Fil d’actualité

Nous ne pouvons diffuser que ce que nous savons et comptons sur vous pour envoyer annonces et communiqués. Les informations les plus récentes sont au début du fil. Les très anciennes sont archivées en « Mémoire de l’actualité ».

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ON SE CALME – Ainsi donc, on a brûlé des livres, en l’occurrence des livres pour enfants, dans un regroupement d’écoles francophones du Canada. Forte émotion dans le pays et au-delà. Dans La Presse, quotidien de Montréal, l’éditorialiste Philippe Mercure rappelle quelques principes élémentaires : « Il existe de nombreux outils pour combattre les préjugés et la discrimination. Mais n’en déplaise au Conseil scolaire catholique Providence de l’Ontario, la poubelle, le briquet et la pelle n’en font pas partie. » L’article complet est ici.

PARUTION – Vient de paraitre l’ouvrage collectif Accueil d’un auteur, d’une autrice dans une classe. « Vous adorez les livres, et les livres vous adorent ! Pour les mots, les histoires, les images, celles des livres et celles qui naissent dans nos têtes, pour les voix qui font résonner les mots, pour le partage, dire ce qu’on aime, ce qu’on apprécie moins, ce qu’on comprend, ce qu’on aime ne pas comprendre. Des livres dans la classe, dans les bacs, sur les murs, dans nos sacs, des livres ouverts, des livres fermés, celui qu’on vous lit, celui que vous chuchotez pour votre copine ou votre copain. Et là, extraordinaire, vous allez inviter un auteur ou une écrivaine, une illustratrice ou un dessinateur, une poète ou un romancier! L’OCCE [Office central de la coopération à l’école] est heureux de vous accompagner pour cet événement-voyage. » Illustrations (dont des cartes postales découpables) de Vincent Debats. Théâtrales et OCCE, 44 pages, 8,00 euros.

EXPOSITION – Le Musée de poche, 41 rue de la Fontaine au roi à Paris, propose, du mercredi 22 septembre au dimanche 17 octobre 2021, une exposition Il était une forme présentant les illustrations originales de Cruschiform issues de l’album Il était une forme de Gazhole et Cruschiform (éditions Maison Georges, 2021 ) « Le travail des deux artistes puise dans l’univers du conte de fée, des gravures anciennes, du cinéma muet mais aussi dans une approche minimaliste des formes géométriques. Ce doux mélange entre tradition et modernité se retrouve dans la typographie créée spécialement par Cruschiform pour le livre. » Site du musée ici.

EXPOSITION – Pour sa réouverture après travaux, le Musée de Carouge, 2 place de Sardaigne, a proposé une carte blanche à la dessinatrice et illustratrice genevoise Albertine. Ce sera du jeudi 16 septembre au dimanche 19 décembre 2021. L’exposition Apparition « présente une réflexion sur la conscience. Il est question de solitude, de contemplation, de mystique et de métaphysique. On découvrira ainsi de salle en salle, sur des tonalités bleues et jaunes, plusieurs séries de gouaches et d’objets en bois, recelant autant de mystères. » (Germano Zullo). Pour les enfants aussi, en peu. Page dédiée ici.

DESTINATION BOLOGNE – La Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse lance la neuvième édition de son opération Le voyage professionnel à la Foire de Bologne. « L’objectif du projet est de permettre à douze jeunes auteur·rices-illustrateur·rices résidant en France de développer leur réseau à l’international, et plus largement, de les former à présenter leur travail et à initier des contacts professionnels. » Date limite pour le dépôt des candidatures : jeudi 28 octobre 2021, le cachet de la Poste faisant foi. La Foire internationale du livre de Bologne aura lieu, l’an prochain, du lundi 21 au jeudi 24 mars 2022. Le règlement est ici et le formulaire d’inscription en ligne .

BANDES DESSINÉES – Le bilan à mi-parcours (de janvier 2020 à juin 2021) de l’Année nationale de la bande dessinée établi par le Ministère de la culture est ici. « BD 20>21 a recensé 2300 événements, une mobilisation exceptionnelle dans un contexte de crise sanitaire grâce à la forte implication de tous les acteurs du secteur. »

CONFÉRENCE – Dans le cadre de l’exposition Imaginer pour résister et des Journées européennes du patrimoine, la bibliothèque Albert-Legendre, place de Hercé, à Laval (Mayenne), propose, le samedi 18 septembre 2021, à 16 heures, une conférence de Maël Ranou portant sur les bandes dessinées parlant de résistance et de propagande pendant la Seconde guerre mondiale. « Si l’on évoque ce sujet, on pense bien sûr aux comics et à « Captain America ». Mais connaissez-vous les bandes humoristiques du Beano britannique ? Les quelques résistants graphiques français ou danois ? Les origines résistantes du futur Pif gadget ? Sans parler de la propagande nazie, qui n’hésitait pas non plus à saisir l’image, pour toucher la jeunesse. » Maël Rannou est auteur et éditeur chez L’Égouttoir où il coordonne le fanzine Gorgonzola, spécialisé dans la bande dessinée alternative française. Enseignant-formateur dans différents festivals et universités, chroniqueur pour diverses revues, bibliothécaire et candidat écologiste en Mayenne sur son temps restant, il vient d’être recruté comme directeur du pôle lecture publique et transmission de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image d’Angoulême. Réservations recommandées au 02 43 49 47 48. Passe sanitaire obligatoire.

EXPOSITION – Du mercredi 15 septembre au samedi 30 octobre 2021, la Maison de la culture du Japon, 101 bis quai Branly à Paris, propose une exposition rétrospective, généreuse et ludique, Goldorak-XperienZ (1975-2021). « Lorsque Goldorak arrive en France le 3 juillet 1978, il bouleverse les programmes jeunesse de la télévision. Créé quelques années plus tôt par Go Nagai et Toei Animation, Goldorak (UFO Robot Grendizer, en version originale) apporte un vent nouveau à la télévision. Le public français découvre alors tout un pan de la pop culture japonaise » Dans l’exposition, « le visiteur découvrira comment a été créée la série au Japon grâce à des documents de production originaux et des présentations des principaux artisans, à commencer par le célèbre mangaka Go Nagai. Ce sera l’occasion d’aborder les thèmes et les références que l’on retrouve tout au long des épisodes. Le robot géant ayant marqué toute une époque, on découvrira également des objets emblématiques des années 1970 et 1980: produits dérivés, jouets, disques. […] Au fil des années, Goldorak est finalement devenu le point de départ d’une tendance qualifiée, bien plus tard, de ‘phénomène manga‘. Aujourd’hui, cet aspect de la pop culture nipponne est devenu un volet important des nombreux échanges culturels entre la France et le Japon. Plus qu’une simple exposition d’œuvres et d’objets, cette rétrospective (la première jamais réalisée autour de Goldorak) se propose de faire vivre au visiteur une véritable expérience immersive à travers de nombreuses interactions. » Le site de la Maison de la culture du Japon est ici.

ILLUSTRATION – La sixième édition de la Biennale des illustrateurs de Moulins (Allier) qu’organise l’association Les Malcoiffés aura lieu du jeudi 23 septembre au vendredi 3 octobre 2021. Un programme très riche d’expositions, de rencontres, d’ateliers, d’ateliers, de lectures. Les illustrateurs invités sont Benjamin Chaud, Aurélien Débat, Gerda Dendooven, Anne Herbauts, Julie Safirstein, Øyvind Torseter, Anne Brugni, Alice Meteignier et Olivier Desvaux. Le site qui dit tout, mais alors vraiment tout, c’est ici.

INCLUSION – La bibliothèque Robinson, 37 rue du Temple à Arras (Pas de Calais), invite, le samedi 18 septembre 2021, à 14 heures, à une visite commentée sur le thème Les livres et l’inclusion autour de deux sélections de livres pour enfants, l’une traitant de l’édition de livres adaptés, l’autre à la représentation du handicap dans la littérature de jeunesse. Également prévue, une expérimentation de sonorisation pour apprendre à lire une image avec ses oreilles. Entrée libre, dans le respect des conditions sanitaires, port du masque obligatoire.

REVUE – Le dossier du numéro 320 de La revue des livres pour enfants est consacré à Timothée de Fombelle. « Quand paraît en 2006 Tobie Lolness, Timothée de Fombelle fait une entrée tonitruante dans le petit monde de la littérature pour la jeunesse et conquiert immédiatement un public fidèle et nombreux en France mais aussi – ce qui est plus rare pour un écrivain français – dans de très nombreux pays. Tobie Lolness, Vango, Le Livre de Perle, Alma : de livre en livre, notre auteur construit une œuvre singulière où souffle le vent de l’aventure, de l’Histoire, la nécessité de défendre des grandes causes. L’écrivain n’oublie jamais en route son lecteur à qui il veut transmettre sa passion de la littérature. » Une longue interview et des articles signés notamment Christian Chelebourg, Isabelle-Rachel Casta, Laurent Déom, Anne Blanchard ainsi que, offert par Timothée de Fombelle, François Place et Gallimard Jeunesse, un chapitre de L’Enchanteuse, tome 2 de Alma. À signaler également un article signée Clara Wartelle-Skamoto à propos de la revue et de la collection d’albums pour enfants « Kodomo no tomo » que publient, au Japon, les éditions Fukuinkan.  Ce numéro : 12,50 euros. Bon de commande ici.

HORS-SÉRIE – Le quotidien Le Monde publie un hors-série anniversaire Lucky Luke de A à Z : 75 ans de Far West. Auteur des textes : Jean-Marc Fustier. En bonus : une histoire complète, La bataille du riz, par Morris et Goscinny. 114 pages, en kiosque, 7,95 euros.

SÉMINAIRE –  Lire à Voix Haute Normandie  (LAVHN)  invite, le jeudi 16 septembre, à la troisième journée de son  séminaire 2021. « Nous sommes très heureux de vous annoncer que nous allons pouvoir nous retrouver en présence pour une journée complète. Pas encore tout à fait comme d’habitude car la jauge de la salle étant réduite, nous ne pourrons accueillir qu’un nombre limité de personnes, mais vous proposons également cette journée à distance. »  Le matin, retour sur des observations de situations de lecture par des lectrices de LAVHN et, l’après-midi, rencontre avec Jeanne Ashbé, auteure-illustratrice. Informations détaillés ici. Inscriptions obligatoires .

MARKETING – Pour « dégommer les clichés », l’association des libraires indépendants Initiales (cinquante-cinq librairies en France et en Belgique) s’associe à la maison d’édition l’école des loisirs – c’est d’ailleurs plutôt l’inverse – pour publier un livret très élégant, Boys don’t cry, qui propose une sélection de vingt romans choisis dans le  catalogue de l’éditeur susnommé. « Une sélection de coups de cœur choisis et présentés par nos soins. Ces romans jeunesse ont en commun de dynamiter les idées reçues. Ils racontent le monde tel qu’il est, dans toute sa complexité, dans toute sa pluralité, avec génie, humour et poésie. » (Julie Rémy, présidente de l’association Initiales). L’introduction de Marie-Aude Murail, une conversation avec sa fille Constance, est un  régal. « Les garçons sont, pour moi, des sujets de choix. » Le livret est ici.

REVUE – Le numéro 15 des Cahiers de la BD (juillet-septembre 2021) propose un dossier pas ridicule titré Pourquoi on aime le capitaine Haddock ? Soit un entretien avec Philippe Goddin, un choix de dix scènes cultes par Nicolas Tellop, un article d’ordre général signé Jean Rime. Saviez-vous que, comme l’a établi Bastien Bertine, hormis les injures relevant du lexique de la marine propre au métier de capitaine, quatorze jurons sur les trente-cinq restants sont dans Bagatelles pour un massacre de Louis-Ferdinand Céline ? À noter aussi une page à propos de Tove Jansson par Yves Frémion. 180 pages, 12,90 euros.

SÉLECTION – Le numéro 514 de Phosphore (août 2021) vous en donne plus. « Adepte ou novice de bande dessinée ? Plutôt histoires vraies ou mondes parallèles ? Intimistes ou ambiances feelgood ? À lire sur la plage, dans un train ou dans sa chambre ? Pour la troisième année, Phosphore et Lecture Jeunesse vous proposent un livret de 100 chroniques, rédigées par les membres de nos comités de lecture. Cette année, c’est une sélection de 100 BD que vous pourrez découvrir et faire découvrir à vos ados. » En kiosque.

THÉÂTRE – La Comédie Française propose, au Studio, 99 rue de Rivoli, place de la Pyramide à Paris, du jeudi 16 septembre au dimanche 24 octobre 2021, Hansel et Gretel d’après les frères Grimm. Adaptation libre et mise en scène : Rose Martine. « Guyanaise d’origine haïtienne, la jeune metteuse en scène Rose Martine invente un univers qui prolonge la morale du conte écrit au XIXe siècle en Allemagne par les frères Grimm avec la culture para-surnaturelle dans laquelle elle a grandi, où le réel est peuplé de sorcières, d’esprits et d’animaux. Animée du plaisir de se perdre jadis dans  sa  forêt, elle pense son adaptation dans la lignée de cette tradition marquée par l’oralité, la transmission et le rituel. Les grands rendez-vous du conte sont ainsi agrémentés de comptines haïtiennes, de chansons créoles et de dialogues savoureux où l’humour et le rêve sauvent de tout. » Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National. Tout public à partir de 7 ans.

INITIATIVE – Ilhame Rachdani, animatrice d’ateliers d’écriture pour l’association orléanaise Les Petites plumes a pris contact avec nous : « Passionnée des mots, j’ai travaillé dix ans en maisons d’édition et plus de douze ans en communication d’entreprise. Puis l’envie de transmettre et de partager s’est imposée à moi en devenant maman. La perte d’intérêt des enfants pour la littérature et la création artistique au profit des écrans est un phénomène que beaucoup de parents vivent comme une tragédie. […] C’est pourquoi j’ai créé Les Petites Plumes en m’attachant à intégrer les notions de plaisir et de jeu. Les stages et ateliers reposent sur la bienveillance et le partage. Toujours très ludiques, c’est avec facilité que tous les enfants s’approprient le concept en l’enrichissant chaque fois de plus de créativité et de joie. Ce sont des moments magiques pour les enfants. » Pour écrire à Ilhame Rachdani, c’est ici.

SOLIDARITÉ – L’association non gouvernementale Bibliothèques sans frontières a créé, en un temps record, une bibliothèque dans un hôtel du sud de Paris hébergeant quatre cents cinquante réfugiés afghans. « Monté en partenariat avec l’association France terre d’asile, chargée de la gestion de l’hôtel, ce projet permet aux réfugiés de résister à l’ennui le temps de leur quarantaine et de garder foi en l’avenir. […] L’équipe de la mission livres s’est rapidement mobilisée : plus d’un millier de livres et de jeux ont été livrés, principalement pour les enfants. » La dotation a permis de créer une bibliothèque dans une petite salle au rez-de-chaussée de l’hôtel, dans laquelle les hébergés peuvent venir, chaque après-midi, emprunter des livres et des jeux. « Cela leur permet de résister à l’ennui, de lutter contre le stress et, pour certains, de commencer à apprendre le français. » Le site de Bibliothèques sans frontières est ici.

CONCOURS – Les Éditions Rageot proposent, en partenariat avec Babelio, un appel à textes « afin d’aller à la rencontre de nouveaux.elles auteur.rice.s de littérature de l’imaginaire ». Date limite : vendredi 15 octobre 2021. Le texte proposé devra s’adresser à un public jeunesse, adolescent, ou young adult à partir de 12 ans. « Les participant.e.s sélectionné.e.s pourront ainsi bénéficier d’une rencontre professionnelle sur-mesure avec un éditeur.rice de la maison Rageot et des conseils des deux auteur.rice.s partenaires – [Adrien Tomas et Maëlle Desard] – lors d’une demi-journée évènement dans les locaux de Babelio à Paris. Vous aurez ainsi la chance de bénéficier pendant cette rencontre personnalisée, de conseils avisés et sur-mesure de la part de professionnel.le.s autour de votre projet d’écriture. » Page dédiée ici.

BONNE IDÉE – Après Marion Fayolle, c’est l’autrice et illustratrice Alice Meteignier qui sera l’artiste associée du Théâtre des Îlets de Montluçon (Allier) pour la saison 2021-2022. Ancienne élève de l’école des Arts décoratifs de Strasbourg, Alice Meteignier, qui a beaucoup travaillé dans la presse, publie, chez MeMo, en 2016, l’album Max et Marcel. Mention spéciale à la Foire du livre de Bologne. Autres titres : Mister Papillon (MeMo, 2018), Mode manifeste, s’habiller autrement de Magali Moulinet (La Martinière, 2020) et Avec Mona de Didier Lévy (Sarbacane, 2021). La plaquette dépliante de présentation de saison du théâtre des Ilets est d’une belle élégance.

EN LIGNE – Les ateliers Canopé de Beauvais, Amiens, Lille, Laon et Arras organisent, dans le cadre de la Fête du livre de Merlieux et Fouquerolles, une rencontre virtuelle avec Barroux sur les interventions en classe le mardi 14 septembre 2021, de 17 heures 30 à 18 heures 30. « L’auteur-illustrateur présentera notamment son parcours et fera découvrir les dispositifs qu’il propose pour mener avec les élèves des activités interactives dans la classe ou à distance autour de la lecture. » Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 13 septembre.

FESTIVAL – Le journal Spirou organise son septième festival, les samedi 11 et dimanche 12 septembre 2021, dans son parc, à Monteux (Vaucluse). « C’est la première fois que ce festival passe la frontière belge pour s’installer en Provence ». Des séances de dédicaces, des duels de dessins, des ateliers pour petits et grands, des master class, des quizz et autres jeux, des surprises. « Cet événement rejoint l’engagement pédagogique du Parc Spirou avec les écoles de la région pour placer la bande dessinée au cœur de l’apprentissage littéraire des plus jeunes. Un projet éducatif qui a pour volonté de mettre en lumière l’univers BD, avec comme support une mallette d’outils pédagogiques conçue par les équipes du parc. » Avec la participation de Barbucci, Batem, Émile Bravo, Beka, Véro Cazot, Cee Cee Mia, Ced, Justine Cunha, Brice Cossu, Jean-Luc Deglin, Arthur de Pins, Fabrice Erre, Gijé, Gorobei, Goum, Alain Henriet-Usagi, Pascal Jousselin, Libon, Marko, Lucy Mazel, Miss Prickly, Jose Luis Munuera, Sylvain Savoia, Rudy Spiessert,  Kenny Ruiz, Kid Toussaint, Waltch.

FEUILLETON RADIO – Le dimanche 12 septembre 2021, de 17 heures à 19 heures, à la Maison de la radio et de la musique, 116 avenue du Président Kennedy à Paris, diffusion publique du feuilleton radiophonique Les Bijoux de la Castafiore accompagnée par une projection des planches originales de la bande dessinée d’Hergé. « Le son spatialisé, l’interprétation des comédiens du Français et les couleurs sonores de l’Orchestre national de France sont mis à l’honneur, et l’effet d’ambiance tintinesque est garanti. Une projection synchronisée de la bande dessinée apportera une touche originale à cette séance. Les phylactères seront laissés en blanc de manière à ce que le spectateur  se concentre principalement sur l’écoute en suivant l’histoire sur l’écran ».  Une coproduction France Culture, Hergé-Moulinsart et Comédie-Française. Pour toute la famille de 8 à 88 ans.  Pour réserver, c’est ici.

EXPOSITION – La Galerie Gallimard, 30 rue de l’Université à Paris, accueille, du vendredi 10 septembre au vendredi 12 novembre 2021, l’exposition Père Castor, histoires d’hier et d’aujourd’hui, fêtant ainsi le 90ème anniversaire de publication des premiers albums de la collection. « Michka, Poulerousse, Roule galette, La plus mignonne des petites souris, La grande panthère noire… On a tous une histoire du Père Castor dans le cœur, un souvenir d’enfance, un moment de partage entre générations. En 1931, Paul Faucher, libraire puis directeur de collection chez Flammarion, invente l’album moderne, conçu pour privilégier la poésie au quotidien, l’imagination et l’invention. Il s’entoure d’artistes pour la plupart venus de l’Est et qui font partie de l’avant-garde russe. Le livre est désacralisé et peut être découpé, colorié, plié. Un style révolutionnaire voit le jour en France. La collection s’enrichit au fil des années de contes et d’histoires du monde entier qui sont devenus des grands classiques de la littérature de jeunesse. Pour célébrer cet anniversaire, l’exposition présente des originaux et des premières éditions qui retracent l’histoire du Père Castor, et montre aussi des œuvres contemporaines d’illustratrices et d’illustrateurs qui font le Père Castor d’aujourd’hui. » Des images signées Lucile Butel, Hélène Guertik, Étienne Morel, Nathalie Parain, Paul-Émile Victor, Thomas Baas, Djohr, Charlotte Gastaut, Pauline Kalioujny, Donatien Mary, Sébastien Pelon et Olivier Tallec. Site de la galerie ici.

CRILJ – L’Assemblée générale ordinaire du Centre de recherche et d’information sur la littérature pour la jeunesse se tiendra le samedi 18 septembre 2021, à 14 heures, à la bibliothèque de l’Heure Joyeuse, 6-12 rue des Prêtres Saint-Séverin à Paris. Elle est ouverte aux seuls adhérents. Des bulletins d’adhésion au titre de 2021 seront à la disposition des personnes désireuses de rejoindre l’association à l’occasion de cette réunion statutaire. Le bulletin est également ici. Pass sanitaire obligatoire pour entrer dans la bibliothèque.

EXPOSITION – La galerie Jeanne Robillard propose, 38 rue de Malte à Paris, du mercredi 8 septembre au vendredi 15 octobre 2021, une exposition Jeux d’enfants consacrée à Julia Spiers. « Graphiste et illustratrice, Julia Spiers travaille essentiellement à la gouache et l’aquarelle mais invente aussi des objets éditoriaux hybrides entre le jeu et le pop-up. Notre exposition de rentrée vous présentera ses œuvres en volume aux côtés d’une soixantaine d’illustrations originales extraites de ses différents albums. Sa palette, très nuancée, offre des couleurs éclatantes. Quant à son univers qu’elle qualifie de ‘fleuri et très féminin’, il déploie une végétation luxuriante où s’épanouissent personnages et animaux aux doux contours. Un style poétique et un brin nostalgique qui fait naître plein d’émotions et nous replonge volontiers en enfance » Vernissage en présence de l’artiste le mercredi 8 septembre à partir de 18 heures. Site de la galerie ici.

COLLECTION – Altaya propose la collection intégrale, avec couverture cartonnée et dos toilé, des trois séries qui, de 1963 à 1991, ont narré, dans divers journaux, les aventures du lieutenant de cavalerie (puis ex-lieutenant de cavalerie) Blueberry. Première parution dans le numéro 210 de l’hebdomadaire Pilote, sous la signature de Michel Charlier au scénario et de Jean Giraud au dessin. La série principale et les deux séries secondaires  regroupent « les archétypes et les thèmes de l’un des genres les plus féconds de tous les temps. De plus, elles retracent l’histoire des États-Unis de la fin du XIXe siècle, avec l’apparition de personnages historiques comme Lincoln et Geronimo, le chef apache. » Le premier numéro, Fort Navajo, est vendu 1,99 euros, le second, Tonnerre à l’Ouest, 6,99 euros. Les numéros suivants : 12,99 euros. À la fin de chaque volume, un cahier documentaire de quelques pages. Vente en kiosque, mais on peut s’abonner et bénéficier ainsi de quelques cadeaux et de quelques gratuités. Le site dédié est ici.

REVUE – Le hors série numéro 3 d’août 2021 de Lecture Jeune est titré Sport et lecture. Quatre articles, une bibliographie, Toutes les facettes du sport, par le comité de lecture de la revue, une sélection établie par Christelle Gombert, rédactrice en chef, et quelques astuces pédagogiques. « Plus que dans une discipline particulière, les sportifs, jeunes et moins jeunes, se reconnaissent avant tout dans un ensemble de valeurs, parfois idéalisées. Entraide, solidarité, esprit d’équipe, résilience face à l’échec et dépassement de soi sont valorisés tant par les amateurs de sport que par les récits qui les mettent en scène. Mais la littérature jeunesse s’empare aussi d’autres sujets, plus graves, pour donner voix aux jeunes qui subissent dans le milieu sportif des pressions, du sexisme, de l’homophobie, du racisme, voire des agressions. » Pour s’abonner, c’est ici.

DISPARITION – Gunilla Bergström, auteure et illustratrice suédoise, est décédée le 25 août 2021. Elle avait 79 ans. Née à Göteborg, elle y étudia pour devenir journaliste. Elle travailla quelques années dans la presse, pour les journaux Aftonbladet et Dagens Nyheter, puis, en 1971, fera ses débuts d’écrivaine en publiant, chez Raben & Sjögren, Mias pappa flyttar (Le père de Mia déménage). « C’est l’automne et il pleut souvent. Tu glisses sur des feuilles mouillées quand tu vas à l’école. Je vais en première année et je m’appelle Mia. Je suis désolé pour ma mère et mon père qui se disputent, surtout le soir quand ils pensent que je ne peux pas entendre. Ils pensent que vous ne remarquez pas qu’ils sont ennemis, mais vous le remarquez. » L’année suivante, elle crée le personnage d’Alfons Åberg, petit garçon qui vit seul avec son père, en publiant God natt, Alfons Åberg, premier titre d’une série de 26 albums qui ont séduit des millions de petits lecteurs. Trente-cinq traductions, dont, en France, en 2020, celle de Marianne Ségol-Samoy, aux éditions L’Etagère du bas, pour deux titres seulement (Bonne nuit, Alphonse Aubert et Bien joué, Alphonse Aubert). « Je ne réalise pas les proportions de ce succès. Je ne le souhaitais sans doute pas. Comme beaucoup d’autres auteurs, j’ai une faible estime de moi. Quand je dessine et quand j’écris, je me sens juste chez moi, en sécurité et au calme. […] Je veux raconter des histoires vraies sur de vraies personnes. Je pense avoir fait des choix de sujets courageux, de l’art de fabriquer des arcs à la question de savoir comment l’âme est façonnée. » Gunilla Bergström avait un attachement particulier pour la série « Bill & Bolla » dans laquelle elle a rassemblé des histoires inspirées de ses propres enfants, dont Boel, née handicapée. Gunilla Bergström, qui aimait à se considérer principalement illustratrice, aura publié plus de quarante ouvrages dont quelques documentaires. Les albums des séries « Alfons Åberg » et « Bill & Bolla » ont été adaptés en films d’animation. Diffusion à la télévision suédoise et à la télévision allemande. Certains titres furent également portés à la scène, parfois par Gunilla Bergström elle-même. Elle écrivit aussi des chansons (pour les enfants) avec le musicien de jazz et compositeur Georg Riedel. « Le génie de Gunilla Bergström était sa capacité à capturer la joie, la tristesse, la tension et l’émerveillement de l’enfance. Alfons vivait seul avec son père, mais aucune explication n’a jamais été donnée sur ce qui était arrivé à sa mère. Dans la vraie vie, beaucoup de choses restent tacites et inexpliquées, et c’était aux enfants qui aimaient Alfons de terminer cette partie de son histoire. » (Christian Christensen, professeur de journalisme à l’université de Stockholm). Très nombreuses distinctions dont le Prix Elsa Beskow, en 1979 et le Prix Astrid Lindgren, en 1981. Un Grammy, en 1988, pour ses chansons. « L’œuvre et le statut de Gunilla Bergström ont eu un impact sur des générations de lecteurs, mais aussi d’auteurs et d’illustrateurs pour la jeunesse. Elle a ouvert la voie. C’était vraiment une personne attentive, extrêmement réfléchie. » (Ann Sköld, directrice des éditions Rabén & Sjögren).

EXPOSITION – La médiathèque de l’AME, 2 rue du président Franklin Roosevelt à Montargis (Loiret), propose, depuis le samedi 4 et jusqu’au jeudi 30 septembre 2021, une exposition consacrée au bédéiste Franck Margerin. Trente-cinq panneaux pour raconter Lucien, motard à la banane, Momo le coursier et Manu et sa crête blonde. « J’ai commencé en 1976, ça fait quand même quarante-cinq ans. Il y a plein de choses que j’aurais aimé refaire, parce qu’à l’époque, elles avaient été réalisées un peu trop rapidement, mais globalement il n’y a rien dont j’ai à rougir. » Informations complémentaires au  02 38 98 44 70.

LIRE A HAUTE VOIX – Pour sa dixième édition, le dispositif Les Petits champions de la lecture s’ouvre aux CM1 et Susie Morgenstern en est la marraine. Point de départ : « Les enseignants des classes de CM1 et de CM2 et les médiateurs du livre s’inscrivent sur le site Internet de l’opération. Pendant la première partie de l’année scolaire, ils organisent des ateliers de lecture à voix haute avec les participants puis une finale locale au sein de leur classe ou de leur groupe avant d’inscrire leur gagnant sur le site. » Ensuite, de finale en finale, quatorze jeunes lecteurs, un par région, viendront à Paris, accompagné d’un adulte, pour participer, sur la scène de la Comédie Française, à la dernière étape de l’opération et, grand gagnant ou pas, rencontrer « la marraine du jeu, les auteurs des livres qu’ils auront choisis de lire, les partenaires et un public nombreux venu les encourager. » Les inscriptions sont ouvertes et le site qui explique en détails est ici.

CATALOGUE – Vient de paraitre Aux origines de la bande dessinée, l’imagerie populaire par Jennifer Heim, Marie Poulain, Christelle Rochette et Antoine Sausverd. « La bande dessinée n’a pas toujours eu bonne presse. Si elle représente actuellement un secteur prolifique en librairie, elle a mis longtemps à se départir de sa réputation de sous-littérature. À bien y regarder, son succès actuel fait écho aux disciplines populaires dans lesquelles elle plonge ses racines : la caricature politique, le dessin de presse et l’imagerie. Cette dernière, en mêlant dès le 18e siècle texte et image afin de constituer un récit continu et séquencé, ouvre très tôt la voie. » L’exposition (qui accorde une place particulière à la jeunesse) est en place au Musée de l’image d’Épinal jusqu’au dimanche 2 janvier 2022. Musée de l’image 2021, 79 pages, 12,50 euros.

DISPARITION – Alain Boudet, professeur de lettres, documentaliste, écrivain et poète, est décédé le 24 août 2021. Il avait 71 ans. Il vécut une enfance heureuse, entre la ville où,  chez ses parents, il inventera ses premières histoires avec des jouets miniatures, et la campagne où, avec cousins et cousines, il passe ses vacances à construire des cabanes et à jouer au chamboule-tout dans la décharge municipale. Il suit de studieuses études de lettres qu’il termine par un mémoire sur le regard dans l’œuvre de Paul Éluard. Quand il n’a pas cours, il se fait quelques sous comme magasinier, débardeur et chauffeur-livreur. Alain Boudet fut, pour l’académie de Nantes, coordonnateur en poésie, lecture et écriture. Poste fort rare, juste un peu moins hier qu’aujourd’hui. En 1984, il fonde, avec Serge Brindeau, l’association Donner à voir qui, très active, regroupe poètes, graphistes, peintres, sculpteurs et amateurs de poèmes. Interventions publiques, expositions itinérantes, édition d’anthologies d’abord, de recueils ensuite. La même année, est créée une autre association, Les Amis des printemps poétiques, qui organisera, à La Suze-sur-Sarthe, un festival très apprécié du public et des éditeurs et poètes invités. Auteur d’une trentaine d’ouvrages et soucieux de rapprocher la poésie de ses publics, Alain Boudet aura, sa vie durant, multiplié, dans sa région et au-delà, rencontres et ateliers d’écriture poétique, en milieu scolaire principalement. « Le poème se tient à l’écart et contient la parole / Qui veut le voir et l’entendre doit scruter les mots, attentif au silence, doit suivre la distance, connaître un long voyage, s’enfuir à l’intérieur / Le poème s’offre à qui tend les bras et sourit à qui sait accueillir l’inouï / À qui sait se donner, le poème se donne. » Travaillant volontiers avec des musiciens, Alain Boudet avait écrit, en 1981, avec le compositeur Étienne Daniel, L’Arbre-Chanson, œuvre pour chœur d’enfants qui fit le tour du monde francophone. « La poésie d’Alain Boudet, différant en cela radicalement de celle des ‘poètes de la modernité’, se veut avant tout une poésie de célébration consacrée à la nature, à l’homme, et à l’harmonie qui règne ou devrait régner entre eux. Elle exprime des sentiments de solidarité, d’humanisme, et semble parfois vouloir tout ignorer du mal. » (Michèle Tillard). Quelques ouvrages pour jeunes lecteurs : La Volière de Marion (Corps puce, 1990), Marie-Madeleine va-t-à la fontaine (Rue du monde, 2013 : illustration : Sandra Poirot Chérif), Cherchez la petite bête (Rue du monde, 2018 ; illustration : Solenn Larnicol). Les recueils Carrés de l’hypothalamus (Donner à Voir, 1999 ; illustrations : Yves Barré) et Le rire des cascades, (møtus, 2001 ; illustrations : Michelle Daufresne) ont été sélectionnés par le Ministère de l’Éducation nationale, pour le cycle 2, Quelques instants d’elles (Océanes, 1998 ; illustrations : Luce Guilbaud), pour le cycle 3. Le site personnel d’Alain Boudet, La toile de l’un, régulièrement mis à jour, toujours consultable, est une mine d’informations et de propositions de lecture et d’écriture. « Alain Boudet était non seulement bon poète, mais un homme de grande qualité, vraiment. Disponible, tendrement souriant, généreux et d’une modestie qui n’était pas feinte. » (François David, pour møtus). Nous avions, de nombreuses fois, accueilli Alain Boudet, à Orléans et à Beaugency, pour des ateliers qui aboutissaient, presque toujours, à la publication, en quelques dizaines d’exemplaires, d’un livre presqu’aussi vrai qu’un vrai. La toile de l’un, c’est ici.

REVUE – Le numéro 18 de Strenæ est en ligne. Les textes du dossier thématique, Europe illustrates the Grimms’ fairy tales, dirigé par Bettina Kümmerling-Meibauer et Vanessa Joosen, sont en anglais. Les autres articles (varia et compte-rendus) sont en français pour quatre et en italien pour un. Le lien est ici.

IBBY – Le trente-septième congrès international de l’IBBY (Union internationale pour les livres de jeunesse) se déroulera à Moscou (Russie), du vendredi 10 au dimanche 12 septembre 2021. Informations détaillées ici.

PHOTO  – La Revue Internationale de Photolittérature lance un appel à contributions pour un numéro titré Parcours au cœur de la photolittérature pour la jeunesse. Comité de rédaction : Laurence Le Guen (université Rennes 2) et Gyöngyi Pal (université de Kaposvár). Parution : fin 2022. « La photolittérature pour enfant est devenue un indicateur privilégié des idées que les adultes se font de la photographie, de son rôle éducatif et illustratif. Le champ de la photolittérature pour enfants est également un terrain d’exploration et de jeu qui accueille de nouveaux dispositifs photo-textuels défiant nos habitudes de lire (telles les œuvres de Katy Couprie) et devenant suffisamment bons pour être lus par les enfants (comme l’insinue Michel Tournier lors de la réécriture et adaptation de ses livres adultes au jeune public). On peut même faire le constat que la photographie a fait plus que laisser son empreinte sur le livre pour enfants. Elle a construit avec lui un nouveau genre d’ouvrages. » Date limite de soumission : vendredi 15 octobre 2021. Le détail de l’appel est ici.

LAÏCITÉ – En ce moment, dans les établissements scolaires et dans la rue, les huit affiches de la nouvelle campagne de communication de l’Éducation nationale concernant la laïcité. Par paire, des élèves tout sourire. « Les photographies des affiches ont été réalisées dans des établissements scolaires les 12 et 13 juillet 2021 avec le concours d’enfants et d’adolescents comédiens. Les prénoms utilisés sur les affiches sont les leurs. » Sophie Vénétitay réagit, pour le Snes-FSU : « Ces affiches ne parlent absolument pas de laïcité car il n’est pas du tout fait mention de la religion. Finalement, on a l’impression qu’elle joue sur de l’implicite, des représentations, pour laisser croire que la laïcité pourrait être mise en danger par certains élèves. Dire ça, écrire ça, le présenter sous forme d’images, c’est une vision très négative et restrictive de la laïcité. Le ministère vient un peu brouiller le travail des enseignants car il faut bien se rendre compte de la difficulté que cela peut représenter pour nous d’essayer de passer après ce type d’affiche. » Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, assume sans assumer tout en assumant, faisant remarquer qu’il y a, dans le coin droit de chaque affiche, un QR code renvoyant à des outils pédagogiques.

DISPARITION – Raoul Cauvin, scénariste de bandes dessinées, est décédé le jeudi 19 août 2022. Il avait 82 ans. Né à Antoing, dans la province wallonne du Hainaut, d’une mère tailleuse de pantalons et d’un père employé de bureau, le jeune Raoul se délecte de la lecture des magazines Pat, Bravo, Tintin et Spirou. Il suit pendant cinq ans des études de lithographie publicitaire à l’Institut Saint-Luc de Tournai et découvre, une fois diplôme obtenu, que cette spécialité n’est plus pratiquée depuis de nombreuses années. Premier emploi en usine pour peindre des figures de saints, des crucifix et autres objets sacrés. Après son service militaire, il entre, en 1960, aux éditions Dupuis, à l’atelier d’art de l’éditeur. Il est chargé de dessiner des mots croisés et de faire le lettrage de Robbedoes, édition néerlandaise de Spirou. De 1961 à 1971, il est caméraman au département audiovisuel de la maison où il participe à des projets d’animation dont « Les aventures des Schtroumpfs », long-métrage de 1965 produit par Eddy Ryssack. À compter de 1967, il écrit ses premiers scénarios, des mini-récits que publie Spirou. Encouragements de Charles Dupuis, directeur de publication, qui apprécie son humour. Peu après, Raoul Cauvin se présente à Yvan Delporte, rédacteur en chef, mais celui-ci refuse ses projets. En 1968, il a l’occasion de travailler avec la jeune Claire Brétécher, pour « Les naufragés », série de running gags de la plus belle eau. C’est en 1973 qu’il crée, avec le dessinateur Louis Salvérius, la série « Les Tuniques bleus » qui, d’abord modeste strip, trouve rapidement le style narratif et graphique qui permettra, dès lors, de dérouler, pendant plusieurs décennies, les aventures de deux soldats du 22nd Cavalry Regiment combattant les Sudistes pendant la guerre de Sécession, le sergent Cornélius M. Chesterfield, militariste quoi qu’il en coûte, et le caporal Blutch qui pense surtout à déserter. À la mort de Louis Salvérius, en 1972, c’est Willy Lambil qui prend la succession, accentuant le réalisme du dessin. Près de soixante albums en commun. « Quarante ans après nos débuts, nous en sommes à la troisième génération de lecteurs. C’est merveilleux de penser qu’un même album peut être lu par un grand-père, un père et ses enfants. » (Raoul Cauvin). Nombreuses traductions, 15 millions d’albums vendus. Le succès rapide de la série auprès des jeunes lecteurs (et de leurs parents), pousse Raoul Cauvin à devenir un scénariste prolifique, quasi stakhanoviste. Fidélité à Spirou et à Dupuis pendant cinquante-trois ans et collaborations, plus ou moins longues, avec de nombreux dessinateurs parmi lesquels Berck puis Jean-Pol pour « Sammy » (1970), Raymond Macherot pour « Mirliton » (1970), François Walthéry pour « Le Vieux Bleu » (1974), Jacques Sandron pour « Godaille et Godasse » (1975), Daniel Kox pour « L’Agent 212 » (1975), Marc Hardy pour « Pierre Tombal » (1983), Bédu pour « Les Psy » (1986), Malik pour « Cupidon » (1988), Philippe Bercovici pour « Les femmes en blanc » (1981). Dans les années 1970, Raoul Cauvin avait écrit, pour Jean Roba, des scénarios de la série « Boule et Bill » et, en 1983-1984, ceux de trois albums, illustrés par Nicolas Broca, de la série (au très long cours) « Les aventures de Spirou ». Dans « Cédric » (1986), illustrée par Laudec, il se projette sans complaisance dans le rôle d’un grand-père râleur. Parmi ses dernières créations : « Coup de foudre » (2008-2010), à propos d’un taureau transgenre, avec David De Thuin au dessin pour les trois histoires. « Rares sont les échecs de Cauvin, car son imagination, la qualité de ses dialogues et le métier mis dans ses découpages parlent en ligne directe au grand public, dont il se sent extrêmement proche. […] Génie d’une modestie inouïe, Raoul Cauvin est devenu une véritable statue de commandeur des scénaristes. Populaire, irrésistiblement drôle, inattendu, capable de s’illustrer dans la majeure partie des univers qu’il s’est choisis, il a durablement codifié la mécanique du gag et les canons de l’aventure humoristique. » (communiqué des éditions Dupuis). La série « Pauvre Lampil » (1974-1996) exprimera les frustrations de Lambil et de Cauvin à propos de la profession et de leur propre collaboration. « J’écrivais des séries commerciales sans grande envergure mais bien faites. […] Difficile de se remettre en question quand tout marche bien. » Scénariste pléthorique, cantonné à la bande dessinée grand public et/ou pour enfants, variant peu ses modes de narration, Raoul Cauvin fut mal considéré par la critique spécialisée. Il remportera toutefois, en 1976, au Festival de la bande dessinée d’Angoulême, le Prix du meilleur auteur étranger et, en 2008, pour l’ensemble de sa carrière, le (bruxellois) Prix Saint-Michel.

CENSURE – En Hongrie, le gouvernement de Viktor Orban, premier ministre, a adopté, le vendredi 6 août 2021, un décret renforçant la censure des livres pour la jeunesse. Ce décret, qui entrera en vigueur dès septembre, s’applique à l’ensemble des titres qui « expriment l’homosexualité », « représentent une déviation de l’identité de genre » ou comprennent des « représentations explicites de la sexualité ». Ces livres qui devront être vendus dans un emballage fermé, rendant la couverture invisible, ne pourront plus être proposés à la vente dans un rayon de 200 mètres autour des églises ou des écoles. Selon l’Association hongroise des éditeurs et des libraires soutenue par l’Union internationale des éditeurs, la Fédération des éditeurs européens et la Fédération européenne et internationale des libraires, « des chefs-d’œuvre de la littérature mondiale et hongroise peuvent désormais, [en Hongrie], être interdits. »

DISPARITION –  Jill Murphy, auteure et illustratrice, est décédée le mercredi 18 août 2021. Elle avait 72 ans. Père ingénieur et mère au foyer grande amatrice de livres, comme l’est Jill qui les collectionne dès ses premières années d’école. Pensionnaire, à Wimbledon, dans un lycée catholique tenu par des sœurs Ursulines, Jill Murphy écrit ses premières histoires alors qu’elle n’a qu’une quinzaine d’années, pour se distraire, racontera-t-elle, d’un environnement trop sévère. Elle suit des études d’art à Chelsea, Croydon et Camberwell, puis vit un an dans un village togolais. De retour au Royaume-Uni, elle travaille comme nurse jusqu’à ce qu’elle puisse, à compter de 1980, vivre de sa plume et de ses pinceaux. Après de nombreux refus, l’album The Worst Witch avait, en 1974, trouvé un éditeur. « Les gens de chez Macmillan ont accepté mon histoire immédiatement et ils l’ont imprimée à 5000 exemplaires. Je me souviens m’être demandé combien de tantes et d’oncles j’avais, et ce que nous ferions avec le reste des livres. » C’est Jean-François Ménard qui, en 1980, pour Gallimard jeunesse, traduit l’album sous le titre Amandine Malabul, sorcière maladroite. « Amandine est bien l’élève la plus maladroite de l’Académie de sorcellerie. Quel désastre lorsqu’il s’agit d’apprendre à voler à son chat Petitpas ou de fabriquer la potion d’invisibilité. […] Mais un terrible complot se trame : élèves et professeurs pourraient bien être changés en grenouilles. » La série « The Worst Witch » comporte huit albums dont le dernier, First prize for the Worst wtch, est édité en 2018. Traduction, en 2021, par Faustina Fiore, pour Gallimard jeunesse, sous le titre Premier prix pour Amandine Malabul. Adaptation de la série, pour la télévision, une première fois en 1986 (un seul film reprenant le premier titre), une deuxième fois, en 1998-2001 (série de quarante épisodes) et une troisième fois, en 2017-2020, pour une série actuellement disponible sur Netflix (cinquante-et-un épisodes). À signaler également une adaptation pour la scène, en comédie musicale, par Emma Reeves, en 2018. Jill Murphy a écrit un peu plus de trente albums y compris une deuxième série, « The Large Family », dont le titre inaugural, Five Minutes Peace, parait en 1986. Traduction française par Jacqueline Kerguéno, la même année, pour Bayard jeunesse, sous le titre Le bain de madame Trompette. Cette série (onze albums qui racontent le quotidien d’une mère éléphante et de ses quatre enfants turbulents) se vendra à cinq millions d’exemplaires et fera l’objet, en 2000, d’une série d’animation de deux saisons de 26 épisodes que diffuseront notamment TF1 et France 5. Jill Murphy a reçu le (très vendeur) Prix Smarties, en 1995, pour The last noo-noo, traduit la même année, par Marie Tenaille, chez Bayard, sous le titre La dernière tétine d’Odilon le dragon. Éditée par Le Centurion en 1981, le malicieux album Enfin la paix, histoire d’un papa ours qui, à cause des bruits qui le cernent, ne parvient pas à trouver le sommeil, est disponible, en poche, chez Mijade, ainsi que quelques autres titres. « Jill était tellement créative, belle et drôle. Son génie résidait dans la façon dont l’enfant et l’adulte pouvaient s’identifier à ses histoires, qu’elle écrivait et illustrait elle-même. Jill venait juste d’entrer dans son apogée et avait tellement plus à offrir. C’est une grande perte. » (Pamela Todd, agent de Jill Murphy pendant plus de 30 ans).

INITIATIVE – En Finlande, la campagne d’alphabétisation Read Hour (L’heure de lire) aura lieu, pour la troisième année consécutive, du mardi 31 août au mercredi 8 septembre 2021, journée internationale dédiée annuellement par les Nations Unies à la question de l’alphabétisation. Organisée par la Fondation pour les enfants et les jeunes (Children and Youth Foundation), en partenariat avec le papetier UPM Biofore et avec le centre médical Pikkujätti (Pikkujätti Medical centre for children and youth) d’Helsinki, elle a, pour ses visuels, recruté les Moomin de Tove Jansson et étendu, cette année, ses actions au Royaume-Uni, s’appuyant notamment sur la fondation Book Trust. « Quand vous lisez, vous apprenez à être plus ouvert d’esprit. En lisant différents textes, vous apprenez non seulement de nouvelles informations, mais aussi à avoir un œil critique. La lecture encourage aussi la soif de connaissance. Rester à jour et curieux vous aide à vous connecter avec le monde, ce qui signifie que vous pouvez éviter la marginalisation. » (Antti Hermonen, directeur général d’UPM Biofore). Le site est ici.

CATALOGUE – Vient de paraitre Alain Le Foll, Maître de l’imaginaire par Céline Chicha-Castex, Joséphine Le Foll, William Saadé, Cécile Boulaire et Marion Neveu. Ce catalogue contient notamment une introduction des commissaires, William Saadé et Céline Chicha-Castex, une biographie par Joséphine Le Foll et de passionnants textes inédits : Alain Le Foll, le conteur par Thérèse Willer, Alain Le Foll, illustrateur pour la jeunesse par Cécile Boulaire, Une brève incursion dans le monde des papiers peints par Marion Neveu, Le dessein d’une vie, une vie de dessins et Les porcelaines par Céline Chicha-Castex. Reproduction de plus de deux cents œuvres. En annexe, une bibliographie experte signée Céline Chicha-Castex, conservateur au département des estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France. Fabelio 2021, 208 pages, 35,00 euros. Exposition en place au Palais Lumière d’Evian-les-Bains jusqu’au dimanche 2 janvier 2020.

PARUTION – Vient de paraitre la deuxième édition de Histoire des bibliothèques : d’Alexandrie aux bibliothèques numériques par Frédéric Barbier. « La question des bibliothèques, comme plus largement celle de l’information, alors que nous sommes plongés dans la ‘troisième révolution du livre’, est bien l’une des interrogations de civilisation essentielles posées en notre début de IIIe millénaire. L’histoire des bibliothèques est directement articulée avec l’histoire de la pensée, des idées, de la politique, de l’information, voire de l’architecture et de l’urbanisme. En adoptant un cadre chronologique large et en insistant sur la perspective comparatiste, l’auteur envisage la thématique en fonction des transformations du système général des médias au cours des siècles. » Armand Colin 2021, 304 pages, 29,00 euros.

PEOPLE – Paul McCartney, Beatle parmi Les Beatles, publie, en Angleterre chez Random House Books for Young Readers, un nouveau livre destiné aux jeunes lecteurs, Grandude’s Green Submarine (Le sous-marin magique), illustré par Kathryn Durst. Sortie mondiale le jeudi 2 septembre 2021, en France chez Michel Lafon. Son premier ouvrage, La boussole magique, s’est, d’après les éditeurs, vendu à 15 000 exemplaires.

DISPARITION – Lorris Murail, écrivain et critique, est décédé le mardi 3 août 2021. Il avait 70 ans. Fils du poète Gérard Murail, frère de Marie-Aude Murail et d’Elvire Murail, écrivaines, et de Tristan Murail, compositeur, il écrivait depuis l’âge de 16 ans. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, il fut critique littéraire pour Science et Avenir et pour France Culture, scénariste pour des séries d’animation et traducteur, notamment de Stephen King (Danse macabre) et de Michael Moorcock (Byzance 1917, La maison de Rosenstrasse). Il fut également journaliste spécialisé en gastronomie. Passionné de science-fiction, il avait signé, pour les adultes, L’Hippocampe et La Grande Roue (Robert Laffont, 1981 et 1982) et Urbik, Orbik (Griffe d’encre, 2011). Il avait conçu, pour Bordas, en 1993, Les maîtres de la science-fiction et, pour Larousse, en 1999, le Guide Totem de la science-fiction. Premier livre pour les jeunes lecteurs : Le cirque Manzano, à l’école des loisirs, en 1991. Suivront une cinquantaine d’ouvrages dont deux séries (« Dan Martin enquête » et « Les Cornes d’ivoire »). « J’écris d’abord parce que c’est son métier, mais également pour communiquer avec les autres. De ce point de vue, écrire pour la jeunesse est particulièrement gratifiant. » Lorris Murail avait, à compter de 2002, à l’école des loisirs, avec ses sœurs Elvire et Marie-Aude, publié, en cinq tomes, la série « Le Golem », histoire très prenante d’un jeu vidéo dangereusement réaliste. Chez le même éditeur, avec Marie-Aude seule, L’expérienceur (2003) et, très récemment, en 2021, le premier tome de « Angie ! », série policière par temps de Covid. Deuxième tome à paraitre le mercredi 22 septembre. « Mon frère chéri, mon compagnon d’enfance et d’écriture, si j’écris encore aujourd’hui, ce n’est ni pour toi ni pour moi, c’est pour nous, que nous pensions être ces cœurs qui aiment et ne peuvent donc mourir, comme le disait Françoise Dolto aux enfants, ou que nous croyions être ces éléments immortels d’un même Tout, comme le dirait notre bouddhique amie Alexandra David-Neel. Ce nous est ce qui reste et restera de toi et de moi. Embrassons-nous. » (Marie-Aude Murail)

EXPOSITION –  Momoko, une enfance japonaise, album de Kotimi paru aux éditions Rue du monde en 2020, fait l’objet d’une exposition à la Maison de la culture du Japon, 101 bis, quai Branly à Paris, du mercredi 1er septembre au samedi 2 octobre 2021. « Kotimi est une illustratrice d’origine japonaise vivant à Paris que Rue du monde publie depuis son premier livre. Sept albums à ce jour. […] En une cinquantaine de dessins et de gravures, l’exposition nous fait partager le regard et le trait particulièrement sensible de l’illustratrice. On y ressent les émotions, souvent retenues, de son enfance vécue à Tokyo dans les années 1970. C’est expressif et touchant. » Kotimi sera présente sur le lieu de l’exposition, tous les samedis, de 15 heures à 17 heures, pour discuter avec les visiteurs et, éventuellement, dédicacer ses ouvrages.

MARKETING – Dans la cadre de sa nouvelle campagne, La rentrée des héros, la société  fromagère Babybel s’associe à la licence Marvel. Objectif : mettre en avant le positivisme et le courage. Depuis le lundi 30 août 2021, les consommateurs de Kiri et de Vache qui rit retrouveront, sur les emballages des produits, douze designs de super-héros qu’ils pourront collectionner. Édition limitée et illustrations créées pour l’occasion. Des théâtralisations seront mises en place dans cinq centres commerciaux de la région parisienne qui, à partir du 9 septembre, disposeront d’un dispositif de réalité augmentée permettant aux clients, petits et grands, de revêtir en direct les costumes inspirés de ceux de leurs super-héros et de repartir avec une photo-souvenir. Est également prévu un jeu concours avec obligation d’achat proposant, parmi d’autres récompenses, un sac à dos à gagner toutes les dix minutes.

DISPARITION – Jean-Marie Robillard, instituteur et écrivain, est décédé le vendredi 23 juillet 2021. Il avait 71 ans. Enseignant en école maternelle, il avait publié son premier livre, Les chants du coquillage, en 1984, chez Flammarion, en Castor poche, illustré par May Angéli. Parmi la quinzaine d’ouvrages qui paraitront ensuite, Loup Gris (Milan, 2003) suit un loup gentil « qui s’ennuie dans son histoire » et à qui l’écrivain offre un récit en abyme très bien mené. « La mer, la campagne, les temps pas si lointains où l’on prenait le temps de vivre, voilà ce que j’aime raconter. […] J’ai choisi de m’adresser à ceux qui sont les hommes de demain, à toi, petit campagnard ou petit mousse, qui as la chance de vivre près de la nature, à toi aussi, petit enfant de la ville, avec l’espoir de te faire rêver. » Dernier ouvrage paru : L’Étoile de Grand Pa, en 2011, au Buveur d’encre, qui parle de la mort avec délicatesse. Peintre amateur, Jean-Marie Robillard était aussi passionné de jazz et il a été, quarante ans durant, l’un des piliers (bénévole) les plus fidèles du festival Jazz sous les pommiers de Coutances (Manche). « C’était une belle personne, humble, quelqu’un de discret, toujours positif, très doux. Il faisait attention aux autres, il était toujours prêt à rendre service et hyper présent. » (Denis Le Bas, directeur de Jazz sous les pommiers). Gaëlle Callac, directrice des éditions Le buveur d’encre, se souvient : « De notre rencontre, sont nés cinq albums et une belle amitié. […] Jean-Marie avait énormément de qualités mais par-dessus tout, à mes yeux, son grand talent était son goût du partage et du don qu’il prodiguait à l’insu de ceux qui le recevaient, J’en suis le témoin. Son éternel t-shirt rayé rouge et blanc va me manquer, son regard de hibou aussi et son talent manquera, je n’en doute pas, à la littérature de jeunesse. » Jean-Marie Robillard était venu plusieurs fois rencontrer ses jeunes lecteurs au Salon du livre pour la jeunesse de Beaugency.

ORLÉANAIS – Le dimanche 29 août 2021, la section de l’Orléanais du CRILJ a repris l’envoi de son courrier bimensuel. « Juste un petit mot pour vous dire chapeau car j’aime et j’apprécie de recevoir vos salves littératurées-de-jeunesse. Merci  pour ce travail – car c’en est un. » (Philippe Claudet, fondateur des éditions Les Doigts Qui Rêvent). Si vous ne recevez pas et que vous souhaitez recevoir, faites votre demande à cette adresse.

MILITANTISME – L’Association française pour la lecture (AFL) est contrainte de quitter ses locaux, 65 rue des Cités à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), pour une destination encore inconnue. « Nous avons dû jeter près de 800 numéros de notre revue Les Actes de Lecture, mais nous ne nous résolvons pas à jeter les autres publications, fruits d’un travail militant qui a lié pratiques et théorie. » Ceux qui souhaiteraient récupérer des ouvrages sur la littérature de jeunesse, l’apprentissage de la lecture, la conduite de la classe (et qui peuvent se déplacer jusqu’à Aubervilliers), contacteront l’association ici ou ici.

CATALOGUE – Vient de paraitre Marginalia, dans le secret des collections de bande dessinée, lourd ouvrage proposant des textes originaux de Marie-Claude Beaud, Jean-Luc Fromental, Thierry Groensteen, Damien MacDonald, Didier Pasamonik, Numa Sadoul et Stéphane Vacquier. « Au Moyen Age, les marginalia sont des dessins ajoutés par les lecteurs ou les copistes en marge des manuscrits. Souvent fascinants, ils entretiennent un dialogue avec les textes qu’ils éclairent. On peut y voir une des origines de la bande dessinée, un art qui a fleuri au XXe siècle. […] L’ouvrage rassemble plus de 300 dessins ou planches de 50 créateurs majeurs ayant donné à la bande dessinée les lettres de noblesse dont les plus jeunes artistes ont hérité, et qui s’impose aujourd’hui par sa foisonnante vitalité. » Glénat 2021, 512 pages, 59,00 euros. Exposition en place au Nouveau musée national de Monaco (NMNM) jusqu’au 5 septembre 2021.

EXPOSITION – Le Musée Alexis Forel, 54 Grand-Rue à Monges (Suisse) présente, du mardi 31 août au vendredi 26 novembre 2021, une rétrospective La grande exposition consacrée à Albertine et Germano Zullo. « On les demande partout : Paris, Bruxelles, Rome, Londres, Francfort, Montréal, New York, Buenos Aires, Séoul, Téhéran. On connaît leurs livres à La Joie de lire  (Les oiseaux, Ligne135, Mon tout petit, Le président du monde), Mais ils publient aussi chez Humus, Alidades, Hélice Hélas, À pas de loups. Ils font du film d’animation  (Le Génie de la boîte de raviolis, Chambre 69, Nain géant, Les Gratte-ciel, La Femme-canon). Et l’on ne compte plus les sérigraphies, les gouaches, les objets. Depuis plus de vingt ans déjà, sans jamais se prendre au sérieux et le plus souvent à quatre mains, Albertine et Germano Zullo construisent une œuvre polymorphe, subtile et poétique. » Le fameux grand défilé inspiré de l’album Les Robes sera proposé le jeudi 2 septembre, à 15 heures, 16 heures et 17 heures. Réservations indispensables au 021 801 26. Page dédiée ici.

PARUTION – Jean-Paul Delahaye, Inspecteur général de l’éducation nationale honoraire, ami du CRILJ, publie Exception consolante : un grain de pauvre dans la machine. « Enfant de pauvre devenu haut fonctionnaire, le fantôme de sa mère l’accompagne le jour de son entrée en tant que numéro 2 au ministère de l’Éducation nationale où il doit contribuer à mettre en œuvre une politique qui lui tient à cœur. C’est par le récit émouvant de sa jeunesse et d’une mère courage élevant seule ses enfants dans un village du Ponthieu en Picardie, que l’auteur rend sensibles ses analyses critiques sur un système éducatif qui ne veut toujours pas mélanger les torchons et les serviettes. […] Jean-Paul Delahaye n’oublie ni son origine sociale, ni le sacrifice d’une mère pour que son fils devienne une exception consolante. » Librairie du Labyrinthe 2021, 256 pages, 17,00 euros.

DISPARITION – Henri Vernes, écrivain, est décédé le 25 juillet 2021. Il avait 102 ans. Né à Ath, près de Tournai, en Wallonie, fils d’une coiffeuse et d’un boucher, il fréquente, jusque vers ses 16 ans, en élève dissipé, une école jésuite, travaille un temps dans la boucherie de son père, puis s’embarque à Marseille, à 19 ans, muni de faux papiers, pour suivre Madame Lou, chinoise plutôt jolie de dix ans son aînée, qu’il a rencontrée dans le port d’Anvers [sic]. Il traverse Port-Saïd, Djibouti, Colombo, Singapour, Saïgon et Hong-Kong et s’arrête à Canton où sa belle tient une maison close flottante. De retour dans une Europe en guerre, il se rapproche de la résistance et travaille pour les services secrets belges puis, par amour pour une jolie agente [re-sic], pour les services secrets britanniques. Correspondant pas franchement scrupuleux d’une agence de presse américaine, il s’installe à Paris et fréquente Saint-Germain-des-Prés où il rencontre Blaise Cendrars, Jean Cocteau, Fernand Léger et Isidore Isou. « J’ai aussi fait danser Juliette Gréco, au Tabou, mais ça n’est pas allé plus loin ». Entre 1944 et 1953, sous son vrai nom (Charles-Henri Dewisme) et sous pseudonyme, il publie quatre romans chez quatre éditeurs différents. C’est alors qu’il est approché par Jean-Jacques Schellens, directeur des éditions Marabout, qui a le projet de lancer une collection de romans pour adolescents. La Vallée infernale, première aventure de Bob Morane (où, pilote dans une compagnie aérienne privée, il a fort à faire, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, avec trois trafiquants d’émeraudes vraiment sans scrupules), est publié, en 1953, en « Marabout junior », une « collection jeune pour tous les âges ». Le succès de librairie est immédiat. Entre 1953 et 2012, Henri Vernes consacrera deux cents vingt-huit romans et trente-deux nouvelles à son héros baroudeur. Certaines années, un livre est publié tous les deux mois. Les couvertures efficacement criardes sont signées Pierre Joubert, Henri Lievens, William Vance, Patrice Sanahujas, René Follet et Franck Leclerq. Traduction en dix-huit langues dont le russe et le japonais. Quarante millions d’exemplaires vendus. Comme d’autres héros de la littérature populaire ou de jeunesse, Bob Morane verra ses aventures déclinées en plusieurs formats : bandes dessinées, dès 1959, adaptées par l’auteur lui-même avec, pour 72 épisodes, des images signées Gérard Forton, William Vance et Coria ; livre-disque, chez Musidisc, en 1960 ; film de Jacques Santi, en 1961, qui n’aura qu’une seule projection en salle, l’unique copie ayant brûlé lors d’un incendie de la maison de production ; série pour la télévision (avec Claude Titre dans le rôle de Bob Morane et Billy Kearns dans celui de Bill Ballantine), en 1963 ; films d’animation franco-canadiens que réalisent Éric Rondeaux, Geneviève Lefebvre et Norman LeBlanc, en 1998. Jacques Colombo, Cal W. Bogar, Gaston Bogart, Robert Davids, Duchess Holiday, C. Reynes, Jacques Seyr, Lew Shannon et Ray Stevens sont les pseudonymes principaux sous lesquels Henri Vernes écrivit une grosse poignée d’ouvrages pour les adultes. « Cela peut paraître étrange mais je n’ai jamais rêvé de Bob Morane. J’écrivais, je livrais mes textes et je les oubliais aussitôt. Mais, grâce à lui, j’ai eu les moyens de bien vivre. » (Henri Vernes). Les fans du groupe de rock Indochine connaissent par cœur le refrain de la chanson L’Aventurier : « Et soudain surgit face au vent / Le vrai héros de tous les temps / Bob Morane contre tout chacal / L’aventurier contre tout guerrier. » Henri Vernes a fait don de la totalité de ses archives littéraires, soit 700 pièces couvrant un demi-siècle d’activité, aux Archives de l’État, belge cela va sans dire, sur le site de Tournai, ville chère à son cœur.

MARKETING – La chaine Intermarché s’est adressée aux enfants, du lundi 12 juillet au dimanche 29 août 2021, en se proposant de les aider « à mieux manger et à mieux bouger » avec les personnages de la série « Monsieur Madame » (qui fête ses cinquante ans cette année). Support publicitaire : un album de jeux sur le thème de la campagne, soixante-huit autocollants et un collecteur, des sacs et des peluches moins chers si l’on a accumulé des points. Mode opératoire : pour chaque achat d’une valeur de 20,00 euros, remise au client d’une pochette comprenant un point et trois autocollants. Paradoxe : pas d’albums « Monsieur Madame » en vente au rayon des livres des magasins. Du moins, pas dans ceux que nous avons fréquentés cet été.

Reprise, ce lundi 30 août, des mises à jour quotidiennes du Fil d’actualité du site du CRILJ. Tenez-nous au courant de vos activités et de vos trouvailles et nous diffuserons.

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COLLOQUE DU CRILJ – Le Centre de recherche et d’information sur la littérature pour la jeunesse tient colloque, le vendredi 16 et le samedi 17 octobre 2021, dans l’auditorium de la médiathèque Marguerite Yourcenar, 41 rue d’Alleray à Paris. Sujet : Habiter dans la littérature pour la jeunesse puisque « dans les livres comme dans la vie, on habite, ici ou là, seul ou à plusieurs, des lieux réels ou imaginaires ». Le programme détaillé et le bulletin d’inscription sont ici. Les inscriptions sont ouvertes et, vrai de vrai, le nombre de places est limité.

REVUE – Le dossier du numéro 319 de La Revue des livres pour enfants (juin 2021) est consacré à la Suisse. « Voyage au pays des Helvètes serait un bon sous-titre, nous a-t-on soufflé. La référence à Astérix permet de dire une affection. Il ne s’agit pas que de la complicité linguistique, ni de la connivence culturelle que nous avons avec une fraction du territoire, et qui ont joué dans nos choix. Quel portrait les créateurs, producteurs et médiateurs du livre de la jeunesse font-ils de ce pays que nous avons eu tant de plaisir à arpenter mentalement ? Malgré ses inévitables biais, nous sommes heureux de partager avec vous cette photographie. » On y rencontre Johanna Spyri, Etienne Delessert, Zep et plein d’auteurs et illustrateurs qui nous connaissons bien ou moins bien, des éditeurs, des médiateurs. Ce numéro : 12,50 euros. Pour s’abonner, c’est ici.

CONTE – La Médiathèque Françoise Sagan, sis au 8 de la rue Léon Schwartzenberg à Paris, propose, le mercredi 21 juillet 2021, à 16 heures, dans le cadre du Festival des essentiels,  Paroles de poucet avec les conteurs François Godard, Hélène Richard et Frédéric Bourgoin. « À coup d’imagination, entre chanson, rythme cartoon, harpe et guitare, un récit chaud bouillant sur la peur et l’envie dévorante de grandir. » Pour enfants à partir de 5 ans. Renseignements complémentaires au 01 53 24 69 70.

LÀ-HAUT SUR LA MONTAGNE – Le Festival de Gavarnie avait été annulé l’année dernière. Reprise en cette année 2021, tous les soirs, entre le jeudi 22 juillet et le mardi 3 août, avec Alice aux pays des Merveilles, adapté de Lewis Carroll et mis en scène par Céline Texier-Chollet pour le Théâtre Fébus. « Rien n’est plus d’actualité que le portrait d’une femme cherchant à maîtriser sa propre destinée. Le spectacle s’appuie sur une scénographie liée au temps qui passe : une grande horloge, une végétation qui a pris le dessus. Et sur un univers de chimères : des homards qui dansent, des poissons qui passent, un dragon qui repasse, des bulles, un oreiller géant. » Se munir de bonnes chaussures et de vêtements fermés et chauds. Prévoir une lampe de poche pour le retour. Détails, réservations et mode d’accès  ici.

EXPOSITION – Organisée par le Shanghai Power Station of Art, musée d’art contemporain de Shanghai (Chine) et le Musée Hergé de Louvain-la-Neuve (Belgique), une grande exposition Tintin et Hergé se déroulera du vendredi 6 août au dimanche 31 octobre 2021 dans le Huangpu District. Les visiteurs découvriront les créations de Georges Remi, dit Hergé, avec des planches, des peintures, des croquis, des photos, des archives, des documentaires. « L’exposition à Shanghai racontera notamment l’amitié née entre Hergé et Tchang Tchong-Jen à l’occasion de la parution du Lotus Bleu, cinquième album de la série ‘Les Aventures de Tintin’. Dans cet album, avec l’aide de son ami chinois Tchang, Tintin lutte contre les ravages de l’opium à Shanghai. Tchang est inspiré du sculpteur Tchang Tchong-Jen (Zhang Chongren). Né à Shanghai, éduqué par les Jésuites, ce jeune artiste poursuivit ses études à l’Académie Royale des Beaux-arts de Bruxelles en 1931, et il a rencontré Hergé en 1934. » Page dédiée sur le site du Shanghai Power Station of Art ici.

PARTIR EN LIVRE – À l’occasion de la septième édition de Partir en livre, le Centre national du livre (CNL), en partenariat avec la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse et la Ligue de l’enseignement, a pris l’initiative d’une mise en place régionalisée de quatorze résidences d’auteurs et d’autrices jeunesse dans des colonies de vacances et des centres de loisirs. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du dispositif des « vacances apprenantes », opération portée par le ministère de l’Éducation nationale, de la jeunesse et des sports, ayant pour objectif de « renforcer les connaissances des enfants et [de] leur offrir des activités enrichissantes pendant l’été, après plusieurs semaines de confinement. » Pour suivre la restitution du projet, tout au long de l’été, ce sera ici.

EXPOSITION – Christian Broutin qui illustra beaucoup de livres pour les enfants, chez Gallimard, Hachette, Actes Sud et Flammarion, peint désormais les paysages du Vexin où il habite. Du jeudi 8 juillet 2021 au dimanche 5 septembre 2021, dans les communs du manoir du domaine de Villarceaux (Val-d’Oise), il propose trente toiles regroupées sous le titre Les chemins de l’Epte, du nom d’une rivière qu’il connait bien. Des œuvres entre rêve et réalité, très colorés. Vernissage le 10 juillet.

NOUVEAU LIEU – Cofondatrice et ex-gérante de la librairie La Soupe de l’espace, Mélanie Pichinoty a ouvert, au 19 de la rue des Trois Rois à Marseille (Bouches- du-Rhône), un lieu polyvalent dédié à l’illustration. Oh ! Mirettes propose des ventes à petits prix de tirage en édition limitée, des expositions, des ateliers, des évènements culturels et artistiques. L’appartement du premier étage permet d’accueillir des résidences de création. La première exposition (qui vient de se terminer) montrait le travail de l’illustratrice touche à tout Cécile Gambini. Le site très détaillé de Oh ! Mirettes est ici.

COPINAGE – Bernadette Després nous écrit : « L’AGEEM (Association générale des enseignants des écoles et classes maternelles publiques) réédite à sa façon Ma petite école, livre que j’ai fabriqué, chez Bayard, quand mes enfants étaient à la maternelle. Ma fille avait 3/4 ans et maintenant elle en a 50 ! L’association a repris l’album en y ajoutant des textes afin que l’on voit mieux, aujourd’hui, le but des maternelles. Il y aura une fête, les dimanche 4, lundi 5 et mardi 6 juillet 2021, à Épernay, pour les 100 ans de l’association. J’irai faire un tour. »

POPULAIRE ET SOLIDAIRE – La Ligue de l’enseignement du Vaucluse nous informe : « Venez découvrir La Cour du spectateur, un lieu d’éducation populaire et solidaire, du samedi 10 au samedi 31 juillet 2021, dans  la cour de l’École Persil-Pouzaraque. Ce havre de paix ombragé, en centre-ville d’Avignon, sera l’occasion de découvrir une programmation poétique et insolite, jeune et tout public. La Ligue de l’enseignement du Vaucluse et les quinze compagnies présentes pour cette saison 2021 ont crée un collectif  solidaire ayant comme objectif de mutualiser les moyens humains et matériels afin de minimiser l’impact financier et de permettre aux compagnies de participer au Festival Off au coût réel. » Des spectacles, des ateliers, des rencontres, des débats, des expositions et des soirées évènementielles dont vous trouverez le détail ici.

PHILATÉLIE – La Poste rend hommage à Jean de La Fontaine en proposant, le lundi 12 juillet 2021, un bloc de deux timbres illustrés de fables. Sur les timbres et le fond de bloc, on reconnaitra La grenouille qui se veut faire aussi grosse que le bœuf, Le loup et le chien, Le rat de ville et le rat des champs, La poule aux œufs d’or, Le lièvre et la tortue, Le coche et la mouche, Le corbeau et le renard, Le lion amoureux, Le pot de terre et le pot de fer et La cigale et la fourmi. Valeur faciale : 2,16 euros.

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (7) – Le samedi 10 juillet 2021, à 20 heures 30, au château des Bretonnières à Erbrée (Ille-et-Vilaine), Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. Adaptation : Anne-Sophie Nédélec pour la compagnie du Lézard bleu. « Cette version du Petit Prince, envoûtante et poétique, représentée en plein air, sous les étoiles et devant la façade du château, avec une mise en scène réadaptée au site, s’adresse à tous les publics, aux enfants comme aux grandes personnes. » Avant la représentation, les spectateurs pourront se restaurer dans un bar éphémère qui sera mis en place avec des producteurs et un traiteur du pays de Vitré. Prévente ici.

EXPOSITION – Point fort d’un programme estival très riche, la librairie indépendante Le livre en fête, 27 rue Ortabadial à Figeac (Lot), propose, du samedi 17 juillet au samedi 28 août 2021, en association avec la galerie toulousaine Macao et Cosmage, une exposition d’illustrations originales de Martin Jarrie rassemblant Portraits littéraires et autres imaginaires. « Martin Jarrie est arrivé à la peinture à l’adolescence. Il multiplie les techniques et les supports, passant par la presse et la publicité. Il s’arrête sur la jeunesse au milieu des années 1990 avec l’illustration d’un texte d’Alain Serres chez Rue du monde. Quand il n’illustre pas les œuvres d’auteurs jeunesse, ses tableaux racontent leurs propres histoires. Nous sommes très heureuses de d’accueillir ses œuvres dans une exposition éclatée et éclatante. » Programme de la librairie ici. Site de la galerie .

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (6) – Au programme du cinquante-cinquième Festival de musique en Bourbonnais, le dimanche 18 juillet 2021, à 15 heures, en l’église de Châteloy, à Hérisson (Allier), concert Le rêve d’Ariane ou le quatuor raconté aux enfants avec le quatuor Alfama (deux violons, un alto et un violoncelle) et la conteuse Ariane Rousseau qui « retracera avec poésie et humour les fondements du quatuor à cordes, cette expérience musicale ludique [visant] à rendre la musique accessible par le biais d’une formation vivante. » Site du festival ici.

MAGAZINE – Réédition du hors-série de 2018 du Figaro titré Dans le secret des fables : La Fontaine, l’ami retrouvé. « Il sut manier avec un naturel confondant la langue de la cour et celle du bon peuple. Parler philosophie avec des mots bien simples. Mettre en mots réjouis les grivoiseries qu’il avait, sa vie durant, pratiquées à foison. S’essayer au théâtre, ne point s’y arrêter. Et créer, l’air de rien, la fantaisie d’un monde où le lapin taquin, la cigale étourdie, le moustique obstiné ressemblent, comme des frères, au poète et à ses semblables. […] Suivre ses traces, entendre l’écho de son œuvre, au fil des siècles et des livres, c’est entrer au royaume d’un styliste virevoltant, d’un génie de l’à-propos, d’un moraliste en robe des champs. […] Avec Fabrice Lucchini, Marc Fumaroli, Laurent Dandrieu et quelques autres, illustrées par Gustave Doré, Fragonard, Benjamin Rabier, Rebecca Dautremer. » En kiosque, 104 pages, 8,90 euros.

THÉÂTRE – Au Festival d’Avignon, du lundi 19 juillet au samedi 24 juillet 2021, 18 heures, dans la salle Benoit XII, cinq représentations de Gulliver : le dernier voyage d’après Gulliver’s Travels de Jonathan Swift. « Madeleine Louarn et Jean-François Auguste adaptent avec les acteurs de Catalyse le troisième des Voyages de Gulliver. Gulliver, après avoir fait naufrage, découvre l’archipel de Laputa : quatre îles extraordinaires aux habitants toujours plus surprenants. Dans ce spectacle tout public l’écriture des acteurs vient se mêler à celle de Jonathan Swift pour interroger nos fragilités collectives et individuelles, notre crainte de la mort, nos réactions irrationnelles et nos utopies maladroites. L’auteur anglo-irlandais écrivait en 1725 que l’objet qu’il s’était principalement assigné était de tourmenter le monde plutôt que de le divertir. Nous découvrons ici un monde où il est bon de rire de tout pour contrer une angoisse existentielle trop forte en des temps incertains. Grâce aux acteurs de Catalyse, nous  ‘entrons en rêve’ et sommes invités à rejoindre des personnages à la hauteur de la singularité des comédiens. » A voir en famille.

GAFA – Le réseau social Facebook – traduction française : trombinoscope – revendique 40 millions d’utilisateurs actifs chaque mois en France et 2,85 milliards dans le monde. Il va falloir ajouter ceux qui suivront le compte que le CRILJ a mis en ligne il y a quelques semaines. Il est ici.

PARUTION – Vient de paraitre Rojan : l’art d’imager la poésie du réel par Catherine Formet-Jourde, documentaliste. « Une plongée dans l’œuvre et le parcours de Fiodor Rojankovski, alias Rojan, dessinateur russe émigré en France et aux États-Unis. Elle permet de découvrir ses contributions pour le Père Castor, ses premières créations et sa vie intime. » Association des amis du Père Castor, 2021, 111 pages, 29,00 euros.

THÉÂTRE – Au Festival d’Avignon,  du mardi 13 au vendredi 16 juillet 2021, à 11 heures et à 15 heures, dans la Chapelle des Pénitents Blancs, huit représentations de Le 66 ! d’après une œuvre peu connue de Jacques Offenbach. « Un couple de Tyroliens s’en va vers Strasbourg secourir une tante dans le besoin. En chemin, un colporteur révèle à Frantz que le ticket de loterie qu’il a en poche, le 66, est gagnant ! Frantz se voit déjà mener la belle vie, mais Grittly refuse de le suivre dans sa folie des grandeurs. Rien ne va plus entre les amoureux et la chance prend soudain un tour maléfique. » Victoria Duhamel, jeune metteuse en scène, déploie inventivité musicale et drôlerie ainsi qu’une morale à double tranchant qu’elle propose au public d’examiner en entrant, lui aussi, dans le jeu. Rythme endiablé avec six chanteurs et musiciens qui entraînent les spectateurs à participer « à une aventure chaque fois unique où plaisir et réflexion ont partie liée ». A partir de 9 ans.

EXPOSITION – Dans la halle de la Ferme du buisson, allée de la Ferme à Noisiel (Seine-et-Marne), du vendredi 2 juillet au dimanche 1ier août 2021, exposition Biscoto, le journal comme pour les grands, en plus marrant. Cette présentation « met en lumière les créations des artistes [qui font ce magazine] tout en levant le voile sur leur travail. Qui fait les bandes dessinées ? Comment on fait une bande dessinée ? À quoi ressemble un atelier de dessinatrices et de dessinateurs ? Comment on fait un journal ? En entrant dans les petites maisons du village Biscoto, vous saurez tout ! Et ce n’est pas tout : dans La grande expo Biscoto, on peut lire, regarder, se prendre en photo, jouer et dessiner sa propre couverture. » Crée en 2013, Biscoto est un journal de bande dessinée pour les enfants et préadolescents. Dans un esprit ludique, contemporain et indépendant (pas de publicité dans Biscoto qui est une maison d’édition associative), le journal soutient le travail de création de nombreux artistes débutant.e.s ou confirmé.e.s. Site du magazine ici.

NOIR ET BLANC – Le samedi 3 juillet, à 15 heures, dans la salle des fêtes de Faucigny (Haute-​Savoie), Yvanne Chenouf et l’Association française pour la lecture (AFL) fêteront « la nuit avec des livres en noir et blanc pour les tout-petits, les moins petits et les vieux petits (et tout ça au féminin aussi). Contrastes, rythmes, illusions, extrêmes et poétiques, le blanc et le noir c’est du concentré de lumières et, dès qu’ils ouvrent un œil, les bébés le savent bien (et les artistes aussi). » Organisation : Idélire, communauté de communes des Quatre Rivières, 28 chemin de la Ferme Saillet. Sur inscription au 04 50 35 55 86.

MAGAZINE – Le Point publie un hors-série « Références » titré La Fontaine : le dessous des Fables. « Qui ne connaît pas La cigale et la fourmi, Le renard et les raisins ou Le loup et l’agneau ? Quel petit (ou petite) Français(e) n’a pas appris par cœur, enfant, une fable de La Fontaine ? Que dit exactement la cigale ? Celle qu’on présente toujours comme la victime n’est-elle pas en train de vouloir escroquer sa voisine ? Les Fables sont parfois à double ou triple fond, que seule une lecture attentive et une mise en contexte permettent d’explorer. […] Vous ne découvrirez pas seulement un La Fontaine moraliste (qui prêche souvent contre sa paroisse), mais aussi un La Fontaine politique, un autre philosophe, voire un La Fontaine coquin. » En kiosque, 116 pages, 8,90 euros.

THÉÂTRE – Au Festival d’Avignon, du mardi 6 au vendredi 9 juillet 2021, à 11 heures et à 15 heures, dans la Chapelle des Pénitents Blancs, huit représentations de Bouger les lignes : histoires de cartes d’après Paul Cox. Texte et dramaturgie : Nicolas Doutey. Mise en scène : Bérangère Vantusso. » Un point dans un cercle. Vous êtes ici. Ou peut-être là. Tout dépend de là où nous sommes. Une ligne tracée au sol délimite des espaces aux frontières instables, aux contours sensibles, des trajectoires à inventer, des territoires à arpenter et conquérir. Objet de pouvoir et de contrôle, représentation d’un réel ou reflet d’un imaginaire, la carte, en constante évolution, s’utilise pour s’orienter, naviguer, commercer, faire la guerre ou encore s’échapper, rêver. Bouger les lignes entraîne quatre guides qui eux-mêmes entraînent grands et petits dans l’exploration de ces itinéraires géostratégiques ou poétiques. » A partir de 10 ans.

EXPOSITION – Depuis le samedi 26 juin et jusqu’au jeudi 30 septembre 2021, au Wolf, 20 rue de la Violette à Bruxelles (Belgique), exposition Un été au Wolf avec Émile Jadoul.  « De grandes étendues, la mer, des rochers, des paysages montagneux et des petits personnages qui se rencontrent, échangent, partagent un café, se réconfortent. Pas de doute : ces jolis dessins qui invitent à l’évasion et à la tendresse ont [bien] été réalisés pendant le confinement de 2020 par l’auteur et illustrateur Émile Jadoul. » (Marion Jaumotte, RTBF). Exposition mise en place avec le soutien de la ville de Bruxelles. Rencontre avec Émile Jadoul, au Wolf, le 30 septembre 2021, à 18 heures 30. Entrée gratuite et dédicaces.

PEOPLE ENCORE – Les Larmes d’Eugénie, conte écologique, tragique et poétique de Mélanie Laurent, actrice, réalisatrice et chanteuse française, sera publié par Robert Laffont dans le courant du second semestre 2021. Illustration : Lucile Placin. Tranche d’âge indiquée : de 4 à 7 ans. « La fable raconte l’histoire d’une sirène et d’un pêcheur. Épris de la mi-femme mi-poisson qu’il entrevoit une nuit, l’homme décide de retourner les mers pour retrouver l’élue de son cœur. Dans sa recherche, il engloutit à l’intérieur de ses filets des milliers de poissons. »

ÇA BOUGE – Le 1ier juillet, Louis Barchon, assistant éditorial aux Cahiers Français depuis quelques mois, sera le nouveau rédacteur en chef de la revue Lecture Jeune, succédant à Christelle Gombert, rédactrice en chef depuis cinq années.

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (5) – L’opération bruxelloise Lire dans les parcs proposera, à nouveau cette année, des lectures gratuites dans certains espaces verts de Bruxelles, du jeudi 1er juillet au vendredi 27 août 2021. « Sur place, des animateurs se prêteront au jeu, pour faire découvrir le plaisir de la lecture aux jeunes de 3 à 10 ans. Drache, canicule, Covid ? Contactez la bibliothèque partenaire pour savoir où l’animation se fera. » Le programme détaillé est ici.

REVUE – Dossier passionnant titré Réécritures, nouveaux regards, nouvelle censure ? dans le numéro 228 (juin 2021) de NVL la revue. Un ensemble d’articles où il est question de Babar, de Bécassine, de Martine, de Tintin, du Chaperon rouge, d’Alice, d’Arsène Lupin, de La petite maison dans la prairie et même de quelques albums du Père Castor. « Difficile de lire une œuvre du passé sans se soucier de son contexte de production historique et social. L’évolution des mentalités, des sensibilités rendent inacceptables des scènes, des propos qui n’éveillaient pas la moindre critique auparavant. La littérature de jeunesse n’échappe pas à ces jugements et polémiques source de réécritures. Si certaines relèvent d’un toilettage politiquement correct, il en est d’autres qui se plient à des pressions qui nous interrogent. » Ce numéro : 14,50 euros. Pour s’abonner, c’est ici.

ENCORE UNE – Le Petit Prince de Saint-Exupéry vient d’être traduit en langue franc-comtoise par l’auteur-compositeur-interprète Billy Fumey, fondateur de l’Institut de promotion des langues régionales de Franche-Comté. Édition en 600 exemplaires par les Éditions Cêtre de Besançon. En franc-comtois, Le Petit Prince se dit Lou Péquignot Prïnce. En projet, une traduction, par le même, d’albums de Tintin. 96 pages, 20,00 euros.

RENCONTRE – Le samedi 17 juillet 2021, Scène d’enfance ASSITEF France propose à Avignon, dans l’église des Célestins, de 14 heures 30 à 16 heures, une rencontre La jeunesse, la création artistique, la philosophie, quelles résonances ? « En se mettant en résonance, la pensée et la création artistique ne sont-elles pas école d’émancipation ? Avec les enfants, des artistes et des philosophes interrogent le lien entre philosophie et arts vivants. » Avec Edwige Chirouter, maître de conférences, Émilie Leroux, compagnie Les Veilleurs, Nicolas Truong, journaliste au journal Le Monde, et la participation d’enfants du projet Avignon, enfants à l’honneur.

UNE AFFAIRE QUI MARCHE – L’opération Un livre pour les vacances initiée en 2017 par le ministère de l’Éducation nationale « a pour ambition d’encourager la lecture personnelle des élèves de CM2 ». En 2021, elle célèbre le quatre-centième anniversaire de Jean de La Fontaine. L’habituel recueil de fables sera remis aux élèves avant les vacances pour lecture estivale et activités de classes à la rentrée. Après les images de Joann Sfar en 2018, Voutch en 2019 et Emmanuel Guibert en 2020, ce sont des illustrations de Rebecca Dautremer qui accompagnent, cette année, la sélection de textes. Nombreuses informations et pistes de travail pour les enseignants sur le site ministériel Eduscol.

ÉCOLE ET LA NATION – Le séminaire en lien avec le chantier de mise en ligne de la revue L’école et la Nation tiendra sa deuxième séance le mardi 29 juin 2021, à 14 heures, en webinaire. « La qualité des livres pour la jeunesse constitue une préoccupation visible dans la presse communiste avant la création de L’École et la Nation. Elle prend une signification spécifique avec les débuts de la guerre froide et la loi de 1949. Initiée par différents contributeurs dans L’École et la Nation, la critique de livres pour enfants se constitue en chronique renommée sous la plume de Natha Caputo, puis de Bernard Épin. Cette chronique va de pair avec des présentations d’autres productions culturelles pour l’enfance. » Cécile Boulaire, Patricia Richard-Principalli, Mathilde Lévêque, Stéphane Bonnéry, Valérie Vignaux et Stéphanie Loncle présenteront brièvement les travaux qui ont déjà porté sur ce corpus, et esquisseront des pistes d’analyses possibles de celui-ci, en invitant à des coopérations. Inscriptions ici.

REVUE – Le numéro 145 (juin, juillet et août 2021) de LibbyLit que publie la section belge francophone de l’Ibby vient de paraitre. Une maquette qui s’améliore de numéro en numéro. Dans celui-ci, un dossier à propos des lauréates des prix Libbylit 2021 (Aylin Vinço et Geneviève Damas), de nombreuses informations dont une partie documente l’actualité des associations et institutions belges se préoccupant de littérature pour la jeunesse, une rubrique consacrée aux outils professionnels dont la section a fait l’acquisition. La part la plus copieuse est toujours réservée aux recensions, très précises, des nouveautés reçus en service de presse. Site de la section ici.

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (4) – Pendant l’été 2020, le labyrinthe de maïs qu’Anne-Lyse et Thomas Racine ont créé à Saint-Loup-du-Dorat (Mayenne), à côté de leur boutique de produits locaux, avait pour thème Alice au Pays des merveilles. 3000 visiteurs dont 500 enfants. « On l’a fait avec notre cœur. On ne s’attendait à rien. On espérait que les gens viennent. C’était un plaisir de voir des gens avec le sourire. Et nous sommes rentrés dans nos frais. » Le thème choisi pour l’été 2021 est Saint-Exupéry. Pour contacter, c’est ici.

CINÉMA – Une sortie dominicale en famille, juste après avoir été voté, dans une vraie salle, pour voir, dans une copie restaurée au noir et blanc somptueux, La guerre des boutons, film réalisé en 1962 par Yves Robert d’après le roman de Louis Pergaud. Les petits acteurs furent encadrés par les Francs et Franches Camarades crédités au générique et le film reçut le Prix Jean Vigo. Rappelons qu’aucun distributeur français ne souhaita distribuer le film et que le réalisateur dut se tourner vers la Warner, société américaine, qui accepta de financer la sortie internationale. « J’ai gardé en mémoire le bruit des galoches cloutées qui résonnaient sur le chemin gelé de l’école. J’ai fait mes humanités à la communale. Les bandes et les bagarres, je connais. La lutte des classes, la lutte pour la différence, la lutte pour une vieille et sombre histoire du passé, il y a toujours eu ça et il y a encore ça, pas seulement de village en village, mais de trottoir à trottoir. J’ai bien peur qu’aujourd’hui, dans certaines banlieues, la guerre des boutons soit plus violente. C’est peut-être là la vraie différence. Avec l’auteur de ce chef d’œuvre sur l’enfance, Louis Pergaud, je me sens chez moi. Je suis un des enfants de cette guerre et je crois bien que tout le monde s’y retrouve en voyant le film. Pour moi, La Guerre des boutons, c’est la République des enfants. » (Yves Robert)

REVUE – Le dossier du numéro 178 de juin 2021 de Lecture jeune est titré La diversité en questions. « Peut-on écrire un personnage noir lorsqu’on est blanc ? Des œuvres plus ‘diverses’ rendront-elles les jeunes moins racistes ? La ‘diversité’ et sa représentation en littérature ado sont au cœur de débats brûlants, qui concernent directement les médiateurs : quels livres choisir ? Quelles intentions réelles guident ces choix ? Ce dossier ouvre des pistes afin de mener une réflexion nuancée sur ces sujets complexes, avec et pour les adolescents. » Pour en savoir plus et s’abonner, c’est ici.

OCCASION RARE – La new-yorkaise Society of Illustrators célèbre Maurice Sendak avec une vente d’œuvres originales et de dessins préparatoires associée à une exposition rétrospective, à moins que ce ne soit l’inverse. Sont documentés ici des ouvrages signés Marcel Aymé, Robert Garvey et Ruth Krauss, des livres écrits et illustrés par Maurice Sendak lui-même (comme Kenny’s Window, en 1956, ou Very Far Away, en 1957) et nombre d’autres splendeurs, en noir et blanc ou en couleurs. Seront exposés, pour la première fois, les dessins originaux de Atomics for the Millions de Maxwell Leigh Eidinoff et Hyman Ruchlis, publié par McGraw-Hill en 1947. Le catalogue est ici. Votre carte bancaire est dans votre porte-feuille et vous avez jusqu’au samedi 10 juillet 2021. Page dédiée à cet endroit.

THÉÂTRE – Au Festival d’Avignon, du lundi 8 juillet au samedi 12 juillet 2021, 15 heures, dans le Gymnase Saint-Joseph, quatre représentations de Pinocchio (live)#2 d’après Carlo Collodi. « Dans un atelier aux allures de chaîne d’assemblage, des marionnettistes s’affairent au-dessus d’établis pour fabriquer des Pinocchios. Non pas, comme nous pourrions nous y attendre, en les sculptant dans le bois, mais en acheminant des enfants à se métamorphoser en pantins. S’inspirant du mythe de Pinocchio pour le retourner comme un gant, Pinocchio(live)#2 nous propose d’entrer dans un univers dystopique et d’assister ‘en direct’ à une expérience troublante, fascinante, dérangeante. À quoi ressemble un enfant humain quand il est transformé en objet par un adulte ? Et vice versa ? » Une mise en scène de la marionnettiste Alice Laloy « aux frontières de la danse, des arts plastiques et de la performance, porté par de jeunes élèves du centre chorégraphique de la ville de Strasbourg. » À partir de 8 ans.

OPPORTUNITÉ – Marie-Thérèse Devèze nous écrit : « L’Art à la page et Hassan Jouad ouvrent les portes de l’atelier parisien d’Elzbieta, du vendredi 25 au dimanche 27 juin 2021, de 14 heures à 19 heures, pour présenter un vaste ensemble de ses œuvres d’artiste plasticienne et de créatrice d’albums, parmi lesquelles de nombreuses seront en vente. Les visites se faisant sur rendez-vous, merci de nous contacter par mail à cette adresse. En espérant vous revoir nombreux à cette occasion ».

EXPOSITION – Depuis le vendredi 18 juin et jusqu’au samedi 17 juillet 2021, le Centre André François, centre régional de ressources sur l’album et l’illustration, 70 rue Aimé Dennel à Margny-lès-Compiègne (Oise), présente l’exposition Robinson et compagnie conçue par la Galerie Miyu. « Chef-d’œuvre du cinéma d’animation français réalisé en 1990 par Jacques Colombat, collaborateur de Paul Grimault et des frères Prévert, Robinson et compagnie est une version poétique et libre du roman de Daniel Defoe. […] Découvrez les coulisses du film en contemplant notamment des décors originaux ou encore des cellulos, ces feuilles transparentes composées de celluloïd sur lesquelles sont réalisées les illustrations originales du film. » Le samedi 29 juin, 15 heures, projection du film et rencontre avec Jacques Colombat. Avec Vincent Baticle, enseignant et chercheur en cinéma. Pour adultes et enfants à partir de 8 ans. Page dédiée ici.

PRIX – Yaël Hassan est la lauréate du Prix Opalivres 2021 pour Lilou : ma vie comme sur des roulettes (Auzou, 2019). « Lilou a 10 ans. Sur sa fiche descriptive d’entrée en sixième, à la rubrique ‘signe particulier’, elle a écrit : RAS. Alors qu’elle est en fauteuil roulant. Mais justement, elle ne veut pas être cantonnée à son handicap, d’autant qu’elle a une énergie folle et beaucoup d’imagination. Elle va donc intégrer la troupe de théâtre, et tant pis si ça ne plaît pas aux pestes de sa classe, si elle doit se faire porter lorsque l’ascenseur est en panne. Après tout, foi de Lilou, tout roule. »

PARUTION – Paru récemment Les coulisses d’Hergé par Patrick Mérand, tintinophile de la première heure, d’après son éditeur. « Les aventures de Tintin ont commencé en 1929 dans un supplément destiné à la jeunesse du journal belge Le Vingtième siècle. Elles se sont terminées avec la mort d’Hergé en 1983, après la parution de vingt-trois albums, de Tintin au pays des Soviets à Tintin et les Picaros. Le travail d’Hergé fut considérable : sa documentation était très précise et aucun détail visible dans un album n’est jamais placé par hasard. Mais le lecteur les a-t-il remarqués ? Tintin entre dans un cinéma à Shanghai : en existait-il à l’époque du Lotus Bleu ? Dans quel album peut-on voir un tableau de Sisley ? De quel événement historique réel Hergé s’est-il inspiré pour créer Le Sceptre d’Ottokar ? Pourquoi la fusée du professeur Tournesol est-elle à damier rouge et blanc ? Pourquoi l’épave de La Licorne n’aurait jamais dû être retrouvée ? Vous lirez les réponses à ces questions – et à bien d’autres – dans ce volume qui présente plus de huit cents illustrations en relation directe avec les vignettes mythiques des albums d’Hergé. » L’Harmattan, 2020, 266 pages, 26,90 euros.

REVUE – Le numéro 306 de La Revue des livres pour enfants d’avril 2019 – malicieusement titré L’Europe, quelle histoire ! – vient d’être numérisé. « Parler d’Europe, c’est prendre le risque d’ennuyer tout le monde. Et si la couper en tranches la rendait plus appétissante ? Nous avons donc entrepris d’organiser en petites rondelles les problématiques de l’édition pour la jeunesse européenne. Nos neuf tranches rassemblées, nous avons trouvé que cette imparfaite Europe, défendue avec passion par ceux qui viennent d’y arriver et ceux qui craignent d’en sortir, c’était des gens. Des gens qui voyagent, qui créent et qui ont besoin d’histoires. Et ça tombe bien : cela fait des siècles que les Européens en ont un beau trésor en partage. » En Europe, il y a du foot, mais pas que du foot. C’est ici.

EXPOSITION –  Du samedi 26 juin 2021 au dimanche 2 janvier 2022, au Palais Lumière, quai Besson à Évian-les-Bains (Haute-Savoie), présentation d’une exposition Alain le Foll, maître de l’imaginaire, à l’occasion du quarantième anniversaire de sa disparition. Parallèlement à ses travaux pour la publicité, « Alain Le Foll se consacra à l’illustration. Il collabora avec de nombreux magazines en France et à l’étranger, dont Elle où il illustra aussi bien les rubriques habituelles de la revue que des feuilletons hebdomadaires. Il travailla aussi pour l’édition. En 1964, il signa les dessins de C’est le bouquet ! – un album édité par Robert Delpire qui a marqué l’histoire de l’édition enfantine. En 1969, parut, chez le même éditeur, l’histoire de Sindbad le marin écrite par Bernard Noël et ornée de planches en noir et blanc. Il dessina aussi des motifs de tissus, des céramiques, des pochettes de disques, des papiers peints. » Il enseigna à l’École nationale supérieure des Arts décoratifs. Commissaire d’exposition : Céline Chicha Castex, conservateur au département des estampes et de la photographie de la BnF (Bibliothèque nationale de France).

EXPOSITION – Le Musée de l’image, 42 quai de Dogneville à Épinal (Vosges) propose, du samedi 26 juin 2021 au dimanche 2 janvier 2022, une exposition Aux origines de la bande dessinée : l’imagerie populaire qui  revient sur les prémices de la BD à travers les images populaires des 17e, 18e et 19e siècles. Plus de 200 œuvres issues de collections publiques et privées, historiettes en gaufrier (que l’on retrouvait beaucoup à Épinal), premiers récits en image de Rodolphe Töpffer, caricatures anglaises de Gustave Doré, etc. Une section sera consacrée aux grandes maisons concurrentes en termes d’images au 19e siècle, Albert Quantin à Paris et l’Imagerie Pellerin à Épinal, qui ont mis en avant des dessinateurs d’exception tels que Steinlen, Christophe ou Rabier. En sus, une présentation de l’œuvre contemporaine du photographe lyonnais Philippe Pétremant. Site de musée ici.

FÉMINISME – Les éditions Better call Julia, fondée en 2018 par Julia Pietri, ont publié, début juin 2021, La Grande Princesse, « version féminine, moderne du conte philosophique de Saint-Exupéry » écrite et illustrée par Julia Pietri elle-même. « Nous n’existons pas dans le livre le plus lu au monde ! Pourtant j’ai adoré Le Petit Prince de Saint-Exupéry. Mais en le relisant cet été, je me suis aperçue avec stupeur qu’il n’y avait aucune femme dans ce conte » (Julia Pietri). Autre parution, le même jour : La Foufoune sexuelle, écrit par Julia Pietri et illustré par Victoire Doux, reprise du Guide du zizi sexuel d’Hélène Bruller et Zep, livre « qui parle d’éducation sexuelle et de consentement aux petites filles et aux petits garçons de 4 à 12 ans ».

 PRIX – En Allemagne, la Conférence des évêques n’a pas souhaité décerner son annuel prix littéraire jeunesse à Papierklavier d’Elisabeth Steinkellner et Anna Gusella (Beltz & Gelberg), ouvrage qui raconte l’histoire de Maia, jeune femme qui fait face au décès de sa grand-mère, par l’intermédiaire de son journal intime et qui a, parmi ses amis proches, un jeune homme transgenre auparavant connu sous le nom de Carla. Ce livre ne rendrait pas compte « de manière fidèle de l’expérience religieuse d’une manière adaptée à l’âge des lecteurs. » Réaction de plus de 200 auteurs et illustrateurs : « Le rejet de la décision du jury révèle un manque de confiance flagrant envers les représentants des institutions religieuses qui travaillent aux côtés des jeunes, connaissent leur quotidien, leurs inquiétudes et espoirs. » La section allemande de l’Ibby a, de son côté, fait état de sa stupeur.

EXPOSITION – La galerie Jeanne Robillard, 38 rue de Malte à Paris, propose, du jeudi 24 juin au dimanche 11 juillet 2022, l’exposition des planches originales de Rébecca Dautremer pour Des souris et des hommes (Tishina Editions, 2020). « En 1937, John Steinbeck publie ce court roman qui deviendra vite un chef-d’œuvre de la littérature mondiale. En adaptant aujourd’hui ce grand classique, Rébecca Dautremer renouvelle brillamment son univers et sa palette, et pousse plus loin que jamais son talent. Le livre a été unanimement salué par la critique et le public comme l’un des plus beaux romans graphiques de l’année. Cette exposition en présente l’intégralité des 210 planches originales. » Vernissage en présence de l’artiste le mercredi 23 juin, à 18 heures. Dédicace le dimanche 27 juin, à partir de 14 heures.

PRIX – Les Prix BOP de la Foire du livre jeunesse de Bologne récompensent des éditeurs du monde entier qui, au cours de l’année écoulée, se sont le plus distingués par la créativité, le courage et la qualité de leurs publications. Six lauréats en 2021 : pour l’Afrique, Mkuki na Nyota (Tanzanie) ; pour l’Asie, Tuti Books (Iran) ; pour l’Europe, La Joie de lire (Suisse) ; pour l’Amérique du Nord, Levine Querido (États-Unis) ; pour l’Amérique centrale et du Sud, la Tragaluz Editores (Colombie) ; pour l’Océanie, Oratia Media (Nouvelle-Zélande). Informations complémentaires ici.

ON NE PLAISANTE PAS – Le sculpteur marseillais Christophe Tixier, admirateur et collectionneur de l’œuvre d’Hergé, a récemment produit, exposé et vendu des bustes en résine du personnage de Tintin. Cela n’a pas échappé à la société anonyme Moulinsart qui l’a assigné devant les tribunaux pour contrefaçon. L’artiste a été condamné à verser 114 157 euros de dommages et intérêts à l’entreprise et à ne pas vendre les bustes. Destruction pas demandée par le tribunal.

MAGAZINE – Reprenant le titre de l’exposition actuellement en place au musée Maillol à Paris, Beaux Arts publie un hors série titré Uderzo, comme une potion magique. « Un hommage à l’artiste, disparu il y a un peu plus d’un an, qui inventa, en 1959, avec son ami René Goscinny, les personnages d’Astérix, d’Obélix et de tous leurs amis. Tombé dans l’art quand il était petit, Uderzo a profondément marqué l’univers de la bande dessinée. Cette édition donne les clés du génie artistique d’Uderzo, analyse les ressorts comiques ou pas de son dessin, sa capacité à reproduire toutes les nuances des sentiments humains. On oublie qu’Uderzo créa lui-même, après la mort de Goscinny, les scénarios et dessins de pas moins de treize albums, qui connurent un succès croissant et immense. Uderzo, c’est aussi Tanguy et Laverdure, Oumpah-Pah, etc. Uderzo, c’est enfin un entrepreneur : de son imagination, de son obstination, sont nés les studios Idéfix, consacré à la production de dessins animés, le parc Astérix, les films de Claude Zidi ou d’Alain Chabat. » 124′ pages, en kiosque, 8,50 euros.

CAUSE NATIONALE – Emmanuel Macron, président de la République française, annonce que la lecture qui, selon l’Élysée, permet « de développer une capacité d’émancipation, de créer une communauté nationale à travers des valeurs et une culture commune », sera la prochaine grande cause nationale. Parmi les mesures annoncées : aide financière pour les bibliothèques (30 millions d’euros pour leur rénovation et l’extension des horaires d’ouverture, 20 millions pour l’achat de livres), développement des contrats territoires lecture (qui passeraient de 200 à 250), extension de l’opération « Jeunes en librairies », pass culture étendu aux élèves des collèges et lycées, campagne dans les médias et appel aux dons pour les associations.

VOUS AVEZ DIT DÈS – Le jeudi 24 juin 2021, à 20 heures 30, le Théâtre de la Tête Noire, 144 ancienne route de Chartres à Saran (Loiret), propose le concert Henri Death & Ze Grands Gamins. « D’un côté, Henri Dès : cinquante ans de carrière, des millions d’albums au compteur, la moustache qui frétille toujours et trois générations bercées dès le biberon avec des chansons devenues aujourd’hui des classiques. De l’autre, Ze Grands Gamins : duo punk-trash-musette dézingué, distillant depuis 15 ans des reprises énervées de génériques de dessins animés. […] Imaginez Georges Brassens accompagné par les Sex Pistols, Charles Trenet avec Metallica, ou Jacques Prévert et Slayer. » Avec Henri Dès (chant), Pierrick Destraz (batterie) et Raphaël Ortis (guitare). À partir de 10 ans. Réservations ici.

COLLOQUE – À l’École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques (Enssib), 17-21 boulevard du 11 novembre 1918 à Villeurbanne (Rhône), les 22 et 23 juin 2021, colloque La fabrique de la bande dessinée. « La bande dessinée a souvent été abordée au travers d’un prisme sémiotique, ce qui est en soi tout à fait légitime. Mais la bande dessinée, ce n’est pas seulement un texte, ou plutôt un hybride texte-image, ce sont des auteurs qui en font les scénarios et qui les dessinent, des éditeurs (et des imprimeurs ainsi que des distributeurs), petits ou grands, aux logiques plus ou moins expérimentales, des supports variés, de la revue au numérique en passant par l’album notamment, des festivals qui la célèbrent, du plus connu au plus méconnu, des libraires – souvent passionnés – qui la vendent, notamment dans des boutiques spécialisées, des bibliothécaires – non moins passionnés – qui la mettent en avant dans leurs médiathèques grâce à des expositions ou des conférences, des critiques également qui en parlent et singulièrement dans des revues papier ou  sur des sites Internet. »  Entrée libre sur inscription, le nombre de participants étant limité à 70. Programme et inscriptions ici.

LA FÊTE AUX LIVRES – La septième édition de Rendez-vous conte, festival du livre de l’enfance, organisée par la municipalité d’Orléans, se déroulera, cette année, du 22 au 26 juin 2021, avec des prolongations, sous diverses formes, durant tout l’été. La journée ouverte à tous du samedi 26 juin, prendra ses quartiers au Jardin de l’Evêché. Parmi les propositions, à 15 heures 30, une rencontre avec l’auteure Séverine Vidal. Le détail du programme est ici.

PRIX – Pour la quatorzième année consécutive, le Prix Nord Isère des jeunes lecteurs récompense cinq auteurs de littérature pour la jeunesse, grâce à l’investissement des enseignants et des bibliothécaires du territoire Nord Isère. « Les livres en compétition sont choisis par un comité de libraires et bibliothécaires pour promouvoir une littérature jeunesse actuelle et innovante. Cette année 2021, 15 488 élèves de la maternelle au collège sont venus voter pour choisir leur livre préféré parmi les quatre de leur sélection. » Les livres lauréats sont : Catégorie Érable (maternelle) : Adieu odieux dîner par Delphine Bournay (école des loisirs, 2019) ; Catégorie Filao (CP/CE1) : C’est mon arbre par Olivier Tallec (Pastel, 2019) ; Catégorie Ginkgo (CE2/CM1) : Ça pue ça gratte de Gilles Abier, Raphaële Frier et Marta Ozel (Le Rouergue, 2020) ; Catégorie Okoumé (CM2/6ième) : Raowl 1 – La belle et l’affreux par Tébo (Dupuis, 2019) ; Catégorie Séquoia (Ados) : Long way down par Jason Reynolds (Milan, 2017). Autres informations ici ou ici.

THÉÂ – Les prochaines Rencontres nationales Théâ organisées par l’Office central de la coopération à l’école (OCCE) se tiendront, du lundi 21 juin au vendredi 25 juin 2021, au Théâtre Gérard Philipe (TGP), Centre dramatique national de Saint-Denis. Seize classes venues de cinq départements de la région Ile-de-France y sont attendues. Le programme est riche. « Les enfants et adolescents Théâ lisent, disent, explorent, jouent, entrent en danse, en théâtre, inventent leur appropriation sensible des mots, découvrent la poétique de l’espace, des corps, des voix, vont à la rencontre de spectacles, investissent des lieux de lecture, apprivoisent des espaces scéniques et offrent à voir, entendre et partager le fruit de leurs parcours artistiques. » Le forum du 25 juin traitera de la question Quand la joie exulte au théâtre quelles que soient la gravité et la complexité de la vie. Avec Antonio Carmona, auteur associé pour 2020-2021, Catherine Verlaguet, auteur associé pour 2019-2020, Philippe Guyard, directeur de l’Association nationale de recherche et d’action théâtrale (ANRAT). Les détails sont ici.

NOUVELLE REVUE – L’Oiseau Bleu est une revue internationale en ligne consacrée au conte et à la littérature pour la jeunesse. Elle est publiée avec le soutien de l’université de Lille et de l’unité labellisée de recherche ALITHILA (Analyses littéraires et histoire de la langue). Le premier numéro titré Naître et renaître dans les fictions pour la jeunesse est accessible ici. Des contributions signées Laurent Déom, Laurent Bozard, Benoît Glaude, Květuše Kunesova, Marcela Poucova et Alizon Percher, après une introduction de Bochra Charnay et Thierry Charnay.

EXPOSITION – Le musée de la Cité internationale de la BD et de l’image, quai de la Charente à Angoulême, propose, du mercredi 16 juin 2021 au dimanche 2 janvier 2022, en partenariat avec le Musée Picasso à Paris, une exposition Picasso et la bande dessinée. « Cette formidable exposition produite par le Musée Picasso sous l’impulsion de son président Laurent Le Bon, pensée par les commissaires Vincent Bernière et Johan Popelard, et adaptée à Angoulême par Anne Hélène Hoog, nous plonge dans les liens insoupçonnés entre l’un des plus grands artistes de l’époque contemporaine et le 9e art. » (Pierre Lungheretti, directeur général de la CNBDI). Site de la Cité ici.

PRIX – Les quatre lauréats 2021 du Prix Albertine Jeunesse, remis chaque année par la librairie new-yorkaise Albertine Books, sont connus : Catégorie 3-5 ans : Deep in the Ocean de Lucie Brunellière, Abrams Books (La grande plongée, Albin Michel, 2017) ; Catégorie 6-8 ans : Blob : the ugliest creature in the world d’Olivier Tallec et Joy Sorman, traduit par Sarah Klinger, Enchanted Lion Books (Blob, l’animal le plus laid du monde, Actes Sud, 2015) : Catégorie 9-11 ans : Captain Rosalie de Timothée de Fombelle et Isabelle Arsenault, traduit par Sam Gordon; Candlewick Press (Capitaine Rosalie, Gallimard jeunesse, 2018) ; Catégorie 12-14 ans : The missing of clairdelune de Christelle Dabos, traduit par Hildegarde, Europa Editions (Les disparus du Clairdelune, Gallimard jeunesse, 2015).

DISPARITION – Nikita Mandryka, auteur de bande dessinée, est décédé le lundi 13 juin 2021. Il avait 80 ans. Petit-fils d’un officier supérieur de la Marine russe chassé en Afrique du Nord par la Révolution de 1917, il nait à Bizerte (Tunisie) où papa exerce la médecine quand maman s’occupe des trois enfants. « J’avais 7 ans quand mon père, ce héros au regard si doux, m’a initié à la bande dessinée – que grâce lui soit rendue – en m’offrant mon premier Spirou et, ce faisant, m’a ouvert une porte vers la réalité. Ce fut pour moi une véritable bombe culturelle. J’ai été transporté dans une autre dimension : le monde du rêve sur papier. » Son premier travail, Prosper habitant de la planète Farce, est publiée, à la suite d’un concours, dans le n° 42 du magazine Risque-tout daté du 6 septembre 1956. Mandryka vit quatre ans au Maroc puis quatre ans à Lons-le-Saunier. Il monte à Paris, en 1958, pour étudier le cinéma à l’Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC). Il opte finalement pour la bande dessinée : « Un film n’est pas une mince affaire alors qu’avec un papier, un crayon, et un pinceau, on fait soi-même son cinéma. » En 1967, sous le pseudonyme de Kalkus, il crée, pour Vaillant, le journal de Pif, le personnage du Concombre masqué, légume bavard et philosophe qui habite un désert du bout du monde, regarde la télédérision et s’exclame « Bretzel liquide ! » dès que les choses partent de travers, c’est-à-dire tout le temps. Mandryka crée, en 1968, pour le même journal, la série « Les Minuscules » et il y  publie, de 1969 à 1973, la série « Ailleurs », gags en une page aux frontières de l’absurde, cela va sans dire. Il quitte Vaillant et entre à Pilote où il écrit des scénarios pour Ramón Monzón tout en continuant à faire vivre le Concombre masqué. En 1970, avec Marcel Gotlib, il crée la série « Les Clopinettes ». En 1972, avec Claire Bretécher et Marcel Gotlib, en froid, eux aussi, avec René Goscinny, patron de Pilote, il fonde tout de go L’Écho des savanes, emmenant avec lui le fameux Concombre et créant de multiples séries comme « Ringard du nord » ou « Anodin et Inodore ». En 1979, manquant de sens commercial et réfractaire aux contraintes éditoriales, il se retire de L’Écho des savanes. Il sera rédacteur en chef de Charlie mensuel, de 1982 à 1984, puis reviendra à Pilote comme directeur de la rédaction. Passages, plus ou moins longs, avec ou sans Concombre, dans Le Matin de Paris, dans Spirou, en 1989, pour qui il réalise des dessins animaliers avec Fritax au scénario, dans Métal hurlant, dans Fluide glacial, dans (À suivre), dans Le Petit Mickey qui n’a pas peur des gros, dans Perlin (sic). Reprise du Concombre masqué, pour Dupuis, en albums, dans les années 1990-1993. Sur son site personnel, Les aventures potagères du Concombre masqué, Mandryka publiait chaque semaine une planche inédite. En décembre 2020, il sera l’un des anciens au sommaire de Pif le mag. Dernier album : La vie secrète du Concombre masqué, chez Alain Beaulet, en avril 2021. Mandryka recevra le Grand Prix de la Ville d’Angoulême, en 1994, et le Prix du patrimoine du Festival d’Angoulême, en 2005. Dargaud, l’un de ses éditeurs, écrit sur son site  : « Avec un humour aussi décalé que décoiffant, un sens aigu de la dérision et de l’absurde, un langage réinventé, un délire contrôlé, un graphisme percutant, le tout parsemé de quelques réflexions philosophiques, le monde de Mandryka ne ressemble à aucun autre. » Nous avions enrôlé Nikita Mandryka, il y a quelques mois, pour proposer sur ce site un jeu de circonstance. Le jeu est ici.

THÉÂTRE – Au programme du Festival Off d’Avignon 2021, 1070 spectacles contre 1592 en 2019. Des règles sanitaires strictes, côté organisateurs et côté spectateurs, et une promesse de Roselyne Bachelot, Ministre de la Culture, qui s’engage à indemniser les salles en cas de perte du chiffre d’exploitation. 101 propositions estampillées « jeune public », auxquelles on peut ajouter ici les « tout public ». Pas trop de Chaperon rouge et pas trop de Petit prince, un seul Pinocchio, une Cendrillon, celle de Joël Pommerat,  une Belle et la Bête dansée et sensuelle, Pezzetino, d’après Leo Leoni, adapté en opéra, une Alice annoncée comme punk et psychédélique, Le loup est revenu d’après Geoffroy de Pennart, La belle lisse poire du Prince de Motordu, d’après Pef, La Petite géante, d’après Philippe Dumas, et aucune adaptation de Gianni Rodari. Programmation complète du Festival Off ici.

PATRIMOINE – Du mercredi 16 juin au samedi 3 juillet 2021, la Galerie Barbier, 10 rue Choron à Paris, propose une exposition collective Terry & les pirates qui présente des hommages à Milton Caniff réalisés par de grands noms de la bande dessinée et de l’illustration : François Avril, Charles Berberian, Fred Bernard, Dominique Bertail, Blutch, François Boucq, Florence Cestac, Serge Clerc, Nicolas de Crécy, Guy Davis, Floc’h, Philippe Gauckler, Pierre-Henry Gomont, Miles Hyman, André Juillard, Jacques de Loustal, Walter Minus, Jean-Michel Nicollet, Laurent Verron et Vince. Pour saluer un artiste dont la technique du clair-obscur et la maîtrise de la narration ont influencé certains des plus grands noms de la bande dessinée européenne tels que Morris, Victor Hubinon, François Schuiten ou Hugo Pratt. Vernissage le mardi 15, de 18 heures à 20 heures 30.

SOUTENANCE – Anne Schneider, maître de conférences en langue et littérature françaises, soutiendra, le jeudi 17 juin 2021, de 14 heures à 18 heures, à Paris 3 Sorbonne Nouvelle (Maison de la Recherche), 4 rue des Irlandais, le dossier qu’elle a constitué  en vue de l’obtention de l’habilitation à diriger des  recherches : six volumes parmi lesquels se trouvent le recueil de ses travaux et un inédit Circulations et reconfigurations des imaginaires dans la littérature de jeunesse française et francophone : de la guerre d’Algérie aux récits de la migration contemporaine. Si vous venez, prévenez Anne à cette adresse.

ÇA REPART (12) – Le Centre dramatique national d’Orléans (Loiret) proposait, en novembre 2020, dans sa salle Antoine Vitez, Rémi, d’après Sans famille, roman célébrissime d’Hector Malot. Conception, adaptation et mise en scène : Jonathan Capdevielle, en collaboration, pour l’adaptation, avec Jonathan Drillet. Les nouvelles dates sont les mercredi 16, jeudi 17 juin, vendredi 18 juin et samedi 19 juin 2021. Le projet comporte deux épisodes : le spectacle (environ 1 heures 30) et une fiction audio (environ 55 minutes) assortie d’un poster illustré distribuée à chaque spectateur à l’issue de la représentation, cet épisode pouvant s’écouter à la maison, à l’école, ou dans des salles d’écoutes mises en place par les théâtres. « J’ai fait le choix de travailler l’espace théâtral dans son état brut. En l’absence de scénographie, ce sont les interprètes qui fabriqueront l’espace de la fiction, tandis qu’un système son immersif permettra de travailler des scènes hors-champ. À la manière de mes précédentes pièces, les interprètes sont en capacité d’endosser plusieurs rôles et identités. Pour créer une multitude de personnages avec un petit nombre d’acteurs, j’ai souhaité travailler sur les techniques du masque et ainsi m’appuyer sur leur force esthétique. » (Jonathan Capdevielle). À partir de 9 ans. Autres informations et réservation ici.

FÊTE DU LIVRE – La vingt-deuxième édition de la Fête du livre jeunesse de Villeurbanne est titrée Pas si bêtes !  Elle débutera le lundi 14 juin et se déroulera jusqu’au samedi 20 juin, en ligne : une programmation de rencontres littéraires à suivre en direct ou en replay (sans inscription), un « dernier salon où l’on cause », des tutoriels et des ateliers, pour apprendre à dessiner, seul, en famille, à la maison, en médiathèque ou à l’école, des lectures et des spectacles à écouter, des projections, des ateliers, un défi lecture dans le réseau des médiathèques de Villeurbanne. Le programme est ici.

EXPOSITION – Le Musée de poche, 41 rue de la Fontaine au roi à Paris, propose, depuis le mercredi 9 juin et jusqu’au vendredi 16 juillet 2021, une exposition Let’s dance ! donnant  à voir des illustrations originales des albums Chachacha du loup d’Elisa Géhin, d’après Boris Vian (Thierry Magnier, 2020) et de On danse ! d’Annabelle Buxton (Albin Michel Jeunesse, 2021). Site du musée ici.

CONFÉRENCE – Lundi 14 juin 2021, au CLJBxl, 8 rue du Frontispice à Bruxelles, conférence Le trouble, une condition du sens par Christian Bruel qui examinera « les traces d’érotisme dans les albums de jeunesse […] allant sans doute jusqu’à poser la question des interdits qui pèsent sur cette production culturelle. »

ANNIVERSAIRE – Depuis le vendredi 4 et jusqu’au samedi 19 juin, dans le cadre des trente ans des éditions Cornélius, à la librairie Krazy Kat, 10 rue de la Merci à Bordeaux (Gironde), exposition d’originaux de Charles Burns, Daniel Clowes, Jérome Dubois, Robert Crumb, Hugues Micol, Nicole Claveloux et Winshluss. Pour l’achat de deux albums Cornélius, un album de Nicole Claveloux est offert. Pour l’achat de deux albums de Crumb, ce sera une planche de stickers et un ex-libris.

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (3) – On nous fait savoir : « Avis aux amateurs ! Vous n’avez plus que [quelques] jours à attendre pour mettre le cap sur Monteux et vous éclater sur les nouvelles attractions du Parc Spirou. Dès le 12 juin, vous pourrez ainsi plonger dans la Marsu Jungle, sa végétation luxuriante, ses cascades et ses cours d’eau en suivant un parcours semi-acrobatique ou vous balader dans Lucky Town avec le sentiment d’être en plein Far West. Autres nouveautés : Palombie secrète et Splash Piranha qui vous apporteront d’autres émotions, non sans profiter au passage des attractions qui mettent depuis trois ans en scène un monde 100 % bande dessinée, qui fait le bonheur des tout-petits comme de leurs parents. » Le site du parc est ici.

EXPOSITION  – Depuis le samedi 5 juin et jusqu’au samedi 17 juillet 2021, à la librairie Au regard moderne, 10 rue Git-le-cœur à Paris, mise en place d’une exposition consacrée à Sophie Dutertre. Nous nous souvenons de Chonchon, album des éditions Être.

PRIX – Évelyne Brisou-Pellen est lauréate du Prix Chateaubriand des collégiens du département des Hauts-de-Seine pour son roman Derrière toi, la malédiction des 33 (Bayard Jeunesse, 2020). « Dans la famille de Tess, les hommes meurent à 33 ans. Gabin, son cousin, est le suivant. Mais ce n’est pas le seul souci de cette jeune fille de 16 ans : elle peut ‘voir’ ses ancêtres décédés et leurs souvenirs. Après la découverte d’un étrange objet au château d’Amboise, elle va revivre la retraite de Russie à travers les yeux d’un soldat napoléonien et découvrir l’affaire criminelle du Courrier de Lyon. Ces visions lui permettront-elles de mettre fin à la malédiction de sa famille, en sauvant son cousin Gabin ? »

ÇA REPART (11) – Hmm, c’est bon pour la planète est un conte musical de Denis Benoliel et Laurent Deschamps, mis en musique par Baptiste Brondy, Laurent Deschamps et Liz Cherhal. Mise en scène : Denis Benoliel. Décor et marionnettes : Roselyne Chauviré. À partir de 3 ans. « A travers un repas que souhaite préparer le petit Fabio pour fêter son anniversaire avec ses camarades, Laurent Deschamps aborde différents thèmes autour de l’alimentation : la saisonnalité, l’agriculture, la pollinisation, les courses, la cuisine, la santé et la biodiversité. » Chansons, marionnettes et pantomime, violon, accordéon, ukulélé et percussions. Enregistrement sur CD disponible. Le spectacle qui a été, ces derniers mois, beaucoup joué dans les salles de motricité des écoles maternelles, va retrouver le chemin des (vraies) salles. L’agenda est ici.

PRIX – À la Foire du livre pour la jeunesse de Bologne, ils sont nombreux. Les voici tous, au titre de 2021. Fiction : Home de Lin Lian-En, Yes Creative Ltd Papa Publishing House (Taïwan) ; mentions spéciales : The Yulu Linen de Cao Wenxuan et Suzy Lee, Jieli Publishing House Co. Ltd (Chine), Ha visto la mia coda ? d’Alberto Lot, Minibombo (Italie), La prima neve de Elham Asadi et Sylvie Bello, Topipittori (Italie), Sous le soleil d’Ariadne Breton-Hourcq et Laurence Lagier, MeMo (France). Non fiction : One of a Kind de Neil Packer, Walker Books (Royaume-Uni) ; mentions spéciales : Rice Rice Rice de Bamco, Hyang (Corée du Sud), Tipos Curiosos de Ricardo Henriques et Madalena Matoso, Pato Lógico Edições (Portugal), Marek Kaminski. Jak zdobyć Ziemi…w rok d’Agata Loth-Ignaciuk et Bartlomiej Ignaciuk, Druganoga (Pologne), Paisajes perdidos de la Tierra, Aina Bestard, Zahorí Books (Espagne). Première œuvre : Neighbors de Kasya Denisevich, Chronicle Books (États-Unis) ; mentions spéciales : So much snow de Hyunmin Park, Dalgrimm (Yellowpig Publisher) (Corée du Sud), Pion i poziom, Bartosz Sztybor, Lukasz Goledzinowsk, Wydawnictwo Dwie Siostry (Pologne), Guide de survie dans la jungle de Hao Shuo, Éditions 2024 (France) ; nouveaux horizons : Mesto pro kazdeho d’Osamu Okamura, David Bohm, Jiri Franta, Labyprint (République tchèque). Bande dessinée jeunes lecteurs : Iparapa Yamooyamoo de Lee Gee Eun, Sakyejul Publishing Ltd (Corée du Sud) ; mention spéciale : Cachée ou pas j’arrive ! de Lolita Sechan et Camille Jourdy, Actes Sud Junior (France). Bandes dessinées adolescents : Memet d’Isabella Cieli et Noemie Marsily, L’employé du moi (Belgique) ; mention spéciale : Ktoredy do Yellostone, d’Alexandra and Daniel Mizielinskis, Wydawnictwo Dwie Siostry (Pologne). Bandes dessinées jeunes adultes : Le discours de la panthère de Jérémie Moreau, Éditions 2024 (France) ; mentions spéciales : Gamayun Tales I : An Anthology of Modern Russian Folk Tales d’Alexander Utkin, Flying Eye Books (Royaume-Uni), L’espoir malgré tout d’Émile Bravo, Dupuis (France).PEOPLE – Après avoir été actrice à Hollywood, puis duchesse de Sussex, l’épouse de Harry, mère d’un petit garçon et d’une petite fille juste née, publie également un livre pour enfants. Intitulé The Bench (Le Banc), Il est sorti le mardi 8 juin 2021. Thème : les liens spéciaux entre un père et son fils. Illustration : Christian Robinson. Le livre est publié aux Etats-Unis (Random House Children’s Books), au Canada (Tundra Books), en Afrique du Sud (Puffin). au Royaume-Uni, en Irlande, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Inde.  Pas en France ? Ben non, pas en France.

RODARI – Le vendredi 11 juin 2011, Le Centre national de la littérature pour la jeunesse (CNLJ) reçoit, de 10 heures à 12 heures 30, dans la salle 70 du site François-Mitterrand de la BnF, quai François Mauriac, 75013 Paris (Salle 70), l’écrivain et traducteur Bernard Friot pour une conférence Gianni Rodari, un auteur au service de ses lecteurs. « Gianni Rodari est né en 1920, il y a cent ans donc. Cet anniversaire est l’occasion de présenter l’œuvre, l’action et la pensée du plus grand écrivain italien pour la jeunesse du XXième siècle. Journaliste, pédagogue, acteur de la vie politique, il a été, selon son expression, un  ‘écrivain au service de ses lecteurs’. Ses réflexions sur la promotion de la lecture et comme sur la ‘pédagogie de l’imaginaire’ peuvent inspirer encore aujourd’hui enseignants, bibliothécaires, parents et écrivains pour la jeunesse. » Inscription obligatoire à cette adresse.

MAGAZINE – À l’occasion de l’exposition Uderzo, comme une potion magique du musée Maillol à Paris, Le Parisien publie un hors-série Uderzo : les secrets du géant de la BD. « Astérix, le petit Gaulois, évidemment, tient une place de choix dans la carrière de l’artiste. Nous en raconterons la genèse dans un modeste HLM de Bobigny. Ou comment un fils d’immigrés italiens (romains, donc) a donné naissance aux héros gaulois les plus populaires de la BD française, aux côtés du scénariste et grand ami René Goscinny, issu, lui, d’une famille juive polonaise. Mais nous partirons aussi à la découverte des autres personnages qu’il a créés : l’Indien précurseur Oumpah-Pah, mélange de la malice d’Astérix et de la force d’Obélix, Tanguy et Laverdure qui lui permirent de croquer les exploits aéronautiques des Chevaliers du ciel, le roublard Clopinard, le musculeux Prince Rollin et même, plus surprenant, un certain Capitaine Marvel junior. » Entretiens exclusifs avec Ada Uderzo, veuve de l’artiste, et avec Sylvie Uderzo et Anne Goscinny, « les deux filles des papas d’Astérix qui reprennent le flambeau en gardiennes du temple. » 100 pages, en kiosque, 6,90 euros.

PRIX – Les Prix Gabriel de la bande dessinée chrétienne ont été décernés et celui qui concerne l’édition pour la jeunesse a été remis au quatrième tome de la série « Les Grands Témoins en BD », édité par Bayard jeunesse, qui rassemble 14 courtes histoires de femmes d’exception publiées à l’origine par la revue Filotéo : Anne Frank, Mathilda Wrede, Sœur Emmanuelle, Mère Teresa, Maria Montessori, Helen Keller et quelques autres.

ÇA REPART (10) – Dans Gros, Sylvain Levey nous fait part, dans un premier temps, de son rapport à la nourriture et au surpoids, puis, dans un deuxième temps, de sa découverte du théâtre et de l’écriture. Mise en scène : Matthieu Roy. Interprétation : Sylvain Levey. Le texte, publié aux éditions Théâtrales, a été écrit dans le cadre de Partir en écriture, dispositif d’aide mis en place par le Théâtre de la Tête Noire à Saran (Loiret). On y lira, presqu’en bout de texte : « J’ai choisi d’écrire du théâtre. Contemporain. Celui qui ne rapporte pas grand-chose à part pas mal d’emmerdes avec les réactionnaires, les xénophobes et les homophobes. Je me lève souvent très tôt le matin pour rencontrer des jeunes et leur parler poésie, vivre ensemble, intelligence. » Pour tous, à partir de 10 ans. Le spectacle est disponible en version extérieure depuis ce printemps et les théâtres qui devaient accueillir Sylvain Levey en salle, en 2020 ou en 2021, ont reporté leurs dates sur cette version en juin et juillet 2021. Les informations précises sont ici.

DESTINATION ALLIER – Les inscriptions pour les journées professionnelles des jeudi 23 et vendredi 24 septembre 2021 de la sixième Biennale des illustrateurs de Moulins sont ouvertes. Ce sera en visioconférence ou sur place, au Cinéma CGR. « Sur place, pour mieux vous accueillir, nous vous proposons un programme dédoublé sur deux salles. Choisissez entre le parcours 1 et le parcours 2.  Les buffets n’étant toujours pas autorisés, nous vous proposons un panier-repas à emporter. À distance : vous suivrez le parcours 1. Nous vous enverrons le lien vers la plateforme en septembre. Sur place ou à distance, votre inscription est nécessaire. » Le lien qui permet de découvrir le détail du programme et de s’inscrire est ici. Pas très loin, vous prendrez connaissance de l’intégralité des propositions 2021 de la biennale.

PRIX – C’est une amicale invitation : « Monsieur Jacques Mesas, maire de Beaugency, Madame Pauline Martin, présidente de la Communauté de Communes des Terres du Val de Loire, et Madame Catherine Mourrain, présidente de Val de lire, ont le plaisir de vous convier à la remise du prix Jacques Asklund, le jeudi 10 juin 2021, à 19 heures, en salle d’honneur de la Mairie de Beaugency. » Cette remise de prix sera précédée d’une rencontre et d’une séance de dédicace avec  Maryvonne Rippert, lauréate pour Mon cher correspondant (Fleurus, 2018), à la librairie balgentienne Le chat qui dort, 6 place du Petit Marché. Ce sera de 16 heures 45 à 18 heures 30.

ÇA REPART (9) – Le Musée de l’illustration jeunesse (mij), 26 rue Voltaire à Moulins (Allier), a réouvert ses portes, le mercredi 2 juin 2021, avec une exposition Envie de lumières consacrée à Olivier Desvaux. « Peintre et illustrateur, Olivier Desvaux semble ne jamais ouvrir les yeux sans s’émerveiller. Nourrie de Millet, de Degas, de Sorolla ou Homer, sa peinture, à l’huile sur papier, est un art de la modestie et de la loyauté à l’enfance. Il en approche la vérité. Il en restitue la spontanéité et la vivacité, dans une lumière incorruptible. Né à Rouen le 12 mai 1982, Olivier est diplômé des Arts Décoratifs de Paris et a illustré une trentaine d’ouvrages pour la jeunesse depuis 2007. Prix Saint-Exupéry en 2013, il a été nommé peintre officiel de la Marine en 2018. Il a voyagé à travers le monde avec son chevalet. Il découvre le monde du ballet, posant son chevalet au plus près des danseurs, dans les studios historiques de l’Opéra de Paris et est fasciné par la façon dont les danseurs captent sur scène une lumière puissante. Cette expérience a changé sa palette. L’exposition montre plusieurs de ses travaux sur ce thème (Giselle, Le Lac des cygnes, La Belle au bois dormant) et le Centre national du costume de scène entre dans la danse avec un prêt de costumes. » L’exposition est en place jusqu’au dimanche 31 octobre. Site du mij ici.

EXPOSITION – A l’occasion du quatre-vingtième anniversaire de la série « Les aventures de Sylvain et Sylvette », la Médiathèque de Jonchery-sur-Vesle (Marne), 1ter rue du Moulin, propose, du lundi 7 juin au samedi 26 juin 2021, une exposition donnant à voir plusieurs dizaines de planches originales de Maurice Cuvillier, créateur de la série, de Jean-Louis Pesch, de Claude Dubois et de Jean Dupin, ainsi qu’un ensemble de  documents rares, des affiches et des lithographies, des albums anciens et récents. Commissaire d’exposition : Noël Coret. Contact téléphonique : 23 26 48 52 71.

JEAN GIONO – Le dimanche 6 juin 2021, à 14 heures 30, dans le petit auditorium du site Mitterrand de la BnF, lecture en musique de L’homme qui plantait des arbres par Clothilde Durieux. « Dans la nouvelle de Jean Giono dont s’inspire ce spectacle, Elzéard Bouffier, un berger de Haute-Provence, fait revivre sa région aride en y plantant des chênes. Benjamin Flao redessine en direct l’adaptation qu’il a donnée du texte dont Clothilde Durieux livre son interprétation, entre lecture et musique. Le vidéaste Guillaume Donias organise la rediffusion sur un écran en fond de scène. Une équipe fine, inventive et joyeuse pour donner à voir et à entendre ce conte écologique. » À partir de 7 ans. Réservation  ici. Diffusion en direct à cette adresse.

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (2) – La librairie La Tartinerie, à Sarrant (Gers), qui travaille, avec l’association Lires, au programme des Estivales de l’illustration 2021 (qui auront lieu du mercredi 21 au dimanche 25 juillet), diffuse dès à présent la plaquette de présentation et d’inscription pour les treize Master classes mises en place cette année. C’est ici.

BÉBÉ LECTEUR – L’équipe du fonds patrimonial Heure joyeuse propose, le samedi 5 juin 2021, à 10 heures, sur la page Facebook de la médiathèque Françoise Sagan, une heure de la découverte titrée Que lisaient nos aïeux quand ils étaient petits ? « Découvrez ce que lisait ‘Bébé’ jusqu’en 1910, et la perception que l’on avait alors de la petite enfance. » Ce sera ici, sans inscription préalable.

PRIX – Les lauréats 2021 du Prix Verlese organisé par la belge Ligue des famiiles ont été attribués : 1 chouette : Moi, j’ai peur du loup d’Émilie Vast (éditions MeMo, 2018) ; 2 chouettes : Le Jardin d’Evan de Brian Lies (Albin Michel Jeunesse, 2019) ; 3 chouettes : Coyote et le chant des larmes de Muriel Bloch et Marie Novion (Seuil jeunesse, 2018) ; 4 chouettes : La face cachée du prince charmant de Guillaume Guéraud et Henri Meunier (éditions du Rouergue, 2019) ; 5 chouettes : Un été d’enfer de Vera Brosgol (éditions Rue de Sèvres, 2019). 34000 enfants votants.

COMMERCE – La plus grande boutique au monde dédiée à Harry Potter ouvre ses portes à New York le jeudi 3 juin 2021 : 2000 m2, trois étages, 15 zones thématiques inspirées de la saga et du roman Les Animaux Fantastiques. « Il sera ainsi possible de tester vos dons de magicien, en suivant votre première leçon de vol sur balai. Ou de visiter Poudlard et de découvrir tous les secrets de l’école. » C’est sur Broadway, au 935, derrière le Flatiron Building.

RENCONTRE – Dans le cadre de sa résidence d’auteur, Jérémie Fischer viendra échanger sur son travail graphique avec l’auteur Jean-Baptiste Labrune, le samedi 5 juin 2021, à 15 heures, dans la salle de contes de la bibliothèque municipale de Tours, 2 bis avenue André Malraux. Site de la bibliothèque ici.

FORMATION – Le jeudi 10 juin 2021, la Médiathèque départementale du Nord, la Médiathèque départementale du Pas de Calais, le Service commun de la documentation de l’université d’Artois et l’académie de Lille vous proposent de réfléchir, en ligne, de 9 heures à 12 heures, sur la relation des juniors avec le livre et la lecture. La demi-journée alternera entre le point de vue d’universitaire, d’auteurs et d’éditeurs de littérature jeunesse. Participation de Sophie Laroche et Jennifer Rossi, pour les éditions Auzou, d’Anne Besson, maître de conférence en littérature générale et comparée à l’Université d’Artois (photo ci-après), qui parlera notamment de séries et d’identification au héros, et de Sylvie Baussier, autrice jeunesse, qui, en capsule vidéo, apportera son témoignage. Programme détaillé ici  et inscription obligatoire là.

C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (1) – « Du mercredi 30 juin au vendredi 9 juillet, le Parc d’attractions littéraires du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis s’installe au parc Georges-Valbon (La Courneuve) avant d’entamer une tournée du département. Petits et grands sont attendus pour profiter des espaces, de lectures, d’ateliers collectifs et individuels, et de deux belles expositions. Une vraie rencontre avec la littérature jeunesse par le jeu, portée sur le terrain par notre équipe de médiateurs et de comédiens. » Autour des thématiques croisées Mer et merveilles et Japon et Jeux Olympiques, les jeunes et leurs familles pourront y faire gratuitement, par petit groupe, des ateliers autour de la littérature et de la bande dessinée jeunesse, recevoir des cahiers de vacances littéraires créés par des artistes; bénéficier de lectures et de dons de livre. Les groupes doivent s’inscrire et c’est ici.

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