Fil d’actualité

Nous ne pouvons diffuser que ce que nous savons et comptons sur vous pour envoyer annonces et communiqués. Les informations les plus récentes sont au début du fil. Les très anciennes sont archivées en « Mémoire de l’actualité ».

 

 

TÉLÉVISION – Netflix va réaliser un crossover entre Le Magicien d’Oz et Alice au Pays des Merveilles. Titre : Dorothy and Alice. Scénario. Anna Klassen. Le projet sera centré autour de l’amitié qui liera les deux héroïnes. Le réalisateur n’a pas été choisi.

AVANT-PREMIÈRE – Marianne Durand, directrice générale de Nathan Univers Jeunesse invite,  le mardi 14 mai 2019, de 10 heures 30 à 12 heures 30, dans la Salle de Billard de l’Olympia, 28 boulevard des Capucines à Paris, à la présentation de Signé Poète X, roman d’Elizabeth Acevedo traduit par Clémentine Beauvais, à paraître le 29 août 2019. Avec la participation de Clémentine Beauvais. La présentation sera suivie d’un cocktail déjeunatoire. Confirmer votre présence à cette adresse.

PARUTION – Vient de paraitre le tome 1 François Walthéry, une vie en dessins qui, inaugurant la collection « Une vie en dessins », présente plus de 200 fac-similés de planches originales. En vedette : Natacha, mais aussi les Schtroumpfs, Benoît Brisefer, le P’tit Bout d’chique. « Francois Walthéry est sans doute le dernier des grands dessinateurs classiques du Journal de Spirou, en même temps que le chef de file des auteurs dits modernes. […]  Natacha est une femme sexy, libérée, qui travaille et vit des aventures au même titre que ses homologues masculins. » Champaka 2019, 384 pages, 55,00 euros.

OUF – Les héritiers de l’auteur allemand Michael Ende ont obtenu gain de cause en justice sur l’utilisation, contestée par un avocat, des droits sur l’oeuvre L’histoire sans fin (1979 et, en France, chez Stock, en 1984), adapté au cinéma en 1984. Un avocat, qui avait servi d’intermédiaire entre Ende et les producteurs du film et le fils de l’auteur se disputaient depuis plusieurs années le bénéfice de ces droits. Cet avocat affirmait que l’écrivain lui avait assuré à vie les droits de commercialisation, ce que contestaient vigoureusement les héritiers. La cour d’appel leur a donné raison. Michael Ende, décédé en 1995, avait détesté le film et avait réclamé (et obtenu) que son nom soit retiré du générique.

RENCONTRES – Tout au long du mois de mai 2019, les Instituts Confucius et les éditions Hongfei invitent à découvrir les albums de l’illustrateur jeunesse chinois Zhu Chengliang au fil d’ateliers, rencontres, et séances de dédicaces qui jalonneront le parcours de l’illustrateur en France. Né à Shanghai en 1948, Zhu Chengliang a passé son enfance à Suzhou. Diplômé de l’école d’art de Nanjing, il crée des livres pour enfants depuis 1984. Programme complet des rencontres ici.

REVUE – Le numéro 2 de la revue Ondina/Ondine publiée par les Presses universitaires de Saragosse. est paru. Le dossier du numéro porte le titre  Voyage et rêve.  Articles consultables en ligne et l’on peut choisir sa langue de lecture (anglais, français ou espagnol). Parmi les signataires : Christiane Connan-Pintado, Danièle Henky, Isabelle Rachel Casta, Bochra Charnay. Deux articles parmi d’autres : Les pays où l’on arrive toujours : territoires d’enfance et itinéraires rêvés et Le voyage et le rêve dans Un capitaine de quinze ans de Jules Verne. Le lien est ici.

EXPOSITION – Chez les libraires associés, 3 rue Pierre l’Ermite à Paris, du jeudi 11 avril du samedi 15 juin 2019, exposition American Picture Books qui propose une découverte d’un siècle d’albums illustrés américains.

COURRIER – « Chers, bien chères. Mon livre Antigone l’insoumise, publié en 2007, vient d’être réédité (c’est la quatrième édition) pourvu d’une couverture si belle qu’elle m’a donné envie de repeindre la page d’accueil de mon site à ses couleurs. J’en ai profité pour faire quelques ajouts : l’avis de deux lecteurs, des amis, comme il fait bon en avoir, ma réaction à la couverture 2019 et au travail de celui qui l’a conçue et un entretien avec le service communication de Hachette romans sur le thème des héroïnes vues par les hommes, à partir de mes romans sur Antigone et Jeanne d’Arc. Bien cordialement. » (Jacques Cassabois). Site de Jacques Cassabois ici.

RESIDENCE – Pour sa quatrième résidence internationale d’artiste, le Wolf, 18/20 rue de la Violette à Bruxelles, accueille du 24 au 29 avril 2019, l’autrice-illustratrice-traductrice et éditrice Mathilde Chèvre : rencontre autour de la traduction littéraire des livres jeunesse, le jeudi 25 (animation : Anne Casterman) ; conférence Quarante ans de création arabe en littérature pour la jeunesse le vendredi 26 avril, 18 heures 30 ; atelier de dédicaces, le dimanche 28 avril, de 14 à 17 heures. Réservation à cette adresse. Site du Wolf ici.

APPEL A TEXTES – Les Écrivains associés du théâtre (EAT) ouvrent un second appel à textes pour la jeunesse. La durée d’ouverture est courte : entre le 22 avril et le 30 avril. Parmi les textes lauréats, deux seront lus pour la manifestation Texto’mino, dans le cadre de la journée nationale des écritures théâtrales jeunesse en juin 2020, et l’un de ces textes pourra être sélectionné par les Editions Espaces 34, dans le cadre du Prix des Écrivains Associés du Théâtre, prix sera remis à l’automne 2019. Ne pas envoyer de texte avant la date d’ouverture annoncée. Informations complémentaires et envoi des textes à cette adresse.

CONFERENCE – Dans le cadre du cycle Ils écrivent, elles lisent, genre ! organisée par la Maison de Jules Verne, Francis Marcoin donnera, le jeudi 25 avril 2019, à 17 heures 30 dans l’auditorium de la Bibliothèque Louis Aragon, 50 rue de la République à Amiens, une conférence L’éducation des filles dans Le Magasin des enfants de Mme Leprince de Beaumont : entre esprit de finesse et esprit de géométrie.  Renseignements au 03 22 45 45 75.

EXPOSITION – La médiathèque de Muret (Haute-Garonne) met l’illustration jeunesse à l’honneur en organisant accueille, depuis le lundi 13 mars et jusqu’au samedi 11 mai 2019, an partenariat avec la section locale du CRILJ/Midi-Pyrénées, quarante originaux de l’auteur-illustrateur Stéphane Sénégas. « Stéphane Sénégas est auteur-illustrateur depuis plus de 15 ans. Il vit aujourd’hui dans le Tarn. Au travers des yeux d’enfants il n’a de cesse de dépeindre la vie et ce qui la rend magnifique. Son trait épuré, précis et expressif lui a fait réaliser une vingtaine d’albums dont Pourquoi les libellules ont le corps si long ? […] Entré dans le monde de la bande dessinée il rencontre son complice Frédéric Maupomé avec lequel il crée la série « Anuki » dont le huitième tome est sorti en septembre 2018. » Visite commentée de l’exposition le samedi 20 avril, à 15 heures 30. Inscription obligatoire au 05 61 51 91 39.

PATRIMOINE – « Je n’aurais jamais imaginé, explique Benjamin Lacombe, illustrer Notre-Dame de Paris. Parce c’est vraiment un monument. Ce n’est pas que je n’aime pas, j’ai toujours adoré ce roman, mais c’est une espèce de mythe total. […] Ce qui s’est passé c’est que Random House, un éditeur étranger, m’a contacté pour illustrer Notre-Dame de Paris. Juste douze dessins pour une collection de classiques. Bon, on ne refuse pas d’illustrer Notre-Dame de Paris, donc j’ai dit oui. Mais après l’avoir fait, faire seulement douze dessins alors qu’il y a 670 pages m’a donné l’impression de passer à côté du sujet. Et comme j’avais vraiment apprécié de travailletr sur Les contes macabres, j’ai proposé à mes éditrices, Clotilde Vu et Barbara Canapa, de faire Notre-Dame. » Soleil 2011 et 2012, 240 et 384 pages, 49,95 euros pour les deux volumes.

INITIATIVE – L’école des loisirs utilisera l’application gratuite Inclood de Google Play (qui propose une fonction de lecture bilingue Français et langue des signes en Français) pour l’adaptation de plusieurs de ses albums. Premiers titres : Non, non et non de Mireille d’Allancé et C’est moi le plus fort de Mario Ramos (10 avril), Grosse colère de Mireille Allancé (2 mai), Le plus malin de Mario Ramos (5 juin), Cornebidouille de Magali Bonniol (3 juillet). Pour les possesseurs de smartphone.

PRIX – « À Bourges, Aubenas, Roubaix ou Brignoles, 431 lycéens ont lu les livres finalistes du prix Hors Concours des lycéens et au terme d’intenses délibérations, ont rendu leur verdict. Le prix Hors Concours des lycéens est attribué à Prisons de Ludovic-Hermann Wanda, publié aux éditions de l’Antilope. Bravo à l’auteur, aux éditeurs et aux élèves. » Site du prix ici.

FORMATION – Croq les mots, marmot organise, le vendredi 17 mai 2019, à Mayenne (en Mayenne), une journée professionnelle Enrouler le fil, dérouler le fil et tite, tire, tire. « Cette année, Croq’ nous fera chanter, danser, rêver et jouer en choisissant de se placer sous le signe de la comptine, de la poésie, de la musique et du jeu. Mettre à l’honneur ces composantes essentielles de la vie de l’enfant, c’est donner à tous – enfants, parents, familles, bénévoles et professionnels – une opportunité pour se retrouver sur un terrain de partage, de mémoire et de transmission. C’est aussi témoigner de la dimension féconde d’un patrimoine qui suscite à l’infini des créations inventives par imitation, transformation, variation, jeu. Auteurs, illustrateurs, et musiciens nous donneront à écouter, regarder, interpréter, interroger leurs combinaisons astucieuses. Elles sont aussi variées qu’ils sont nombreux et bientôt aussi inoubliables que les œuvres qui les ont inspirées » Le programme  avec les noms, les horaires et les intitulés est ici. C’est sur cette même page que l’on s’incrit avant le vendredi 5 avril 2019 et que l’on règle son inscription. ​

OPPORTUNITE – En Floride, la Villa Villekulla dans laquelle la rousse et facétieuse Tami Erin interpréta le rôle de Fifi Brindacier dans Les nouvelles aventures de Fifi Brindacier, film de Ken Annakin (1988), est à vendre. 750 000 dollars, une affaire, même s’il y a quelques travaux de restauration à prévoir. Jolie vue sur la rivière Amelia. Le CRILJ est sur les rangs.

CONCOURS – La Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse lance le concours de nouvelles Émergences ! 2 avec un appel à participation qui s’adresse à tous les auteurs et autrices jeunesse débutant·es ou en voie de professionnalisation. « La première édition d’Émergences ! a remporté un franc succès. Ce formidable tremplin offert à des talents en devenir conforte la place de la Charte au cœur de la chaîne du livre jeunesse, mais aussi sa vocation : accompagner et professionnaliser les auteurs et les autrices, leur donner les clés pour valoriser leur travail et défendre leurs intérêts. » Critères de participation : avoir publié un livre minimum, trois maximum, dans n’importe quel domaine littéraire, ou trois nouvelles maximum dans un ouvrage collectif ou une revue, ou textes littéraires pour la presse,  être majeur·e et résider en France métropolitaine ou départements et régions d’Outre-Mer, Chacun·e devra composer une nouvelle pour les 9-12 ans, de 5 000 signes maximum, en utilisant cette amorce : « Longtemps, Fatou s’est couchée de bonne heure… » Règlement complet ici.

SEMINAIRE – Le séminaire Acteurs et témoins en littérature de jeunesse mis en place par l’équipe « Littératures et cultures de l’enfance, Textes & Cultures » de l’université d’Artois, reçoit Christian Bruel qui fera généreusement part de ses « aventures en terre d’édition ». Ce sera le vendredi 26 avril 2019, de 14 heures à 16 heures, 9 rue du Temple à Arras (Pas de Calais) dans la salle des colloques de la Maison de la Recherche. « Éditeur (Le Sourire qui mord puis Être éditions), lui-même auteur d’une quarantaine d’albums, commissaire d’expositions et formateur en littérature de jeunesse, Christian Bruel défend et promeut, depuis 1975, l’entrée dans une véritable culture littéraire dès la petite enfance. Il assume le trouble, cette condition du sens, bouscule quelques frilosités du champ et peut aussi partager un regard critique sur son parcours. » Ouvert à tous.

PRIX –  Marie-Aude Murail et Christel Espié ont reçu à l’Arsenal de Metz le prix Graoully pour Le Visiteur de Minuit (Albin Michel jeunesse (2018), « prix dont les lecteurs sont les plus jeunes », créé en 2009 par la librairie jeunesse Le Préau, le festival Le Livre à Metz et les Bibliothèques-Médiathèques de Metz.

PARUTION – L’école des loisirs publie Papaski de Tomi Ungerer, ouvrage dont la maison n’avait pas voulu en 1971 et que Casteman publia en grand format. On se contentera ici – il doit y avoir une raison – d’un format Lutin Poche. « Sur une page ou deux, un panel d’histoires surprenantes, à dormir debout, permet d’entrevoir l’humour fin, subtil mais ravageur de son auteur. Il tourne en dérision au fil de ses petites histoires qui se déclinent en quelques dessins et courts textes, la violence du monde en ce début des années 1970. Il est ainsi résolument antimilitariste et se moque sans complexe des outrances de la société de consommation dont la conscience citoyenne est totalement anesthésiée par la propagande au long cours. Ces histoires laisseront pantois. Leurs décalages ne laisseront pas indifférents les plus jeunes. » Réédition 2019, 40 pages, 5,00 euros.

ON JOUE –  Le dimanche 14 avril 2019, à 14 heures, la libraire Mollat, 15 rue Vital Carles, à Bordeaux (Gironde) organise un escape game où les participants devront résoudre des énigmes centrée sur l’univers Pocket Jeunesse. Pour que l’expérience soit plus immersive, la librairie encourage les joueurs à venir déguisés dans le costume de leur héros de littérature jeunesse préféré. Il est possible de s’inscrire seul ou par équipe de quatre participants maximum. 10,00 euros par équipe. Inscription à cette adresse.

PRIX – Anne-Laure Bondoux vient de recevoir le très suisse Prix RTS Littérature Ados 2019 (qui veut promouvoir la lecture et encourager la création littéraire destinée aux jeunes) pour L’aube sera grandiose (Gallimard Jeunesse, 2017), roman déjà primé par le Prix Vendredi. « La lecture est rythmée, l’histoire est belle, les personnages sont très développés, le rapport mère-fille est touchant, le style d’écriture est agréable, la couverture fait envie et le titre est très beau » a expliqué l’un des sept représentants cantonaux. 600 adolescents de Suisse romande âgés de 12 à 15 ans se sont réunis pour débattre et élire leur roman préféré.

THÉÂTRE – L’Association des habitants d’Orléans La Source (AHLS) accueille, le mardi 30 avril 2019, à 18 heures 30, au Théâtre Gérard Philipe, place Sainte Beuve, l’adaptation théâtrale de Pierre Garin mise en scène par par Christian Sterne, de la compagnie Les fous de Bassan, de Harlèlement de Guy Jimenès (Oskar, 2011). « Valentin, arrivé dans un nouveau collège, se sent peu à peu isolé. Seul face à une violence sournoise de celui qui aurait pu être son ami. Seul dans une classe où tous les élèves savent, mais ne disent rien. Seul dans un collège où aucun adulte ne s’est aperçu de sa souffrance. Comment se défendre quand on a perdu tout espoir ? Comment sortir de cette spirale infernale ? Comment briser le silence ? » Guy Jimenès signera son livre à l’issue de la représentation. Réservation au 02 38 69 28 22.

REVUE – Dans le numéro 60 du premier trimestre 2019 de Papiers Nickelés, revue de l’image populaire, un article de quatre pages très illustré signé Yves Frémion à propos de Rébecca Dautremer. En couverture, format pleine page ou quasi, l’image de l’affiche du dernier Salon du livre de Beaugency (Loiret). “Dans son infinie gentillesse, est-il dit en quatrième de couverture, Rébecca Dautremer nous offre une image toute fraiche qui fera date dans notre publication”. Val de lire, organisateur du Salon, avait donné son accord à l’illustratrice pour cette utilisation. C’est des gentils. Yves Frémion, directeur de publication, connait-il l’origine de l’image ? En tout cas, nulle part dans la revue n’est indiqué que ce joli coin de Loire ne lui appartient pas. Au contraire, pourrait-on presque dire. Site de Val de lire ici.

THÉÂTRE – Le complet mais sommaire pré-programme du Festival d’Avignon 2019 est paru. Pour le jeune public, deux spectacles (au lieu de trois les années précédentes) : L’amour vainqueur d’après Grimm mis en scène par Olivier Py, et Blanche neige histoire d’un prince de Marie Dilasser mis en scène par Michel Raskine. A la Fabrica, Macha Makeïef propose Lewis versus Alice d’après Lewis Caroll. Pas pour les enfants, a dit Olivier Py dans sa conférence de presse. Site du Festival d’Avignon ici.

REVUE – Le  numéro 14 de la revue en ligne Strenae consacré aux recherches sur les livres et les objets culturels de l’enfance vient de paraitre. Dirigé par Euriell Gobbé-Mévellec, il est titré « Livre Ensemble : l’album pluriculturel comme espace de rencontre avec l’autre. » Parmi les articles, notons  Et si le Père Castor avait voulu sauver le monde ? Du discours sur la diversité dans la collection « Les Enfants de la Terre » de Christophe Meunier et La terre nous est étroite ou la représentation de l’étranger dans L’Île d’Armin Greder par Éléonore Hamaide-Jager. En varia, un texte d’Isabelle Nières-Chevrel consacré à Paul Berna. C’est ici.

PRIX – Le prix Landerneau album jeunesse a été remis à Marie Dorléans pour Nous avons rendez-vous publié au Seuil en 2018. Le chèque sera de 6000,00 euros et une campagne dans la presse accompagnera l’évènement. Après des études de lettres et d’histoire de l’art, Marie Dorléans a étudié aux Arts décoratifs de Strasbourg. Diplômée en juin 2010, elle a depuis publié plusieurs albums aux éditions Sarbacane, Le baron perché et Seuil jeunesse. « Pour la création de l’album j’ai mêlé dessin au crayon à papier et encre bleue. Le décor et les personnages ont été réalisés au crayon afin de pouvoir détailler le dessin avec subtilité. La nuit, au contraire, a été réalisée dans un lâché prise, à part, profitant de la spontanéité qu’offre l’encre afin de créer des profondeurs pouvant imiter les nuances du ciel. » (Marie Dorléans)

PRIX – A la Foire du livre pour la jeunesse de Bologne, six éditeurs ont été récompensés par le Prix BOP pour « pour leur créativité et leurs choix éditoriaux au cours de l’année précédente » : pour le continent africain, Sub-Saharan Publishers (Ghana) ; pour le territoire asiatique, Locus Publishing Compagny ; pour l’Europe, la maison portugaise Orfeu Negro ; pour le territoire nord-américain, la maison canadienne Comme des géants ; pour le territoire centre et sud américain, la maison argentine  Limonero (Argentine) ; pour l’Océanie, la maison australienne Scribble Kids’Books.

LE FEU AUX LIVRES – Des prêtres catholiques polonais appartenant à la Fondation SMS des Cieux ont brûlé, le dimanche matin 31 mars 2019, à Gdansk, des livres des sagas « Harry Potter » et  « Twilight ». « Nous obéissons à la Parole divine » est-il écrit dans un post du groupe Facebook de la Fondation illustré de photos du sacrifice. Jan Kucharski, exorciste, explique : « Il ne s’agissait pas de brûler des livres quelconques mais des objets associés à la magie et à l’occultisme. […] Nous savons bien ce qui est préjudiciable, pas bon pour les fidèles. » Réagissant à la vague de protestations suscitée par cet acte qui  « rappelle les régimes totalitaires et l’Inquisition », Rafal Jarosiewicz, prêtre a l’origine de l’autodafé, a présenté des excuses :  « Avoir brûlé les livres et d’autres objets [un masque de style africain, un parapluie Hello Kitty et une figurine hindoue] a été un acte malheureux. Cependant, il ne s’agissait de se moquer d’aucun groupe social ni d’aucune religion et cela ne visait ni les livres en tant que tels ni la culture. Si quelqu’un a compris ainsi mon acte, je voudrais sincèrement m’en excuser ». L’épiscopat polonais n’a pas commenté cette affaire.

EXPOSITION – La Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois, 33 et 36 rue de Seine, Paris, présente Overdose, exposition d’œuvres de Tomi Ungerer autour du thème de l’excès, des années 1960 à nos jours. Vernissage le mercredi 17 avril 2019, 18 heures, exposition en place jusqu’au samedi 25 mai. « Dessins, collages, sculptures : un condensé de l’univers de Tomi Ungerer, homme orchestre, touche-à-tout qui se faisait une joie d’exposer pour la première fois dans la même galerie que Niki de Saint Phalle et Tinguely dont il admirait le travail et l’esprit. Une galerie qui le sortirait du carcan de l’illustration pour montrer la grande richesse et diversité de son œuvre, une œuvre qui reste encore à découvrir… même des afficionados. » Parmi les œuvres présentées, seront exposées pour la première fois en France, en galerie, des planches originales de The Party (1966), portraits à l’encre – et à l’acide – de la haute société new yorkaise. Site de la galerie ici.

THÉÂTRE – Dans le cadre de la manifestation Un printemps au théâtre en cœur de Garonne, l’association Avancez Culturel et la Médiathèque du Fousseret accueille la compagnie Comme une Compagnie , le mercredi 10 avril à 17 heures, à la Salle du Picon au Fousseret, pour une représentation de Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon d’après Christian Bruel et Anne Bozellec. Mise en scène et adaptation collective dirigées par Sarah Cousy. « Votre spectacle adapté de notre album Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon m’a vraiment beaucoup plu. Et ému. Je vous remercie vivement pour cette belle création. L’esprit du livre a été plus que respecté. Il se trouve augmenté par une mise en scène ingénieuse : la vidéo et les ombres projetées soulignent à merveille la performance théâtrale. L’interprétation tonique et juste d’une Julie, tour à tour espiègle, tendre et grave m’a fait cheminer à nouveau avec ma petite sœur inventée dont la résistance aux normes est toujours d’actualité. Alors simplement, merci. » (Christian Bruel). Réservation conseillé au 05 81 64 61 26.

TOURISME – Le dimanche 7 avril 2019, à 10 heures précises, le parc de loisirs Spirou de Monteux (Vaucluse) ouvre pour sa deuxième saison avec sept nouvelles attractions, de nouveaux décors, une salle de projection en 6D, de nouveaux kiosques à déjeuner, plus d’arbres et plus d’ombres – ce qui ne sera pas un mal. Après les trois mois d’ouverture de 2018 (150 000 visiteurs) , le parc Spirou va, en 2019, rester ouvert sept mois avec un objectif de 450 000 visiteurs. « Si j’ai le temps entre deux spectacles du Festival d’Avignon, j’irai faire un tour. » (André Delobel)

RENCONTRE – Le jeudi 11 avril 2019, à 18 heures 30, à la librairie Floury, 36 rue de la Colombette à Toulouse (Haute Garonne), rencontre avec Sophie van der Linden et Pascal Humbert qui présenteront la revue Hors cadre[s], observatoire de l’album et des littératures graphiques, que publie l’Atelier du poisson soluble. Informations complémentaires au 05 61 63 44 15.

COURRIER – « Auteure et illustratrice formée à l’ESAD d’Orléans puis aux Arts décoratifs de Strasbourg, je souhaitais prendre contact avec vous afin de vous proposer une exposition ludique d’illustrations destinée à un public jeunesse. Le point de départ de cette l’exposition titrée Le grenier et l’orchestre caché est un album animé, Le grenier, édité au Seuil jeunesse en 2017. Elle présente un système lumineux unique permettant la découverte d’images cachées. Je serais ravie de savoir si cette exposition est susceptible de vous intéresser ainsi que votre public. Disponibilité :  fin 2019 et horizon 2020. Bien cordialement. » (Mona Leu-Leu). Dossier complet à demander à cette adresse.  Le très riche site de Mona Leu-Leu, également designer graphique et ingénieure papier, est ici.

PRIX – L’auteur néerlandophone d’albums et de romans pour adolescents Bart Moeyaert obtient le Prix Astrid Lindgren au titre de 2019. Il recevra prochainement à Stockholm, des mains de la princesse Victoria de Suède, un chèque de 5 millions de couronnes suédoises (500 000,00 euros). Déclaration du jury : « Le langage condensé et musical de Bart Moeyaert vibre d’émotions réprimées et de désirs non exprimés. Il décrit des relations proches du point de rupture avec une immédiateté cinématographique, alors même que sa narration complexe suggère de nouvelles directions à suivre ». Né en 1964 à Bruges, Bart Moeyaert a fait son entrée en littérature à l’âge de 19 ans avec le roman Duet met valse noten (Querido,1983), premier ouvrage d’une bibliographie comportant désormais plus de cinquante titres. Nombreuses traductions françaises, notamment au Seuil, au Rouergue et à La joie de lire.

EXPOSITION – Du jeudi 11 avril au dimanche 8 septembre 2019, le Musée des Arts Décoratifs, 107, rue de Rivoli à Paris, consacre, une exposition aux Drôles de Petites Bêtes d’Antoon Krings Elle rassemble plus de 500 peintures, objets d’art, dessins et estampes, issus du fonds du musée et de la collection personnelle de l’artiste, enrichis de prêts de particuliers et d’institutions culturelles (Louvre, Musée d’Orsay, Victoria and Albert Museum). Ce projet s’articule autour de cinq thématiques : la faune et la flore, le jardin, les Arts & Crafts, les animaux dans la littérature et l’adaptation audiovisuelle de de la série. « Grâce à une scénographie ludique et ingénieuse de David Lebreton qui joue sur les échelles et les sensations, cette rétrospective, la première consacrée à Antoon Krings, plonge les visiteurs dans le monde de l’enfance et du merveilleux. » Une salle est dédiée aux animaux dans la littérature, des Fables de La Fontaine, illustrées par Grandville et Rabier, à la littérature jeunesse anglo-saxonne (Beatrix Potter) ou aux albums du Père Castor, qui ont inspiré le microcosme et l’anthropomorphisme des personnages d’Antoon Krings. L’exposition révèle également les coulisses du film Drôles de Petites Bêtes sorti en décembre 2017 et de la série télévisée diffusée sur France 5 dès avril 2019. Page dédiée sur le site du musée ici.

FORMATION – A La Librairie Canopé, 13 rue du Four à Paris, le jeudi 11 avril, de 17 heures 30 à 19 heures 30, rencontre-formation Le design graphique à l’école avec Paul Cox, designer, Marie Gouyon, chargée des projets de médiation au Centre national des arts plastiques (CNAP), Romain Gallissot, médiateur numérique du réseau Canopé, chroniqueur jeunesse. Rencontre animée par Sophie Leclercq. « Paul Cox est un artiste designer français qui a déployé une œuvre multiforme (peinture, scénographies, jeux, illustrations de presse, affiches, livres, etc) et construit un vocabulaire graphique qui s’adresse pour une grande part aux enfants. Le Ludographe est un coffret pédagogique visant à faire découvrir aux élèves de l’école élémentaire l’influence du design graphique sur leur environnement visuel, et à les sensibiliser à toutes les interrelations entre les mots et les images. Élabore par le CNAP qui a réuni pédagogues et designers, le graphisme du Ludographe a été conçu par Paul Cox. » Cet Instant Canopé sera l’occasion d’une rencontre avec le designer et d’une découverte du coffret pédagogique. Cocktail convivial et cadeau-surprise. C’est gratuit. Il faut s »inscrire vite à partir de cette page.

PRIX – A Beaugency (Loiret), le Prix Jacques Asklund 2019 a été attribué au roman Le mot d’Abel de Véronique Petit (Rageot, 2018). « Dans le monde d’Abel, rien n’est plus important que le mot révélé à chacun vers l’âge de 12 ans. Un mot personnel et intime qui conditionne souvent la vie entière. En retard de plusieurs mois, Abel vit dans l’angoisse d’hériter d’un mot dérisoire ou ridicule, ou pire, d’un mot noir. Un matin, il découvre le mot de Clara, la fille dont il est secrètement amoureux, tagué en lettres rouges sur le mur du collège. Qui a pu commettre un tel crime ? »

MASTER CLASSE – France Culture, la BnF (Bibliothèque nationale de France) et le CNL (Centre national du livre) poursuivent leur cycle « En lisant, en écrivant », collection de master classes d’écrivains contemporains. Animées par des producteurs de France Culture, ces rencontres proposent une plongée dans la création littéraire. Elles sont l’occasion de poser à des grandes figures de la littérature la question essentielle du   « Pourquoi écrivez-vous ? » et toutes celles que se posent leurs lecteurs : les conditions de l’écriture, la genèse des livres, l’inspiration, le plaisir et la souffrance, la solitude, le travail au quotidien, l’édition des textes, la réception des œuvres. Qu’est-ce qu’une vie d’écrivain, qu’est-ce que l’acte d’écrire ? Ces entretiens réalisés en public dans le petit auditorium du site Mitterrand de la BnF, quai François-Mauriac à Paris, sont ensuite diffusés à la radio. Louise Tourret s’entretiendra avec Marie-Aude Murail le mardi 9 avril 2019, de 18 heures 30 à 20 heures. « Impossible de comprendre la littérature romanesque jeunesse française sans considérer la place centrale que Marie-Aude Murail y tient depuis 1985. Baby-sitter blues, Le Hollandais sans peine, Dinky rouge sang, Simple, Miss Charity, Sauveur & Fils, voici quelques-uns des titres qui viennent à l’esprit parmi la centaine de livres publiés et traduits en 22 langues, sans oublier Oh, boy ! qui s’est vu décerné 32 prix. Marie-Aude Murail explore tous les registres et aborde les thématiques les plus difficiles, ne perdant jamais de vue le lecteur auquel elle s’adresse. » Entrée libre.

REVUE – Les actes du colloque de l’Observatoire de la lecture des adolescents du 17 octobre 2018 constituent l’essentiel du numéro 169 de mars 2019 de Lecture jeune  titré Esprit critique : les ados face aux fictions et au fake news. « La fiction est-elle le plus éhonté des mensonges ou la plus pure des vérités ?  À un âge de découvertes et de désillusions, comment l’adolescent plongé dans les jeux vidéo, les séries et les livres, parvient-il à en comprendre les codes ? Les fictions lues ou regardées favorisent-elles ou parasitent-t-elle l’élaboration de leur esprit critique ? Par quels mécanismes l’imaginaire peut-il servir sa construction ? » Du beau monde dont Anne Besson, Sylvie Octobre, Laurent Bazin, Christine Mongenot. Sommaire ici.

EXPOSITION – « La Galerie Gallimard est heureuse d’exposer vingt-trois illustrateurs des Editions Gallimard Jeunesse autour du thème du bestiaire. La littérature de jeunesse est un merveilleux réservoir d’images, et l’illustration un art essentiel et exigeant. Le thème du bestiaire permet de s’adresser à tous les âges et de révéler une palette de styles allant de l’onirique à l’humoristique, de l’attendrissant au bouleversant. C’est souvent à travers les animaux que nos artistes expriment l’imaginaire et l’émotion des textes. Éclatant panorama du graphisme contemporain, l’exposition présente artistes confirmés et nouveaux talents. » Soit Chloé Alméras, Fred Benaglia, Benjamin Chaud, Cruschiform, Owen Davey, Christine Destours, Aurélia Fronty, Caroline Gamon, Bernadette Gervais, Georg Hallensleben, Véronique Joffre, Antoon Krings, Thierry Laval, Laurent Moreau, Nathalie Novi, Vincent Pianin, François Place, Roberto Prual-Reavis, François Roca, Antoine Ronzon, Susumu Shingu, Olivier Tallec et Shaun Tan. Commencée le mardi 19 mars 2019, l’exposition est en place jusqu’au samedi 25 mai au 30/32 rue de l’université à Paris. Achat possible d’illustrations originales et d’épreuves signées. Contact ici.

PRIX – Le prix ACA J.M Barrie est décerné chaque année à une organisation ou à une personne issue du monde des arts, afin de récompenser leur engagement envers la jeunesse. C’est l’écrivain britannique Philip Pullman qui a été choisi au titre de 2019, pour l’ensemble de son œuvre. « Les enfants ont besoin d’aide pour apprendre à réfléchir, à avoir leurs convictions, pour faire preuve d’empathie et venir en aide aux autres. Les histoires peuvent contribuer à cet apprentissage et plus particulièrement celles de Philip Pullman, qui invitent ses lecteurs à tester leurs émotions et à développer leur imagination de la plus merveilleuse des façons », a déclaré  Vicky Ireland, président d’Action for Children’s Arts qui organise le prix. Parmi les précédents lauréats : Sir Michael Morpurgo, Bernard Cribbins et la baronne Floella Benjamin.

NOMINATION – Céline Dehaine vient d’être nommée directrice du département Jeunesse de Flammarion en  remplacement d’ Hélène Wadowski. Elle dirigera une équipe de quinze personnes, l’éditeur publiant cent cinquante nouveautés par an. Diplômée de l’École supérieure de commerce de Paris (ESCP), Céline Dehaine exerce depuis vingt ans des fonctions de marketing et de management. Elle avait, en 2002, rejoint Gallimard au poste de responsable marketing de Gallimard Jeunesse.

 MUSIQUE – Le samedi 6 avril 2019, dans le Studio 104 de la Maison de la radio, 116 avenue du président Kennedy à Paris, concert de la Maîtrise de Radio France interprétant des oeuvres spécialement conçues pour faire chanter les enfants des écoles, soit trois nouvelles histoires musicales composées par trois compositeurs différents sur trois célèbres figures de leur époque : John Chatterton d’Yvan Pommaux par Bruno Fontaine ; Le Petit Prince d’Antoine de Saint Exupéry par Coralie Fayolle, et Thomas Edison, le « génial bricoleur » par Julien Joubert sur un livret original de Gaël Lepingle. Ces créations, commandes de l’Académie musicale de Villecroze en création mondiale, seront sont éditées et diffusées avec le matériel pédagogique et musical complet par le réseau Canopé du ministère de l’Éducation nationale.

CONFERENCE – Dans le cadre du cycle Ils écrivent, elles lisent, genre ! organisée par la Maison de Jules Verne, 2 rue Charles Dubois à Amiens (Somme), Caroline Rouxel donnera, le samedi 6 avril 2019, à 16 heures 30, à la Maison de Jules Verne, une conférence La semaine de Suzette et La Bibliothèque de Suzette : 50 ans de romans pour les filles suivie de Après La Semaine de Suzette : Les Veillées des chaumières, un journal pas comme les autres  par Soisik Jouin.  Renseignements au 03 22 45 45 75.

DISPARITION – Agnès Varda, photographe (elle travailla pour le Théâtre national populaire au début des années cinquante), réalisatrice de cinéma de La Pointe courte (1955) jusqu’à Varda par Agnès (2019) et, sur le tard, plasticienne amateure d’installations, vient de décéder le vendredi 29 mars 2019 à l’âge de 90 ans. Rien à voir avec la littérature pour la jeunesse, sauf que, dans Documenteurs (1981), Emilie Copper (jouée par Sabine Mamou), lorsqu’elle a enfin trouvé un appartement, lit à son fils Martin (joué par Mathieu Demy) l’album Hulul d’Arnold Lobel.

PRIX – L’Association des bibliothécaires de France (ABF) et l’Association des Librairies Spécialisées Jeunesse (ALSJ) vous invitent à la remise des Prix Sorcières 2019  le samedi 6 avril 2019, 14 heures 30, au Port d’Épinal, sous le grand chapiteau du Zinc Grenadine. Cet événement a lieu dans le cadre de la Fête régionale du livre jeunesse des samedi 6 et dimanche 7 avril 2019 organisée au Port d’Épinal. « Vous pourrez rencontrer les lauréats (ils sont ici) après la remise des prix lors d’une séance de dédicaces. » Confirmation de présence à cette adresse.

EXPOSITION – Du samedi 30 mars au samedi 30 novembre 2019, au château de Malbrouck (Moselle), exposition Hergé : une vie, une œuvre, proposée par le Départemental de la Moselle et Moulinsart en partenariat avec le musée Hergé de Louvain-la-Neuve (Belgique). « Hergé, une vie, une oeuvre retrace la vie d’Hergé et tout son univers, en quatre périodes clés de sa vie. Une belle manière de revenir sur le dessinateur et créateur du petit reporter aux vingt-quatre albums mais aussi sur des facettes plus confidentielles de sa vie, telles que ses collections et autres portraits. » En 2018, l’exposition Les 70 ans du Journal Tintin : la saga des jours heureux avait accueilli près de 47 000 visiteurs. Site du château ici.

REVUE – Le numéro 305 de La Revue des livres pour enfants que publie, à la BnF, le Centre national de la littérature pour la jeunesse, s’intéresse aux nouveaux contours de la violence. « Mais ce livre est bien trop violent pour des enfants ! Allez, nous l’avons tous rendue une fois ou l’autre, cette sentence définitive. Mais que disions-nous là, au fond ? Que nous savions avec précision mesurer la violence possible et impossible pour un enfant de tel ou tel âge ? Que cette mesure était universelle et assurée ? Et immuable ? Que le monde de l’enfance est étranger à la violence ? Non sans doute. Mais se poser ces questions est une utile façon de se redire à quoi servent la littérature et la culture. Et accepter que la violence, celle des images plus que des mots, celle des contes et des mangas, celle des colères enfantines et des exclusions sociales – comme celles qui poussent une bibliothèque à fermer ses portes de désarroi – est une question mouvante et qui nous concerne. » Parmi les articles : « De la violence littéraire à la violence sociale et retour » par Guillaume Guéraud et « Les Gilets jaunes et le traitement à chaud de la violence » par Christophe Patris. Collaboration importante de l’équipe du centre ParADOxes. Ce numéro : 12,00 euros. Bon de commande ici.

EXPOSITION – Depuis le samedi 16 mars et jusqu’au samedi 6 avril 2019, à la Médiathèque de Viry-Châtillon (Essonne), espace culturel Condorcet, Domaine du Piédefer, 21 rue Maurice-Sabatier, exposition consacrée à François Place, soit l’accrochage des illustrations originales des Quatre pays de l’Atlas des géographes d’Orbaé :(Le golfe de Candaâ, Le pays des Lotus, L’île d’Orbaé, Les deux royaumes de Nilandar) et du Secret d’Orbae. « François Place est un merveilleux raconteur d’histoires qui sait jouer alternativement des mots et des images pour nous faire entrer dans des mondes imaginaires. Il écrit et illustre depuis plus de vingt ans des contes, des récits, des histoires qui tournent autour de l’idée du voyage. Chacun de ses livres est une invitation à la découverte d’autres continents, époques et cultures, voyages géographiques, pseudo-réalistes, merveilleux ou fantastiques. » François Place sera présent à la médiathèque le vendredi 29 mars à partir de 17 heures  pour une rencontre tout public. Dédicace à 18 heures.

COURRIER – « Bonjour. Suite à votre don à NVL la revue par le biais d’Hello Asso, nous sommes heureuses de vous rappeler que vous êtes invités autour d’un verre « de Bordeaux à Bordeaux ».  N’hésitez pas à venir accompagnés de toute autre personne intéressée par une visite à notre centre, le samedi 6 avril 2019 à partir de 11 heures 30. En espérant vous voir bientôt. » En êtes-vous ? L’adresse : Centre Denise Escarpit, 85 cours Maréchal Juin à Bordeaux. Entrée par la Bibliothèque Mériadeck, 1er étage puis suivre signalétique.

CONFÉRENCE – Dans le cadre du cycle Ils écrivent, elles lisent, genre ! organisée par la Maison de Jules Verne, 2 rue Charles Dubois à Amiens (Somme), Christiane Connan-Pintado  donnera le jeudi 4 avril 2019, à 17 heures 30, à la  Maison de Jules Verne, une conférence De Julie (1976) à Buffalo Belle (2016) : les filles dans l’édition française pour la jeunesse. Modèles, représentations, enjeux. » Renseignements complémentaires au 03 22 45 45 75.

CURIOSITÉ – Auzou est un éditeur malicieux. Le nouveau titre de la collection « Mes p’tits albums » qui accueille les aventures de la souris Walter (Walter enquête à la bibliothèque) de Fabienne Blanchut et Coralie Vallageas raconte cela et rien que cela : « Le téléphone sonne dans le bureau de Walter : c’est une enquête pour lui. L’unique exemplaire de l’Encyclopédie du gruyère a disparu de la bibliothèque. Si le maire l’apprend, ce serait une catastrophe. Heureusement, Walter arrive pour résoudre ce mystère. » Un scénario propre à satisfaire les petits lecteurs. Mais il y a un plus : la bibliothécaire en chef n’est autre que Geneviève Patte, souris également. On pourrait presque parler de double lectorat : les 3-6 ans pour l’histoire et les médiateurs du livre plus très jeunes pour le clin d’œil.

EXPOSITION – Le Centre André François, 70 rue Aimé Dennel à Margny-lès-Compiègne (Oise) propose, du vendredi 15 mars au jeudi 7 mai 2019, Avant et maintenant, exposition réalisée par les éditions MeMo. Cet ensemble qui présente des panneaux illustrés grand format, des éditions et des illustrations originales, « offre l’occasion de tisser des liens entre illustrations contemporaines et plus anciennes de la littérature pour la jeunesse, créées par des auteurs et des illustrateurs importants comme Kate Greenway, André Hellé, Jeanne Macaigne, Etienne Delessert. » Site du Centre ici.

THÉÂTRE – Le mercredi 3 avril 2019, à 15 heures et à 17 heures, dans la salle du Temple, 125 rue Hermant à Bruay-la-Buissière (Pas de Calais), accueil du spectacle La véritable histoire de la reine des neiges d’après Andersen par la compagnie On nous marche sur les fleurs. Mise en scène : Manuel Bertrand. Interprétation : Émilie Wiest. « –  Ma chérie, il est l’heure d’aller se coucher – Maman raconte-moi la reine des neiges. – Il était une fois deux princesses qui s’appelaient… – Non maman, ce soir je veux la véritable histoire de la reine des  neiges ! – Alors voilà. Kay et Gerda grandissent ensemble. Ils ne sont pas frère et sœur mais s’aiment tout autant. Ils sont inséparables. Un soir d’hiver, la grand-mère de Gerda raconte La Reine des Neiges, si belle, mais faute de glace… » Site de la compagnie ici.

SALON – La Fête du livre jeunesse de Villeurbanne (Rhone) fête ses 20 ans les samedi 6 et dimanche 7 avril 2019, édition anniversaire avec deux invitées d’honneur, Claire Dé et Claudine Desmarteau, entourées d’une soixantaine d’illustratrices et d’illustrateurs, d’autrices et d’auteurs, notamment ceux qui ont marqué les précédentes éditions (Claire Dé, Lucie Albon, Beatrice Alemagna, Jeanne Ashbé, Antonin Atger, Anne Brouillard, Audrey Calleja, Carole Chaix, Benjamin Chaud, Julia Chausson, Morganne de Cadier,Jean Claverie,Colocho, Joanna Concejo, Rachel Corenblit, Rebecca Dautremer, Valeria Docampo, Gaëtan Dorémus, Marie Dorléans, Jean-Luc Englebert, Vanessa Hié, Camille Jourdy, Olivier Ka, Pauline Kalioujny, Anaïs Lambert, Magalie Le Huche, Lionel Le Néouanic ,David Moitet, Susie Morgenstern, Jean-Claude Mourlevat, Sébastien Mourrain, Junko Nakamura, Nathalie Novi, Fleur Oury, Marie Quentrec, Delphine Perret, Florian Pigé, Nicolas Pothier, Julie Ricossé, Eva Roussel, Mélanie Rutten, David Sala, Nathalie Somers, Frédéric Stehr, Philippe-Henri Turin, Philippe UG, Anaïs Vaugelade, Albertine et Germano Zullo). Des livres par milliers, des rencontres, des exposition « en sons, images et en volume », des spectacles musicaux, des contes revisités, du théâtre d’ombres, des commandos poétiques, des animations multimédias. Le site qui dit tout est ici.

EXPOSITION – Depuis le mercredi  6 mars et jusqu’au samedi 25 mai 2019, à la Galerie Forum Meyrin, 5 place des Cinq-Continents à Meyrin–Genève (Suisse), exposition Et j’ai mangé la peinture consacrée à Martin Jarrie.  » Avec l’innocence qui rime si fort avec l’enfance, Martin Jarrie dessine, peint, donne du volume à une humanité en marche, telle qu’il la regarde et l’extirpe de ses souvenirs. L’alentour est son univers. Fruits, légumes, fleurs, objets, femmes et hommes, territoires, tous s’animent pour le plaisir de dire les tourbillons de la vie, du monde tel qu’il va – ou pas.  Facétieux et tendre, l’artiste nous invite à une balade où tous nos sens prennent le pouvoir, où tout est possible; s’émouvoir, sourire, s’interroger. Entre le réel et le fabuleux, Martin Jarrie prend la planète pour palette, les formes pour un terrain de jeu, les couleurs pour ultime gourmandise. »  Sélection de plus de 200 œuvres du peintre et illustrateur Martin Jarrie (dessins, objets, peintures, carnets, affiches). Site de la galerie. Un peu plus ici

THÉÂTRE – Il sera là. Qui ça ? Mais Émile Lansman. Où ? A Saran (Loiret) pour la journée professionnelle de l’édition 2019 de Text’Avril, semaine dédiée aux écritures contemporaines, y compris pour adolescents. Quand ? Le mercredi 3 avril, de 14 à 17 heures. Il animera deux tables rondes avec sa pertinence habituel et son humour bien connu : La mise en lecture d’un texte : geste artistique en soi ou première étape vers la production ? avec Véronique Bellegarde (La Mousson d’été), Hubert Colas (ActOral/Montévidéo), Patrice Douchet (Théâtre de la Tête Noire), Marjorie Fabre (autrice), Suzie Bastien (autrice) et Gwénola David (Artcena) et De l’intérêt des prix littéraires ? avec François Berreur (Théâtre contemporain.com), Gwénola David, Patrice Douchet, Pascale Grillandini (Postures), Michel Simonot (auteur), Sophie Merceron (autrice) et Corinne Jutard (Association Beaumarchais). Programme complet de la semaine ici.

PRIX – The Boy at the Back of the Class paru chez Orion Children’s Books en 2018 (en français, Le garçon dans les coulisses, non encore traduit), écrit par Onjali Q Raúf, auteure anglaise et fondatrice de l’ONG Making Herstory, organisation de défense des droits des femmes au Royaume-Uni et au-delà, a remporté le prix Waterstones au titre de 2019.  Le roman est inspiré par des personnes que Onjali Q Raúf a rencontrées alors qu’elle travaillait dans des camps de réfugiés. Il s’agit de son premier roman à propos d’un jeunes réfugié dont les nouveaux camarades de classe recherchent les parents de leurs amis.  Florentyna Martin, de Waterstones, a décrit le roman comme un futur classique.

CLAP DE FIN – L’association Les Trois Ourses est invitée le 27 mars 2019, 18 heures 30, par le Centre de documentation de l’École Nationale Supérieure de Création Industrielle (ENSCI – Les ateliers), 48, rue Saint-Sabin à Paris. Artistes et adhérents de l’association proposeront, « sous la belle étoile des trois ourses », des lectures d’une sélection de livres de la collection. Avec notamment la présence des auteur.e.s Ianna Andréadis et Coline Irwin, Katsumi Komagata, ainsi que du graphiste Jean Widmer. L’association Les Trois Ourses, créée en 1988, avait pour objet principal l’éducation artistique des enfants en mettant le livre au centre de ses activités. Depuis son origine, Les Trois Ourses a diffusé, et fait connaître en France, les livres de Munari, le travail de Marion Bataille, Fanette Mellier, Katsumi Komagata, Paul Cox. Plus de trente ans après sa création, l’association ferme ses portes et vient nous conter son histoire, celle de ses artistes, de ses adhérents et de ses livres. » À cette occasion, à l’ENSCI, des livres seront mis en vente à un prix très  abordable. Site de l’ENSCI ici.

FOIRE – La cinquante-sixième Foire internationale du livre de jeunesse de Bologne aura lieu du lundi 1er au jeudi 4 avril 2019 et avec la Suisse en invité d’honneur. « Réservée aux professionnels, elle met l’accent sur les différents courants artistiques du moment ; elle  est le lieu d’échanges culturels et l’occasion de futures collaborations. La liste des illustrateurs exposés, publiée sur le site de la Foire, s’accompagne d’une image, offrant ainsi un petit aperçu de la richesse et de la variété des styles représentés. » Le CRILJ n’y sera pas, il n’a pas les sous. Certains adhérents iront, ils ont les sous (ou des solutions). Site officiel ici.

CONFÉRENCE  – La Médiathèque Les Mots passants, 24 rue Charles-de-Gaulle à Saint-Vit (Doubs), propose le samedi 30 mars 2019,  à 10 heures 30, une conférence de Nathalie Beau L’histoire des histoires, une histoire de l’album jeunesse. « L’album est souvent le premier objet littéraire et artistique auquel ont accès les enfants dès le plus jeune âge. L’album permet à l’enfant de développer son imaginaire, d’aiguiser son sens artistique, de découvrir et de partager le plaisir des mots. Nathalie Beau raconte son histoire, ses étapes marquantes, les albums incontournables et évoque les auteurs phares. » Co-fondatrice de l’Association des libraires spécialisés en jeunesse, Nathalie Beau a été responsable du secteur international de la Joie par les Livres à la Bibliothèque nationale de France. Elle est aujourd’hui en charge de la rubrique Albums dans La Revue des livres pour enfants. Gratuit. Informations complémentaires au  03 81 87 00 99.

ABONNEMENT – Argumentaire d’Hachette collection : « La collection Mes petits livres d’or retrace les fantastiques aventures des personnages Disney. À chaque numéro, découvrez ou retrouvez l’histoire d’un héros Disney dans un conte à partager en famille.  Les histoires Disney, construites de façon claire, sont idéales pour des lecteurs débutants. Les personnages mis en scène, bons et méchants, et un dénouement heureux garantissent un excellent moment. Grâce à votre collection Mes petits livres d’or, les contes Disney vous accompagnent à toute heure de la journée pour un voyage plein de magie. Profitez d’un moment de partage avec votre enfant et vos personnages Disney préférés. Votre collection Mes petits livres d’or regroupe les plus belles histoires Disney dans une édition inédite. Une fois assemblées, les histoires de vos héros préférés formeront une frise qui sera du plus bel effet dans votre bibliothèque. » Sinon, le numéro 1, Le Roi Lion, est en kiosque et c’est juste 1,00 euros, le numéro 2, Blanche Neige et les 7 nains, ce sera 2,99 euros. Après, ça montera à 4,99 euros. Les enfants qui auront convaincu papa-maman d’en prendre pour 80 numéros seront les heureux abonnés d’une très homogène collection. Les cadeaux (et pseudo-cadeaux), c’est ici.

CONTES – Deux rendez-vous du dispositif Chemins contés organisé dans le cadre du Schéma départemental de la lecture publique par la Médiathèque départementale du Loiret sous la direction artistique d’Anne Boutin-Pied : le vendredi 22 mars 2019, 18 heures 30, à la Médiathèque de Pithiviers, 3 rue du général Duportail, avec une conférence contée de Gigi Bigot, Le manger pour cœur. Dans sa conférence, « Gigi Bigot s’appuie sur sa pratique professionnelle. Elle y abordera sa recherche sur la parole symbolique, son pouvoir et sa cohabitation avec le langage rationnel. A quoi ça sert de raconter des histoires ? Le poétique n’est-il qu’évasion du réel ou offre-t-il à celui qui parle une place pour être au monde ? » et, le dimanche 24 mars, 11 heures, dans la salle des fêtes de Dadonville, Contes Doudous, spectacle pour les tout-petits par Florence Desnouveaux. « Les mots, les silences, les intonations, les gargouillis et autres vocalises, les muscles du visage et du corps participent ensemble à la sortie de chaque histoire. Les émotions, les sensations créées par le conte animent le public qui exprime librement ce qu’il ressent. L’imprévu est souvent invité. »

ITINÉRANCE – Pour les enfants aussi, ça roule de-ci de-là, sur les chemins de l’Amérique profonde. C’est à voir ici.

POLÉMIQUE – A l’occasion de la queer week (semaine de réflexion autour du genre et de la sexualité) qui s’est tenue à Paris et en Île-de-France du samedi 6 au dimanche 24 mars 2019, la bibliothèque Louise-Michel, 29 rue des Haies à Paris, a organisé, le samedi 16 mars, un atelier de lecture pour enfants animée par des drag-queens. Trois réactions : « C’est tout simplement monstrueux. Qui sont les parents qui laissent faire ça ? Qui sont les responsables de la bibliothèque qui laissent faire ça ? […]  Ces salopes instrumentalisent des enfants très jeunes pour les faire entrer dans leurs obsessions malsaines d’adultes. » (lu sur sur le site d’extrême droite Résistance républicaine) ; « Il s’agissait d’interroger les stéréotypes autour du fait que les petites filles seraient forcément des princesses et les petits garçons des chevaliers. La démarche, c’est simplement d’interroger le rôle des filles et des garçons. » (un bibliothécaire de Louise-Michel interrogé par BFM) ; « Nous tenons à réaffirmer que c’est le rôle même des bibliothèques et des bibliothécaires que de proposer au public des services, des animations et des collections pour tou·te·s, et sur tous les sujets pour favoriser les débats, lutter contre les prescriptions idéologiques et donner aux enfants comme aux adultes les clés pour comprendre le monde dans lequel ils et elles vivent. » (communiqué de l’Association des bibliothécaires français).

GROS SOUS – Vingt-sept illustrations réalisées pour la série « Martine » signées Marcel Marlier et sorties des réserves de la famille du dessinateur seront mises en vente par Artcurial le samedi 27 avril 2019 : Martine à la mer, Martine à la montagne, Martine à la foire, Martine au cirque, Martine en bateau, Martine et les 4 saisons, Martine, petit rat de l’opéra, Martine monte à cheval, Martine à la foire. Estimation : entre 4000,00 et 7000,00 euros pour chacune des images. Exposition des illustrations en avant-première chez Artcurial Belgique, 5 avenue Franklin Roosevelt à Bruxelles, du mercredi 27 au  samedi 30 mars.

EXPOSITION – Depuis le mardi 5 mars et jusqu’au samedi 20 avril 2019, plusieurs bibliothèques toulousaines (Bibliothèque Duranti, Médiathèque Empalot, Médiathèque Fabre, Médiathèque des Minimes, Bibliothèque Pont des Demoiselles) proposent un temps fort autour de l’illustrateur François Roca. « François Roca est né à Lyon. Il poursuit des études à Paris à l’école nationale des arts appliqués Olivier-de-Serres, puis à Lyon, à l’école Emile-Cohl. Diplômé en 1993, il se consacre à la peinture et à  l’illustration. Ses univers foisonnent de références littéraires et cinématographiques et de clins d’œil aux peintres qu’il admire. Il illustre notamment les textes de son complice Fred Bernard, avec  lequel il construit un univers imaginaire renouvelé à chaque album. Ils  ont cosigné plus d’une vingtaine d’albums, dont Jésus Betz, qui remporta  les prix Baobab 2001 et Goncourt jeunesse 2002.  François Roca réalise aussi des couvertures de romans et de magazines et expose ses toiles. » François Roca rencontrera ses lecteurs à la Bibliothèque Duranti, 6 rue du Lieutenant-Colonel-Pélissier à Toulouse, le mercredi 3 avril, à 18 heures. Inscription au 05 31 22 95 70. Autres informations sur les expositions, lectures et rencontres ici.

DANS LE POSTE – Après le succès en 2014 et 2017 des deux longs-métrages mettant en scène Paddington, l’ours créé par Michael Bond, Studiocanal et Nickelodeon coproduisent une série animée qui s’adressera à un public de jeunes enfants âgés de moins de 7 ans et sera diffusée sur les chaines du groupe Nickelodeon et sur des réseaux partenaires dans les pays où le groupe n’est pas présent, notamment en France. Scénaristes : Jon Foster et James Lamont, rempilent pour la série animée. Supervisation et animation : Adam Shaw. « Paddington est un personnage très apprécié, ici, à Studiocanal. Nous sommes très heureux d’être de retour dans son univers et de présenter sa générosité, sa gentillesse et son espièglerie à une toute nouvelle génération », s’est réjoui Didier Lupfer, PDG de Studiocanal qui annonce qu’un Paddington 3 est également en production.

ANNIVERSAIRE – Célébration en fanfare, le mercredi 27 mars 2019, à la Fondation Louis Vuitton, 8 avenue du Mahatma Gandhi à Paris, de la publication du premier « Petit Nicolas » de Goscinny et Sempé dans le magazine belge Le Moustique, entre 1955 et 1956. Réédition des vingt-huit planches, en Folio junior, sous le titre Le petit Nicolas, la bande dessinée originale. Neuf titres vont être remis à l’office et une exposition Sempé se déploiera à Bordeaux à compter du dimanche 5 mai.

LECTURE – La premier numéro de 2019 du bulletin du GFEN 28 (Groupe français d’éducation nouvelle) est un spécial lecure titré Lire, c’est comprendre. Parmi les articles : « Quand raconter permet de mieux apprendre à lire » par Peggy Petit et « Les débats littéraires, objectifs et formes : un exemple au CE2 » par Brigitte Pointereau et Sylvie Torre. 72 pages, 10,00 euros. Pour commander, c’est ici.

THÉÂTRE – « Les États Généraux Arts vivants, enfance et jeunesse s’ouvriront à Nantes, le 26 mars 2019, en préambule du Festival Petits et Grands. Au terme du Tour d’enfance et de ses quinze débats thématiques en régions, nous donnons rendez-vous à tous ceux et toutes celles qui portent l’exigence d’une création artistique de qualité, adressée et accessible à tous les jeunes citoyens. Quatre ans après La Belle saison avec l’enfance et la jeunesse et alors que l’adresse culturelle en direction des enfants et des jeunes est une priorité revendiquée par les pouvoirs publics, où en sont la création et la diffusion des spectacles jeunesse ? Les moyens mis en œuvre par la société répondent-ils à l’importance affirmée des enjeux : l’accès de tous les enfants à une vie culturelle riche, ouverte sur le monde, et nourrie par la création et la rencontre avec les artistes ? Durant deux jours, prises de parole et ateliers vous permettront, artistes, professionnels de la médiation et de la diffusion, partenaires de l’enseignement, de la recherche, des collectivités et des institutions, de formuler des propositions collectives et concrètes. » (Scènes d’enfance – ASSITEJ France). Programme détaillé et inscriptions ici. Faire vite, les places sont limitées.

PATRIMOINE – Après avoir proposé en quatre volumes un panorama des périodiques de bandes dessinés d’avant-guerre (1200 pages), puis une présentation des journaux d’après-guerre en sept volumes (2 500 pages), Victor Cypowyj s’est attaqué aux récits complets d’après-guerre. Il vient de publier le quatorzième et dernier volume (500 pages) de ce troisième tome. « Ces petits fascicules aux couvertures chatoyantes, aux contenus parfois médiocres, souvent intéressants, sont analysés accompagnés de la reprise de la plupart des couvertures en couleurs et de nombreuses pages intérieures le plus souvent en noir et blanc. Ne vous attendez pas à des commentaires pointus, Victor Cypowyj est un nostalgique dont le seul souhait est de partager ses émotions d’antan avec ses lecteurs. Si le contenu des journaux est largement évoqué, les héros et les épisodes de leurs aventures répertoriés, les auteurs signant leurs travaux mentionnés, on peut regretter le manque de curiosité en ce qui concerne la recherche de l’identité des créateurs demeurés inconnus, et pourquoi pas une présentation moins sommaire des scénaristes et dessinateurs indiqués. En revanche, de nombreuses pages sont dédiées aux versions étrangères des séries traduites. Ce n’est pas un travail d’historien, mais de passionné et c’est déjà beaucoup. » (Henri Filippini). Comme les deux précédents tomes les 14 volumes de ce troisième tome ne sont pas vendus séparément, il faut acquérir l’ensemble de la collection : 840 euros plus 40 euros de frais de port envoyé en colissimo sécurisé de 25 kg. On peut encore se procurer les tomes 1 (4 volumes) et 2 (7 volumes) auprès de Victor Cypowyj, 1 allée Mélusine, 57500 Saint Avold. Contact ici. Des facilités de paiement sont possibles en accord avec l’éditeur.

ESPRIT DE SUITE – La série « Journal d’un dégonflé » (que Le Seuil publie « chez nous » traduite par Natalie Zimmermann) s’est écoulée dans le monde à plus de 200 millions d’exemplaires. On peut comprendre que son auteur, Jeff Kinney, concepteur de jeux en ligne dans une première vie, hésite à se lancer dans une nouvelle aventure littéraire, toujours incertaine. Malin, il a juste imaginé une série parallèle consacrée au journal de Rowley Jefferson, meilleur ami du dégonflé. Sortie probable aux États-Unis de Diary of an Awesome Friendly Kid, tome 1 de la nouvelle série, chez Amulet Books, le mardi 9 avril 2019.

CONFÉRENCES – Depuis 2017, la Maison de Jules Verne, 2 rue Charles Dubois à Amiens (Somme) propose à un large public, des cycles de conférences pour « éclairer » (sous le titre Ils écrivent, elles lisent, genre !) des aspects méconnus de l’œuvre de Jules Verne et chez d’autres auteurs, d’hier à aujourd’hui. Cette année, elle a choisi de se demander s’il existe ou non une littérature de jeunesse écrite « pour les filles ». Les conférencier-e-s invités dresseront un tableau historique du XVIIIe siècle à aujourd’hui « où nous découvrirons des aspects oubliés mais fondateurs de la littérature pour la jeunesse, nous verrons nos certitudes ébranlées et nous verrons que la littérature de jeunesse « genrée » (« pour garçons », « pour filles ») reste un débat d’une actualité brûlante dans une société pas complètement débarrassée des stéréotypes et des inégalités dans ce domaine. » Après Chantal Leroy le samedi 9 mars (La Comtesse de Ségur : écrivain pour petites filles ?) et Daniel Compère le samedi 16 mars (Les héroïnes de Jules Verne), le cycle donnera la parole à Christophe Meunier le samedi 23 mars, à 16 heures 30 (Caroline et Martine voyagent : quel genre d’histoires, quelle histoire de genre ?). Quatre autres conférences dont la dernière au mois de mai (date à préciser). Programme complet sur le site du Centre Rocambole. L’édition 2019 du cycle Eclairages est le résultat d’une collaboration entre la Maison de Jules Verne, les Amis du Roman Populaire et la Section Jeunesse de la Bibliothèque Louis Aragon.

EXPOSITION – Du jeudi 21 mars au mercredi 27 mars 2019, à  l’espace d’exposition de la Galerie Jeanne Robillard, 38, rue de Malte à Paris, exposition Le langage des fleurs consacrée à Seng Soun Ratanavanh et à Fanny Ducassé. « Les deux illustratrices aiment les motifs. Dans leurs dessins, ils permettent de construire une cabane où se nicher, de se fondre dans une forêt accueillante, de faire surgir de précieux souvenirs. Ils sont pour elles un langage à part entière. Leurs traits fins et élégants composent des illustrations aux douces couleurs de printemps. Cette exposition duo réunit les illustrations originales de leurs derniers albums, ainsi qu’une sélection de dessins inédits. » Vernissage le mercredi 20 mars à 18 heures. Rencontre dédicace le samedi 23. Site de la galarie ici.

REVUE – Le numéro 32 de Palimpsestes publié sous la responsabilité de Bruno Poncharal et Virginie Douglas est titré Traduire les sens en littérature pour la jeunesse. » La sensorialité est souvent mise au premier plan des thématiques du livre pour la jeunesse, en particulier par le biais du rapport au corps, à la nourriture ou à la nature. Mais même lorsque le plaisir des sens stimule les inventions langagières du traducteur, on constate que la description de cette sensorialité donne volontiers lieu à des adaptations en traduction, en raison des différences culturelles qui séparent la langue source de la langue cible. Le plus sollicité des cinq sens dans l’album et la bande dessinée est sans nul doute la vue. Mais l’image ne passe pas si naturellement d’une langue-culture à une autre et la traduction du rapport texte-image reste l’un des écueils majeurs dans ces supports. La traduction pour la jeunesse se doit aussi d’être intermédiale, dans un domaine où l’adaptation est reine et où les « produits dérivés » abondent, ce qui pose des problèmes particuliers mais nourrit également la création à mesure que le texte s’enrichit de ses allées et venues d’une langue à une autre, d’un média et à un autre, voire d’un public à un autre. » Sommaire détaillé ici. Presses Sorbonne Nouvelle 2019, 227 pages. Disponible ici sur OpenEdition.

FAIT DIVERS – L’auteur québécois Yvan Godbout et Nycolas Doucet, directeur général des éditions AdA de Varennes et fils, ont été arrêtés le jeudi 14 mars. Ils devraient en avril 2019 être formellement accusés de production et de distribution de pornographie juvénile. Les exemplaires du conte incriminé, Hansel et Gretel publié dans la collection « Contes interdits » qui étaient stockés dans les locaux de l’éditeur, ont été saisis. La version revisitée était toutefois toujours en vente jeudi sur divers sites en ligne et dans les magasins à grande surface. Selon les citoyens ayant déposé plainte, « la description mettant en scène l’agression sexuelle d’une fillette de neuf ans serait trop explicite. »

ANNIVERSAIRE – Il n’y a pas que Babar, il y a aussi Elmer. David McKee. son créateur, a fait le déplacement depuis la France où il réside depuis plusieurs années, pour fêter, à la London Book Fair de Londres (du mercredi 12 au vendredi 14 mars 2019), les 30 ans de publication des aventures du pachiderme le plus coloré de la planète. « Les années 1960, celles où j’ai créé Elmer, étaient fantastiques : il y avait plus de liberté, le public avait une culture visuelle plus poussée, et pas de cours pour les illustrateurs. Ceux qui illustraient des livres, et ils n’étaient pas si nombreux à l’époque, venaient d’autres domaines, de la peinture, de l’architecture. » (David Mckee). Prochain titre (provisoire) : Elmer et le trésor perdu.

SALON – Du vendredi 15 au dimanche 17 mars 2019, Ce sera Salon du livre  jeunesse de  Saint-Gervais-la-Forêt (Loir et Cher). Thème de cette année : le conte. Cette quatrième édition qui devrait accueillir 4000 visiteurs « grand public » et un nombre important de scolaires a convié 26 auteurs et illustrateurs dont Benjamin Lacombe en invité d’honneur. Ne pas manquer à La Maison de la BD de Blois l’exposition Les deux Alice qui présente les  originaux issus des ouvrages quasi-culte Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir. Nombreuses autres exposerions, nombreux ateliers, nombreuses dédicaces, présence des éditions HongFei, L’Elan vert et Bilboquet, Programme détaillé ici.

THÉÂTRE – Du samedi 16 mars au lundi 1er juin 2019. à la Folie Théâtre, spectacle de marionnettes, ombres chinoises, jeux de lumières et chansons adapté du livre de Kveta Pacovska  Le Petit Roi des Fleurs. C’est « l’histoire d’un tout petit roi qui vit dans un tout petit château. Ce petit roi est passionné de jardinage. Tous les matins, il retrouve son petit jardin où il fait pousser des tulipes de toutes les couleurs, mais une chose manque à son bonheur : une princesse. Sans plus attendre il va parcourir la terre à la recherche de son âme sœur. » Mise en scène : Nathalie Hancq et Stéphanie Correia. Site du théâtre ici

ADAPTATION – Folimage, studio de production de films d’animation de Bourg-lès-Valence, (Drôme) annonce qu’il vient de faire l’acquisition des droits d’adaptation de la trilogie jeunesse de Marie Desplechin, Verte (1996), Pome (2007) et Mauve (2014), publiée à l’école des loisirs. Le futur film portera sur les deux premiers tomes.

SALON – Le trente-quatrième Salon du Livre Jeunesse de Beaugency et de Saint-Laurent-Nouan se déroulera les vendredi 29, samedi 30 et dimanche 31 mars 2019, au Complexe des Hauts de Lutz, avenue des Hauts de Lutz,  à Beaugency (Loiret).  Thème de l’année : Minute Papillon !  Invitée honneur : Rébecca Dautremer. Des rencontres avec  auteurs et auteures, illustrateurs et illustratrices, des spectacles, des expositions (dont une, L’esprit frappeur, en dernière minute, pour montrer vingt affiches signées Tomi Ungerer), des ateliers, des jeux, des lectures. Inauguration le vendredi 29 à 18 heures 30, avec la remise du prix Jacques Asklund, en présence du lauréat dont le nom est, jusqu’au dernier moment, tenu secret. Programme détaillé des trois jours et même un peu plus ici.

PARUTION – Vient de paraitre De la musique avant toute chose ! en littérature de jeunesse, ouvrage collectif dirigé par Kveta Kunesova, Bochra Charnay et Thierry Charnay  Au sommaire, les noms de Kveta Kunesova  Bochra Charnay, Thierry Charnay, Thierry Charnay et de nombreux autres. A noter l’article  La musique dans les romans pour la jeunesse de Christian Grenier : quand la clé de sol devient la clé de voûte de l’intrigue romanesque par Nadège Langbour. Gaudeamus, 2019.

PRINTEMPS – Pour la sixième fois, et après les adaptations filmiques de poèmes de Jacques Prévert, Robert Desnos, Guillaume Apollinaire, Paul Éluard et Claude Roy, France Télévisions s’associe à nouveau au Printemps des poètes pour offrir aux petits et aux grands une saison de En sortant de l’école consacrée à Jean Tardieu. Pour Pierre Siracusa, directeur délégué à l’animation chez France Télévisions, « Jean Tardieu est un poète ancré poétiquement dans le XXe siècle qu’il parcourt de bout en bout. Nous le proposons aujourd’hui dans la collection “En sortant de l’école” car il nous semble essentiel dans le patrimoine français, en tant qu’inventeur de la poésie moderne, questionnant sans cesse les formes poétiques, les mots et leurs sens dans un siècle trouble et violent. » Treize fikms pour treize poèmes. Les quatre premières saisons ont fait l’objet d’un livre oaru chez Thierry Magnier proposant illustrations, poèmes, explications des techniques d’animation et, sur DVD, les 52 films.

CONFERENCE – « Hello there. Juste un mot pour vous dire que je serai à Strasbourg à la fin du mois pour donner une conférence intitulée Le Module et l’Enfant – jeu, architecture & illustration. Laquelle conférence sera de surcroît suivie d’une table ronde avec l’illustrateur Aurélien Débat. Le tout à l’invitation du Centre de l’Illustration dans le cadre de l’exposition Attention chantier! – Construire et démolir dans l’illustration et la bande dessinée qui elle-même fait partie – c’est comme des poupées russes – de la programmation des quatrièmes Rencontres de l’Illustration de Strasbourg. À bientôt. »  (Loïc Boyer). Ce sera le samedi 23 Mars 2019, de 9 heures à 12 heures, à la Médiathèque de Hautepierre, 8 avenue Tolstoï. Site du Centre de l’illustration ici.

EXPOSITION – Le Carré d’Art de Nîmes, place de la Maison Carrée, a invité Christine Morault, les éditions MeMo et les auteurs de la maison (Anne Crausaz, Ariadne Breton-Hourcq, Laurence Lagier et Émilie Vast) pour une exposition visuelle, sonore et interactive. « Le choix d’une thématique s’est imposé, l’oiseau. Comme source d’inspiration esthétique, mais aussi pour explorer avec cet animal merveilleux tous les champs de la création, musique, cinéma, littérature et science. Pour un éditeur, il est rare de se voir ainsi confier le commissariat d’une exposition et de pouvoir collaborer avec l’exceptionnelle équipe de médiathécaires, artistes et médiateurs culturels du Carré d’Art. Les propositions ont été reprises, augmentées, et le projet à présent s’est ouvert sur une programmation foisonnante qui mettra en valeur les propositions artistiques de quatre auteures et illustratrices. » Ce sera du mercredi 13 mars au dimanche 2 juin 2019. Présentation détaillée ici.

SALON – Comment avec 3900 auteurs, 250 conférences et débats, 391 stands, 515 marques représentées et 688 groupes scolaires annoncés, peut-on faire tristounet ? Certains affirment que ce sera le cas, comme l’année dernière. Cela s’appellera Salon Livre Paris 2019 et, pour venir vérifier par soi même, ce sera  du vendredi 15 au lundi 18 mars, à La Porte de Versailles. Il y aura une Scène jeunesse et une Scène Young Adult.EXPOSITION – La Médiathèque André Malraux, 13 rue d’Anthony à Verrières-le-Buisson (Essonne) propose, du mardi 12 mars au mercredi 10 avril 2019, une exposition Claire Nadaud, une illustratrice pour la jeunesse. Vernissage le 13 mars à 17 heures. Le mercredi 20 mars, 15 heures, en salle de lecture, atelier de construction de marionnettes  pour les enfants de 5 à 11 ans animé par l’illustratrice. Informations complémentaires au 01 69 53 10 24.

PARUTION – Vient de paraitre La Grande aventure de la bande dessinée, histoire, influence, évolution. Tome 1 : des origines aux débuts de la critique par Christian Staebler. « Un ouvrage qui raconte la bande dessinée, son évolution mondiale au travers des influences, de son économie, de ses auteurs et de ceux qui lui ont offert une visibilité médiatique L’originalité de ce livre est qu’il est illustré de strips et de courtes bande dessinées qui sont des hommages aux grands classiques. Érudit et d’une lecture très agréable, ce livre est une véritable encyclopédie. » Éditions PLG, 172 pages, 15,00 euros. Le tirage n’est que de 1000 exempalires.

FESTIVAL – Pour la première édition de leur Festival de l’illustration jeunesse, le samedi 16 mars 2019, la Médiathèque de Castres (Tarn) s’est assurée la participation des illustrateur et illustratrices Albert Lemant, Magali Bardos, Anne Letuffe et Joanna Wiejak. Des expositions, des spectacles, des dédicaces et des animations « vont se succéder sur un parcours libre et ludique imaginé pour toute la famille. » Programme horaire détaillé ici.

DISPARITION – Les plus anciens d’entre nous ont connu Anne Quesemand lorsqu’avec Laurent Berman, elle était, dès la fin des années 1970, l’autre moitié du Théâtre à Bretelles dont les spectacles associaient malicieusement texte, graphisme et musique vivante. Souvenons-nous de L’autoroute (1977), de L’histoire du rat qui voulait du lait (1978) qui, adapté d’un conte populaire sarde que relate Antonio Gramsci, raconte les pérégrinations d’un rat généreux et obstiné, du Colporteur d’images (1981), de La Mort-Marraine (1985), de L’histoire du rat qui voulait de l’amour (1999). Plus récemment, de L’histoire du rat qui voulait tout savoir (2005), de Méliès, cabaret magique (2009), de Chansons de charme pour situations difficiles d’après Pierre Mac Orlan (2015). Quelques livres, parfois pour les enfants, parfois pas, disponibles ici. Agrégée de lettres classiques, metteuse en scène, auteure, comédienne, accordéoniste, formatrice, Anne Quesemand anima régulièrement des stages sur le langage et l’écriture des contes au Conservatoire de littérature orale (CLIO) de Vendôme (Loir et Cher). Elle assura avec Laurent Berman, de 2000 à 2018 (année où le propriétaire des lieux décida brutalement de vendre les murs), la direction artistique du Théâtre de la Vieille Grille, rue du Puits-de-l’Ermite, à Paris. Anne Quesemand est décédée le mercredi 6 mars 2019 . Elle avait 73 ans.

APPEL A PROJETS – Parmi les appels à projets de Toulouse Métropole, l’un concerne la littérature jeunesse (en lien avec le festival du Livre Jeunesse Occitanie), un autre la bande dessinée (en lien avec le festival BD de Colomiers). Tout est expliqué en détails ici. La date limite de réception des dossiers est fixée au jeudi 14 mars à 18 heures et le comité de sélection rendra son avis le 30 avril 2019 au plus tard.

EXPOSITION – Une exposition Le grand déballage réunit des travaux de Sandra Poirot Cherif et de Karine Maincent. Le duo d’illustratrices présente des « superbes dessins tendres et colorés » au Préau, espace d’art de l’ESPÉ de Lorraine, 5 Paul Richard, Maxéville (Meurthe-et-Moselle) et dans les Bibliothèques Universitaires de l’ESPÉ, du vendredi 12 mars au jeudi 2 mai 2019. « Au Préau, gouaches, peintures sur bois, sérigraphies, crayonnés, installation participative avec une scénographie qui nous réserve de nombreuses surprises. Dans les BU, des planches originales tirées de leurs ouvrages sont mises à l’honneur en simultané à Bar-le-Duc, Épinal, Maxéville et Montigny-lès-Metz. » Vernissage le mardi 12 mars, 18 heures, en présence des artistes. Contact ici.

THEATRE – « Si vous ne connaissez pas l’histoire de Jean de la Lune de Tomi Ungerer, il est grand temps de la découvrir. Du mercredi 13 mars au dimanche 16 juin 2019, il faudra filer au Lucernaire, 53 rue Notre-Dame des Champs à Paris, pour découvrir le spectacle mis en scène par la compagnie ToiMême. Quand un petit pas sur la Terre fait une grande fable pour l’humanité. » Vous pouvez aussi accueillir le spectacle chez vous. » Site dédié ici.

CONFÉRENCE – A la bibliothèque Forney, Hôtel de Sens, 1 rue du Figuier à Paris, le mardi 26 mars 2019, de 19 heures  à 20 heures 30. conférence Jacqueline Duhême, créatrice de tapisseries par Martine Mathias. « Martine Mathias, conservatrice honoraire du musée de la tapisserie à Aubusson, a initié les collections du musée créé en 1981 et réalisé des expositions monographiques des principaux artistes du mouvement de la renaissance de la tapisserie qui s’est développé à partir de la fin de la deuxième guerre. » Entrée libre dans la limite des places disponibles.

REVUE – Vient de paraitre le numéro 45 (1er semestre 2019) des Cahiers Robinson consacré à Hector Malot l’écrivain instituteur. « Hector Malot fut le premier romancier véritablement « naturaliste » avant de se tourner vers une littérature plus facile mais fortement engagée, notamment en faveur de la République et de l’école laïque. C’est cet engagement qui est étudié ici, dans l’œuvre mais aussi dans la vie familiale. Des documents inédits témoignent notamment de cette instruction à la maison. » A noter particulièrement les contributions Séduction ou la question laïque au cœur de l’actualité par Jean-Paul Delahaye, L’éducation des filles dans les romans d’Hector Malot par Guillemette Tison, Les usages scolaires de l’œuvre d’Hector Malot par Christine Chaumartin. En guise de postface, un texte inattendu du poète oulipien Jean Queval, lecteur d’Hector Malot. Ne pas oublier Les labyrinthes de la recherche et de l’amitié par Jean Perrot et la recension signée Isabelle-Rachel Casta du numéro 9 des « Cahiers du CRILJ » consacré à la médiation en littérature pour la jeunesse. Artois Presses Université, niversité d’Artois, 9 rue du Temple, 62030 Arras. Ce numéro : 16,00 euros franco de port.

RENCONTRE – A l’occasion de l’exposition  Jacqueline Duhême, une vie en couleurs : de Matisse à Prévert, le vendredi 15 mars 2019, de 19 heures à 20 heures 30, à la Bibliothèque Forney, 1 rue du Figuier à Paris, rencontre-lecture  avec François Place, en présence de Jacqueline Duhême. « Dans Une vie en crobards (Gallimard), Jacqueline Duhême raconte les petits et grands évènements qui ont jalonné son parcours. C’est à une promenade dans ces dessins que François Place nous convie, et il nous montre comment, à partir d’un vocabulaire graphique très simple, ou du moins qui apparaît comme tel, tout une œuvre peut se déployer, embrassant les domaines les plus divers, sans jamais perdre la force de sa haute enfance. » Informations complémentaires ici.

REVUE – Le dossier numéro 20 de Éducation comparée, revue de l’Association francophone d’éducation comparée (AFEC), s’intitule Mauvaises filles en littérature de jeunesse. Éducation et rééducation en question(s). Il a été coordination : Christiane Connan-Pintado, Esther Laso y Léon, Stéphanie Rubi et Gilles Béhotéguy. « Choisir pour objet d’étude celles que l’on désigne comme « mauvaises filles » dans le champ du livre de jeunesse européen implique d’interroger une telle dénomination et son évolution depuis le XIXe siècle. Qu’est-ce qu’une « mauvaise fille », suivant les contextes, les auteurs, les œuvres ? Quel est le sens de cette stigmatisation ? Quelles en sont les conséquences ? Comment les représentations et stéréotypes de genre pèsent-ils sur cette désignation ? Si la qualification de « mauvaise fille » est envisagée à partir de la sexualité et de la déviance par les historiens et les sociologues, la littérature de jeunesse, historiquement éducative, propose différents modèles et contre-modèles à travers des catégories récurrentes de personnages : orphelins livrés aux aléas des mauvaises rencontres, enfants contraints par les lois familiales ou scolaires, ou « enfants terribles », toutes catégories qui se déclinent volontiers au féminin. A partir du regard porté sur les « mauvaises filles » selon les époques et les présupposés idéologiques, se posent prioritairement des questions d’éducation et de rééducation. L’analyse comparative des représentations de la « mauvaise fille » en diachronie et en synchronie permet d’aborder les questions éducatives qui se posent dans les différents contextes historiques et géoculturels envisagés. » Description et achat au numéro ici.

EXPOSITION – Tomi Ungerer (qui est décédé le 8 février dernier) était en préparation d’une exposition En attendant qui lui sera consacrée du samedi 16 mars au vendredi 5 juillet 2019 au Centre Culturel Irlandais, 5 rue des Irlandais à Paris, soit trente-huit collages et trois sculptures créées spécialement pour l’exposition dès l’été 2018 et inspirées de la pièce de Samuel Beckett, En attendant Godot. « Ces œuvres ont été réalisées dans l’atelier du West Cork qui donnait sur l’Atlantique et qui renforçait [sur Tomi Ungerer] l’impression d’éloignement des règles de la bienséance qu’il a toujours fuies. » Hommage le vendredi 15 mars, à 17 heures 30, avant le vernissage de l’exposition et, à 20 heures, mini- concert par Maria Ryan et Lucia Mac Partlin.

EXPOSITION – A l’église Saint-Étienne, place du Martroi à Beaugency (Loiret), du lundi 11 mars au jeudi 4 avril 2019, exposition Mes petits papiers « conçue par la galerie Jeanne Robillard [et qui] propose une sélection d’illustrations de Rébecca Dautremer réalisées depuis près de 20 ans. » Images d’albums pour la jeunesse, de la presse et de la publicité. Vernissage le mercredi 13 mars, 18 heures, en présence de l’astiste. Le samedi 23 mars, à 15 heures, au cinéma Le Dunois, projection unique de Kérity, la maison des contes, film d’animation réalisé en 2009 par Dominique Monféry et dont Rébecca Dautremer assura la direction artistique.

PRIX – La Charte des auteurs et des illustrateurs pour la jeunesse et la Ville de Cherbourg-en-Cotentin s’associent à l’occasion de la création du prix littéraire Égalité Jeunesse « qui vise à récompenser un livre du secteur jeunesse qui lutte contre les stéréotypes. » En lice pour cette première édition : Dys sur Dix de Delphine Pessin (Pocket Jeunesse, 2018) ; Direct du Cœur de Florence Medina (Magnard Jeunesse, 2018) ; La Sirène et la Licorne d’Erin Mosta (Rageot éditeur, 2018) ;  Appelez-moi Nathan (Payot rivages, 2018) ; Signe particulier : transparente de Nathalie Stragier (Syros, 2018).  Le prix sera remis le jeudi 7 mars 2019 à la Salle des fêtes de Cherbourg. La lauréate remportera 2000,00 euros financés par Cherbourg-en-Cotentin ainsi qu’une formation professionnalisante financée par la Charte.

DISPARITION – Jean-Louis Marlier, fils de l’illustrateur Marcel Marlier (1930-2011), est décédé le jeudi 28 février 2019. Il fût, entre 1997 et 2011, le scénariste de la série « Martine ». Jean-Louis Marlier reprendra en effet l’écriture des scénarios de la série après la mort de Gilbert Delahaye (1923-1997) qui en avait été le premier auteur. Tout comme Gilbert Delahaye, Jean-Louis Marlier se met à l’écoute des besoins de son père. Ensemble, jusqu’au dernier album, ils ont recherché les thématiques qui inspiraient le mieux le dessinateur. Depuis la disparition du dessinateur, Jean-Louis Marlier n’aura de cesse de mettre en valeur cette œuvre en s’investissant dans des expositions, de nouvelles éditions et dans la réalisation d’un  long-métrage en cours de tournage.

RENCONTRE – A l’occasion de son assemblée générale ordinaire, le CRILJ associé à la Médiathèque Françoise Sagan organise, le samedi 23 mars 2019, 16 heures, une rencontre-hommage à l’auteure et illustratrice Elzbieta (1936–2018). Avec la particpation de Danielle Dastugue, éditrice au Rouergue, Carole Guimbail, responsable de la section jeunesse de la bibliothèque Germaine Tillion, Anne-Sophie Zuber, fondatrice de l’association ARPLE, Valérie Gendry, de la bibliothèque départementale de la Mayenne et Philippe Davaine, illustrateur. Rencontre ouverte à tous. Inscription auprès des bibliothécaires au 01 53 24 69 70.

OPPORTUNITÉ – Kaléidoscope organise un concours propre à débusquer des illustrateurs  « nouveaux talents qui n’ont jamais été publiés ». Tout est expliqué ici. Date limite d’envoi : 15 mai 2019. Un jury de professionnels du livre choisira les trois meilleurs travaux dans chacun des cinq pays organisateurs (France, Royaume-Uni, Afrique du Sud, Allemagne, Pays-Bas, Belgique). Les œuvres des vainqueurs feront partie d’une exposition itinérante. Ils seront également reproduits dans un catalogue international présenté à de nombreuses maisons d’édition lors de la Foire du livre jeunesse de Bologne.

CINÉMA – Guillermo del Toro, réalisateur mexicain de La forme de l’eau, a convaincu Netflix : il vient de signer avec la plateforme de streaming un contrat de co-financement d’une adaptation des Aventures de Pinocchio de Carlo Collodi. « Aucune forme d’art n’a autant influencé ma vie et mon travail que l’animation et aucun personnage n’a eu de connexion aussi personnelle avec moi que Pinocchio. Dans notre histoire, Pinocchio est une âme innocente, avec un père indifférent, qui s’égare dans un monde qu’il ne comprend pas. Il se lance dans un voyage extraordinaire qui lui permettra de comprendre son père et le monde réel. J’ai depuis toujours voulu faire ce film. » Le film prendrait la forme d’un long-métrage d’animation inspiré des illustrations de Gris Grimly (St Martin’s Press, 2002), incluant des passages musicaux et plaçant le pantin dans l’Italie des années 1930.

COURRIER – « On a officiellement inauguré La Maison du Chaperon et de Freddy Leloup ce samedi matin 2 février 2019, en présence de notre bourgmestre Philippe Close, de l’Echevine de la Culture Delphine Houba, de nos fidèles partenaires et de journalistes. Merci à eux. » (Muriel Limbosch et Anne Janssen). Pendant ces vacances, ce cabinet de curiosités sur le thème des contes de fées  se visite en famille tous les jours de 11 heures à 17 heures, 20 rue de la Violette à Bruxelles (Belgique).

PARUTION – Vient de paraitre Livres de poème(s) et poèmes en livres pour la jeunesse aujourd’hui par Christine Boutevin, maître de conférences. « Livre illustré, livre d’artiste, livre de dialogue, livre de peintre autant de dénominations pour désigner les œuvres dans lesquelles l’image est associée à la poésie. Ces images accompagnent également très souvent les publications pour la jeunesse relevant du genre poétique. Comment la relation entre poésie et art (peinture, dessin, pastel, photographie…) se construit-elle dans ces livres destinés à de jeunes lecteurs ? Le présent ouvrage analyse une production littéraire méconnue par la recherche, les livres de poème(s) illustrés, publiés en France depuis 1995, et s’inscrit donc dans le cadre des études scientifiques portant sur la littérature de jeunesse. À partir d’un vaste corpus d’œuvres préconisées à l’École, mais pas exclusivement, il propose de définir une typologie prenant en compte l’apport de l’image à la poésie pour l’enfance et la jeunesse. Ce livre s’intéresse donc à la création poétique contemporaine (recueil et album-poème), ainsi qu’aux adaptations (anthologie et poème-album), en croisant les domaines de la littérature, de la sémiologie de l’image et de l’histoire de l’art. » Presses universitaires de Bordeaux 2018, 312 pages, 23,00 euros.

MAGAZINE – Le numéro 4221 du journal Spirou est un spécial Brexit or not Brexit. En couverture, le dessin d’un couple britannique en train de boire le thé dos à dos — lui avec une pancarte « Yes », elle une pancarte « No » – et sur le mur le portrait de la reine, la larme à l’œil. Le numéro contient cinq dessins inédits de cartoonistes britanniques, dont l’un de Charlie Adlard, le dessinateur de la série « The Walking Dead ». Tiré à 70 000 exemplaires (30% de plus qu’un tirage hebdomadaire ordinaire), ce numéro est mis en vente en Belgique, France et Suisse à partir du mardi 6 mars 2019 pour une durée exceptionnelle de trois semaines. Ces éditions spéciales du magazine belge sont relativement rares, la dernière en date était consacrée à l’attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015. En kiosque, 2,50 euros.

EXPOSITION – La bibliothèque Forney, Hôtel de Sens, 1 rue du Figuier à Paris, propose, du mardi 12 mars au samedi 13 juillet 2019, une exposition Jacqueline Duhême, une vie en couleur, de Matisse à Prévert. « Grande figure de l’illustration du livre de jeunesse, Jacqueline Duhême a développé un style personnel, très coloré, et plein de fantaisie. Elle a illustré les plus grands auteurs et son œuvre aux multiples facettes retrace le 20e siècle tel un kaléidoscope. Au fil des ans, après des débuts avec Matisse, Jacqueline Duhême a travaillé avec les plus grands auteurs du 20e siècle, au plus juste de leur écriture. Écrivains, poètes et penseurs ont écrit à sa demande et elle a « mis en images » des textes de Jacques Prévert, Paul Eluard, Raymond Queneau, Claude Roy, Miguel Angel Asturias, Jules Supervielle, Francis Jammes, Blaise Cendrars, Anne Philippe, Maurice Druon, Gilles Deleuze, Elisabeth Badinter. » Inauguration : lundi 11 mars, de 18 heures à 20 heures. Visite commentée chaque samedi, à 15 heures. Les groupes s’inscrivent à cette adresse.

BON VENT – Isabel Finkenstaedt, qui créa les éditions Kaléidoscope en 1989, prend sa retraite et, à cette occasion, cède sa maison d’édition à l’école des loisirs, partenaire et diffuseur historique. Pas de souci à avoir pour Anthony Browne, Oliver Jeffers, Emily Gravett, David McKee, Geoffroy de Pennart, Marianne Barcilon, Christine Naumann-Villemin, Kris Di Giacomo et Michaël Escoffier. L’équipe qui animait depuis plusieurs années Kaléidoscope aux côtés d’Isabel Finkenstaedt (Camille Guénot pour la partie éditoriale, Stéphanie Jarry pour la partie promotion et communication) poursuivra son travail de développement « s’appuyant dans cette tâche sur l’ensemble de l’organisation et des équipes de l’école des loisirs ».

FORMATION – La section locale Midi-Pyrénée du CRILJ propose, le jeudi 11 avril 2018, de 9 heures à 16 heures, à la Médiathèque François Mitterrand de Muret (Haute Garonne), une formation La BD jeunesse, faites passer : pour la faire connaitre, la faire circuler, la faire aimer. Informations complémentaires au 09 50 29 79 73 ou au 06 70 32 58 15. Site de la section ici.

DANS LE POSTE – Les Schtroumpfs bientôt à la télévision dans une série animée en Computer Generated Imagery, image générée par ordinateur, coproduite par la RTBF et Tfou, la case jeunesse de TF1. Proposée sous la forme d’épisodes de 11 minutes, la série sera dédiée aux 5/10 ans. « En donnant à terme à la série une exposition cohérente et puissante sur toutes ses plateformes, le groupe TF1 agit comme une caisse de résonance unique et forte au service de la franchise dont la licence est déjà gérée par TF1 licences. » (Yann Labasque, directeur des programmes jeunesse de TF1). Aucune date annoncée.

EN ANGLAIS – Sur une page un peu difficile à trouver du site Padlet, un judicieux regroupement de séquences de classes à partir d’albums de littérature pour la jeunesse en langue anglaise incluant, pour le niveau primaire, des fiches détaillées prêtes à l’emploi. Pour entendre raconter La chenille qui faisait des trous (The very hungry caterpillar), c’est ici.

ANNIVERSAIRE – Fort de ses soixante-cinq titres, la série « Drôles de Petites bêtes » d’Antoon Krings fête ses 25 ans avec un nouveau titre, Promenade dans le jardin des Drôles de Petites bêtes, à paraitre chez Gallimard jeunesse, le jeudi 7 mars 2019, et dans lequel Chantal Thomas revisite les images et les œuvres qui imprègnent l’imaginaire et l’univers de l’illustrateur (Diego Giacometti, Grandville, Oudry, Beatrix Potter, les impressionnistes, les expressionnistes). En bonus, entretien avec Anne Monier, commissaire d’une exposition à venir au Musée des Arts Décoratifs.

LES VIVANTS ET LES MORTS – Dans le numéro 3606 de Télérama, un entretien sensible (trois pages et une fort belle photo) avec Claude Ponti, une colonne un peu courte mais pas si mauvaise à propos de Tomi Ungerer et cinquante mots pour évoquer la disparition d’André Francis, homme de radio qui défendit avec opiniâtreté le jazz sur les radios du service public. Cinquante mots également pour saluer Bobo, acteur microcéphale, sourd et muet, inoubliable, qui doit au metteur en scène de théâtre Pippo Delbono de n’avoir pas vécu sa vie entière dans l’asile psychiatrique d’Aversa, près de Naples, où, en 1996, année de la rencontre entre les deux hommes, il s’étiolait depuis trente-cinq ans. « Bobo est destiné à être pour toujours un enfant. » disaient de lui les médecins.

PARUTION – Paru récemment Éco-graphies : écologie et littératures pour la jeunesse sous la direction de  Nathalie Prince et Sébastian Thiltges. « Alors que la nature a toujours eu bonne presse dans les livres pour enfants et pour adolescents, une préoccupation, voire un sentiment d’urgence, s’immisce, dès la seconde moitié du XXe siècle, dans les écrits et les images représentant animaux, végétaux et environnements à destination des jeunes lecteurs. Loin de simplifier la pensée écologique, des auteurs rendent sensible la complexité de l’interaction entre l’humain et la nature en créant des images, en inventant des histoires et en réinventant les formes pour les raconter. Qu’apporte cette littérature à la jeunesse ? N’est-elle là que pour transmettre le fameux message écolo  de l’adulte à ceux qui grandissent ? » Presses universitaires de Rennes 2018, 344 pages, 28,00 euros.

EXPOSITION – Une exposition Voyage dans l’univers d’Elzbieta conçue par Carole Guimbail, responsable de la section jeunesse, est présentée à la médiathèque Germaine Tillion, 6 rue du commandant Schloesing à Paris, du mardi 12 mars au samedi 27 avril 2019. Visite inaugurale le mardi 19 mars à 19 heures. Facebook de la médiathèque ici.

EN LIGNE – Le nouveau site du Coffre à BD est opérationnel. Il désarçonnera un peu les habitués de l’ancien, mais les fonctions principales ont été conservées. Et, pour se procurer une réimpression soignée (quoiqu’un peu chère) de bandes dessinés « à l’ancienne », c’est bien ici que ça se passe. Parmi les ouvrages à paraitre, un second volume des Pionniers de l’espérance de Roger Lecureux et Raymond Poïvet regroupant cinq épisodes.

EXPOSITION – La Médiathèque Tomi Ungerer-Vendenheim à Vendenheim (Bas-Rhin)  propose, du samedi 2 au mercredi 27 mars 2019, une exposition inédite de Tomi Ungerer intitulée Mon énergie qui revient sur quinze années de collaboration entre l’artiste et l’Électricité de Strasbourg. « Très inspiré par la thématique de l’énergie en général et de l’électricité en particulier, Tomi Ungerer livre avec beaucoup de mouvements et d’humanisme des dessins emprunts de talent et d’originalité qui illustrent ce qu’était sa vision de l’usage de l’énergie dans notre quotidien. Situations souvent cocasses, appareils électroménagers parfois rebelles, vision poétique des lignes électriques. Chez l’artiste, qui nous a quitté le 8 février dernier, l’énergie était toujours près de l’homme et au service de l’environnement. » En partenariat avec Es (Électricité de Strasbourg) et les Musées de la ville de Strasbourg. Vernissage le samedi 2 mars, à 11 heures.

DISPARITION – En 1997, aux éditions La mémoire vivante, Alexandre David publiait Mon camarade, premier ouvrage consacré à l’histoire du journal pour enfants créé en 1933 par Georges Sadoul, ancêtre du clandestin Jeune patriote de 1940 et de l’hebdomadaire Vaillant qui, au grand jour cette fois, lui succède en 1945. C’est Roland Leroy, homme politique, journaliste, directeur de L’Humanité de 1974 à 1994, qui, saluant « le soin méticuleux des recherches et la sincérité du propos » mais ne partageant pas « certaines observations et réflexions et pas du tout la conclusion » en écrivit la vigoureuse préface. Roland Leroy est décédé, le lundi 25 février 2019, à l’âge de 92 ans.

OPPORTUNITÉ – L’association Les Trois Ourses (qui ferme ses portes le 31 mars 2019) propose une vente exceptionnelle d’œuvres, livres et autres « produits », du mardi 26 février au samedi 16 mars 2019, Après tri, le fonds sera ensuite déposé en différentes structures et collectivités. La maison des Ourses, 200 boulevard Voltaire à Paris, sera ouverte de 10 heures  à 18 heures, du lundi au vendredi et le samedi de 14 heures à 19 heures. « Pour plus de renseignements quant à notre présence et nos disponibilités, n’hésitez pas à nous contacter à cette adresse. »

EXPOSITION – Depuis le vendredi 15 février et jusqu’au dimanche 16 juin 2019, le Musée de l’illustration jeunesse de Moulins (Allier) propose Traits animés, une très riche et très vivante exposition consacré aux itinéraires  de dix artistes  (Gaël Brisou, Loïc Bruyère, Benoît Chieux, Alain Gagnol & Jean-Loup Felicioli, Jacques-Rémy Girerd, Sylvie Léonard, Damien Louche-Pélissier, Jean-Charles Mbotti Malolo, Laurent Pouvaret, Samuel Ribeyron), élèves de l’école Émile Cohl à Lyon et du studios Folimage.de Bourglès-Valence. « Cette exposition interroge le lien entre le trait, sa force de représentation et l’illusion que permet l’animation, la façon dont une histoire dessinée prend vie et comment elle invite le spectateur à y croire. » Exposition conçue en lien avec le studio Folimage et l’école Emile Cohl. Prêts de très « beaux objets » du Musée du film d’animation d’Annecy. Page dédiée ici.

OPINION – Samedi 16 février 2019, en Allemagne, dans une petite commune du sud du pays, a eu lieu le plus grand rassemblement jamais vu de Schtroumpfs. Ils étaient 2762. « Essentiellement des adultes, peints en bleu et portant le fameux bonnet qui a fait la renommée de cette tribu imaginaire sortie du monde de Peyo, leur créateur. » Le précédent record datait de 2009. « Spontanément, on se moquera de cette bande de bozos qui voient de l’historique partout. Et pourtant, cet événement est révélateur. En fait, il est symptomatique d’une forme de crétinisation culturelle que personne n’ose nommer, de peur d’avoir l’air snob ou de verser dans l’élitisme.  […]  J’y vois le signe de ce que Philippe Muray appelait le festivisme, c’est-à-dire la transformation de toutes les facettes de l’existence en fête. Mais cet esprit festif est forcé et tourne à vide. (Mathieu Bock-Côté, sociologue, enseignant, essayiste et chroniqueur québécois)

CINEMA – C’est le familial Dilili à Paris de Michel Ocelot qui a reçu, vendredi 22 février 2019, le César du meilleur film d’animation. « Dans le Paris de la Belle Époque, en compagnie d’un jeune livreur en triporteur, la petite kanake Dilili mène une enquête sur des enlèvements mystérieux de fillettes. Elle rencontre des hommes et des femmes extraordinaires, qui lui donnent des indices. Elle découvre sous terre des méchants très particuliers, les Mâles-Maîtres. Les deux amis lutteront avec entrain pour une vie active dans la lumière et le vivre-ensemble. » Un film salutaire, dira l’un. Très politiquement correct, dira l’autre.

DANS LE POSTE – Netflix et la Roald Dahl Story Company annonce dans un communiqué commun la production en 2019 de nouvelles adaptations, en film d’animation, de romans de Roald Dahl. Sont cités : Charlie et la chocolaterie, Matilda, Le Bon Gros Géant, Les Deux Gredins. Felicity Dahl, veuve de l’auteur, explique : « Notre mission, volontairement ambitieuse, est de permettre à autant d’enfants que possible de découvrir la magie unique et le message positif qui émanent des histoires de Roald Dahl, partout dans le monde. Ce partenariat avec Netflix constitue une étape importante vers la réalisation de cet objectif et marque le début d’un nouveau chapitre passionnant pour la Roald Dahl Story Company. Je suis certaine que Roald aurait adoré l’idée de cette collaboration. » Melissa Cobb, vice-présidente des contenus enfants et familles de Netflix, ajoute : « Ce fut un grand plaisir pour nous, mais aussi un immense honneur, que de nous plonger dans les mondes extraordinaires des histoires de Roald Dahl. Nous tenons à remercier la Roald Dahl Story Company et la famille Dahl pour la confiance qu’ils ont témoignée à notre équipe et de nous permettre de proposer toujours plus de moments de bonheur aux familles du monde entier. »

EN LIGNE – Pierre-Michel Robert, husband de Marie-Aude Murail, a, en novembre 2017, ouvert un blog rassemblant des recensions de livres pour la jeunesse issues de ses chroniques hebdomadaires sur RCF Loiret, d’un autre blog hébergé par l’hebdomadaire La Vie et du site d’Amazon où Pierre-Michel Robert écrit sous le pseudonyme d’Athanase. C’est plutôt agréable à lire. La blog est ici.

CINÉMA – C’est dit : Steven Spielberg et Peter Jackson vont réaliser un autre « Tintin ». Ce nouveau long-métrage dont le scénario, annoncé comme plus sombre que le précédent, sera écrit par Steven Moffat, Edgar Wright et Joe Cornish, s’appuiera – peut-être que oui, peut-être que non – sur les albums Le sceptre d’Ottokar, L’affaire Tournesol et Objectif lune et il usera d’une technologie de capture de mouvement. Jamie Bell et Andy Serkis reprendront leurs rôles de Tintin et du capitaine Haddock. Le premier volet qui avait, en France, attiré plus de 5,4 millions de spectateurs n’a pas été considéré, aux États-Unis, comme un franc succès.

EXPOSITION – Du mercredi 26 février au mercredi 13 mars 2019, à la Maison de la bd, 3 rue des Jacobins à Blois (Loir-et-Cher), exposition Les deux Alice consacrée à Benjamin Lacombe. « L’exposition présente des originaux issus des ouvrages d’Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir, des images qui mêlent différentes techniques gouache, huile, encre de Chine et Posca, qui s’imprègnent d’une envoûtante fantaisie baroque. Une plongée surréaliste et subversive dans un grand classique de la littérature anglaise. Les plus jeunes y trouveront la fantaisie et l’enchantement des illustrations et les plus grands, les jeux de langage et le goût de l’absurde. Le talent de Benjamin Lacombe colle au plus près du texte de l’écrivain. Inventer un monde où rien ne se déroule vraiment comme au pays des hommes, son imagination est à son apogée et vous invite à la magie, à l’évasion et à la poésie. » Exposition proposée par le festival Délires de lire de Saint-Gervais–la-Forêt. Entrée gratuite. Site de la Maison de la bd ici.

CINEMA – Le Petit Nicolas de Jean-Jacques Sempé et René Goscinny, apparu en 1956 dans l’hebdomadaire belge Le Moustique, devient long métrage d’animation grâce à Anne Goscinny et Michel Fessler (à l’adaptation et au scénario) et à Yvan Attal et Amandine Fredon (à la réalisation). Le personnage a déjà eu droit, en 2009 et en 2014, a deux adaptations live signées Laurent Tirard et vues en salle par plus de sept millions de spectateurs. Une série animée a été diffusée sur M6 en 2009 et un jeu vidéo  commercialisé en 2013.

CRILJ – « Le  CRILJ Vendée a choisi de s’engager dans un travail de sélection d’ouvrages publiés chaque année à partir de critères portant sur la qualité et l’originalité des textes et des illustrations. » Le blog ouvert en avril 2017 est déjà bien rempli. Les ouvrages sont classés par catégories. C’est ici.

FORMATION – Organisée par le CRILJ et par Val de lire, la journée professionnelle du 34e Salon du livre jeunesse de Beaugency (Loiret), aura lieu le  mercredi 13 mars 2019, dans la salle du Puits-Manu. Animée par Catherine Mourrain, pour Val de Lire, et par André Delobel, pour le CRILJ, elle accueillera, autour de l’intitulé Comprendre aujourd’hui, anticiper demain, Joëlle Turin, critique et formatrice, Laurence Nobécourt, directrice des éditions A pas de loup, Christian Bruel, éditeur, auteur et formateur, et Rebecca Dautremer, auteure et illustratrice. Ce sera le mercredi 13 mars 2019. Programme détaillé et bulletin d’inscription ici.

NUMÉRISATION – La Bibliothèque historique Baldwin de littérature pour enfants (Baldwin Library of Historical Children’s Literature), sous-ensemble du Département des collections rares de l’Université de Floride, rassemble plus de 130 000 livres et publications principalement destinés aux enfants publiés en Grande-Bretagne et aux États-Unis depuis le début du dix-huitième siècle jusqu’à aujourd’hui : des fables, des abécédaires, des contes moraux, les contes des fées, des textes classiques, des périodiques. A noter trois cents éditions de Robinson Crusoé. L’université a mis en ligne une bibliothèque numérique de près de 6000 références. C’est ici.

INITIATIVE – Les livres de la collection « Colibri » que publie Belin ont été conçus pour les  enfants dyslexiques. L’éditeur leur a adjoint un complément numérique téléchargeable sur ordinateurs, tablettes et téléphones. Cinq outils : un grossissement ou une diminution de la taille de police, une mise en couleur ou non du graphème étudié, des trames de couleurs alternées pour isoler les segments de phrase qui ont une unité de sens, des définitions écrites et audio des mots difficiles, la possibilité d’enclencher la lecture audio d’un segment, la possibilité d’enclencher la lecture d’une page complète. Les lecteurs sont Laurent Stocker, Édouard Baer, Rachel Arditi et Thomas Soliverès. Voir ici.

PRIX – Le Prix Ado du théâtre contemporain 2019 a été décerné à Sarah Pèpe pour Les Roses blanches (Editions Koïnè, 2017). Le jury était composé de 239 élèves collégiens et lycéens de l’académie d’Amiens. « Stéphane est un enfant heureux de rencontrer le nouvel amoureux de sa maman. Mais dans ses mots et sous son regard, la joie disparaît peu à peu face à la violence conjugale. On pourrait croire que cette place de témoin n’est pas dangereuse. Pourtant, sa vie durant, il devra affronter ses démons qui tentent de le précipiter dans le gouffre de la répétition du drame. » Un partenariat entre le Rectorat de l’académie d’Amiens, la Maison du Théâtre d’Amiens Métropole, la Maison des Arts et Loisirs de Laon, La Manekine de Pont Sainte Maxence, les DSDEN de l’Aisne, l’Oise et la Somme, la direction régionale des affaires culturelles des Hauts de France (DRAC), le Conseil régional des Hauts de France, les Conseils départementaux de l’Aisne, l’Oise et la Somme, les villes d’Amiens, Laon et Pont Sainte Maxence.

SURPRISE – Dans le plutôt sympathique « salon de lecture » de l’Intermarché de la rue du faubourg Bannier à Orléans (Loiret) où sont proposés des best-sellers, des livres pratiques, des livres  régionaux, quelques ouvrages « pour les nuls », des agendas, des almanachs et des calendriers, la choix en livres pour enfants se limitait jusqu’à la semaine dernière à des titres aussi martinesques que choupinesques. On peut désormais acheter des albums du Père Castor, des vrais, dont les grands classiques. C’est peut-être pareil par chez vous.

CINÉMA – Après La Belle et la Bête, Cendrillon, Le Livre de la jungle, Alice au Pays des Merveilles, Dumbo (en mars 2019) et Aladdin (en mai), Le Roi Lion, film d’animation « Walt Disney » de 1994, devient, lui aussi, un film live. Réalisation (très respectueuse du film d’origine) : Jon Favreau. Avec Donald Glover (Simba), Beyoncé (Nala) et John Oliver (Zazu). Sortie annoncée : été 2019. Le Roi Lion original a rapporté plus de 968 millions de dollars.

SALUT L’ARTISTE – Ce ne sont pas les hommages à Tomi Ungerer qui auront manqué ces derniers jours. Même le texte de l’Élysée signé Emmanuel Macron (pourtant trop jeune pour lire Pas de baiser pour maman au collège de la Providence d’Amiens) est plutôt bien troussé. Le New-York Times a dit au revoir à ce faux-ami de l’Amérique en publiant quelque-unes de ses affiches les moins admises au pays de l’Oncle Trump – pardon : de l’Oncle Sam. « Trump, c’est la premier cavalier de l’Apocalypse » (Tomi Ungerer). En attendant le fil de souvenirs que prépare le CRILJ, se rendre sur le site de l’école des loisirs qui a rassemblé un florilège de textes et d’images. C’est ici.

C’EST PAS LA CIGOGNE – En Suisse, une maman achète un coffret audio de six CD à ses deux enfants de 5 et 7 ans et, peu après, ceux-ci commencent à lui poser des questions sur les rapports sexuels entre homme et femme. « Ils m’ont posé des questions sur le sexe et voulaient savoir comment on introduisait un pénis dur dans le vagin d’une femme. » Les nouvelles connaissances des petits provenaient bien d’un des CD du coffret. « J’aurais bien aimé aborder le sujet moi-même et en temps voulu. » La filiale de la chaîne de magasins Weltbild où le coffret a été acheté assure qu’elle n’a pas reçu d’autres plaintes. « Nous avons toutefois vérifié le contenu du coffret et avons retiré le produit de la vente. »

THÉÂTRE  –  Le Théâtre de la Ville propose, au Théâtre Paris-Villette, 211 avenue Jean Jaurès à Paris, du jeudi 21 février au dimanche 3 mars 2019, une adaptation par Léna Bréban et Alexandre Zambeaux de Verte de Marie Desplechin (école des loisirs, 1996). Avec Rachel Arditi, Céline Carrère, Pierre Lefebvre et Julie Pilod. Mise en scène : Léna Bréban. « Verte a 11 ans et conçoit davantage d’inclinaison pour son camarade Soufi que pour la sorcellerie, la vocation familiale. Voilà qui agace sérieusement sa mère qui l’envoie chaque mercredi chez sa grand-mère, chargée de lui transmettre les rudiments du métier. Bourré d’humour et traversé d’observations fines sur la pré-adolescence, ce roman de Marie Desplechin, presque un classique de la littérature jeunesse, pointe des questions fondamentales : qu’est-ce que devenir adulte ? Quel héritage nos parents nous lèguent-ils ? Mais aussi, comment se construire malgré son histoire familiale ? » Site du théâtre ici.

ÉLECTIONS – Le conseil d’administration de la Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse s’est réuni le mercredi 13 février 2019. Il a élu à l’unanimité son nouveau bureau : Guillaume Nail (président), Samantha Bailly (vice-présidente auteurs), Sandrine Bonini (vice-présidente illustrateurs), Nicolas Digard (trésorier), Marie Caillet (secrétaire générale). Guillaume Nail, nouveau président, a clôturé la réunion en déclarant, reprenant des propos de 2007 : « J’ai à cœur de donner à la Charte de mon temps, de mon énergie et de mon enthousiasme, pour qu’elle continue d’offrir autant aux auteurs émergents et confirmés. […] Tout ce qu’elle fait depuis toujours : aider, fédérer, mutualiser, faire progresser. Agir pour les auteurs, par les auteurs : être au cœur du collectif pour faire entendre nos voix et être plus forts ensemble. »

EXPOSITION – Une exposition Spirou sous l’occupation a ouvert ses portes le mardi 12 février 2019 au Parlement francophone bruxellois et à l’Assemblée de la Commission communautaire flamande (Raad van de Vlaamse Gemeenschapscommissie). Vernissage eu en présence de la présidente du parlement francophone bruxellois Julie De Groote, de la présidente du Parlement néerlandophone bruxellois Carla Dejonghe, de Julien Papelier, directeur général des éditions Dupuis, de Bertrand et Christelle Pissavy-Yvernault, historiens du Journal de Spirou, de Laurence Schram, historienne, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, qui a conseillé Émile Bravo pour son album Spirou ou l’espoir malgré tout : un mauvais départ, et de Veerle Vanden Daelen, conservatrice du mémorial Kazern Dossin à Malines. À cette occasion, un diplôme d’honneur à titre posthume a été remis à Jean Evrard alias Jean Doisy, rédacteur en chef de Spirou et créateur des personnages de Fantasio et de Valhardi, pour ses nombreux faits de résistance durant la guerre, notamment pour l’animation de la presse clandestine, sa participation à la création du théâtre pour marionnettes Le Farfadet (dont on sait maintenant qu’il servit de couverture à un réseau de résistants) et sa participation à la mission Victor Martin qui fut à l’origine du sauvetage de nombreux enfants juifs. L’exposition est visible jusqu’au vendredi 1er mars.PARUTION – Vient de paraitre Les pouvoirs de la littérature de jeunesse sous la direction de Kodjo Attikpoé, docteur en littérature allemande de l’Université de Francfort-sur-le-Main. « Ce volume explore la double question des pouvoirs de la littérature de jeunesse et de ses modalités formelles. Pourquoi parler ici de pouvoirs au pluriel de cette littérature ? Car l’on a très souvent tendance à la réduire à sa vocation pédagogique en vertu de laquelle elle continue de faire l’objet de diverses manipulations. Certes, toute littérature, qu’elle soit adressée aux adultes ou au jeune public, remplit la fonction de plaire et d’instruire. Toutefois, en ce qui concerne la littérature de jeunesse, l’aspect didactique est mal compris, ce qui donne lieu à une vision excessivement simplificatrice de cette production. L’ouvrage s’attache à montrer que la fonction instructive de l’œuvre pour la jeunesse, à l’instar de la littérature générale, se manifeste sous des formes complexes et variées: méditations sur l’existence humaine, engagement, projet axiologique, constructions mémorielles, ambition thérapeutique, renouvellement des procédés esthétiques. » Peter Lang 2018, 228 pages, 48,95 euros. Disponible également en EPUB et en PDF.

THÉÂTRE – Le Théâtre Edouard VII présente, depuis le samedi 20 octobre 2018 (ben oui) et jusqu’au dimanche 14 avril 2019, Le Voyage extraordinaire de Jules Verne de Nicolas Nebot et Dominique Mattei. Mise en scène : Nicolas Nebot. « Et si, avant d’être l’auteur le plus lu au monde et l’inventeur de la science-fiction, le jeune Jules Verne écrivait déjà des histoires sur son cahier d’écolier ? Et si, depuis ce cahier, ses personnages pouvaient prendre vie ? Et si le maléfique Capitaine Nemo, décidait d’enlever Jules Verne ?  Embarquez en famille pour un voyage inoubliable dans les étoiles et sous les mers. Venez découvrir sur la scène des cosmonautes, des pirates, des princesses et  un dinosaure grandeur nature. » Télérama ne boude pas : « Quinze artistes sur scène, danseurs, chanteurs, comédiens et marionnettes humaines pour interpréter toute une galerie de personnages […], des séquences vidéo, du théâtre d’ombres, une intrigue entre comique et suspense, il ne manque pas grand-chose à cette comédie musicale familiale, inspirée de Broadway. Du grand spectacle qui, avec les codes du genre, réussit à être inventif et divertissant. » Site du théâtre ici.

FORMATION – Le Mook Il était une fois la littérature jeunesse, réalisé en collaboration avec la Haute Ecole Charlemagne de Liège et pilotée par Daniel Delbrassine, Valérie Centi, Vincianne d’Anna et Bjorn-Olav Dozo, va être diffusé pour la troisième fois. « Pendant 6 semaines, vous découvrirez les richesses de la littérature jeunesse dans un Mook qui évoquera le livre dans sa globalité, depuis ses origines jusqu’aux représentations actuelles. On évoquera les romans, les albums, mais également quelques maisons d’édition et leur inscription dans le paysage éditorial, les livres numériques, ainsi que l’univers numérique des livres de jeunesse, pour clôturer par une dernière séance sur les fictions hors du livre comme les fanfictions ou les objets dérivés. C’est par le biais d’une série d’activités pédagogiques variées, telles que des vidéos, des analyses, des quizz, que vous pourrez développer vos compétences et votre réseau. De cette manière, l’apprentissage ne sera pas uniquement vertical mais également horizontal, grâce aux travaux collaboratifs et aux échanges entre l’apprenant. » Fin d’inscription : mardi 30 avril. Début du cours : vendredi 1ier  mars; Fin du cours : mercredi 15 mai. Le site est ici.

LECTURE AUGMENTÉE – Google s’associe avec Disney et annonce une nouvelle fonction. L’assistant vocal Google Home Mini est en effet désormais capable d’ajouter une ambiance sonore à la lecture des livres que les parents lisent à leurs enfants. Pour déclencher la fonctionnalité, ils doivent dire « Read Along with Disney » et, quand l’assistant entend la phrase sésame et le titre du livre, l’enceinte envoie musique et effets sonores. Au choix pour l’instant : Moana, Toy Story 3, Coco, Jack Jack Attack, Peter Pan, Cendrillon, Alice au pays des merveilles, Les trois petits cochons, Mickey Mouse. La fonction n’est actuellement disponible qu’aux Etats-Unis

THÉÂTRE – La compagnie théâtrale L’entente cordiale présentera sa mise en scène de Hansel et Gretel (le début de la faim) d’Alice Zeniter (Actes Sud Papiers 2018), les dimanche 17 et lundi 18 février 2019 au théâtre de Vanves, et les jeudi 7 et vendredi 8 mars à la Maison du théâtre de Brest. Avec Leslie Bouchet, Chloé Chevalier, Nathan Gabily et Alice Zeniter. Scénographie : Camille Riquier. Musique : Nathan Gabily. Mise en scène  d’Alice Zeniter elle-même. « Dans le quartier pauvre d’une grande ville américaine frappée par la crise, le père – chômeur longue durée – lutte pour conserver sa maison, hypothéquée à multiples reprises. Ses enfants, Hansel et Gretel se soucient moins de leur ventre vide que des mauvais traitements que leur fait subir leur belle-mère, une femme que la pauvreté a rendu amère et, parfois, cruelle. Celle-ci, incapable d’aimer le petit garçon et la fillette, pousse le père à les abandonner en le persuadant qu’un couple riche ne manquera pas de les adopter et de leur offrir la vie que, eux, ne peuvent pas leur donner. » Site de la compagnie ici.

PARUTION – Vient de paraitre Astrid Lindgren : une Fifi Brindacier dans le siècle de Jens Andersen, traduit du danois et du suédois par Alain Gnaedig. « En tant que romancière, Astrid Lindgren a influencé des générations de jeunes lecteurs, notamment avec ses personnages Emil et Fifi Brindacier. Elle fut une femme de son siècle, indépendante, défenseuse des droits des femmes et des enfants, provocatrice à ses heures, écologiste. Voici la première biographie à rendre hommage à Astrid Lindgren, un portrait étonnant et émouvant. » Gaïa, 480 pages, 24,00 euros.

PRIX – Les Prix Sorcières 2019 sont décernés. En voici la liste : Catégorie carrément sorcières fiction : Duel au soleil de Manuel Marsol (L’Agrume, 2018) ; Catégorie carrément sorcières non fiction : Musée des museaux amusants de Fanny Pageaud (L’atelier du poisson soluble, 2018) ; Catégorie carrément passionnant mini ; le tome 1 de La légende de Podkin le Brave : Naissance d’un chef  de Kieran Larwood (Gallimard, 2017) ; Catégorie carrément beau mini : Une super histoire de cow-boy de Delphine Perret (Les fourmis rouges, 2018) ; Catégorie carrément beau maxi : Petit soldat de Pierre-Jacques Ober et Jules Ober (Seuil, 2018) : Catégorie carrément passionnant maxi : Milly Vodović de Nastasia Rugani (MeMo, 2018).

EXPOSITION – Dans la cadre de sa programmation La démesure chinoise vécue à hauteur d’homme, la Librairie nouvelle, 2 place de la République à Orléans (Loiret) propose, tout au long du mois de février, une exposition d’images de Nicolas Jolivot. « A défaut d’exposer ses originaux souvent réunis dans des carnets de voyage somptueux mais fragiles, la Librairie Nouvelle vous propose une sélection d’une quinzaine d’images extraites de ses albums publiés aux éditions HongFei dont Chine, scènes de la vie quotidienne, prix Pépite du document 2014. » En 2018, Nicolas Jolivot a également été récompensé par le Grand Prix du carnet de voyage de la Fondation Michelin pour le récent Japon, à pied sous les volcans, toujours chez HongFei.

COURRIER – L’ARPLE (Association de recherche et de pratique sur le livre pour enfants) nous informe qu’il reste des places dans certaines des formations qu’elle propose. Pour tout savoir et s’inscrire, c’est ici.

PILE A L’HEURE – À l’occasion du soixantième anniversaire des Schtroumpfs, Col&MacArthur, société basée à Bassenge (Belgique) crée une montre à leur effigie. La « Schtroumpf collector » comprend une version homme et une version femme. Il s’agit d’une édition limitée pour chaque modèle à 1958 exemplaires, comme l’année de naissance des petits lutins bleus. « Le design, l’assemblage et le montage, au départ de mouvements suisses Ronda, sont réalisés en interne. Nous gérons également le service après-vente. » précise Sébastien Colen, fondateur de Col&MacArthur. 449,00 euros. Site ici.

PARUTION – Récemment paru : Mes petits chéris : lettres inédites et délicieuses à ses enfants par Rudyard Kipling. Traduction de l’anglais par Thierry Gillybœuf. « Souvent réduit à un simple auteur pour la jeunesse ou bien à un chantre du colonialisme et de la morale, ces lettres à ses enfants montrent un Rudyard Kipling débordant d’amour et d’humour. Émaillée de dessins humoristiques, constellée de jeux de mots, cette correspondance mélange les menus faits du quotidien et les événements officiels les plus importants, que l’auteur des Histoires comme ça raconte avec un formidable sens de l’exagération et du grotesque. […] Le choix de Thierry Gillyboeuf, sa présentation et sa traduction rendent merveilleusement le charme de cette correspondance qui porte en elle le secret d’enfance magique de la vie. » Arléa 2017, 100 pages, 17,00 euros.

REVUE – Tintin, reporter cosmopolite, avait disparu des rayons des kiosquiers depuis 1988, année de fin, après plus de 45 ans de publication, du Journal de Tintin. Il revient en juin 2019 sous la forme d’un mook trimestriel de 150 pages titré Tintin, c’est l’aventure. C’est le fruit d’une collaboration moyennement étonnante entre Moulinsart SA, les éditions Prisma et le magazine Géo. Thème du premier numéro : la conquête spatiale avec, au sommaire, des reportages, des enquêtes, des portraits et une bande dessinée originale devant s’inspirer de l’univers de Tintin sans jamais « faire Tintin ». Pour ce numéro 1, c’est Bernard Yslaire qui s’y colle. On reparle aussi d’un possible album inédit, Tintin et le Thermozéro, s’appuyant sur les huit pages qu’Hergé avait crayonné avant sa mort en 1983.

LA FETE A HARRY – Une journée dédiée à la saga Harry Potter aura lieu le samedi 16 février 2019 au Centre international de Deauville (Calvados), 1 rue Lucien Barrière.  L’événement, dénommé Welcome to the Wizards, sera l’occasion de faire de nombreuses rencontres et de participer à de multiples animations : des stands, des ateliers, des cours de divination, des tatoos flashs et autres joyeusetés. Deux acteurs de la saga seront là, Deamon Murray qui incarnait Seamus Finnigan et Natalia Tena qui interprétait Tonk.

DISPARITION – Tomi Ungerer, dessinateur, illustrateur, peintre et auteur pour les petits et pour les grands, né à Strasbourg, est décédé dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 février 2019, à Cork, en Irlande, où il avait sa résidence principale. Il avait 87 ans. Tous ceux qui ont connu le délice d’être enlevé, dès 1961 aux États-Unis, 1963 en Suisse et en Allemagne, 1968 en France, par trois vilains brigands avec de grands manteaux noirs et de hauts chapeaux noirs auront une pensée émue pour ce génial provocateur. Lors de son colloque La pauvreté à l’œuvre dans la littérature pour la jeunesse, le CRILJ a rendu, grâce à Hasmig Chahinian (BnF et Ibby-France), un hommage improvisé à l’artiste et homme de conviction qu’il fut pendant plus de cinquante ans. Lire ici, sur ce site, la longue contribution de Thérèse Willer mise en forme par Martine Abadia. « Ce qui m’intéresse, c’est le no man’s land entre le bien et le mal, que chaque camp puisse apprendre de l’autre. Si l’enfer est le paradis du diable, il n’y a pas de raison que le bon Dieu n’aille pas y passer quelques week-ends de temps en temps. »

BOUT DU MONDE – Rascal, auteur-illustrateur publiant principalement chez Pastel, sera invité de la prochaine Foire internationale du livre de Taipei (Taiwan) de mardi 12 au dimanche 17 février 2019, avec la collaboration déterminante de l’agence Wallonie-Bruxelles International. Le TIBE est l’une des plus prestigieuse manifestation d’Asie consacrée au livre. Elle accueille l’ensemble des 5000 éditeurs taïwanais ainsi que des éditeurs des principaux pays de la région (Japon, Corée du Sud, Chine, Hong Kong). Site du salon ici.

CINÉMA – Après avoir animé avec succès La chasse au dragon d’Andrea Nève et Jean-Luc Englebert, Arnaud Demuynck poursuit l’aventure. Il adaptera donc et animera C’est moi le plus fort et C’est moi le plus beau de Mario Ramos. Huit mois travail pour douze minutes de film. Le réalisateur explique : « Il fallait respecter l’image telle que Mario Ramos nous l’a transmise, ne pas la lisser. J’ai donc voulu rester au plus près du livre. J’ai utilisé la technique du papier découpé numérique pour ne pas trahir le trait du dessinateur. Je voulais garder l’idée du crayon. […] Des enfants de quatre ans incarnent, les petits cochons, très crédibles, avec cette générosité et cette gourmandise dans la bouche. Le tout sur fond de musiques jazz qui animent la forêt tout en préservant ses mystères. ». Ces deux films intégreront un programme Loups tendres et loufoques qui interroge la figure du loup, dans les albums de Mario Ramos, dans la littérature en général, dans l’histoire et au niveau écologique. Sortie en salle :  octobre 2019.

ANNIVERSAIRE – Présentée au Salon du jouet de New York, le 9 mars 1959, vendue depuis à 58 millions d’exemplaires dans plus de 150 pays, Barbie, poupée créée chez Mattei par Ruth Handler, fêtera donc son soixantième anniversaire dans quelques semaines. Elle doit sa présence sur ce site au fait qu’en plus d’avoir un compte Instagram, elle est, chez Hachette jeunesse, en « Petite bibliothèque rose », l’héroïne d’une série de livres lui permettant d’être, tout à tour, danseuse, vétérinaire, patineuse, styliste, maîtresse d’école, championne de gymnastique, super cuisinière, cavalière, artiste de cinéma, fermière.

CRILJ – Sur le site de la section Midi-Pyrénées du CRILJ, mise en ligne par Martine Cortes qui s’est attelée à la tâche, de dossiers documentaires à propos de vingt-cinq auteurs et illustrateurs de littérature pour la jeunesse : des biographies, des bibliographies, des articles de presse, des critiques d’albums, des interviews, des tapuscrits, des analyses d’albums, des pistes pédagogiques. Voici les noms : Stéphane Sénégas, Bruno Heitz, Grégoire Solotareff, Anne Crausaz, Anne Letuffe, Betty Bone, Beatrice Alemagna, Gilles Bachelet, Carll Cneut, Philippe Corentin, Henri Meunier, Malika Doray, Remi Gourgeon, Anne Brouillard, Antoine Guilloppé, Joelle Jolivet, Katy Couprie, Martin Jarrie, Olivier Douzou, Fred Bernard et Francois Roca, Rascal, Mélanie Ruten, Geoffroy de Pennart et Jean-Claude Mourlevat. Le lien est ici.

PARUTION – Vient de paraître Disney ou l’avenir en couleur par Christian Chelebourg. « Quoi de neuf chez Disney ? Quel avenir nous prépare le géant de Burbank ? Balayant les clichés sur l’usine à rêves, Christian Chelebourg nous invite à plonger dans l’ensemble des spectacles récents produits par les multiples filiales de la Walt Disney Company pour comprendre les valeurs et les causes qu’elle défend dans un monde en pleine mutation. […] Loin du conservatisme qu’on leur reproche si souvent, les studios [Disney] soutiennent les courants les plus en pointe de l’opinion publique sur les questions du féminisme, de l’inclusivité, du multiculturalisme. Ils profilent une société respectueuse de toutes les identités, afin que chacun puisse avoir l’opportunité de s’épanouir en réalisant ses vœux. Face aux dangers qui menacent la démocratie, ils en appellent à un sursaut citoyen digne des superhéros pour rétablir le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple, prôné par les Pères Fondateurs de l’Amérique. » Les impressions nouvelles 2018, 320 pages, 22,00 euros.

CINÉMA – Se basant sur un script signé William Schneider, Christophe Gans – Le Pacte des loups en 2001, La Belle et la Bête en 2014 – va porter à l’écran une adaptation des aventures de Corto Maltese, d’après Hugo Pratt, avec Tom Hughes dans le role de l’aventurier et James Thierrée dans celui de Raspoutine. Début du tournage en 2019. « Un de mes projets de rêve depuis mon enfance et ma lecture des bandes dessinées. » (Christophe Gans)

PARUTION – Vient de (re)paraitre Seuls les enfants savent lire, ouvrage de Michel Zink parue initialement chez Tallandier en 2009. « Ce livre est une plongée dans les lectures de mon enfance : livres de classe, romans pour enfants ou que j’ai lus enfant, contes, poèmes. L’amour des livres est un amour d’enfance. Non seulement l’enfant a des impressions plus vives, mais il comprend avec une pénétration instinctive qu’il perd en devenant adulte. Même ce qu’il ne comprend pas, il le comprend mieux que quand il le comprendra. Seuls les enfants savent lire. » Les Belles lettres, 2019, 162 pages, 17,50 euros.

 

( informations anciennes en « Mémoire de l’actualité » )