoire et du souvenir chez Béatrice Poncelet avec Sylvie Dardaillon, universitaire et critique. 34 minutes. C’est ici.

ÉPIDEMIE (194) – Le colloque La Ville et l’enfant organisé à Tours par Christophe Meunier et initialement prévu en ce mois de septembre 2020, est reporté aux jeudi 18, vendredi 19 et samedi 20 mars 2021. Site du colloque ici.

DISPARITION – Annie Cordy, chanteuse de variétés, d’opérettes et de comédies musicales, actrice pour le cinéma et pour la télévision, baronne depuis 2004, est décédée le vendredi 4 septembre 2020. Elle avait 92 ans. Le fait qu’elle ait pu avoir, en 1977, l’occasion d’être, pour les enfants, la narratrice du livre-disque 33 tours Les Aventures de Bernard et Bianca (Disneyland ST-3816 F) ne nous contraint pas à détailler plus, sur ce site, la notice nécrologique la concernant.

REVUE – Le dossier du numéro 313 de juin 2020 de La Revue des livres pour enfants est titré Le son monte ! « Pourquoi les propositions sonores dédiées à la jeunesse se multiplient-elles ? Parce que, grâce au numérique, elles entrent en résonance avec les envies d’être libre et autonome ? Parce que l’écoute de sons permet paradoxalement de s’isoler ? Parce qu’elles déclinent savoirs et histoires autrement ? C’est surtout la voix – la voix narratrice, cette compagne d’enfance – qui exerce son sortilège. Mais le son c’est aussi le vaste monde qui vient jusqu’à nous, au plus fort de notre intimité. Le silence est devenu une denrée rare, le temps d’attention se monnaye, raison de plus pour se repérer dans la forêt sonore. » Le sommaire complet est ici agrémenté – belle initiative – de passionnants compléments sonores. Ce numéro : 12,50 euros. On peut s’abonner pour 64,00 euros et recevoir les six numéros annuels. C’est .

ATELIERS – La Maison de la bd de Blois (Loir et Cher), 3 rue des Jacobins, fait sa rentrée : mardi 8 septembre, de 18 heures 30 à 20 heures, atelier de dessin et d’illustration avec Annie Bouthémy (pour adolescents et adultes), mercredi 9 septembre, de 10 heures 30 à 12 heures, atelier Pouss’ d’artiste avec Emelyne Sauvag (pour les 6/9 ans), mercredi 9 septembre, de 14 heures à 15 heures 30, cours BD avec Henoch Nsangata (pour les 8/12 ans), mercredi 9 septembre, de 16 heures à 17 heures 30, cours BD Navec Henoch Nsangata (pour les 12 ans et plus), jeudi 10 septembre, de 18 heures 30 à 20 heures, cours BD avec Fabrice Meddour (pour les adultes), vendredi 11 septembre, de 18 heures 30 à 20 heures : cours BD/Animation numérique avec Nicho Niphroa (pour les adolescents et adultes). Informations complémentaires et inscriptions ici.

PARUTION – Le prochain livre de l’auteur à succès américain Dan Brown, Wild Symphony, sera un album illustré par la dessinatrice hongroise Susan Batori, accompagné de musique écrite par Dan Brown lui-même et publié chez Rodale Kids, filiale des éditions Random House Children’s Books. « Avec Wild Symphony, j’étais ravi de partir de cette idée de créer une expérience multiple, en utilisant simultanément trois langues différentes : l’art, la musique et les mots. […] Wild Symphony s’efforce d’être un régal immersif à a fois pour les yeux, les oreilles et l’esprit. » Parution en septembre 2020.

DISPARITION – Le journaliste, écrivain et scénariste belge de bande dessinée, de radio et de télévision, André-Paul Duchâteau est décédé le mercredi  26 août, à l’âge de 95 ans. Il avait, à 16 ans, publié, dans la collection « Le jury » dirigée par S.-A. Steeman, son premier roman policier, Meurtre pour meurtre. Suivront, jusqu’en  2003, quatorze autres titres dont De cinq à sept avec la mort qui reçut le Grand prix de littérature policière en 1974. A compter du milieu des années quarante, André-Paul Duchâteau multiplie les nouvelles, dans Mystère-Magazine, dans Fiction, dans Tintin et dans 813. On recensera plusieurs centaines de titres. En 1950, André-Paul Duchâteau collabore au Journal de Mickey, écrivant les premières histoires de Mickey et de Donald conçues pour l’Europe, puis, encouragé par le dessinateur français Tibet, il entre aux Editions du Lombard. Il part toutefois pour le Congo, en 1955, s’installe à Léopoldville et dirige les journaux  L’Avenir et Actualités Africaines. Il y engagera Joseph Mobutu, simple sergent-comptable pas encore dictateur. André-Paul Duchâteau et Tibet qui avaient réalisé, pour Le Journal de Tintin, quelques histoires courtes, écrivent et dessinent, publiée entre le 1er février et le 16 mai 1961, Traquenard au Havre, première aventure du journaliste-détective Ric Hochet. Leur collaboration durera jusqu’au décès du dessinateur ami, en 2010. 15 millions d’exemplaires vendus et traduction en plusieurs langues. L’intégralité des 78 albums est vendue en kiosque, de février 2012 à août 2013, dans une collection collector des éditions Hachette. “Il faut une immense amitié pour être capable de travailler une soixantaine d’années avec quelqu’un, sans jamais se disputer. Avec Tibet, je n’ai pas vu le temps passer et nous nous sommes vraiment amusés.” (André-Paul Duchateau). Rédacteur en chef et directeur artistique du Journal de Tintin de 1976 à 1979, André-Paul Duchâteau écrivit de nombreuses dramatiques pour la radio (trente enquêtes diffusées sur Radio-Luxembourg.) et plusieurs pour la télévision. Travaillant un temps pour le groupe Rossel, propriétaire du quotidien Le Soir, il devient, en 1989, à la fois directeur littéraire des Éditions du Lombard et responsable de la collection « BD Détectives » des Éditions Lefrancq. André-Paul Duchâteau a travaillé avec les dessinateurs Eddy Paape, René Follet, Christian Denayer, Mittéï, Géri, Franz, Swyssen, Patrice Sanahujas, pour la série « Rouletabille », Daniel Hulet, pour la série « Pharaon », William Vance, pour la série « Bruce J. Hawker » et, pour « Hans », série de science-fiction, avec Grzegorz Rosinski. Il aura été, avec Jean-Michel Charlier, Greg et Henri Vernes, l’un des grands scénaristes réalistes de la bande dessinée belge. « Le plus important, c’est d’être curieux. Et de continuer à s’enthousiasmer comme un enfant. »

ÉPIDÉMIE (193) – France Télévisions, le ministère de la Culture et le Service d’information du gouvernement sont à l’initiative de la diffusion, en direction des téléspectateurs entre 3 et 12 ans, de seize courts-métrages d’animation sur le thème des gestes barrières impliquant Petit Ours brun (Danièle Bour et Claude Lebrun), Tchoupi (Thierry Courtin), SamSam (Serge Bloch), Boule & Bill (Jean Roba) et Anatole Latuile (Anne Didier, Olivier Müller et Clément Devaux). Depuis le lundi 31 août sur France 3, France 4, France 5 et sur les plateformes France TV et Lumni. Chaque film, produit par des studios de production différents, dure 1 minute 30.

FORMATION – Le catalogue des formations ARPLE 2020/2021 est en ligne ici. « Vous y remarquerez beaucoup de nouveautés ainsi que des formations bien connues. » (Beatrice Buais, coordinatrice)

DISPARITION – Janine Despinette, critique spécialisée en littérature pour la jeunesse, chercheuse et militante associative, est décédée le vendredi 24 juillet 2020. Elle avait 94 ans. Adolescente, elle fut cheftaine de louveteaux aux Éclaireurs de France et, durant la seconde guerre mondiale, infirmière dans la Résistance et dans l’Armée de terre. Membre des Camarades de la liberté, mouvement d’éducation populaire créé en 1945 par un groupe de résistants, elle y rencontre Jean-Marie Despinette, ancien des Compagnons de France et de l’École des cadres d’Uriage, qu’elle épouse en 1948. « Ensemble, ils parcoururent le monde pour défendre une littérature de jeunesse de qualité, couple uni partageant les mêmes idées. » (Lucie Cauwe). En 1951, Janine participe en Allemagne fédérale aux Rencontres de la Jeunesse de la Lorelei, qui, en réponse au Festival international de la jeunesse de Berlin-Est, célèbre la diversité et la fraternité européenne en accueillant plusieurs milliers de jeunes autour d’un programme de manifestations culturelles. La même année, elle crée avec Jean-Marie, l’association Loisirs Jeunes qui publiera, pendant de nombreuses années, un hebdomadaire d’informations culturelles destiné aux familles et décernera, à compter de 1960, les très attendus Diplômes Loisirs Jeunes (meilleur livre, meilleur disque, meilleur jouet). En 1964, Janine Despinette mettra en place, avec d’autres (dont Geneviève Patte et Raoul Dubois), la section française de l’Ibby (Union internationale pour les livres de jeunesse). Le peintre Cyril Constantin concevra, à la demande de sa fille, une des premières affiches de la Journée internationale du livre pour enfants, un étonnant portrait d’Andersen. Il y aura ensuite la constitution du Centre de recherche et d’information sur la littérature pour la jeunesse (CRILJ), en 1965, et sa refondation en 1973,  puis la création du Centre international d’études en littérature de jeunesse (CIELJ), en 1988, qui, souhaitant à l’origine être un outil de relation entre chercheurs, sera surtout connu des praticiens du livre pour enfants grâce à son site, Ricochet, longtemps réputé incontournable. Dans un temps où la littérature d’enfance et de jeunesse, à l’initiative de nombreux acteurs professionnels et associatifs, s’est développée, diversifiée puis s’est installée dans le paysage littéraire français, Janine Despinette aura effectué, dans de nombreuses publications, un remarquable parcours de veilleuse et d’analyste, accordant aux albums et aux illustrateurs une attention et une expertise constante. Elle fut membre de jurys internationaux importants (Prix de la Biennale des illustrateurs de Bratislava, Prix Hans-Christian-Andersen de l’Ibby, Prix de la Biennale d’illustration internationale de Barcelone, Prix européen Pier Paolo Vergerio) et elle créera, en 1988, avec le CIELJ, les Prix Octogones qui distingueront annuellement six ouvrages destinés aux enfants et aux jeunes de 0 à 13 ans. « Janine a été de ces critiques qui ont tant fait pour que le livre destiné à la jeunesse ne soit plus regardé avec condescendance. » (Jean Claverie). Ne pas omettre, en particulier, son soutien à François Ruy-Vidal et l’exposition La littérature en couleurs (que la section de l’Orléanais du CRILJ accueillera à la collégiale Saint-Pierre-le-Puellier d’Orléans) qui documente vingt ans de carrière de l’éditeur. Le catalogue publié en 1984 est désormais collector. Autres ouvrages : Enfants d’aujourd’hui, livres d’aujourd’hui (Casterman, 1972), La littérature pour la jeunesse dans le monde : ses prix littéraires et leurs finalités (Enfance,‎ 1984), Lis-moi ça ! co-écrit avec Françoise Cruiziat (Éditions universitaires, 1988). « On peut dire que Janine Despinette a connu à fond la littérature de jeunesse d’avant-d’hier, d’hier et d’aujourd’hui, un peu moins bien celle des toutes dernières années. Elle a espéré jusqu’à la fin publier l’ouvrage qui réunirait tout ce qu’elle a vu, observé, pensé, de cette littérature pour les jeunes qu’elle chérissait comme un enfant, un enfant à la naissance duquel elle a assisté. Ce livre, bien épais et largement illustré, restera un projet. » (Étienne Delessert).

EXPOSITION – Du vendredi 4 au samedi 26 septembre 2020, à la Galerie 9e Art, 4 rue Crétet à Paris, présentation d’une exposition titrée Bernadette Després : rétrospective Tom-Tom et Nana. Vernissage en présence de l’auteure le 4 septembre, à partir de 18 heures. Achat possible des planches originales de la bande dessinée. « Tom-Tom et Nana traversent le temps sans prendre une ride et leurs albums continuent de se transmettre génération après génération. On a envie de ne jamais grandir, comme eux, comme leur dessinatrice qui a su garder son âme d’enfant. ». Site de la galerie ici.

RENTRÉE – Le CRILJ reprend, ce mercredi 3 septembre, la mise à jour, cinq fois par semaine, de son fil d’actualité. Merci de votre fidélité et n’oubliez pas de nous envoyer vos informations… et celles des autres.