Fil d’actualité

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COLLOQUE – Lecture Jeunesse organise, le mercredi 17 octobre 2018, à l’Institut national d’histoire de l’art, 2 rue Vivienne à Paris, le deuxième colloque de l’Observatoire de la lecture des adolescents consacré à La place de la fiction dans la construction de l’esprit critique. « Quelle est la vérité de la fiction ? Les imaginaires sont-ils formatés par les séries et les univers fictionnels ? Quelles différences entre l’adhésion à une fiction et l’adhésion à une fake news ? Quels rapports entretiennent les citoyens de demain avec la fiction ?  Si l’on peut avoir recours à la fiction pour diffuser, vulgariser des savoirs scientifiques, on cherche souvent, paradoxalement, à mesurer le rapport à la réalité des textes de fiction. A l’heure des fake news, quelle est la vérité de la fiction et comment peut-elle aider à construire la subjectivité et l’esprit critique des adolescents ? » Avec notamment Roland Lehoucq, Sylvie Octobre, Laurent Bazin et Anne Besson. Programme détaillé et inscriptions ici.

PRIX – L’ADAGP (Société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques) rejoint le projet Voyage professionnel à la foire de Bologne de la Charte des auteurs et illustrateurs et annonce la naissance du Prix Révélation Livre jeunesse. Cette initiative récompensera le livre jeunesse de l’un des douze lauréats du voyage à la foire de Bologne. Le gagnant recevra une dotation de 5000,00 € et bénéficiera d’un portrait filmé et diffusé sur le site d’Arte.

REVUE – Le dossier du numéro 302 de septembre 2018 de La Revue des livres pour enfants que publie, à la BnF, le Centre national de la littérature pour la jeunesse, est titré  « Parlons argent ». Présentation : « À en croire Susie Morgenstern, trois tabous caractérisent la France : la religion, la politique et l’argent. Les deux premiers ont fait l’objet d’un dossier de la revue, il était donc naturel de s’intéresser au dernier. Pas un tabou mais cinq nous a dit le philosophe, et pas celui de l’argent mais celui de l’injustice de sa répartition et de sa provenance nous ont dit l’historien de la littérature et les sociologues. Et plus grave que le tabou de l’argent est celui de la pauvreté, qui concerne trois millions d’enfants en France. Pauvreté dont nos auteurs se sentent eux aussi menacés. Alors, oui, parlons argent. C’est indispensable. » A lire notamment les articles signés Francis Marcoin et Jean-Paul Delahaye qui apporteront leur concours à notre colloque de février 2019 La pauvreté à l’œuvre dans la littérature pour la jeunesse. Ce numéro : 12,00 euros. Bon de commande ici.

CONCOURS – La ville de Pontevedra organise en collaboration avec Gálix, branche galicienne de la section espagnole de l’IBBY, un concours ayant pour but de choisir une illustration pour l’affiche se son 20ème Salon international du livre pour enfants et jeunes adultes qui se déroulera du vendredi 22 mars au vendredi 12 avril 2019. Thème de l’illustration et du salon est : la révolution. Date limite de participation : mercredi 10 octobre 2018. Pour tout savoir, c’est ici.

CRILJ – La section locale des Bouches du Rhône du CRILJ lance son Prix des A’crocs de Lecture 2019. Thème de cette année : Raconte-moi. Les sélections par niveaux d’âge, des très petits jusqu’au collégiens, sont ici.

PATRIMOINE – L’université de Californie à Los Angeles (UCLA), met en ligne sa collection de livres d’enfants du XVIIIe siècle, XIXe siècle (et, accessoirement, XXe siècle), soit 1871 ouvrages datant de 1728 à 1999. « La littérature pour enfants est apparue comme un genre distinct et indépendant il y a un peu plus de deux siècles. Avant le milieu du dix-huitième siècle, les livres étaient rarement créés spécifiquement pour les enfants, et la lecture des enfants se limitait généralement à la littérature destinée à leur éducation et à leur édification morale plutôt qu’à leur amusement. Les ouvrages religieux, les livres de grammaire et les ‘livres de courtoisie’ (qui offraient des instructions sur le comportement approprié) étaient pratiquement les seuls livres anciens destinés aux enfants. […] De nouvelles attitudes envers les enfants et leur éducation ont commencé à se développer à la fin du XVIIe siècle, lorsque de nombreux éducateurs ont demandé une meilleure prise en compte des besoins spécifiques des enfants et lorsque la notion de plaisir dans l’apprentissage devenait plus largement acceptée. » Il y a cinq livres en français. C’est ici.

NOSTALGIE – « Mon premier souvenir littéraire s’avère somme toute très banal. Comme beaucoup d’enfants de ma génération – ou d’autres -, je suis tombé un jour sur une aventure de Oui-Oui, d’Enid Blyton, dans la « Bibliothèque rose », je ne sais plus laquelle exactement. Je devais avoir six ans, et c’est, je pense, mon grand frère qui m’avait fait découvrir le volume en question. Je crois qu’encore aujourd’hui j’aime bien Oui-oui. » (Vincent Macaigne, acteur, auteur et metteur en scène, réalisateur)

ADAPTATION – Sacrées Sorcières (The Witches), roman de Roald Dahl, publié en Angleterre en 1983, un an plus tard en France, sera adapté au cinéma par Robert Zemeckis, réalisateur de Retour vers le futur et de Forrest Gump. Le film est produit par Guillermo del Toro et Alfonso Cuaron, pour les studios Warner Bros. C’est Robert Zemeckis, déjà réalisateur, en 2009, pour les enfants, de A Christmas Carol (Le drôle de Noël de Scrooge), et Jack Rapke, également producteur du film, qui signeront le scénario.

PARUTION – Vient de paraitre Lire et choisir ses albums : petit manuel à l’usage des grandes personnes par Cécile Boulaire. « Cécile Boulaire, maître de conférence spécialisée en littérature pour la jeunesse, propose au lecteur adulte des clés pour entrer dans la lecture des albums pour enfants et se composer, pas à pas, une palette de compétences d’analyse permettant d’effectuer ses propres choix. Après une synthétique mais riche présentation de l’histoire de l’album, elle invite à s’interroger et comprendre la mise en page d’un texte, les choix des traitements d’une image, la volonté qu’un auteur implique dans son texte. Un  plongeon au coeur de l’infinie richesse de la littérature enfantine pour se constituer sa bibliothèque idéale. » Didier jeunesse, 2018, 224 pages, 22,90 euros.

EXPOSITION – A la Bibliothèque Germaine Tillion, 6 rue du Commandant Schloesing à Paris, depuis le mardi 11 septembre et jusqu’au samedi 6 octobre 2018, exposition Voilà présentant des œuvres de Gita Treice. « Peintre et illustratrice de livres, Gita Treice vit à Riga où elle est née. Diplômée de l’Académie des Beaux – Arts de Lettonie. Master en arts, spécialisation peinture. Elle a réalisé les maquettes et les illustrations de près de 100 livres dont plus d’une vingtaine a été récompensée dans des concours de Lettonie et des Pays Baltes. En 2013 un de ses livres illustrés a été nominé au concours du ‘Plus beau livre du Monde’ à Leipzig. »

APPRENTISSAGE – En 2016, une étude dirigée par Roland Goigoux a mis en évidence le déficit d’apprentissage de la compréhension au cours préparatoire. Alors que le déchiffrage est enseigné longuement et acquis pour la très grande majorité des élèves, les enfants ont du mal à entrer dans la lecture utile car la compréhension des textes n’est pas assez enseignée. Développée par Roland Goigoux et Sylvie Cèbe en collaboration avec des enseignants, la méthode Narramus d’initiation à la compréhension de textes en maternelle prépare les enfants à la compréhension des histoires en leur permettant de développer des compétences narratives déterminantes pour la suite de leur scolarité. « Évaluée auprès de 6000 enfants de la petite à la grande section, Narramus  a un impact positif prouvé scientifiquement. Les enseignants disposent de scénarios pédagogiques précis utilisables de la petite à la grande section de maternelle. Avec Narramus les enfants comprennent ce qu’est un récit et enrichissent leur vocabulaire. Une première rencontre déterminante pour les apprentissages du CP. » Le Café pédagogique nous dit tout et c’est ici.

EXPOSITION – Les éditions corrézienne Utopique propose Bien dans leur genre,   exposition interactive en 22 kakémonos dont l’objectif est « de sensibiliser les enfants du primaire, du collège, mais également les adultes, à la question de l’égalité entre les filles et les garçons, afin de lutter contre les stéréotypes de genre et prévenir les comportements sexistes. » Textes : Didier Jean & Zad. Illustrations : Sergio Marquès. Location ou achat à cette adresse. Site des éditions Utopique ici.

ANNIVERSAIRE –  « Il y a 20 ans déjà, les premiers livres de nos éditions sortaient en librairie, aux couleurs de notre logo, notre petit ange lecteur [et] quitte à fêter un anniversaire, autant faire une belle fête. » C’est Thierry Magnier qui parle, annonçant la circuit (Paris, Troyes, Saint-Dizier, Bourgouin-Jallieu, Grenoble, Avignon, Arles, Marseille, Béziers, Toulouse, Montauban et La Rochelle) d’un très rock star camion. Des librairies, des livres, des auteurs, des banderoles, des fanions, des casquettes. C’est du lundi 17 au dimanche 23 septembre 2018. Tout est raconté ici.

PARUTION – Paru il y a quelque temps (et que nous n’avions pas repéré), l’ouvrage collectif Raconte-moi une image. « Huit auteurs reconnus ont reçu huit images inédites de Catherine Louis. Il leur a été demandé d’écrire, sans se concerter, une histoire originale en s’inspirant d’une ou plusieurs de ces images, prises dans leur entier ou pas. Cet ouvrage comprend également une appréciation critique ainsi que différentes notes biobibliographiques permettant de mieux situer encore le travail et la place de Catherine Louis dans l’univers mouvant de l’illustration. » G d’Encre 2017, 120 pages, 20,00 francs suisses.

ADAPTATION – « Akissi », bande dessinée de Marguerite Abouet et Mathieu Sapin publiée chez Gallimard, va être adaptée pour la télévision. Elle sera produite par Ellipsanime Productions (Les aventures de Tintin, Babar) et Ghwa Productions. Scénario : Marguerite Abouet, Louise Cailliez et Baptiste Grosfilley. Design des personnages : Mathieu Sapin. La série s’adressera aux enfants à partir de 5 ans et comptera 78 épisodes de 7 minutes.

FORMATION – Quand Livres Passerelle fête ses 20 ans, l’association ne se moque pas du monde. Ce sera à Tours le samedi 13 octobre 2018. Participation assurée de Dominique Rateau, présidente de l’agence Quand les livres relient, Cécile Boulaire, maître de conférence, Roberto Casati, philosophe, Aurélie Lesous, ministère de la Culture, Christine Beuzelin, chargée de la culture à Tours, des bibliothécaires, des éditeurs, les auteurs Valérie Dumas, Henri Meunier, Mélusine Thiry et Yvanne Chenouf spécialiste en littérature pour la jeunesse, qui, en fin de journée, posera la question « Comment apprendre, avec les livres, à résister aux représentations qui pèsent sur les façons d’être et de penser ensemble ? ». Patrice Wolf animera la journée. Attention : la date limite d’inscription indiquée est le lundi 17 septembre. Le site qui dit tout est ici.

PARUTION – Après une trois-centième traduction, en avril 2017, en hassanya, dialecte des tribus maures du sud du Maroc, Le Petit Prince va être publié en klingon, langue issue de l’univers de Star Trek couramment parlé sur la planète Kronos. Ta’Puq Do, traduit par Lieven L. Litaer, parait en octobre 2018 chez l’éditeur in Farbe und Bunt en version bilingue klingon-allemand.

RESSOURCES – Située à Liège, les Ateliers du texte et de l’image ont pour mission la gestion, la conservation et la valorisation du Fonds Michel Defourny, centre documentaire composé de quelque 70 000 ouvrages et spécialisé en littérature jeunesse et graphique. Ce fonds, actuellement adossé à la Bibliothèque Ulysse Capitaine de Liège (Belgique), doit déménager prochainement dans des locaux plus spacieux et plus adaptés à l’accueil des publics composés essentiellement de chercheurs, artistes, illustrateurs, étudiants, enseignants. Au-delà de la gestion du fonds, et dans la mesure de ses moyens financiers, les Ateliers du texte et de l’image mettent leur expertise ainsi que ses ressources documentaires et humaines au service d’initiatives locales, communautaires et internationales. « Les points communs à toutes ces initiatives sont des objectifs de promotion de la lecture chez les jeunes, de formation de bibliothécaires et d’animateurs de centres culturels, de soutien à la création artistique et littéraire, de rayonnement des auteurs et illustrateurs de la Fédération Wallonie-Bruxelles. » Le site des ATI est ici.

SCOOP – « Avant qu’Alice n’atterrisse au pays des merveilles et que Peter ne devienne Peter Pan, ils étaient frère et sœur. Quand leur frère aîné périt dans un tragique accident, Alice et Peter essaient de sauver leurs parents du désespoir dans lequel ils se trouvent, jusqu’à devoir choisir entre rester dans leur foyer ou fuir vers l’imaginaire et entamer leurs voyages vers le pays des merveilles pour elle et le Pays imaginaire pour lui. » C’est Brenda Chapman, réalisatrice de Rebelle en 2012, qui a imaginé et tournera ce préquel dans lequel Leesa Kahn, James Spring et Andrea Keir, producteurs chez Disney, croient beaucoup. Angelina Jolie et David Oyelowo devraient incarner les parents d’Alice et Peter. Titre choisi : Come Away.

EN LIGNE –  Kibookin, premier réseau social consacré à la littérature jeunesse, fait peau neuve avec une nouvelle plateforme plus adaptée et des évolutions qui ont tenu compte des avis des utilisateurs. « Cette refonte vise principalement à dynamiser l’activité sur le réseau. Le tout a été conçu pour maximiser et faciliter les interactions entre les membres et le partage d’information est simplifié. » Kibookin, création du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis, c’est ici, en cliquant sur le rond noir.

COLLECTION – Parait en kiosque le premier volume de l’édition par Hachette de la « Collection Lefranc » qui en comportera pas moins de 38. « En 1951, soit 3 ans après la création de la série à succès « Alix », Jacques Martin rend visite à un ami dans les Vosges et découvre des stocks abandonnés d’armes allemandes destinées à attaquer Paris. C’est de là que lui vient l’idée d’écrire sur l’Occupation allemande et les commencements de la guerre froide, au travers du personnage de Guy Lefranc, un journaliste dynamique, fin limier et alter ego moderne d’Alix. La première aventure de Lefranc, La Grande menace, est publiée pour la première fois sous forme de feuilleton dans l’hebdomadaire Tintin en mai 1952. Le succès est immédiat. » Le premier numéro (La Grande menace) : 1,99 euros, Le numéro suivant : 6,99 euros; Les autres : 12,99 euros. Le numéro 3 est grauit si on s’abonne. L’offre complète est ici.

PARUTION –  Vient de paraitre La lecture littéraire au cycle 4 par François Mouttapa, IA-IPR de lettres de l’académie de Paris, en collaboration avec Jean-Marie Bourguignon, Yaël Boublil, Lionel Vighier, François Mouttapa, Bertrand Martin, Sébastien Branchet, Anna Raine, Matthieu Gosztola, Karola Valobra, Laurent Villemonteix et Céline Baliki.  « S’éloignant de modèles de lecture à appliquer, les programmes de français du cycle 4 sont centrés sur le lecteur. Ils tirent profit des théories de la réception littéraire  comme  des  apports  sur  les  processus  cognitifs  les  plus  actualisés  pour développer une vision globale de sa formation. C’est toute la personne du lecteur, dans la globalité de ses facultés, qui se trouve impliquée et mobilisée : ses  démarches  d’apprentissages,  ses  expériences,  ses  affects,  ses  savoirs,  ses valeurs. Le lecteur attendu est bien un lecteur-questionneur construisant sa compréhension et son interprétation du monde à travers celles des textes. » Canopé, 2018, 22,90 euros.

CONCOURS – Un concours L’animal dans tous ses états s’adressant aux classes maternelles, élémentaires et spécialisées, est organisé par la Bibliothèque nationale de France, le SNUipp-FSU, la Ligue de l’enseignement, le Café pédagogique, l’école des loisirs, les éditions Fleurus, les éditions Thierry Magnier et les Éditions Rue du monde.  » Le sujet de cette édition invite à explorer la figure de l’animal à travers les âges et les représentations, et dans ses relations complexes avec l’être humain. Car, à la fois étranger et familier, repoussoir et miroir, l’animal nous parle aussi et surtout de nous. » Règlement complet et ressources ici.

EN LIGNE – Il est possible de télécharger ici les PDF des cinq numéros d’ores et déjà parus, entre 2011 et 2015, de Filoteknos, revue polonaise (multilingue) sur la littérature jeunesse.

EXPOSITION – À la galerie Jeanne Robillard, 38, rue de Malte à Paris, du mercredi 12 au mercredi 19 septembre 2018, exposition À travers consacrée à Tom Haugomat et à son livre sans parole récemment paru chez Thierry Magnier. « Fenêtres, lucarnes, écrans, focales : à travers ces ouvertures, une vie défile, toute une vie. Une vie qui traverse l’espace, se lie peu à peu à l’infiniment petit et à l’infiniment grand, à l’insecte qui remue sous la loupe, à la galaxie déployée dans la lunette astronomique ; à la maison natale au bord de la baie, et au cosmos métaphysique. Une vie d’homme, à la fois simple et grandiose. » Vernissage le mercredi 12 à 18 heures, mise en vente des oeuvres sur place puis en ligne à partir du lendemain 10 heures, rencontre et dédicace avec l’artiste le samedi 15 septembre à partir de 14 heures. Site de la galerie ici.

PARUTION – Paru récemment Hergé de profil, troisième ouvrage tintinophile de Bertrand Portevin. « Ce livre montrera par le menu qu’Hergé maniait l’égyptologie avec aisance et qu’il l’utilisa dans plusieurs albums. [Il montre aussi] la profonde religiosité d’Hergé, son mysticisme, nourri d’ultra catholicisme, ses croyances aux prophéties (Fatima, Ère du Verseau), sa parfaite pratique des textes bibliques apocalyptiques (Isaïe et saint Jean) dont il usera pour mettre en scène son Étoile mystérieuse, indemne de l’antisémitisme qu’on voulut lui faire endosser. Enfin, à travers l’étude de Tintin au Tibet et du rêve du capitaine Haddock, l’auteur montrera comment Hergé évolua sur le plan spirituel et comment sa ligne claire fut constamment au service d’un message de Sagesse qui le place au-dessus d’une œuvre d’aventures. » Guy Tradaniel, 2018, 448 pages, 13,90 euros.

NUMERIQUE – Crée par Thomas Salomon et Edouard Morhange, « Storyplay’r est une bibliothèque numérique d’albums jeunesse qui donne à ses abonnés l’accès illimité à un catalogue d’ebooks pour enfants de 3 à 8 ans. La mission de Storyplay’r est de développer le goût de la lecture chez les jeunes enfants y compris sur les supports numériques. Parce que l’album jeunesse n’est pas un livre comme les autres, mais un livre qui se raconte à voix haute, Storyplay’r permet à l’utilisateur, enfant ou adulte, d’enregistrer sa voix pour devenir narrateur de l’histoire, puis de partager sa narration avec ses proches par internet. » Les créateurs ajoutent : « Pour constituer notre catalogue, nous travaillons avec les éditeurs jeunesse, et nous partageons avec eux les revenus générés par les abonnements. Cet univers connecté où l’enfant et l’adulte sont à la fois lecteurs, conteurs et auditeurs, crée un espace de partage pour que les parents racontent encore plus d’histoires à leurs enfants. » La bibliothèque propose d’ores et déjà plusieurs centaines d’albums et de livres audio. Le site est ici.

RENCONTRE – Lire à Voix Haute Normandie invite à sa troisième journée d’anniversaire, le jeudi 27 septembre 2018, à la Médiathèque départementale de Seine-Maritime, 35 rue de la Fontaine à Notre-Dame-de-Bondeville, de 9 heures 30 à 16 heures 15. Intitulé : La fête avec les albums et les bébés, émerveillement et jubilation. Avec la participation de Fanny Durand, Centre social relais accueil des gens du voyage, et Evelyne Resmond-Wenz, coordinatrice ACCES-Armor. Introduction et modération : Christine Rosso. Présentation détaillée et inscription ici.

PRIX – Le septième Prix Gulli du roman qui distingue un ouvrage destiné aux 8-13 ans sera remis le le 4 octobre prochain. En lice : J’ai suivi un nuage par Maëlle Fierpied (l’école des loisirs) ; Jefferson par Jean-Claude Mourlevat (Gallimard Jeunesse) ; Mentir aux étoiles par Alexandre Chardin (Casterman) ; Mercredi c’est papi ! par Emmanuel Bourdier (Flammarion Jeunesse) ; Le mot d’Abel par Véronique Petit (Rageot) ; Trop de chefs, pas assez d’indiens par Marion Achard (Actes Sud Junior).

PATRIMOINE – Qui n’a pas dans son entourage une petite bille ou un petit glaçon qui trépigne régulièrement en demandant pourquoi y’a pas de livre pour lui (pour elle) avec des chansons de Serge Gainsbourg ? Vœu exaucé puisque les éditions Playbac ouvre une collection d’albums carton musicaux corrigeant le scandale. Un coup de jeune  notamment grâce à l’illustratrice Mélanie Grand-Girard qui a mis des dessins sur La Javanaise, Le poinçonneur des lilas, Couleur café, Comic strip et Elisa. Autre titre paru : Georges Brassens. On attend avec impatience Charles Trenet, Edith Piaf ou Luis Mariano. Mon premier Gainsbourg, Playbac, 2018, 10,95 euros.

REVUE – Le dossier du numéro 301 de juin 2018 de La Revue des livres pour enfants que publie, à la BnF, le Centre national de la littérature pour la jeunesse, est consacré à Gilles Bachelet. Présentation : « Son chat, bien qu’il soit le plus bête du monde, est probablement plus célèbre que lui. Il a transformé Napoléon en champignon et accommodé les autruches à toutes les sauces des contes de fées. Si Gilles Bachelet est un de nos grands auteurs de comédie, cultivant le décalage entre texte et image avec une rare distinction, c’est aussi un artiste discret. S’il avoue que sa seule ambition est de faire rire, s’il se tient prudemment écarté des figures humaines auxquelles il préfère les animaux et les objets et s’il soumet la patience de ses lecteurs à rude épreuve à force de procrastination, rien n’y fait : Gilles Bachelet est indispensable et lui consacrer un dossier était nécessaire et surtout, surtout, joyeux. » Une longue interview de l’auteur-illustrateur, de nombreux articles dont un de Loïc Boyer qui s’intéresse à Patrick  Courantin. A noter également l’hommage d’André Delobel à Françoise Mateu décédée récemment. Ce numéro : 12,00 euros. Bon de commande ici.

DISPARITION – L’auteur soviétique, scénariste, poète, écrivain pour enfants Édouard Ouspenski est décédé le 14 août 2018 à l’âge de 80 ans. Il s’était fait connaître en 1966 avec la publication de Tchébourachka qui raconte les aventures d’un petit animal aux grandes oreilles, poli et maladroit, qui habite en ville dans une boîte d’oranges et dont le meilleur ami est un crocodile. « Tchebourachka, c’était un personnage avec lequel on a grandi, moi, mes enfants et mes frères et sœurs. C’est un personnage qui se détachait énormément du paysage de la littérature, de la télévision enfantine pour la Russie parce que c’était drôle, ce n’était pas politisé, ce n’était pas lié à l’idéologie. C’était tendre, émouvant. » (Guélia Pevzner, journaliste à Radio France international). Trois livres publiés en France dans la collection Castor poche de chez Flammarion : Dégourdis, à vos marques (1993), Le crocodile Genia et ses amis (1993), Les dépanneurs invisibles (1996),

FORMATION – Ciclic, agence régionale du Centre pour le livre, l’image et la culture numérique, propose deux journées de sensibilisation aux enjeux de la littérature jeunesse destinées aux différents personnels en charge de la petite enfance, aux bibliothécaires, aux animateurs et plus globalement à tous les acteurs intervenant dans l’accompagnement du jeune public sur le temps scolaire et sur le temps des loisirs. Animées par l’association Livre Passerelle (le premier jour) et par la compagnie Les fous de  bassan ! (le deuxième jour), cette formation aura lieu les jeudi 20 et vendredi 21 septembre 2018 à la médiathèque Saint Marceau, 2 rue des Roses à Orléans (Loiret). Les coûts de cette formation sont pris en charge par Ciclic et par GIP Alpha Centre. Le repas n’érant pas fourni, chaque personne apporte son déjeuner. Informations complémentaires à cette adresse.

CONFÉRENCE – Roger Boulay, ethnologue, muséologue, commissaire de l’exposition Le Magasin des petits explorateurs actuellement au Musée du Quai Branly-Jacques Chirac, donnera une conférence La fabrique d’une exposition, le vendredi 14 septembre 2018, de 10 heures à 12 heures 30, dans la salle 70 de la BnF, quai François Mauriac à Paris. « Paradis terrestre, terre d’aventures et d’exploration, monde hostile et sauvage… Face à l’inconnu et à l’étranger, les écrivains, savants et artistes européens ont très tôt façonné un imaginaire empreint d’ambivalences : les stéréotypes y croisent les désirs d’exotisme et d’aventure, le romantisme se mêle aux lieux communs. L’exposition interroge l’évolution de ce regard, depuis les récits de voyages de Cook et Bougainville jusqu’à nos jours, en prenant la littérature jeunesse et la production culturelle destinée aux enfants – jouets, films, expositions universelles et musées ou dessins animés – comme terrains d’exploration. » Gratuit sur inscription à cette adresse.

PARUTION – Paru il y a près de trois ans et que nous n’avions pas repéré : Le conte de ma vie : entretiens avec Roberto Innocenti de Rossana Dedola, traduit de l’italien par Élisabeth Aubert-Lesquoy. « Il ne suffit pas de bien dessiner, il faut dessiner en étant libre. » Gallimard 2015, 128 pages, 17,50 euros.

COMME À LA RADIO – Une histoire et oli est une série de France Inter nouvellement créée proposant des contes pour les 5-7 ans imaginés et racontés par Delphine de Vigan, Guillaume Meurice, Alain Mabanckou, Geneviève Brisac et Yannick Haenel. Un podcast à télécharger qui sera mis à jour tout au long de l’année avec de nouveaux contes. Abonnement possible. Voir ici

LIBRE PROPOS – Les certitudes idéologiques et pédagogiques du ministre Blanquer font réagir. Sous l’intitulé Apprendre à se lire, Christian Bruel écrit : « Nul n’apprend à menuiser avec une scie en chocolat. En contournant le risque, les outils pour de faux intègrent l’échec, la frustration et la reproduction de l’ordre des choses comme seuls horizons, alors que les savoirs et les savoir-faire réels ne sauraient être différés ni étayés sur du faire-semblant prétendument neutre et bienveillant. Il en va de la lecture comme de ce qui relève des activités manuelles (et non du manuel). Dès l’abord, les enjeux sont là : en faisant du sens entre textes et images, en lisant pour de vrai des propositions littéraires authentiques (ou pas), on s’estime mieux, on peut peser peu ou prou sur son destin et sur celui des autres. Ce qui ne va pas sans le trouble, l’incertitude et l’apprentissage d’une liberté : celle de l’interprétation, chacun faisant son propre miel en goûtant à la complexité du monde. Car, ne l’oublions pas, dans l’étymologie de savoir est nichée la saveur. »

PARUTION – Vient de paraitre Les moutons mangent aussi les baobabs de Patrice Wolf. Quatrième de couverture : « De mon enfance dans un quartier populaire de l’est parisien, j’ai conservé l’authenticité de mes racines ouvrières. L’école républicaine a fait son œuvre et, par la suite, le service public m’a offert mes plus belles opportunités professionnelles. La SNCF d’abord, puis le transport urbain. Mon engagement en faveur du livre pour enfants est venu par La Vie du Rail où j’ai commencé à travailler comme étudiant. Cela devait me conduire à la création de l’association Astéroïde en 1981, puis à l’émission L’as-tu lu, mon petit loup ? qui marquera pendant vingt-et-un ans les week-ends de France Inter. Le temps est alors venu de restituer au service public ce qu’il m’a apporté. » Paul et Julien, 2018, 334 pages, 10,00 euros. On peut contacter l’auteur ici.

RENCONTRE – Hélène Wadowski, directrice de Flammarion Jeunesse et l’équipe du Père Castor invitent à une matinée Le Père Castor en 2018 au Centre national du livre (CNL), 53 rue de Verneuil à Paris, le lundi 17 septembre, de 9 heures à 12 heures 30, en présence d’Inkyeong Kim, Nathalie Beau, Sophie Lebot, Sébastien Pelon et Zémanel. Inscription auprès de Brigitte Gautrand.

PARUTION – Paru récemment Lire, c’est comprendre, donc apprendre à lire, c’est apprendre à comprendre ce qui est écrit par Éveline Charmeux. « Depuis longtemps des chercheurs, des pédagogues, ont contesté l’hypothèse d’une dissociation nécessaire entre le code et la compréhension, dans l’apprentissage de la lecture. Ce qui justifie en effet cette dissociation, c’est l’idée que la compréhension surgit naturellement de la connaissance : un mot reconnu est compris  automatiquement. On peut alors en déduire qu’il suffit que les mots reconnus soient nombreux, pour que les textes qui les contiennent soient compris. Or, le sentiment s’est installé assez vite chez les chercheurs, qu’il y avait, dans cette hypothèse, tenue pour vérité, une confusion entre reconnaître des mots et comprendre des textes, que la compréhension n’est peut-être pas la même sur des mots et sur des textes et qu’en tout état de cause, c’est la compréhension des textes qu’il faudrait viser. En fait, c’est un anti-manuel de lecture, un guide pour enseigner celle-ci avec des livres, des vrais, et tous les objets à lire existants, et surtout sans manuel de lecture. »  Éditions universitaires européennes, 2018,  276 pages, 49,90 euros.

EN LIGNE – Google a numérisé l’intégralité de l’exposition Harry Potter : A History of Magic qui s’est achevée fin février à la British Library de Londres. Ce prolongement numérique planifié dès l’origine du projet permet une visite virtuelle à 360° de l’exposition londonienne (en anglais, espagnol, français, allemand, hindi, portugais et brésilien) dès lors que l’on a installé l’application Google Arts & Culture sur son smartphone. Sans application, on peut, sur son PC, surfer ici.

MAUVAISE NOUVELLE – Malgré son succès grandissant d’année en année, le festival de littérature jeunesse de Pézenas (Hérault) La maman des poissons n’aura pas lieu en 2018. Après quatorze éditions, l’équipe n’est plus à même de porter la manifestation à la hauteur de son ambition. « En raison de l’ampleur de la tâche consistant à œuvrer tout au long de l’année pour réussir l’ensemble des actions menées pendant la manifestation, et en l’absence d’au moins un salarié polyvalent à temps plein, le festival cesse avec l’espoir que la littérature de jeunesse continue à rayonner dans le Pays de Pézenas, avec de nouvelles énergies et d’autres actions. L’association remercie chaleureusement les publics, bénévoles, auteurs, illustrateurs, conteurs, artistes et amis qui ont suivi et accompagné cette belle aventure, ainsi que les partenaires institutionnels et privés qui l’ont soutenue. »

PARUTION – Vient de paraitre Dans le secret des fables : La Fontaine, l’ami retouvé, nouvel hors série du Figaro. «  Suivre ses traces, entendre l’écho de son oeuvre, au fil des siècles et des livres, c’est entrer au royaume d’un styliste virevoltant, d’un génie de l’a-propos, d’un moraliste en robe des champs. C’est ce que le Figaro Hors-Série vous propose en 104 pages, avec Fabrice Lucchini, Marc Fumaroli, Laurent Dandrieu, et quelques autres, illustrées par Gustave Doré, Fragonard, Benjamin Rabier, Rebecca Dautremer. » En kiosque, 8,90 euros.

FESTIVAL – Le Centre de littérature de jeunesse de Bruxelles organise tous les deux ans le Festival bruxellois de la petite enfance dédié aux 0-5 ans. Le CLJBxl centralise toutes les activités prévues de septembre à décembre au sein des institutions culturelles de la région de Bruxelles-Capitale dans un programme illustré par un invité d’honneur. En 2018, pour la cinquième édition, il s’agira de Michel Van Zeveren. Au menu : animations, contes, spectacles, expositions, formations pour les enseignants et pour tous, journées d’étude, conférences, théâtre jeune public. Le programme est téléchargeable ici.

RENTRÉE – Le CRILJ reprend, ce lundi 3 septembre, la mise à jour, cinq fois par semaine, de son fil d’actualité. Merci de votre fidélité et n’oubliez pas de nous envoyer vos informations… et celles des autres.